La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

1 La crise financière Olivier Levyne Novembre 2008.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "1 La crise financière Olivier Levyne Novembre 2008."— Transcription de la présentation:

1 1 La crise financière Olivier Levyne Novembre 2008

2 09/03/20142 Les causes de la crise : les subprimes Définition – Crédits destinés à des emprunteurs qui ne présentaient pas les garanties suffisantes pour bénéficier des taux dintérêt préférentiels (« prime rate »), mais seulement à des taux moins préférentiels (« subprime »). Causes du développement des subprimes – Taux dintérêt extrêmement bas pratiqués pendant par la « FED » à partir de 2001 Après la crise boursière sur les valeurs « Internet ». Après les risques de ralentissement engendrés par les attentats du World Trade Center – Crédits rechargeables, cest-à-dire que régulièrement la hausse de la valeur du bien autorisait lemprunteur à se réendetter du montant de la progression de la valeur de son patrimoine. – Crédits gagés par une hypothèque sur le logement acheté. Dès lors, une défaillance de lemprunteur devait être plus que compensée par la vente du bien hypothéqué dans lhypothèse dune hausse de limmobilier – Crédits accordés avec des taux variables. Plus précisément, les charges financières de remboursement étaient au démarrage très allégées pour attirer lemprunteur. Elles augmentaient au bout de 2 ou 3 ans et le taux demprunt était indexé sur le taux directeur de la FED. Causes du développement de la crise par les subprimes – Relèvement progressif par la Fed de ses taux de 1 % en 2004 à plus de 5 % en 2006 pour tenir compte de la progression de linflation et de la croissance américaine. Les charges financières des emprunts se sont considérablement alourdies. Dès lors, un nombre croissant de ménages ne pouvait plus assurer le service de sa dette. – Retournement des prix de limmobilier dans lensemble des Etats-Unis. La valeur des habitations est alors devenue inférieure à la valeur des crédits quelles étaient supposées garantir. – Accélération de la baisse de limmobilier du fait de lafflux des défaillances des emprunteurs et des reventes de leurs maisons Conséquence : accumulation de pertes par les établissements prêteurs – A lété 2007, taux de non remboursement sur les crédits « subprime » supérieur à 15 % contre 5 % en moyenne à la même époque pour lensemble des crédits hypothécaires aux Etats-Unis, chiffre lui-même record depuis 1986 – A fin août 2007, perte de leur logement par près d1 million demprunteurs et estimation à 3 millions du nombre de ménages américains susceptibles dêtre concernés – Sur la base dun taux de défaillance de 15 %,(taux de remboursement des crédits) évaluation initiale du coût financier de la crise des subprimes à 160 milliards de $.

3 09/03/20143 Les causes de lapprofondissement de la crise : la titrisation Principe de la titrisation – cf. : Annexe 3 ci-après – Regroupement des crédits par paquets mis à lactif de véhicules dinvestissement (SPV) paquets de crédits subprime paquets mixtes, mélangeant des crédits subprime avec dautres crédits hypothécaires, ou avec des crédits destinés à dautres financements ( par exemple des opérations LBO). – Risques de défaillance de ces « paquets » inférieurs à ceux des crédits pris un par un – ce qui permet dobtenir une très bonne notation de la part des agences de rating sur les obligations émises en contrepartie – si les risques pris sur chaque crédit mis dans le paquet avaient été indépendants les uns des autres. – Interdépendance des risques car les valeurs des paquets sont tous liées aa marché immobilier américain. La baisse des prix de limmobilier américain a entraîné un effondrement de la valeur des actifs des véhicules. Lachat à crédit – Titrisation au second degré réalisée par les investisseurs (banques et hedge funds) pour bénéficier de leffet de levier : création de nouveaux véhicules (appelés cette fois-ci SIV ou « conduits ») actif constitué par des obligations des véhicules de premier niveau passif constitué par du papier commercial à court terme (« Asset Backed Commercial Paper » ou ABCP) qui a été émis pour plus de 1000 milliards de $. – Absence de contrôle prudentiel par la Commission Bancaire sur les véhicules de titrisation hors bilan. Leffondrement des obligations – Assèchement brutal de la liquidité bancaire à partir de juillet 2007 induit par un mouvement de retrait massif vis-à-vis des ABCP suite à leffondrement des obligations – Mobilisation de toutes les ressources des banques pour leurs propres financements et refus de prêter même à très court terme aux autres banques.

