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Histoire de léconomie De la préhistoire aux années 2000 Cours 2.

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1 Histoire de léconomie De la préhistoire aux années 2000 Cours 2

2 Les siècles révolutionnaires : 1789/1917 les dates clés 1789 : la révolution française et ses idéaux libéraux et nationaux, œuvre de la bourgeoisie et inspirée par lindépendance des Etats-Unis, se répandront peu à peu à lEurope. Généreuse dans ses principes dégalité, de liberté et de fraternité, elle refuse cependant aux ouvriers tout droits à lunion. Le sentiment national quelle a exalté dans les pays européens se retournera contre loccupation des armées napoléoniennes. 1851:exposition universelle à Londres consacre lavènement de la révolution industrielle. Lalliance de la science et de la technologie permet de multiples inventions et innovations : Guerre franco-allemande et défaite de la France : lannexion à lAllemagne de lAlsace-Lorraine en 1971 crée un fort sentiment de revanche et un violent nationalisme en France : la première guerre mondiale qui fera des millions de morts a des causes multiples et complexes : le massacre de 200 manifestants déclenche une révolution en Russie. Après labdication du tsar, un gouvernement est renversé par les bolcheviques dirigés par Lénine qui entend faire appliquer les idées marxistes et établir le communisme.

3 Les Faits historiques, économiques et technologiques. La révolution industrielle: il sagit dune notion ambiguë car elle ne fut ni brutale ni rapide et encore moins réductible à la seule dimension technique. Ce terme réfère à de multiples et profondes transformations des sociétés occidentales: Elle a présidé à lévolution dune société rurale basée sur la conservation des structures traditionnelles vers une vie urbaine marquée par le changement. Elle a provoqué lémergence de nouvelles classes dominantes et du prolétariat dont la confrontation a engendré une révolution culturelle. Elle repose sur un processus global de diffusion des progrès techniques à toutes les branches de léconomie qui nexistait que faiblement auparavant malgré de nombreux progrès réalisés. Elle a renforcé le fonctionnement des marchés des biens, engendré la création des marchés du travail et financier des capitaux qui sont avec les marchés des biens la base de léconomie actuelle: léconomie de marché. Cette époque est marquée par lessor du machinisme et du système assurantiel.

4 Progrès technique et machinisme: le début des temps modernes Le progrès technique et le machinisme sont cependant la dimension la plus importante de la révolution industrielle car les inventions, qui dans le passé ne restaient que des inventions, ont engendré linnovation (limplantation et ladaptation dune invention à différentes contraintes techniques de multiples secteurs industriels): La machine à vapeur est lemblème du progrès technique lors de la RI car en remplaçant les moulins fournissant de lénergie hydraulique, elle a permis daffranchir toute lindustrie des contraintes de localisation et des aléas climatiques. Les innovations ont aussi lavantage de modifier le tissu industriel car elles suscitent de nouvelles innovations productives issues de la recherche scientifique: un effet bénéfique boule de neige apparaît comme le montre lindustrie du textile dans lAngleterre du 18ème siècle: La navette volante de Kay en 1733 accélère le rendement des métiers à tisser et suscite une forte demande de fils de coton; ceci entraîne linvention de la machine à filer le coton en 1768 qui nécessite lénergie hydraulique puis en 1779 Crompton invente la machine à vapeur pour filer le coton, la soie et le lin. Cette machine sera remplacée en 1825 par une machine à filer quinze fois plus productive.

5 La naissance de la société assurantielle La naissance des assurances contre les nombreux risques de la vie économique et sociale. Le système assurantiel a comblé une lacune du contrat social: la société a une dette envers la collectivité et lindividu, maître de son existence, doit se prendre en charge. Or, la révolution industrielle a rendu difficile lappréciation des responsabilités de la collectivité et ceux de lindividu devant la montée du chômage, la maladie et les accidents. Via lessor des statistiques probabilistes appliquées à la notion objective de risque, lassurance va introduire un nouveau lien social entre lindividu et la collectivité en dépassant les jugements subjectifs et moraux sur les individus et leurs responsabilités: Lapproche en terme de risque offre lavantage de considérer des problèmes différents (maladie, vieillesse, chômage, incendie, catastrophe naturelle) sous le mode unifié et neutre des probabilités. En évaluant les risques doccurrence de chacun de ces problèmes, il suffit de mutualiser le risque entre les personnes concernées: chaque personne verse une cotisation faible et se voit garantir, en cas de réalisation du risque, des prestations censées couvrir lensemble des pertes. Ainsi, linsuccès dune affaire peut être couvert tout comme les risques de perdre son emploi ou de devenir invalide. Les incertitudes qui paralysaient les individus ont été réduites, ce qui a libéré des énergies et augmenter la justice sociale.

