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Partie II La diversité des modèles dentreprise et des systèmes industriels (6h)

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1 Partie II La diversité des modèles dentreprise et des systèmes industriels (6h)

2 Introduction Objet de cette partie : la firme et l'industrie Comprendre que : La firme est une organisation, un système et une institution qui s'inscrit elle-même dans un méta-système L'industrie (=secteur=marché) est une construction sociale et un système sectoriel Les écueils à éviter : La firme boîte noire universelle : la firme néoclassique Lidiosyncrasie des firmes : la théorie évolutionniste (Nelson, Winter) Le structure du marché comme fait de nature

3 Introduction (suite) Une question de recherche : articulation micro-macro : Les modèles de firmes et les capitalismes L'articulation macro-méso-micro

4 Organisations et institutions : une définition : DC. North Les institutions consistent en des règles formelles (comme la loi, les contrats…) et des contraintes informelles (comme les normes, les conventions sociales, les habitudes…) qui constituent les règles du jeu du système économique. Les organisations de leur côté sont des groupes dagents engagés dans une activité finalisée, et représentent les joueurs. Les entreprises sont un exemple de tels groupes organisés.

5 Institution et organisation chez Commons 3 types d'institutions : –Coutumes : institutions informelles sanctionnant par l'opinion collective –Légales ou juridiques : institutions formelles sanctionnées par la violence –Going concern : les organisations 3 types de transactions : –De marchandage : impliquant 2 vendeurs et acheteurs (réels et potentiels) ayant les mêmes droits et le juge; sanctionnés par la règle de rareté; fondées sur la liberté. –De direction : transaction hiérarchique entre un supérieur et un inférieur en droit, sanctionnées par l'éthique –De répartition : transaction entre un individu et la collectivité, sanctionnée par la violence politique (Etat)

6 Going concern (« collectif dynamique organisé »): – les acteurs aux intérêts opposés, mais intérêt commun à la reproduction de l'organisation – Dynamique car vise à se reproduire, indépendamment de ses membres ; accumule des connaissances ; se transforme sous leffet des conflits, de son environnement et de lapprentissage – Fondé juridiquement (« société ») On distingue going concern économiques (visent aux gains pécuniaires : firmes, syndicats…), culturels (Eglises, associations…) et politiques (partis politiques, Etat…). Les going concern économiques sont aussi des : – Going plant : « système productif » – Going business : c'est un capital (faire de l'argent) Il y a un commun intérêt à la reproduction du going concern, car interdépendance des agents. Mais cette interdépendance engendre aussi des conflits : pour assurer lordre et permettre la coopération efficace dans le going concern, nécessité d'une culture d'entreprise (éthique) et de routines (règles de lorganisations)

7 La firme structurée autour du rapport salarial et le dirigeant possède le pouvoir souverain au sein de l'entreprise par délégation (de droit et par les membres du going concern) Le rapport salarial couple une transaction de marchandage (achat de la force de travail) avec une transaction de direction (pouvoir et subordination hiérarchique pour produire) De plus, pour maintenir l'unité au sein de la firme par le dirigeant par la mise en oeuvre des transactions de répartition (primes, affectation des profits entre les filiales etc) Tout going concern est orienté vers sa reproduction : il est finalisé

8 La formule élémentaire du going concern Source : Théret (2003)

9 Idée proche de la théorie behaviouriste de la firme de Simon, Cyert et March Théorie behaviouriste de la firme : – Rationalité limitée ou procédurale : optimisation impossible, impossibilité de traiter l'ensemble des informations, recours au critère de satisficing et aux routines comme « économiseurs » de rationalité – La rationalité procédurale explique la division du travail (notamment entre services) et suppose lusage de routines (procédures) qui sont des règles sous- optimales mais satisfaisantes qui économisent la rationalité – Lapprentissage améliore les routines : routines exploitatives et exploratives => lorganisation est dynamique et innovante, elle apprend et se transforme au gré des informations et connaissances – Autonomisation de chaque service, qui va suivre ses intérêts principaux, et en fonction de ses intérêts, va négocier et essayer des construire des coalitions au sein des organisations => politique et culture commune dans lorganisation => les routines sont des « trêves » au conflit dans lorganisation

10 Les routines = les compétences des entreprises Les routines = à la fois cognitives et compromis politiques négociés collectivement La sélection des routines : - par le marché (faillite de certaines organisations) - dans les organisations par la direction, en fonction des objectifs et compromis internes

11 Chapitre 1 – La diversité des modèles dentreprise : approches isomorphiques et approches des modèles productifs Lung, Y. (2008), Modèles de firme et formes du capitalisme : Penser la diversité comme agenda de recherche pour la TR », Revue de la Régulation, n°2, Coris M., Frigant V., Lung Y, (2009), Changements organisationnels et diversité des formes institutionnelles, Cahier du GREThA, ,

