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Introduction à la Psychologie du développement Lorène DELCOR.

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1 Introduction à la Psychologie du développement Lorène DELCOR

2 Définitions de la psychologie du Développement Létude de changements dans le fonctionnement psychologique au cours de la vie. La psychologie génétique: ( ) Intérêt pour la genèse (origine, émergence) La psychologie de lEnfant ( ) Etude scientifique à différents tranches dâge. La psychologie du développement moderne englobe les deux champs et préconise que le développement se poursuit tout au long de la vie.

3 Le développement se définit comme lensemble des transformations qui affectent les organismes vivants. En psychologie le terme développement signifie plus particulièrement une série de transformations qui se produisent selon un ordre particulière et prévisible. Les transformations sont complexes sous tendues par de nombreux facteurs: Evolution de lespèce Hérédité individuelle La maturation L'exercice Lapprentissage Linteraction sociale Dans une société en perpétuel changement

4 La psychanalyse La théorie psychanalytique de Freud Perspectives post-freudiennes Perspectives néo-freudiennes Perspectives modernes Le béhaviorisme américain La perspective du béhaviorisme classique Perspectives néo-béhavioristes Perspective moderne : l'apprentissage social

5 Épistémologie génétique et connaissances L'épistémologie génétique de Jean Piaget Le développement cognitif Les perspéctives neo-piagetienne Approche psychosociale et socioculturelle L'école fonctionnaliste de Chicago Les pensées et le langage selon Vygotski Personnalisation et socialisation selon Wallon

6 Sigmund Freud ( ) Etudie avec J.M. Charcot ( ), à l'hôpital psychiatrique de la Salpêtrière. Après analyse dune patiente, Freud établit le lien entre le souvenir traumatisant de la malade et l'hystérie dont elle souffre. Il met au point le «traitement par le récit» provoqué sous hypnose. Lhypnose = mise en évidence scientifique de lexistence de linconscient

7 Freud se rend compte que les émotions bloquées par les hystériques étaient de nature sexuelle. Pour rejoindre l'inconscient, il substitue l'hypnose par d'autres techniques: Lassociation libre (dire tout ce qui vient à l'esprit) Lanalyse des rêves La psychanalyse est inventée en Conceptualisation de son modèle: Son auto-analyse Observations de ses clients (soucis de généralisation)

8 Trois dimensions importantes de la théorie freudienne: composante dynamique composante structurale composante développementale.

9 Composante dynamique La pensée scientifique à la fin du 18e siècle était marquée par les lois de la conservation de l'énergie élaborées par Newton. Selon Freud, tout individu naît avec une "énergie psychique", appelée "libido". Economie des énergie psychiques sous jacentes aux activités des individus Les pulsions sont innées, instinctifs et inconscientes. Elles entraînent une accumulation de l'énergie dans l'organisme, ce qui provoque une tension et entraîne une recherche de moyen pour décharger cette tension.

10 La pulsion se définit comme «un processus dynamique consistant dans une poussée à faire tendre l'organisme vers un but» (Laplanche et Pontalis, 1973). La tension qu'elle engendre ne peut être supprimée que par sa décharge. La pulsion est une tendance inconsciente qui oriente les comportements de l'individu vers la satisfaction de ses besoins.

11 Tout fonctionnement psychique repose sur les énergies produites par deux pulsions fondamentales: 1)Pulsion de vie (Éros): Réfère à l'amour de soi, préservation de soi et de l'espèce (reproduction), amour des autres. L'énergie produite par cette pulsion est la libido (ou pulsion sexuelle). 2) Pulsion de mort (Thanatos): Tendance à revenir à l'état antérieur. (pulsion de destruction).

12 Composante structurale: le ça, le moi et le surmoi Le ÇA: 1)instance «biologique» de l'appareil psychique, 2) gouverné par le principe du plaisir, 3) ne tient pas compte de la réalité.

13 Le Moi Le Moi est l'instance qui impose un délai à l'impulsion immédiate afin de tenir compte de la réalité. Le Moi fonctionne selon le principe de réalité. Il arrive parfois que le moi n'arrive pas à canaliser certaines pulsions et qu'il se trouve débordé par la tension.

14 Le Moi commence à se construire dès la première année de vie. Il se différencie progressivement du ça. Le Moi est la composante psychologique de lappareil psychique Les mécanismes de défense Les mécanismes de défense «transforment» «déforment» la réalité pour protéger le Moi.