6 Deux amis dans un monde dur et injuste : Malthus et Ricardo. La théorie de la croissance de Smith laissait croire quune expansion était un gage de prospérité nationale à moyen terme même si cet accroissement occasionnait quelques remous sur le court terme. A la différence de son père, Daniel Malthus ne partageait pas le sentiment quil était possible dériger un tel univers harmonieux et il brisa lautosatisfaction générale due aux croyances sur le progrès. Au contraire, il énonça une perspective tragique dans son Essai sur le principe de population de 1798: laugmentation rapide de la population tend naturellement à dépasser laccroissement des moyens de subsistance. La frénésie des hommes à se reproduire mènerait lhumanité à la destruction occasionnée par davantage daffamés devant moins en moins de nourriture. La société dAdam Smith servait lintérêt général. Celle de David Ricardo était marquée par une lutte sévère pour la prééminence et la domination. Quarante ans après la Richesse des Nations, deux camps luttaient pour la représentation parlementaire et le prestige : les industriels et les grands propriétaires terriens aristocratiques. Ricardo laissa entendre que le progrès ne profitait pas à tout le monde et encore moins à ceux qui en étaient les promoteurs. Ainsi, les grands propriétaires retiraient les plus grands bénéfices économiques liés à la croissance économique alors quil ny était pour rien et ils bloqués lascension des industriels dans les hautes sphères de la société.

7 La pensée malthusienne Dans son sinistre essai, Malthus souhaitait éclairer les causes du problème permanent de la pauvreté terrible qui existait en Angleterre. Il fit le lien entre démographie et pauvreté car il était stupéfait des pouvoirs multiplicateurs de la reproduction biologiques de la plupart des organismes vivants dont les hommes. Seuls des événements régulateurs morbides pouvaient maintenir léquilibre. Lanimal humain, écrivait-il, pouvait doubler sa population tous les 25 ans. Il se basa sur la population américaine pour établir ce chiffre : la population avaient doublé tous les 25 ans sur une période de 150 ans. A cette tendance de la race humaine à se multiplier, Malthus opposait la progression plus lente de la production agraire qui ne se multiplie pas mais augmente peu à peu grâce au progrès technique et la mise en culture de nouvelles terres. Le résultat logique est une population en excédent par rapport au montant de nourriture. Cet excédent est à la source de la misère, des maladies, de la famine et la guerre qui sont tous des régulateurs à laccroissement humain.

8 La pensée malthusienne Afin de limiter par dautres facteurs laugmentation de la population, Malthus préconisent une méthode fondée sur linégalité : Il soppose aux contrôles des naissances sous toute ses formes car ceux-ci sont contraires à la nature et destructeurs pour les mœurs de la société. Il tend vers un contrôle moral par les personnes elles-mêmes : seuls ceux qui en auront les moyens dentretenir une famille pourront se marier à un âge plus ou moins jeune. Les autres devront renoncer à se marier et à procréer. Larrêt des lois dassistance et de la charité car cela incite les familles déshéritées à faire des enfants alors quelles nont pas les moyens de les nourrir. Ainsi, Malthus évoque lidée simpliste et populaire que loin datténuer la misère, les lois dassistance créent la misère quelles sont censées combattre.