12 Introduction Impossibilité d'une variété de firmes dans un secteur selon les néoclassiques Or à l'évidence, ce n'est pas le cas : diversité durable des firmes Comment expliquer cette diversité sans tomber dans l'idiosyncrasie : –Rôle du contexte institutionnel macro et méso –Diversité des stratégies

13 Plan I. Les approches isomorphiques –A. Définition de l'isomorphisme institutionnel –B. Les approches de Aoki : 1) Firme A vs J 2) L'analyse institutionnelle comparée II. La diversité des modèles productifs –A. La question de la pertinence externe –B. La cohérence interne

14 I. Les approches isomorphiques A. Définition de l'isomorphisme institutionnel Les approches isomorphiques : référence à une relation entre une forme de capitalisme et une forme d'entreprise (donc du macro au micro)

15 DI MAGGIO P., POWELL W. (1983), The Iron Cage Revisited: Institutional Isomorphism and Collective Rationality in Organizational Fields, American Sociological Review, Vol.48, n° 2, p Les entreprises convergent par le biais dune soumission volontaires des dirigeants des entreprises à trois types de contraintes: Coercitives: soumission cadres légaux Normatives: définition de bases cognitives, de méthodes et de pratiques similaires. Rôle clé: formation, clubs/associations… Mimétiques: copier les autres organisations jugées plus performantes. Isomorphisme institutionnel

16 Acteurs porteurs: LEtat : lois Les cabinets consultants/conseils qui disent comment faut sorganiser Les entreprises elles-mêmes du secteur (Imitation des leaders du secteur) Trois approches : Masahiko Aoki CIA : Comparative Institutional Analysis Variété du capitalisme : déjà vue Isomorphisme institutionnel

17 B. Les approches de Masahiko Aoki Les travaux initiaux dAoki portaient sur la comparaison des firmes A(méricaines) et J(aponaises) Outil théorique : économie de linformation Structure informationnelle (verticale vs horizontale) Structure dincitation Démarche : faits stylisés Modèle A (H) Modèle J Cf. cours de Vincent Frigant Récemment il a proposé une approche plus complexe

18 LAnalyse Institutionnelle Comparée (Comparative Institutional Analysis- CIA) Masahiko Aoki, 2006, Fondements dune analyse institutionnelle comparée, Albin Michel, Paris.

19 Hypothèses et méthodologie Outil théorique : théorie des jeux Faits stylisés/idéaux-types Institutions comme des règles du jeu… … et systèmes de représentation partagée « un système autoentretenu de croyances partagées sur un aspect saillant de la manière dont se déroule le jeu répété » p25 « ces règles sont crées de manière endogène au cours des interactions stratégiques entre les agents, elles sont dans lesprit même des agents et que cest pour cela quelles sont auto-entretenues »

20 Complémentarité institutionnelle…pluralité des arrangements institutionnels… différentes échelles spatiales Nationale Infra-nationale Supra-nationale Firme : architecture organisationnelle assurer circulation efficace de linformation (incitation, circulation) La firme sinscrit dans un environnement dans lequel son organisation doit être cohérente Taxonomie analytique

21 2.2. La diversité des modèles dentreprise 3 modèles empiriques où isomorphisme est le principe de constitution des arrangements institutionnels : A : Américaine (firme H) J : Japonaise D : Allemande Deux modèles non isomorphiques SV : Silicon Valley : arrangements institutionnels au niveau infranational : Californie G ou GL : Firme Globale

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23 Conclusion Aoki 2 Isomorphisme ne suffit pas Unicité intra-sectocielle

24 II. La diversité des modèles productifs Boyer R., Freyssenet M., 2000, Les modèles productifs, Repères, La Découverte, Paris. Freyssenet M., Mair A., Shimizu K., Volpato G., 2000, Quel modèle productif?, La Découverte, Paris.

25 Fondements théoriques : –Macroéconomie : théorie de la régulation –Firme : institution Toute firme capitaliste doit faire face à 2 incertitudes : –Incertitude de marché : problème des débouchés et de réaliser un profit suffisant –Incertitude du travail : problème productif et de la mise au travail

26 Articulation macro/micro selon les MP Sources : Boyer R., Freyssenet M Compromis de gouvernement dentreprise Stratégie de Profit Mode de croissance et de distribution des revenus Incertitude de marché des produits Incertitude de marché du travail Politique produit Relation salariale Orga. productiv e

27 Mais ces incertitudes prennent une forme différente selon les modes de croissance et de distribution du revenu national Ils décrivent la source principale de croissance et la manière dont le revenu se répartit (=régime d'accumulation) Sources de croissance : –Consommation –Investissement –Exportations