15 Le Surmoi Apparaît tardivement (vers 5 ans) avec la résolution du complexe d'Œdipe. La composante sociale de l'appareil psychique. Contient 2 aspects: La conscience morale Lidéal du Moi

16 La conscience morale: représente l'intériorisation des valeurs et interdits parentales. Lautorité parentale est introjectée. Génère les sentiments de remord, culpabilité, auto-critique. L'idéal du moi: réfère au modèle qu'on s'est construit de la personne qu'on veut devenir. C'est un modèle qu'on veut atteindre. Il se développe avec les processus d'identification aux personnes qui nous influencent, et auxquelles on veut ressembler. On incorpore leur personnalité, leurs valeurs, leurs désirs...

17 Les 3 instances sont en conflit les unes avec les autres: Ça: «Je veux ceci et immédiatement» Moi: «J'y travaille mais tu dois apprendre à être patient. La réalité est complexe et tu ne peux toujours avoir ce que tu veux.» Surmoi: «Ce que tu veux n'est pas permis. Si tu le fais, je te ferai sentir coupable.»

18 Les stades psycho-sexuels Selon Freud, les stades psychosexuels sont universels. Psychosexuel parce que chaque stade est défini par une fixation particulière à une zone érogène dominante. Le terme sexuel réfère ici au plaisir du corps au sens large (et non à l'acte sexuel). C'est la maturation biologique qui entraîne un changement de préférence quant à la zone érogène dominante.

19 Le stade oral (0-18mois) Pendant le stade oral, la source du plaisir provient de la bouche et la stimulation buccale. Selon Freud, pour l'enfant, être rempli de nourriture signifie «être rempli d'amour!» Si le besoin oral nest pas satisfait, plus tard lenfant aura un sentiment de manque, de timidité,de grande dépendance, de jalousie, danxiété et développera une personnalité pessimiste. Si le besoin oral est trop satisfait, plus tard lenfant développera une personnalité narcissique avec tendances à rechercher des satisfactions orales (boire, fumer).

20 Le stade anal (18 mois à 3 ans) La zone érogène dominante est la région anal. L'enfant doit apprendre à contrôler ses productions. Il apprend le contrôle volontaire de son intestin: "retenir" ou "laisser aller« C'est le premier conflit «social». S'il donne ce cadeau, cela prouve son obéissance, sinon son entêtement. Selon Freud, la conduite des parents face à cet apprentissage est très importante.

21 Le stade phallique (3 à 6 ans) L'enfant découvre ses organes génitaux (la chose qui permet de créer) et les différences sexuelles. Les garçons vivent le «Complexe dŒdipe» Les filles vivent le «Complexe dElectre »

22 Le Complexe dŒdipe Le garçon désire sa mère sexuellement. Il se rend compte que la mère a une relation particulière avec le père. Son père devient un rival. Le garçon découvre que les filles nont pas de pénis et il est possible qu'on lui enlève le sien. Il a peur (angoisse de castration). Pour qu'il y ait bonne résolution du complexe d'Oedipe, il faut que le garçon s'identifie au père (c'est ce qui formera le Surmoi). C'est une sorte de compromis.

23 Le Complexe dElectre La mère est aussi le premier objet d'amour sexualisé pour la fille. Elle découvre qu'elle n'a pas de pénis. Elle tient sa mère responsable de son manque. Elle lui en veut. Elle cherche donc à séduire le père car elle a envie du pénis. Cette envie du pénis se transformerait en désir d'avoir un enfant du père (comme la mère est capable de le faire). La mère devient ainsi une rivale. Finalement elle accepte sa féminité et sidentifie avec la mère.

24 La période de latence (6 à 12 ans) À cette période, s'installe un calme pulsionnel relatif. La pulsion sexuelle semble disparaître. Pas de zone érogène spécifique. Cest l'âge où les apprentissages scolaires, les jeux, les intérêts extra-familiaux et les engagements sociaux prennent de l'importance. L'énergie libérée par le refoulement du complexe d'Œdipe peut être utilisée à d'autres fins. Les anciens buts pulsionnels seraient ainsi «sublimés».

25 Le stade génital (12 à 18 ans) Les changements biologiques qui se produisent à la puberté entraîne une réactivation de la zone génitale comme lieu de plaisir. C'est le stade où se développent l'amour tourné vers autrui. Avant, la sexualité était "auto-érotique", parce que l'individu se satisfaisait de son propre corps. Ici, l'instinct sexuel tend à trouver satisfaction auprès d'une personne aimée et entre au service de la reproduction.

26 Les écoles psychanalytiques Il est nécessaire de réaliser que la psychanalyse moderne n'est pas un bloc monolithique mais est constituée de diverses tendances mettant l'accent sur un aspect ou un autre du développement. Les régions les plus impliqués dans lélaboration des différentes perspectives en psychanalyse: l'Angleterre, la France, les États-Unis et l'Amérique du sud.

