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1 ALCOOL ET TRAVAIL MAI 2001 (modifié 30/08/2002) Yves ABONNAT Médecin du travail au Service Sarthois de Médecine du Travail 17 rue Jeanne dArc 72005 Le.

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1 1 ALCOOL ET TRAVAIL MAI 2001 (modifié 30/08/2002) Yves ABONNAT Médecin du travail au Service Sarthois de Médecine du Travail 17 rue Jeanne dArc Le Mans Cedex BP Tel: Membre du CDPA 72

2 2 ALCOOL ET TRAVAIL (PLAN ) RAPPELS limportance des mots alcoolisation aiguë, alcoolisation chronique problème de santé publique LEGISLATION ALCOOL ET CONSEQUENCES alcool et accidents alcool et circulation routière alcool et conséquences en entreprise QUE PROPOSER ? au plan individuel au plan collectif CONCLUSION

3 3 ALCOOL ET TRAVAIL ( importance des mots) On ne parle plus dalcoolique (trop dévalorisant) La dernière terminologie (internationale) – Non usage : absence de consommation, primaire ou secondaire:abstinence – Usage : consommation modérée < 4 U.I.A./jour pour lhomme < 2 U.I.A./jour pour la femme U.I.A.= Unité Internationale dAlcool = 1 verre standard = 10 g dalcool pur -- Mésusage : usage à risques : > doses indiquées ci-dessus, en labsence de maladie observable Lusage à risques existe pour des seuils inférieurs si situation à risques (conduite automobile ou engin de manutention par exemple) Usage nocif : pas de dépendance et au moins un désordre médical, psychique ou social (pas de notion de dose) Usage avec dépendance : perte de la maîtrise de la consommation. (pas de notion de dose) On parle de non-consommateur ou abstinent, de consommateur modéré, de consommateur à risques, de consommateur à problèmes, de consommateur dépendant ou alcoolo-dépendant

4 4 ALCOOL ET TRAVAIL (alcoolisation aiguë, alcoolisation chronique) La consommation dalcool est linformation utile quand on sintéresse à lalcoolisation chronique: elle se mesure en verres, U.I.A., ou en grammes dalcool pur par jour ou par semaine, cest une quantité par unité de temps. Lalcoolémie est linformation utile quand on sintéresse à lalcoolisation aiguë: elle se mesure en grammes par litre de sang, cest une quantité par volume.

5 5 ALCOOL ET TRAVAIL ( problème de santé publique) Dans la clientèle des médecins généralistes, Un homme sur 3, une femme sur 10 est à risques ou malade de l alcool, Cest donc un sujet quotidien en consultation

6 6 ALCOOL ET TRAVAIL (législation 1) 3 objectifs: limiter lintroduction de boissons alcoolisées dans lentreprise, interdire la présence de personnes en état débriété, proposer des boissons non alcoolisées. Art. L Code du travail: « Il est interdit à toute personne de laisser introduire ou distribuer pour être consommées par le personnel toute boisson alcooliques autres que le vin, la bière,le cidre, le poiré, lhydromel non additionnés dalcool. » « Il est interdit à tout chef détablissement, directeur, gérant, préposé, contremaître, chef de chantier et en général à toute personne ayant autorité sur les ouvriers et employés, de laisser entrer ou séjourner des personnes en état divresse. » Commentaire: dans notre culture bien française, on a le droit de boire, mais pas dêtre saoul. Autres articles : Art. L Code du travail: Interdiction dans les contrats de travail davantage en nature sous forme de boissons alcoolisées Art.R Code du travail: Lemployeur est tenu de mettre à disposition du personnel de leau potable et fraîche. Art.R : Dans des conditions particulières de travail, lemployeur est tenu de mettre à disposition, gratuitement au moins une boisson non alcoolisée.

7 7 ALCOOL ET TRAVAIL (législation 2) Circulaire TE 4/69 du 13/01/1969: ( = recommandations pour lapplication des textes) Cet alcool est uniquement destiné, en quantité limitée, à être consommé au cours des repas pris sur les lieux de travail, et par voie de conséquence sa consommation est interdite pendant les horaires de travail. Le règlement intérieur peut limiter ou interdire toute consommation dalcool. (accord des représentants du personnel) Circulaire DRT 5-83 du 15/03/1983: Pas de recours systématique de lalcootest et limitation de son usage pour un salarié qui manipule des produits dangereux, ou est occupé à une machine dangereuse ou conduit des véhicules automobiles et notamment transporte des personnes. Le salarié doit avoir la possibilité de le contester Note du 16/05/1983 stipule quil appartient à lemployeur, qui met en cause létat dun salarié, de prouver ce quil avance. (la clause imposant au salarié de prouver quil nest pas en état débriété nest pas acceptable)