28 Distribution du revenu : –Concurrentielle –pénurique –coordonnée et modérémment hiérarchisé – Inégalitaire On en déduit 8 modes de croissance

29 La firme peut exploiter plusieurs sources de profit : –Économie d'échelle (volume) –Économie de gamme (variété) –Flexibilité –Réduction des coûts à volume constant –Les rentes de monopole de l'innovation La firme peut combiner plusieurs sources profit compatibles entre elles : on parle de stratégies de profit En fonction des modes de croissance, certaines stratégies sont viables

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31 Pour être viable, une firme doit sélectionner une stratégie de profit adaptée au mode de croissance, et utiliser des moyens adaptés pour mettre en oeuvre cette stratégie. Elle doit aussi trouver un compromis entre les différents acteurs pour permettre la mise en oeuvre de la stratégie. On parle alors de modèle productif Les modèles productifs peuvent être définis comme des « compromis de gouvernement dentreprise » qui permettent de mettre en œuvre durablement et avec profit une des stratégies de profit viables dans le cadre des modes de croissance des pays où les firmes organisent leurs activités, grâce à des moyens (politique-produit, organisation productive et relation salariale) cohérents et acceptables par les acteurs concernés » (B&F, 2000, p.23).

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33 Certaines stratégies de profits sont inadaptées à certains modes de croissance, d'autres y sont adaptés Mais plusieurs stratégies peuvent être compatibles pour un même mode de croissance Ex : les modèles qualité (BMW) sadressent à la clientèle fortunée tandis que les volumes et diversité aux autres (Volkswagen) On peut inventer plusieurs compromis de gouvernement d'entreprise soutenant la même stratégie => il existe une diversité de modèles productifs dans un même secteur et un même mode de croissance En général, l'invention d'un modèle productif est un processus d'essais-erreurs, largement inintentionnel

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35 En général, lorsqu'un modèle essaye d'importer une pratique d'un autre, on observe un processus d'hybridation, càd qu'il n'y a pas adoption du modèle étranger, mais invention d'un nouveau modèle du fait des spécificités locales (compromis, mode de croissance différent…) Ex : l'invention du modèle Toyota est la tentative d'importation du modèle fordien dans un environnement différent => invention du modèle toyotien Donc la convergence vers the one best way est improbable Cette approche globalement s'accorde avec les résultats des évolutionnistes, sans pour autant dire qu'il y a une diversité infinie de firmes

36 Chapitre 2 : Systèmes sectoriels et construction sociale des marchés

37 Introduction Traditionnellement : - le marché et industrie = une donnée (économie standard), notamment sa structure (oligopole, monopole, concurrence parfaite, concurrence monopolistique etc...) - étude des propriétés de l'équilibre (partiel) Or, la concurrence comme le marché sont encadrés par des institutions Et les marchés eux-mêmes ont des défaillances (market of lemons, imperfection)

38 Historiquement, marchés et Etat ont toujours fonctionné ensemble : – les marchés et les industries sont toujours réglementés –C'est très souvent l'Etat qui construit le marché (ex : rôle de l'Etat dans la Silicon Valley ; armement etc...) On peut considérer le secteur/l'industrie comme un méso-système

39 Mais les frontières dune industrie ne correspondent pas toujours avec les frontières des Etats Cas 1 : industrie Cas 2 : les frontières de nationalement encastréelindustrie déborde le sys nationale

40 I. Les systèmes sectoriels d'innovation et les régimes technologiques Notions issues des travaux évolutionnistes Ses travaux sont des déclinaisons des travaux sur les paradigmes/trajectoires d'un côté (Dosi, 1982 & 1988) et les systèmes nationaux d'innovation (Lundvall, 1992)de l'autre

41 Dans l'évolutionnisme : la cumulativité des connaissances, puis lenfermement dans un paradigme et le changement de paradigme => description du processus de changement dans lindustrie Le concept de régime technologique pour rendre compte de larticulation et des invariants entre les changements technologiques et les changements de structures industrielles

42 Le régime technologique : ensemble de facteurs qui sont constitutifs et explicatifs de la dynamique dune industrie : –Des opportunités technologiques (influencées par les paradigmes, perception des agents, savoir-faire, institutions universitaires…) –Les conditions dappropriabilité des connaissances (brevets, secret, connaissances plutôt tacites ou non...) –Cumulativité des connaissances

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44 Taxonomie (empirique) Pavitt (1984) des industries = régimes technologiques différenciés : –Suppliers dominated –Scale-intensive –Specialised equipment suppliers –Science-based

