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Stéphane Martineau Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) Laboratoire danalyse du développement.

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Présentation au sujet: "Stéphane Martineau Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) Laboratoire danalyse du développement."— Transcription de la présentation:

1 Stéphane Martineau Centre de recherche interuniversitaire sur la formation et la profession enseignante (CRIFPE) Laboratoire danalyse du développement et de linsertion professionnels en enseignement (LADIPE) Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ACFAS, Ottawa, mai 2009

2 Résumé de la contribution Les recherches sur la collaboration en enseignement semblent mettre en évidence limportance capitale des échanges verbaux entre les protagonistes en tant que moments de partage de savoirs (Lessard et Portelance, 2005). Plus encore, dans loptique dune collaboration pleinement réussie (en stage ou en mentorat), ce partage de savoirs gagnerait, semble-t-il, à être bidirectionnel, c'est-à-dire quil prendrait véritablement la forme dun échange (Portelance, 2008). Cest dire que les recherches nenvisagent pas la collaboration sous langle dune formation de type artisanal (où les échanges verbaux jouent un rôle plus que mineur) mais bien sous celle dune formation professionnelle (où la parole et le discours prennent une grande place). Or, cette question des échanges verbaux entre acteurs, du partage des savoirs, du recours à la parole dans loptique dune intercompréhension, a, en quelque sorte, été traitée en philosophie : sous langle de la problématique du dialogue (Martineau et Simard, 2001). 2

3 Résumé (suite) Notre communication vise à interroger la nature du dialogue en contexte de collaboration professionnelle à partir dune analyse de certains écrits. Plus spécifiquement, elle vise à réfléchir sur linterpénétration du dialogue et de la collaboration. Pour ce faire, nous aurons recours à la méthodologie de la recherche théorique et spéculative, approche que nous avons déjà formalisée (Martineau, Gauthier, Simard, 2001). Nous proposerons ici une définition du dialogue inspirée des travaux de nombreux philosophes du courant phénoménologico-herméneutique (Gadamer, Ricoeur, Vattimo, Levinas). Nous réfléchirons également sur les incidences éthiques de ce dialogue (Habermas, 1992) et sur ses conditions argumentatives (Perelman, 1977, Toulmin, 1993). Enfin, en assumant pleinement les fondements normatifs des sciences humaines et sociales (Freitag, 2002), nous tenterons de dégager les conditions de possibilité dun dialogue véritable pour une collaboration véritable. 3

4 1- définition du dialogue Distinctions utiles …. Depuis Socrate, le dialogue se distingue de la causerie quotidienne. Il sagit dun exercice rigoureux qui na en effet rien à voir avec le bavardage. Ce dernier nest pas orienté vers le souci de connaissance comme cest le cas du dialogue. Le bavardage a plutôt comme fonction première la création ou le maintien des liens sociaux. Le dialogue, ce nest pas non plus la dispute sophistique. Cette dernière a pour principal souci non pas la connaissance mais le pouvoir. 4

5 1- définition du dialogue Enfin, le dialogue nest pas endoctrinement. En effet, il nest ni dressage, ni propagande. Contrairement à ceux-ci, il refuse la violence symbolique, la manipulation, la tromperie. Il sagit ici du refus de lusage instrumental du langage au sens où lentend par exemple Habermas (1987). 5

6 1- définition du dialogue Ainsi, le dialogue se définit comme une rencontre : Une finalité : le dialogue est au service dun souci orienté par lintérêt de connaissance. Une épistémologie : le discours dAutrui est porteur de sens non seulement pour lui mais aussi pour moi Une éthique : Autrui est un interlocuteur valable et ma connaissance est faillible. 6

7 1- définition du dialogue Le philosophe allemand H.-G. Gadamer résume ce qui précède comme suit : «Être en dialogue signifie se mettre sous la conduite du sujet que visent les interlocuteurs» (1996, p. 390). Cest dire que le dialogue se reconnaît à la préoccupation des interlocuteurs pour la chose dont ils discutent. 7

8 1- définition du dialogue Ainsi, lintérêt de connaissance prime ici et non pas le fait dêtre avec (bavardage), de dominer (dispute), le tromper (propagande) (Thérien, 1997). Par ailleurs, la parole dAutrui est un apport essentiel à la compréhension du sujet «étudié» (Warnke, 1991). 8

9 1- définition du dialogue En somme, ce qui «se construit à travers le dialogue, cest une compréhension renouvelée qui sélabore à partir dune recherche commune» (Martineau et Simard, 2001, p. 24). Selon cette posture, comprendre cest pour lessentiel parvenir à une nouvelle entente (Gadamer, 1996, Ricoeur, 1986) car comprendre un énoncé cest comprendre ce qui le rend acceptable pour Autrui (ses raisons) et potentiellement pour moi aussi (mes raisons) (Habermas, 1999, 1983, 1979). 9