9 Ricardo et la terre En rédigeant ses Principes déconomie politique en 1817, Ricardo élabore un modèle sec et mathématique de lunivers économique où les protagonistes vont rentrer en opposition: Les protagonistes sont les unités interchangeables dénergie économique (les travailleurs), les capitalistes et les propriétaires terriens. En accumulant les capitalistes investissaient dans de nouveaux commerces et industries, ce qui entraînaient une demande accrue de main dœuvre. La hausse temporaire des salaires et du niveau de vie causeraient une hausse de la population. La mise en culture de nouvelles terres peu rentables ne pourraient empêcher une hausse des prix des produits agraires. Cette nouvelle hausse devait à nouveau se résulter sur les salaires des ouvriers afin que ceux puissent au moins survivre. Ce système tragique montre que le capitaliste, moteur du progrès par son épargne et ses investissements voyaient que ses profits diminuaient du fait des hausses des coûts salariaux. Ces hausses des salaires ne profitaient pas aux ouvriers car les prix des denrées étaient élevés. Seuls gagnaient les aristocrates fonciers qui voyaient augmenter les rentes de leur terre au fur et à mesure sans aucune peine.

10 Ricardo: lavantage du libre échange comparatif Ricardo pensait donc quil fallait recourir aux importations de céréales moins chères. Les propriétaires terriens, puissants au Parlement, résistèrent via ladoption de mesures protectionnistes. Les industriels parvinrent au final à vaincre les aristocrates fonciers et à importer des aliments moins chers ce qui leur permit de réaffecter de largent vers de nouveaux investissements. Ricardo était donc un fervent partisan du libre-échange: lAngleterre fut le premier pays à lever ses taxes sur les produits importés. Il estimait que chaque nation devait se spécialiser dans lexportation de biens dont les coûts relatifs nationaux étaient plus faibles quà létranger et importer les biens pour lesquels les coûts nationaux étaient plus élevés. Il défendait aussi le libre échange en stipulant qu un déséquilibre de la balance commerciale causé par un volume dimportation supérieur aux exportations serait régulé par une baisse de la monnaie suivie dune baisse des prix qui engendrerait le retour à léquilibre par la hausse des importations et la baisse des exportations.

11 Deux autres idées avancées par Ricardo: lune vraie, lautre fausse La vraie concerne la prédiction sur la naissance dun chômage technologique causé par un surinvestissement en capital technique et un sous investissement en capital humain. La fausse concerne sa croyance en limpossibilité dune crise de surproduction du fait dun appétit de consommation illimité, louverture de débouchés coloniaux et de lintensification du libre échange. Ce mythe de limpossibilité des crises de surproduction durable avait été forgé par un économiste français, Jean-Baptiste Say. Malthus fut lun des premiers à contester ce mythe car il avait perçu quune épargne trop forte pouvait entraîner une contraction de la demande de biens. Grâce à lépargne investie, lentreprise produit davantage en espérant un accroissement préalable de la demande. Laugmentation de la production permet de distribuer de nouveaux salaires qui réalimenteront la demande de biens. Une trop forte épargne peut engendrer une baisse de la demande ce qui ne poussera pas les entreprises à investir et augmenter leur production. Malthus préconisait dinvestir ce surplus dépargne dans de grands travaux publics. Il prédisait que les dépenses de lEtat serait un stimulant économique qui relancerait la consommation des biens des entreprises capitalistes et ainsi le système. 150 ans plus tard, après la crise de 1929, Keynes reprendra les arguments de Malthus pour la résoudre.

12 Marx: vers un communisme inexorable En 1848, Marx publie le Manifeste du parti communiste qui annonce une prochaine révolution: Un spectre hante lEurope, le spectre du communisme. Tous les pouvoirs de la vieille Europe ont formé une sainte alliance pour exorciser ce spectre. Les communistes déclarent que leur but ne peut être atteint que par le renversement par la force de toutes les relations sociales existantes. Que les clases dirigeantes tremblent devant la révolution communiste! Les prolétaires nont rien dautre à perdre que leurs chaînes! Ils ont un monde à gagner! En 1848, les classes dirigeantes européennes tremblaient vraiment car elles venaient de vaincre momentanément des révoltes sociales en France, Allemagne, Russie et Italie. Les soulèvements sociaux furent spontanés et durement réprimés. Le Manifeste voulait raviver la foi en la révolution en énonçant que la victoire du prolétariat était inévitable et imminente. Marx ne connaîtra jamais la révolution espérée et il naurait pas cru que la victoire annoncée du prolétariat se produirait 70 ans plus tard en Russie. Lœuvre de Marx tient dans ouvrage le Capital qui prédit leffondrement inévitable et scientifique du capitalisme selon deux raisons: lune exogène au système, la seconde endogène.