8 8 ALCOOL ET TRAVAIL (législation 3) Jurisprudence: 2 arrêts du conseil détat relatifs à la pratique de lalcootest arrêt CORONA du 01/02/1980 confirme que lusage de lalcootest ne concerne que des salariés occupés à certains travaux ou à la conduite de certaines machines. arrêt RNUR du 09/10/1987 indique que la pratique de lalcootest ne peut avoir pour objet que de prévenir ou de faire cesser immédiatement une situation dangereuse et non de permettre à lemployeur de faire constater, par ce moyen, une faute disciplinaire. La législation évolue, la faute grave peut être prévue par le règlement intérieur de lentreprise, Le respect de lobligation de sécurité par le salarié (Art. L du code du travail) cour de cass. 28/02/2002, qui doit répondre de ses fautes dans l exécution de son contrat de travail.

9 9 Alcool et accidents Enquête française dans 21 hôpitaux français sur 4796 accidents de tous types entre 10/82 et 03/1983 Au total, 30 % des accidentés avaient une alcoolémie supérieure à 0,80 g./litre Résultats = proportions des accidentés ayant une alcoolémie supérieure à 0,80 g./litre par type daccident Relation directe entre le taux dalcoolémie et la gravité de l accident

10 10 Alcool et circulation routière Enquête 1962 U.S.A. à Grand Rapids sur le risque accident de circulation Echantillon de 5985 accidentés et de 7590 non accidentés Etude des alcoolémies des présumés responsables daccidents impliquant plusieurs accidents et de lensemble des accidents à un seul véhicule La probabilité relative dêtre responsable dun accident commence à 0,4 g./litre et est considérable dès 0,80 g./litre

11 11 ALCOOL ET CONSEQUENCES EN ENTREPRISE Enquête EDF-GDF : absentéisme ( * 3,3) coût annuel par personne: F Enquête années 1980 dans une grande entreprise sarthoise % des poly-accidentés du travail et du trajet – 30 % des accidentés du travail graves (arrêt > 1 mois) – 33 % des personnes ayant des problèmes daptitude au travail (garder le travail actuel) – 43 % des décès des actifs (morts prématurées) – Importance majeure des difficultés de capacité dadaptation (évolution professionnelle, promotion ) -- 80% de la « clientèle » des assistantes sociales

12 12 QUE PROPOSER ? (au plan individuel 1) Conduite à tenir devant un état débriété : La législation est claire: soustraire au risque ; Le laisser cuver dans un coin nest pas lui rendre service, ce peut être risqué. Pas la peine dêtre agressif,on évacue le salarié. Si l infirmerie est ouverte, on passe par elle. Si absence dinfirmerie ou infirmerie fermée, mieux vaut faire venir un médecin traitant ou de garde. Respecter le principe de continuité, on évacue à la maison lalcoolisé sil est calme ou à lhôpital sil est agité.Ne pas le laisser seul ni le laisser rentrer chez lui par ses propres moyens. Discuter à chaud longuement « à chaud » est souvent difficile, on verra le lendemain ou lors de son retour. Létat débriété: comment le dire ? « je vois que tu nes pas dans ton état normal, aussi, puisque je suis responsable de toi au travail, je prends la décision de te retirer du travail » Prononcer le mot alcool nest pas forcément nécessaire. Dans 10 % des cas, la cause de cette ébriété peut être non alcoolique, (solvants, hypoglycémie, médicaments) Ladresser au médecin du travail lors de son retour est une bonne chose.

13 13 QUE PROPOSER ? (au plan individuel 2) Commentaires: Le diagnostic est le plus souvent facile : trouble de lhumeur (excitation psychomotrice), de léquilibre ( gestes incoordonnés), troubles de lélocution, odeur de lhaleine évocatrice, heure avancée dans la journée, période plus calme ensuite. Le salarié nest pas comme dhabitude. et parfois moins facile, simple « malaise ». Léthylotest nest pas nécessaire pour le diagnostic clinique de livresse. Eloigner lalcoolisé de toute source dexcitation, laccompagnement est indispensable pour éviter les complications: retour avec son véhicule, traumatismes, vomissements et fausses routes. Dans le cadre de linfirmerie, un dosage de lalcoolémie est recommandé (secret médical comme pour nimporte quel examen biologique)

14 14 QUE PROPOSER ? (au plan individuel 3) Conduite à tenir devant une conduite dalcoolisation en milieu de travail ? EN PARLER, CEST LE PLUS DIFFICILE, surtout avec des consommateurs à problèmes ou dépendants qui nont pas lintention de le faire. Cest le rôle de la maîtrise, cela devient son problème. Et le salarié ne manquera pas, à un moment ou à un autre, de remarquer que son responsable a fait son travail. Quels sont les usages dans lentreprise ? Quel est le règlement intérieur ? Le règlement intérieur est-il connu de tous ? Ne rien faire, cest être complice, co-dépendant.