4 09/03/20144 Lintervention des banques centrales Contexte – Absence de transactions sur le marché interbancaire du fait de la crise de confiance – Chute de la valeur boursière des titres, susceptibles dêtre donnés en garantie pour obtenir des crédits Depuis le début de 2008, baisse du cours de certaines actions de près de 60 %, pénalisées par la hausse des matières premières et du pétrole Durant la première partie de l'année, réorientation des capitaux du marché immobilier vers les marchés de matières premières et du pétrole, contribuant ainsi à gonfler une nouvelle bulle – Absence démissions nouvelles dactifs issus de la titrisation Forte dépréciation des actifs titrisés présents sur le marché, y compris ceux qui pourraient en temps normal être considérés comme sains Moyens dactions des banques centrales : – Allongement de la maturité des opérations de refinancement, Augmentation du montant des opérations de la BCE à 3 mois, Création dune nouvelle opération de refinancement à 6 mois. – Augmentation de la fréquence et le volume des opérations dapport de liquidité – Elargissement de léventail des créances ou titres admis en collatéral, ce qua fait la Fed en acceptant en garantie léquivalent américain des billets de trésorerie (commercial paper). – Elargissement de léventail des contreparties éligibles au refinancement direct auprès de la banque centrale : Accès des agents non bancaires aux opérations de la Fed – Renforcement de la coopération internationale entre banques centrales

5 09/03/20145 Lintervention de lEtat en France « L'Etat ne laissera aucun établissement bancaire faire faillite. Dans ce cas : – l'Etat prendra le contrôle – la direction sera changée » (exemple : Dexia) » N. Sarkozy Création dune société chargée de refinancer les banques à hauteur de 265 Mds et garantie par l'Etat des emprunts émis par cette société pour son financement – Application aux emprunts contractés avant le 31 décembre 2009 – Pour une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans Création de la Société de Prise de Participation de l'Etat (SPPE), destinée à "fournir des fonds propres" garantis par l'Etat aux banques en difficulté jusquà 40 Mds Renforcement du capital des établissements concernés au sens prudentiel du terme lancé en octobre 2008 : émission dobligations « super-subordonnées » (avec une possibilité de conversion ou de remboursement ouverte après cinq) souscrites par lEtat – Éligibilité au lower tier 1 – Absence dentrée de lEtat au capital des banques. Il n'aura donc ni dividende, ni droit de vote, ni représentant au conseil d'administration. Du point de vue des finances publiques financement par endettement rentable pour lEtat : rémunération de lEtat à 4% au dessus du taux sans risque En retour, les établissements s'engagent, au travers d'une convention, à augmenter leurs encours de crédits aux ménages et aux entreprises à hauteur de 4 % en rythme annuel, ce qui représente environ 80 Mds en volume

6 09/03/20146 Annexe 1 : les contraintes prudentielles des banques Capitaux propres part du groupe (Goodwill) (Immobilisations incorporelles) _________________________ Core tier 1 (A) Preferred shares Intérêts minoritaires _________________________ Medium tier 1 (B) Titres super-subordonnés = Lower tier 1 (C) Tier 1 = (A) + (B) + (C) – (50% des titres mis en équivalence) Norme possible Tier 1 / Engagements pondérés > 9%

7 09/03/20147 Annexe 2 : Levées de fonds propres tier 1 par les banques européennes au 31/10/2008

8 09/03/20148 Annexe 3 : Principes dune titrisation a. Bilan de la banque avant titrisation Créances 100 Divers100 NB : taux client moyen de la banque : 6% Taux de défaut du portefeuille :1% b. Bilan de la banque après titrisation c. Bilan du SPV Spread Trésorerie100Divers100 Créances100Obligations (CDO). Tranche 1108,0%. Tranche 2201,0%. Tranche 3700,5% NB : ______ CDO : Collateralised Debt Obligation Total100 RMBS : Residential Mortgage Backed Security CMBS :Commercial Mortgage Backed Security Coût de la dette obligataire (ensemble des CDOs) ABCP : Asset Backed Commercial Paper SPV = Special Purpose Vehicle Spread = marge = taux dintérêt payé par lemprunteur en plus de lEuribor. Spread moyen pondéré 1,35 % =[(8%x10)+(1%x20)+(0,5%x70)]/100. Euribor4,25% ______ Coût total de la dette CDO 5,60% Perte = 1%x100 = 1 = 10% de l'encours de la tranche 1 (T1) versus rendement espéré sur T1 de 4,25% + 8% =12,25% Gain pour la banque : 0,4% Gain pour linvestisseur dans la tranche 1 = 2,25% La banque cède les créances à un SPV. Elle remplace donc, dans son bilan, sa créance par de la trésorerie Le SPV finance lacquisition des créances en émettant des obligations (CDO ou RMBS…) souscrites par des investisseurs Les clients continuent à verser leurs mensualités à la banque qui leur facture un taux de 6%. La banque reverse les amortissements au SPV et lui paie des intérêts (ici à 5,60%) Exposition nette des monolines aux CDOs début 2008 : Ambac : 29,2 Mds $ ACA : 22,4 Mds $ MBIA : 17,3 Mds $ XLCA : 16,1 Mds $ FGIC : 10,3 Mds $ CIFG : 9,4 Mds $ FSA : 0,4 Mds $ Assured Guaranty Corp : 0,6 Mds $


Télécharger ppt "1 La crise financière Olivier Levyne Novembre 2008."

Présentations similaires


Annonces Google