13 Les raisons externes de la fin du capitalisme: le matérialisme dialectique Marx développe sa vison de lhistoire de la société quil qualifie de matérialisme dialectique: Dialectique car cette vision incorpore lidée de changement permanent héritée du philosophe Hegel. Celui-ci démontra que le changement était la règle de lexistence. Lhistoire, disait-il, nest que lexpression dun flux didées qui se heurtent, convergent vers une synthèse qui soppose à des idées nouvelles en provoquant des changements historiques. Matérialisme car cette vision se base non sur des idées abstraites mais concrètement sur lenvironnement social. La conception matérialiste et dialectique de lhistoire se résume ainsi: Toute société repose sur une base économique: la production et léchange de produits. Cette organisation peut revêtir des formes multiples selon les lieux et le temps: société pastorale ou organisée autour de la chasse et la pêche ou encore structurée autour dun vaste complexe industriel. Toute société requiert une superstructure dactivités extra économiques: des lois, un pouvoir politique, une religion et une philosophie. Cette superstructure qui organise la société en classes résulte aussi des modes de production et de distribution. Ainsi, Une communauté fondée sur la chasse na pas besoin de développer lappareil légal dune société industrielle et une société industrielle ne peut évoluer en se basant sur une conception de lordre, de la loi et de la manière de gouverner dun village primitif.

14 La révolution imminente Là apparaît laspect dialectique (le changement): lorsque le monde économique évolue, la superstructure doit nécessairement évoluer. Ainsi, la machine à vapeur a engendré une nouvelle forme dorganisation sociale: lusine. Tout changement économique impose une adaptation sociale: ainsi les classe supérieures peuvent sabaisser et les inférieures sélever: le conflit se généralise jusquà létablissement dune nouvelle superstructure. Cette théorie appliquée au milieu du 19ème siècle prédisait une révolution imminente car après un premier changement dans la superstructure de la société ayant consacré les capitalistes au détriment des propriétaires terriens, un second changement allait remplacer les capitalistes par les prolétaires: Dune part linfrastructure reposait sur un processus de fabrication des biens hautement organisé, intégré et indépendant. Ainsi, elle était en conflit avec une superstructure reposant sur la propriété privée, le libéralisme et lindividualisme. Ce conflit expliquait que les crises, autant de surproduction et de sous-production, étaient de plus en plus nombreuses et violentes. Dautre part, le capitalisme prépare dans ses usines à la fois la production de masse et une classe de prolétaires amers prêts à renverser les capitalistes.

15 Les raisons internes de la fin du capitalisme: Dans son œuvre majeure de 1867, le Capital, Marx souhaite décrire les tendances intrinsèques et les lois internes du capitalisme. Au lieu de sétendre sur les défauts évidents du capitalisme de son époque, Marx dresse le modèle du plus pur et vigoureux des capitalismes :Ni monopoles, ni syndicats et des prix adéquats. Le but de Marx est de démontrer que si le capitalisme idéal est promis au désastre, il en va de même pour le capitalisme réel. Dans ce modèle idéal, existe deux protagonistes: Le travailleur est un agent libre de marchander sur le marché du travail le seul bien quil contrôle: sa force de travail. Il n est plus lesclave de son penchant à proliférer: sil obtient une augmentation, il ne cherchera pas spontanément à enfanter. Le capitaliste est propriétaire-entrepreneur, certes avide daccumuler mais qui doit lutter pour y arriver du fait dune grande concurrence.