27 Les perspectives post-freudiennes visent à clarifier et approfondir l'implication des idées psychanalytiques pour les enfants en développement. Les perspectives néo-freudiennes proposant des changements fondamentaux à la théorie de la psychanalyse de Sigmund Freud. Anna Freud, Mélanie Klein, Donald Winnicott, René Spitz Perspectives psychanalytiques -Adolescence: Alfred Adler, Carl Jung, Erik Erikson et James Marcia Perspectives psychanalytiques -Enfance:

28 Anna Freud : POST FREUDIEN Née en plein cœur de la période où son père élaborait la psychanalyse, Anna Freud ( ) a en grande partie consacré sa vie d'abord à son père puis à la continuation de son œuvre. Après une formation d'enseignante au cours primaire, Anna Freud s'est tournée vers la pratique de la psychanalyse. Analysée d'abord par son père, elle est devenue analyste en 1922.

29 Anna Freud s'est consacrée au traitement des enfants selon une méthode éducative et moralisatrice. Le premier texte publié par Anna Freud a été une critique radicale des idées de Melanie Klein qui, à cette époque élaborait sa technique de l'analyse des enfants selon le modèle de l'analyse des adultes, en utilisant le jeux des enfants en lieu et place des associations des adultes.

30 Les principales œuvres dAnna Freud En 1935 Anna Freud est devenu directrice de linstitut Psychanalytique à Vienne. Lannée suivant elle publia «Le Moi et les mécanismes de défense» Sur le plan organisationnel, Anna Freud a joué un rôle majeur dans le développement de lInternational Psycho- Analytic Association. Elle a été l'inspiratrice du groupe de la Hampsted Clinic de Londres qui a produit de nombreux travaux sur le développement de l'enfant.

31 Après la guerre la Clinique de Hampsted offraient laide à 80 enfants orphelins. A partir de ses observation elle publia en collaboration avec D. Burlingham «Jeunes enfants pendant la guerre», «Nourissons sans famille» et «Un expérience déducation en groupe». En 1965 elle écrit le « Normal et Pathologique chez lenfant». Finalement en 1973 elle publie un ouvrage sur le crime et la famille «Au delà de meilleur intérêt pour lenfant »

32 Les dysharmonies du développement : Constatant les difficultés de transposition de la psychanalyse dadultes dans le domaine de enfance, elle propose des aménagements techniques: la phase préparatoire pour familiariser lenfant à la thérapie. Cela confère une fonction pédagogique de la cure (critique principale) Elle met laccent sur ladaptation, le moi, son développement et ses mécanismes de défense. Sa conception du développement : non linéaire, non homogène. Elle observe des dysharmonies dans le développement: décalage entre les niveaux de maturation. Succès du concept: dysharmonies cognitives, évolutives

33 Mélanie Klein : Néo Freudien Le personnage qui marqua le plus fortement la psychanalyse britannique et dont l'oeuvre a profondément transformé le corpus analytique est arrivé à Londres en Elle est une mère de famille de trois enfants, divorcée, qui a entrepris une analyse en 1917 avec Sandor Ferenczi à Budapest Après avoir quitté Budapest vers 1920 elle s'est installée à Berlin auprès de Karl Abraham avec qui elle a entrepris une seconde analyse. C'est ce dernier qui sera la référence principale de Klein tout au long de sa carrière.. Cette autrichienne d'origine, après avoir voulu intégrer des principes de psychanalyse à l'éducation de ses enfants, s'est vue encouragée par ses maîtres à poursuivre sa démarche en développant une pratique d'analyse d'enfant.

34 Les contributions de Mélanie Klein Son livre «La psychanalyse des enfants» paru en 1932 Dans sa technique thérapeutique, elle introduite le jeu qui sert de point de départ aux interprétations. Une telle pratique avec des enfants âgés de trois ans lui a permis de découvrir le monde parfois cauchemardesque de l'imaginaire des enfants, peuplé de bons et de méchants, de fantasmes de dévoration, de matières fécales mais aussi d'amour, de culpabilité, de sentiments dépressifs et de grandes peurs pour soi et les autres. Mélanie Klein porte surtout son attention sur le sadisme de l'enfant et sur la haine. Cela est dû en grande partie au fait qu'elle analyse durant ces années des enfants psychotiques ou du moins présentant des troubles très graves. Les cas d'enfants analysés vers cette époque demeureront à la source de sa réflexion.