10 2- caractéristiques les plus saillantes du dialogue La définition du dialogue donnée au point précédent laisse entrevoir les caractéristiques les plus évidentes du dialogue : Il implique au moins deux agents humains. Il implique un certain rapport au savoir. Il implique un certain rapport à Soi. Il implique un certain rapport à Autrui. Il implique une éthique de la discussion (Apel, 1994; Habermas, 1992). Il sagit dune action «finalisée». Il sagit donc dune «rencontre» au plein sens du terme. 10

11 3- les conditions de possibilité du dialogue Ce qui précède montre, je crois, que le dialogue est un exercice exigeant. Cest dire que certaines conditions semblent devoir être mises en place pour quil se réalise pleinement. Ici, fidèle à ma posture essentiellement philosophique, je ne parlerai pas des conditions concrètes mais plutôt de ses fondements. 11

12 3- les conditions de possibilité du dialogue Trois conditions au dialogue … La docta ignorantia Ladoption dun langage commun Lécoute mutuelle 12

13 3- les conditions de possibilité du dialogue La docta ignorantia Il faut reconnaître notre propre ignorance pour souvrir au discours dAutrui. Il faut reconnaître que notre point de vue est faillible. La recherche dune meilleure compréhension impose de maintenir une entière ouverture à laltérité. 13

14 3- les conditions de possibilité du dialogue «Sans cette reconnaissance, sans cette acceptation que notre compréhension est toujours finie, sans la consciences de notre propre ignorance, sans ce ``savoir socratique dun non- savoir ``, cette ouverture à lautre où vient se loger le dialogue véritable est impossible». (Martineau et Simard, 2001, p. 25). 14

15 3- les conditions de possibilité du dialogue Ladoption dun langage commun Le dialogue exige le partage, minimalement, dun ensemble de significations communes. Or, si le dialogue suppose un langage commun, il est aussi ce qui contribue à le créer. 15

16 3- les conditions de possibilité du dialogue Lécoute mutuelle Le développement de lécoute est une condition incontournable du dialogue (Leonard, 1994). Cette écoute signifie : Entendre vraiment Autrui (exigence épistémologique de compréhension) Respecter sa parole (exigence éthique) 16

17 4- les dimensions éthiques du dialogue Aux dimensions éthiques du dialogue déjà esquissées précédemment, je veux brièvement ajouter que le dialogue est … une prise de position vis-à-vis lusage du langage. 17

18 4- les dimensions éthiques du dialogue Deux grands types dusage du langage (Habermas, 1987): Le langage au service dun intérêt égocentrique. Le langage au service de lintercompréhension des partenaires du dialogue. 18

19 4- les dimensions éthiques du dialogue Le langage au service dun intérêt égocentrique Les actions instrumentales sont orientées par le succès. Ici, lacteur cherche le meilleur moyen en vue dune fin souhaitée. Cest en ce sens quon peut dire que laction (ou le langage) est «égocentrique». Un langage instrumentalisé manipule lautre dans lobjectif dinfléchir son comportement, ses attitudes, ses idées, dans un sens souhaité. 19

20 4- les dimensions éthiques du dialogue Le langage au service de lintercompréhension des partenaires du dialogue. Les actions communicationnelles ne répondent pas à un plan daction visant un succès «égocentrique» mais renvoient à des actes dintercompréhension. Lusage du langage orienté vers lintercompréhension est le mode originel dusage du langage. Deux arguments permettent de faire cette affirmation : le langage, en tant que moyen de communication, ne peut se justifier que par une visée intercompréhensive. Même lusage instrumental du langage ne peut faire léconomie de lintercompréhension. 20

21 4- les dimensions éthiques du dialogue Lusage du langage dans une visée intercompréhensive appréhende lautre comme une fin et non comme un moyen. Ici, lautre est reconnu dans sa dignité de sujet. 21

22 Conclusion Le dialogue est essentiel à la collaboration dans le cadre dune relation professionnelle de type mentoral ou de supervision. Or, le dialogue comporte des exigences. Rencontrer ces exigences semble important pour que la collaboration donne pleinement ses fruits. Se pose alors la question des conditions de possibilités concrètes du dialogue que des recherches empiriques peuvent mettre au jour. 22

23 Conclusion Quel dialogue pour quelle collaboration ? Le dialogue comme rencontre finalisée (ayant un but) sous la conduite dune éthique claire et acceptée. Une collaboration bidirectionnelle de partage de savoirs. 23

24 Conclusion Merci de votre attention ! 24


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