16 Les raisons internes de la fin du capitalisme: La base du capitalisme est le profit. Marx nomme le profit la plus value car: Les salariés reçoivent un salaire fixé en échange de leur force de travail. Ils dépensent un salaire pour renouveler leur force de travail. Le montant du salaire est donc calculé suivant les prix des subsistances nécessaires à la survie du travailleur. Ainsi, si le coût de la survie équivaut à 40/jour et lheure soit payée 8, 5 heures de travail seront nécessaires à louvrier pour survivre. Mais le travailleur ne contracte pas pour travailler à la carte 5 heures: il accepte de travailler 8 heures voire 12 ou 16 heures à lépoque de Marx. Mais il reçoit pour 8 heures de travail quun salaire nécessaire au renouvellement de sa force de travail : le capitaliste reçoit une plus–value qui provient de lécart entre la vente de la valeur totale de toutes les heures de travail ouvrier alors quil ne les paye que quelques heures.

17 Les raisons internes de la fin du capitalisme: Le capitalisme justifie cela en arguant quil investit dans les machines pour accroître la productivité. Marx pense juste que le capitaliste détient un monopole sur les moyens de production. Ainsi naît lorigine du profit pour les capitalistes de lépoque selon Marx. Afin daccumuler toujours plus et de résister à la concurrence, les capitalistes investissent ce qui a pour effet daugmenter la demande de travail et donc les salaires pour attirer la main dœuvre. Contrairement aux idées de Malthus et Ricardo, Marx estime que les capitalistes écartent la menace des hausses des salaires en introduisant davantage de machines dans leurs usines. Ainsi, En créant du chômage par la mécanisation, une véritable armée industrielle de réserve fait redescendre les salaires. Mais en substituant des machines aux hommes, il substitue également des moyens non rentables à des moyens rentables. Voyant ses profits diminuaient, le capitaliste redouble defforts pour réduire ses coûts en introduisant davantage de machines. Face à cette course à la mécanisation pour rester compétitif, la part du travail et donc de la plus-value samoindrit peu à peu et la crise capitaliste sinstalle. Elle est jugulée par la faillite des petites entreprises rachetées par les grosses mais le mécanisme reprend et une nouvelle crise encore plus terrible naît de la faillite des grandes entreprises.

18 Les raisons internes de la fin du capitalisme: Le drame touche alors à sa fin. Marx lévoque avec éloquence et logique: parallèlement à la diminution constante du nombre des magnats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de ce processus de transformation, la masse de misère, dagression, desclavage, de dégradation, dexploitation ne cesse daugmenter; parallèlement croît la révolte de la classe ouvrière, classe dont le nombre croît sans cesse, classe disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même du processus de production capitaliste. La centralisation des moyens de production et la socialisation du travail atteignent un degré tel quelles en deviennent incompatibles avec la structure capitaliste. Cette structure vole en éclats; ce qui sonne le glas de la propriété privée. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés. Personne ne pouvait arrêter cette logique. Létat encore moins car il est lorgane politique des classes économiquement dominantes. Sur le successeur du capitalisme, il dit seulement quil sagirait dun système sans classe basée sur la propriété commune des moyens de production. Marx ne fut pas le bâtisseur du communisme qui revint à Lénine. Marx fut le théoricien fossoyeur du capitalisme.

19 bilan Les 'lois tendancielles' du capitalisme annoncées par Marx se sont souvent produites Les profits ont tendance à décliner dans une économie de libre entreprise Le progrès technologique et la mécanisation se sont poursuivies à un rythme soutenu. Des firmes énormes dominent le marché Le système connaît de multiples crises Mais le système capitaliste a su évoluer pour s'adapter à son infrastructure: Le mondes des affaires a adopté de nouvelles attitudes et valeurs. Lattitude antiouvrière a évolué vers une acceptation des syndicats par les grandes entreprises. Les gouvernements nont pas été que linstrument des classes dominantes: ils ont mis en œuvre des politiques dassistance sociales, le droit du travail a été développé et des plans durbanisations ont pu faire disparaître les bidons ville. Le progrès technique a pu maintenir une croissance du système. Le développement des assurances ont protégé autant les travailleurs que le système de connaître des crises profondes et mortelles.