35 Loeuvre de Mélanie Klein (environ cinq volumes) doit une grande partie de son originalité au fait qu'elle a été la première à oser appliquer au traitement des enfants les mêmes principes que dans l'analyse des adultes en substituant aux associations de l'adulte les aléas du jeu des enfants. La rupture avec la théorie de Freud se situe au niveau de lexistence dune relation dobjet dès la naissance (objets partiels : sein maternel) Et au fait qu elle attribue un moi archaïque organisé au bébé. La constitution des objets internes se fait grâce à des mécanismes de défense du moi: dintrojection et de projection

36 Théoriciens de la relation d'objet En parallèle au mouvement kleinien et en marge du «main stream» qui regroupe les analystes se rattachant au courant classique de la psychanalyse, nous retrouvons un certain nombre d'auteurs qui, sans avoir fait école, peuvent être regroupés sous la dénomination des théoriciens de la relation d'objet. Tous ont en commun de privilégier la relation de l'enfant à sa mère (et à son père) en mettant plus ou moins de côté les aspects plus proprement pulsionnels ou en les minimisant

37 Donald Winnicott : Néo Freudien Fortement impliqué dans les disputes entre kleiniens et supporteurs de Anna Freud, Winnicott deviendra le chef de file de ce qui s'appellera le middle group et qui regroupera des analystes ayant des visions assez disparates mais qui ne s'associent pas aux deux groupes déjà organisés. Winnicott jouera un rôle d'intermédiaire entre Klein et Anna Freud et conservera l'amitié de chacune des deux protagonistes.

38 La contribution de D. Winnicott Winnicott appartient à l'école des théoriciens de la relation objectale qui regroupe de façon plus ou moins arbitraire des auteurs indépendants les uns des autres Il considérer que les fonctions maternelles sont essentielles, La mère joue un rôle essentiel: « la mère suffisamment bonne » Pédiatre de formation, Donald Woods Winnicott a étudié surtout le développement de l'enfant dans ses relations aux autres. Il a inventé le terme «objet transitionnel». Lobjet transitionnel est un objet concret (hochet, peluche) que lenfant conserve dans les situations de séparation. Ces objets sont des intermédiaires qui permettent le passage entre deux situations.

39 Erik Erikson : Post Freudien Né à Frankfurt, Allemagne. Son père biologique était Danois. Il a abandonné sa mère avant sa naissance. Sa mère Karla Abrahamsen était juive et a élevé son enfant sans père pendant trois ans. Elle sest mariée avec le Dr. Théodore Homberger son pédiatre. La famille a déménagé à Karlsruhe dans le sud de lAllemagne. Les parents ont gardé ses origines secrètes. La question didentité a toujours été au centre de ses préoccupations.

40 Erikson sinscrit dans la psychologie psychanalytique du Moi. Il accepte les postulats Freudiennes. Il est par contre orienté plus vers la question de linfluence de la société et de la culture dans la construction de la personne que les autres psychanalystes. Il propose que le développement est prédéterminé par le principe épigénétique qui se déroule inévitablement en 8 étapes. Ces étapes définissent des conflits générateur de crises et des qualités spécifiques à chaque âge. Le progrès, à chaque étape dépend du succès ou manque de succès à chaque étape précédent. A chaque stade lenfant à une tâche à accomplir.

41 Caractéristiques principales de sa théorie: 1)Elle se concentre sur le développement d'une personnalité normale, alors que Freud mettait l'accent sur les comportements névrotiques. 2) Elle tient compte des processus de socialisation de l'enfant dans une culture particulière. Les stades sont donc appelées «psycho-sociaux» parce que les conflits dans sa théorie se produisent entre l'individu (le moi) et la société (et non entre les forces antagonistes internes comme dans la théorie freudienne).

42 3) Le but visé est d'atteindre une identité du moi en résolvant des crises spécifiques à chaque stade. Pour Erikson, le développement consiste à passer d'une identité «non-moi» à une identité du moi. Dans son développement lenfant doit résoudre des conflits à chaque stade, desquels il en sort avec un sens accru de son unité interne. 4) Sa théorie tient compte du développement au cours de la vie entière (jusqu'à la mort).

43 Identité du Moi et personnalité saine La personnalité saine maîtrise activement son environnement, montre une unité dans sa personnalité, est capable de percevoir le monde et soi-même correctement. Le développement est un processus qui permet datteindre lidentité de moi. Se connaître et saccepter soi-même: La découverte par la personne de sa propre conscience de soi La personnalité saine est orienté vers lextérieur. Il y a reconnaissance par lindividu des idées et des caractéristiques essentiels de sa culture et un certain dégrée didentification avec ces valeurs. Pour Erikson, Freud à accordé trop peut dattention à la socialisation de lenfant.