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46 Les systèmes sectoriels d'innovation et de production Enjeu : - comprendre la co-évolution entre changement technique, structure industrielle et le rôle des institutions - comprendre la diversité des secteurs et des formes d'innovation Malerba a alors proposé la notion de système sectoriel dinnovation

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48 Les éléments essentiels du système sectoriels d'innovation : –Les produits –Les connaissances et processus d'apprentissage –Technologies de base, inputs, demande, complémentarités –Mécanismes d'interactions intra et inter-firmes –Mécanismes de concurrence et de sélection –Institutions (ex donnés par Malerba : standard, droit du travail, réglementations, recherche publique...) Il y a co-évolution entre la technologie, la structure industrielle (concurrence, sélection, interactions…) et les institutions

49 II. Les approches régulationnistes des industries En ce qui concerne lanalyse sectorielle, la TR souligne: –Cest une construction sociale historiquement située ; –Que le secteur est un espace de daccumulation, de régulation et de conflit (DuTertre, 1995) : les institutions dun secteur sont construites par le conflit ; –Un secteur est à la fois articulé au macro et en partie autonome : il a ses lois propres (ibid.1995) –Le secteur se construit autour de transactions, dun ordre institutionnel constitué de dispositifs institutionnels sectorisés et une structure productive (Allaire, 2002)

50 Donc pour comprendre la dynamique sectorielle, il faut comprendre comment sinstitutionnalise le secteur (sectorisation) Les dispositifs institutionnels définissent, régulent et orientent le procès daccumulation et la concurrence Le secteur est marqué par un régime économique de fonctionnement, qui peut différer substantiellement du régime daccumulation macro La dialectique entre autonomie/articulation des régimes économiques de fonctionnement avec le régime macro : la spécificité du secteur participe et sarticule au régime daccumulation Les dispositifs institutionnels du secteur forment une médiation entre le macro et le méso, qui assure cette articulation et participe au fonctionnement du régime daccumulation

51 III. Fligstein : lapproche politico- culturelle des champs organisationnels

52 Cette conception du contrôle (=convention) est le produit du conflit interne aux organisations entre les managers (ainsi que les actionnaires et salariés), lEtat et les consommateurs et des compromis politiques entre les grandes entreprises Un marché se stabilise lorsquune conception du contrôle est adoptée dans par les firmes dun même champ/marché/secteur, et quune hiérarchie entre firmes dominantes et dominées se met en place => la stabilité du marché suppose la construction de barrières à lentrée et la stabilité des institutions, notamment régulant la concurrence(règles déchange, structures de gouvernance, droits de propriété) Dès lors, le contrôle du marché passe presque nécessairement par le lobbying et la capture de lEtat par les firmes dominantes. Le plus souvent, lEtat est amené à suivre les recommandations des firmes dominantes de par leur poids

53 Changements dans les champs: – nouveaux entrants (firmes dominantes dautres secteurs) – Intervention de lEtat, modifiant les barrières à lentrée Lapproche souligne le rôle de la culture des dirigeants dans lévolution de la stratégie des firmes (la conception du contrôle sert de culture dentreprise qui cimente lorganisation et stabilise les conflits internes) Intérêt détudier la sociologie des dirigeants et lévolution de la propriété (des entreprises) pour comprendre les choix stratégiques et les changements de conception du contrôle Montre comment la régulation étatique est susceptible de transformer le fonctionnement des marchés et lorganisation des firmes

54 Les différentes conceptions du contrôle aux USA : – Au milieu du XIXème, conception du contrôle «sauvage» : concurrence par la guerre des prix...instabilité des marchés – D'où la conception du contrôle des cartels : créer des grands trusts et cartels pour stabiliser les prix puis racheter et/ou détruire les fournisseurs des concurrents –Réponse : Sherman Act, puis Clayton Act : interdiction des cartels, d'où conception du contrôle industrielle » : les entreprises se sont alors intégrées verticalement afin d'éviter d'avoir les approvisionnements rompus ; les ingénieurs dominent l'organisation –Passage à la conception « marketing » du contrôle : début de la consommation de masse, on a besoin d'écouler les marchandises...les commerciaux dominent l'organisation : les entreprises se diversifient pour maximiser les ventes –Puis Kefauver-Harris Act dans un contexte de guerre froide, on interdit certaines fusions et les conglomérats deviennent très grands ; pour les gérer, on considère la firme comme un portefeuille d'actifs financiers => conception financière du contrôle –Puis développement des fonds de pension et de la théorie de l'agence ; les conglomérats sont alors considérés comme non rentables (crise du fordisme) : on passe à la valeur pour l'actionnaire, l'objectif devient la max. du cours de bourse via rachats d'actions, cessions, fusions, recentrage etc...


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