20 Quatre auteurs, quatre conceptions de la société et de léconomie: De lespérance à la vie sauvage en passant par le ridicule Ces auteurs vivaient dans un monde non seulement dur et cruel mais qui rationalisait linjustice pour en faire une loi économique. Le monde étaient régis par des lois économiques naturelles comme des principes de physique que lon ne pouvait donc condamner ni changer. Ces hommes montrèrent que laction de lhomme pouvaient violer ces lois et changer le système de la société ou du moins en plaisanter. Il sagit de Robert Owen, le bienfaiteur, John Stuart Mill, le redistributeur, Frédéric Bastiat le satirique, Thorstein Veblen, le sauvage.

21 Robert Owen: le bienfaiteur Robert Owen, un Gallois né en 1771, montra que lon pouvait transformer la laideur et la dépravation des villes industrielles où étaient entassées dans des conditions misérables et morbides les nouvelles classes ouvrières. Il modifia de fond en comble la ville écossaise de New Lanark grâce à la coopération humaine: Les rangées de maison des ouvriers étaient proprement alignées et les maisons contenaient un étage et deux chambres. Les rues étaient propres et les poubelles bien entassées. Lambiance dans les usines étaient excellentes.. La discipline était assurée davantage par la bienveillance que par la punition. La porte du directeur était toujours ouverte aux ouvriers. Il ny avait pas denfants de moins de 10 ans dans les usines. Ceux-ci étudiaient, jouaient et chantaient dans une grande école. Cela némouvait pas les hommes daffaires qui visitaient New Lanark excepté le fait que cette organisation était très rentable. Owen tenta dexporter ce modèle à dautres villes anglaises et américaines. Ce fut souvent des échecs. Mais il permit aux ouvriers dêtre digne et de sorganiser pour défendre leur dignité. Owen, qui fut un riche capitaliste se révéla un adversaire de la propriété privée et réclama même labolition de largent.

22 John Stuart Mill et la redistribution des richesses. John Stuart Mill né en 1806: il fut lun des économistes classiques anglais les plus influents et il avait une approche conservatrice sur la plupart des questions économiques de son temps: la rente, les salaires, les prix. Mais il fit une découverte qui allait inspirer bien des socialistes plus tard: Selon lui le vrai domaine de la science économique est la production. On peut en effet établir des lois qui enseignent à maximiser les fruits de notre travail. Mais ces lois concernent la production et non la distribution des richesses issues de cette production. Il estima que lon ne pouvait établir aucune loi économique naturelle concernant la distribution des richesses. Il ny avait encore moins de loi pour organiser une distribution juste et correcte des fruits de la société. Les hommes ainsi pouvaient partager la richesse comme il leurs semblait bon: la société pouvait donner toute sa richesse à un roi ou organiser un vaste bureau de charité. Ainsi, il légitima laction des hommes qui souhaitaient taxer davantage les industries rentables, imposer les riches voire exproprier les biens et les redistribuer.

23 Bastiat et le ridicule de la théorie économique Il vécut de 1801 à 1850 en France et en ce court laps de temps, il parvint à relever certaines absurdités des lois et politiques économiques: Lors de la construction de la ligne Paris-Madrid, un parlementaire demanda une interruption de la ligne de chemin de fer à Bordeaux pour contribuer à la richesse de cette ville. La réponse de Bastiat fut cinglante: Si Bordeaux a droit de profiter dune interruption alors Angoulème, Poitiers, Tours, Orléans devraient égakement en demander au nom de lintérêt général. Ainsi nous réussirons à avoir un chemin de fer composé dinterruptions successives que lon appellera le chemin de fer négatif. Lorsque la Chambre des députés en 1840 passa une loi augmentant les taxes à limportation afin de protéger lindustrie française, il composa une pétition satirique de la protection économique: Nous, les marchands de chandelles, bougies, lampes, réverbères…, nous souffrons de la concurrence intolérable dun concurrent étranger qui inonde absolument le marché national à un prix fabuleusement bas. Ce rival nest autre que le soleil. Nous vous prions de voter une loi ordonnant de fermer toutes les fenêtres, lucarnes, volets intérieurs et extérieurs, rideaux, stores, hublots. Si vous fermez, autant que possible, laccès à la lumière, tous les industriels français en tireront un bénéfice. Quand les socialistes en 1848 exposèrent la théorie selon laquelle lEtat doit intervenir pour aider les gens à mieux vivre, il fit ce commentaire: Tout le monde veut vivre au dépens de lEtat. On oublie que cest lEtat qui vit aux dépens de lEtat.