15 15 QUE PROPOSER ? (au plan individuel 4) Et le salarié dans tout ça? Le respecter dans tous les cas, lécouter, il a déjà du mal à parler Usager à risques ou dépendant ? conseils de modération ou dabstinence ? Il accepte ou refuse laide Il faut du temps pour devenir un malade de lalcool, il faut du temps pour sen sortir, savoir attendre La rechute: perte dune bataille, pas de la guerre La suppression de lalcool nest pas forcément la suppression du problème Aider le malade à gérer le vide laissé par lalcool Addictions multiples? La famille, le couple, comment ça va ? Le dépendant « s accroche » souvent à son travail, le quitter entraîne un effondrement

16 16 QUE PROPOSER ? (au plan collectif 1) EN PARLER Pas de solution miracle Adaptation aux situations et « profiter » des circonstances locales marquantes pour aborder clairement et collectivement le problème alcool souvent tabou. (décès, accident grave, ivresse au travail, maladie grave…) Elaboration en commun, avec tous les partenaires de lentreprise, dun plan daction global, cohérent, touchant tous les aspects du problème: Réglementation, y compris les sanctions, prévention, conduites à tenir diverses, mise à disposition de boissons non alcoolisées, les pots en entreprise, les boissons alcoolisées au restaurant, accompagnement et suivi des malades, la réinsertion professionnelle, mise en place dun groupe spécifique « alcool » formé en alcoologie, formation de la maîtrise, formation à lembauche, évaluation de laction…. Faire évoluer le regard sur le « malade de lalcool »

17 17 QUE PROPOSER ? (au plan collectif 2) Recommandations du Dr.Haas (1975) Veiller à lapplication de la législation concernant la distribution et la consommation de boissons dans lentreprise Limiter ou interdire lintroduction et la consommation de boissons alcoolisées sue les lieux de travail au moyen du règlement intérieur Dépister de façon précoce les malades alcooliques par lintermédiaire des services médicaux- sociaux et les diverses instances du milieu de travail Inclure lalcoolisme dans la description et lorganisation des problèmes de santé abordés dans le bulletin dentreprise Organiser des réunions dinformation pour les responsables, leur montrer que la direction est prête à prendre en charge les malades alcooliques, et quun responsable signalant un malade alcoolique ne fait pas de la délation, mais aide à sauver un homme Engager les chefs de cantine et de coopérative dans laction Favoriser la création de sections danciens buveurs travaillant en liaison avec les services médicaux-sociaux Pouvoir proposer une prise en charge thérapeutique valable (liaison avec les organisations extérieures) Favoriser la post-cure (consultation durant les heures de travail) Trouver un responsable qui soit un élément moteur infatigable Enfin, admettre que lexécution du programme sera très longue et quil faudra du temps pour que pénètre dans les rangs de lentreprise la notion du but à atteindre et de son importance

18 18 QUE PROPOSER ? (au plan collectif 3) Se poser la question dune relation de la consommation dalcool et des conditions de vie au travail: mise à disposition de boissons non alcoolisées correctes ? pots de service? conditions physiques de travail: chaleur, poussières, travaux physiques pénibles, VRP convivial… importance croissante des conditions psychologiques: souffrance au travail? monotonie, répétitivité, intensification du travail, le culte de la performance, difficulté de suivre la cadence, surcharge de travail, absence de responsabilité, désintérêt, absence de reconnaissance (du respect à la feuille de salaire), absence de perspective dévolution professionnelle, peur du chômage, précarité, relations conflictuelles avec collègues ou hiérarchie, harcèlement… Le travail: producteur dalcoolisation ou révélateur dune fragilité préexistante?

19 19 QUE PROPOSER ? (au plan collectif 4) exemples Exemples dactions en milieu de travail dans la revue « alcoologie et addictologie »-tome 22, décembre 2000 Exemples sarthois, résumé dune réunion départementale du 16 mai 1995 Un exemple dune action collective de prévention dans une grande entreprise automobile. (groupe VITAL)

20 20Conclusion Lalcoolisme est un problème social, humain, non strictement médical. Il faut en parler afin que ce sujet ne soit plus tabou Lentreprise est un lieu de prévention et daction parmi dautres, privilégié, efficace si on sen donne la peine La peine, cest une motivation collective sans faille, la capacité daccepter les échecs après avoir proposé une aide


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