24 Thorstein Veblen: la classe oisive Il naquit aux Etats-Unis en 1857 et jusquà lâge de 34 ans, nayant eu aucun métier respectable, il décida de tenter à nouveau une carrière universitaire. Il développa alors sa théorie de la classe oisive: Sa thèse montrait que la classe oisive proclamait sa supériorité en dépensant ouvertement de façon subtile ou criarde. Le revenu de la classe oisive provenait de la prédation des richesses par la ruse, la force ou la tradition en ne participant pas à la production de ces richesses par le labeur ou lhabilité. Les classes oisives recevaient en plus lapprobation et la considération de la communauté car il sagissait de sociétés assez productives pour se permettre une classe improductive et de sociétés assez aggressives pour les admirer. Il en est ainsi dans beaucoup de sociétés car Veblen pensait que lhomme moderne nétait guère éloigné des hommes sauvages. Ces derniers utilisaient la force et lagressivité pour obtenir femmes, nourritures et richesses. Lhomme moderne recherche laccumulation dargent et lostentation par la prédation davantage que par le labeur, ce qui est source dadmiration et de cohésion sociale. En effet Veblen pensait que les travailleurs, en partageant lidée que leur travail est moins noble que celui de leurs maîtres, ne recherchent pas à les remplacer mais à rivaliser avec eux et ne souhaitent pas se débarrasser de la classe supérieure mais y accéder. Ainsi, la classe oisive est à la base de la stabilité sociale.

25 Thorstein Veblen: les barons du brigandage. Dans un nouveau livre parut en 1904 et intitulé Théorie de lentreprise, Veblen élabore une théorie qui allait à lencontre du bon sens de lépoque en ternissant limage des hommes daffaires. Tous les économistes avaient fait du capitaliste le principal agent du progrès économique. Veblen dépeint lhomme daffaires non comme un agent moteur mais juste comme un agent principal en tant que saboteur du système: Il partait du point de vue que la société était dominée par la machine, réglée par le cycle régulier de ses performances et liée par son besoin de minutie et de précision. La science économique soccupait ainsi de la production. La production avait besoin dingénieurs, de surveillants, de techniciens pour réaliser les ajustements nécessaires. Une fois la machine bien réglée, quelle serait alors la place dun homme dont le seul but était le profit? Dans labsolu aucune. La machine ne soccupait pas du profit mais de produire des biens. Lhomme capitaliste pouvait alors devenir ingénieur et soccupait de mécanique. Mais en tant que membre de la classe oisive, son but était daccumuler. Ainsi, pour attendre son but, lhomme daffaires conspirait contre la machine: il cherchait à interrompre le flot régulier de la production de biens afin de faire fluctuer les valeurs et récolter ainsi des profits. Lhomme daffaires construisait au dessus de la machine une superstructure de crédits, de prêts et de capitalisation. La machine continuait à produire mais au-dessus delle, la superstructure financière oscillait et dérivait en contrariant lapprovisionnement et le fonctionnement de la machine. Bien que provocante, cette théorie sappuyait sur des faits réels: la fondation de la United States steel Corporation en 1901: la compagnie crée avait une assise réelle de 682 millions $ calculée à partir de la valeur de ses usines, des fourneaux, et de ses lignes de chemin de fer. La banque daffaires J. P. Morgan émit alors 303 millions $ dobligations, 510 millions $ dactions préférentielles et 508 millions $ dactions ordinaires: la société financière était donc deux fois plus valorisée que la société réelle. Cela aurait pu fonctionner si le nouveau monopole de la fourniture dacier avaient fourni de lacier à prix réduit mais pour maintenir sa structure financière trompeuse, il vendit pendant 13 ans lacier pour le double de son coût de production et se fit laminer par la concurrence.


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