44 Les stades psychosociaux Chaque stade psycho-social est marqué par un conflit entre 2 caractéristiques dominantes et opposées de la personnalité. Les conflits non résolus entraînent des dommages qui se répercutent sur le reste de sa vie Ils peuvent être "réparés" (du moins en partie) si l'enfant profite d'un environnement social particulièrement positif plus tard.

45 Stade Problème Age – 1 Confiance - Méfiance 0 à 18 mois – 2 Autonomie - Honte/Doute 18 à 30 mois – 3 Initiative - Culpabilité 36 à 60 mois – 4 Travail - Infériorité 6 à 12 ans – 5 Identité - Diffusion 12 à 18 ans – 6 Intimité – Isolement15 à 25 ans – 7 Productivité - Stagnation 25 à 60 ans – 8 Intégrité - Désespoir 50 à 75 ans

46 La théorie compte 8 stades: Stade 1 - Confiance/Méfiance (0-1 an) La qualité de la relation à la mère est importante. Trop de frustration lors de la tétée, par exemple, risque de l'amener à la méfiance. Compter sur l'autre et sur soi. Absence de confiance --> schizophrénie infantile Faiblesse de confiance --> adultes psychotiques, dépressifs. Stade 2 - Autonomie/Honte et Doute (2-3 ans) Stade influencé par le système musculaire qui se développe, la préhension et le contrôle des sphincters. L'enfant acquiert un sens nouveau du pouvoir. L'entourage doit démontrer d'un équilibre entre fermeté et flexibilité.

47 - Si trop de fermeté trop tôt, cela peut l'amener à régresser à des satisfactions orales ou bien il peut faire "semblant" de progresser en devant hostile et faussement indépendant. Adulte, il sera compulsif, méticuleux, avoir un sentiment de doute et de honte constant, ou paranoïaque. Donc l'enfant doit atteindre idéalement un auto-contrôle sans perte de l'estime de soi. Stade 3 - Initiative/Culpabilité (4-5 ans) Gain d'habiletés: parler, se promener, prendre les choses. Son imagination se développe. Il doit acquérir un sens de l'initiative adéquate afin d'avoir plus tard un sens réaliste de l'ambition et de l'indépendance. Aussi, stade du Complexe d'Oedipe. La conscience agit comme contrôle de l'initiative. La peur de l'impulsion sexuelle pour le parent opposé entraîne de la culpabilité.

48 Stade 4 - Réalisation-travail/Infériorité (6-12 ans) À ce stade, il est important de donner à l'enfant des tâches à son niveau qui soient signifiantes pour lui, ainsi que de lui fournir un encadrement adéquat. Sinon, il développe un sens d'infériorité et un sentiment d'être "inadéquat". Il ne faut pas ridiculiser ce qu'il fait. Stade 5 - Identité/Dispersion de rôle (13-18 ans) Erikson a porté beaucoup d'attention à l'adolescence. Changements importants sont vécu à la puberté: le corps, les rôles, les sentiments pour le sexe opposé. Les attentes de l'entourage changent aussi. Tout cela crée de la confusion, la "crise normative de l'adolescence".

49 Face à confusion, les adolescents peuvent se "sur-identifier" avec des héros, des gangs ou à des causes et perdre ainsi temporairement leur individualité. Ils se regroupent, adoptent des stéréotypes (vêtements, discours, idéaux, idoles, ennemies). Ils deviennent intolérants envers ceux qui se trouvent en dehors de leur "clique". Ils sont souvent en conflit avec les parents. La résolution conduit à un sentiment d'identité fort et à une reconnaissance d'être acceptable pour la société. Stade 6 - Intimité/Isolement (19-25 ans) Avec une identité affermie, le jeune adulte est prêt pour une relation intime avec une autre personne. Il peut défendre son individualité contre des attaquants, contre des personnes qui sont "dangereuses" pour lui (capacité de "distanciation"). Sans cette capacité, il lui est impossible d'établir une relation intime.

50 Stade 7 - Productivité/Opposition (26-50 ans) Si atteinte d'une véritable génitalité (orgasme et amour), désir de produire (enfant, tâche créative). Stade 8 - Intégrité/Désespoir (50 ans et +) Celle qui atteint l'intégrité accepte son propre cycle de vie.

51 Behaviorisme et théories de lapprentissage sociale

52 1- La perspective du béhaviorisme classique : Ivan Pavlov et Edward Thorndike 2- Le béhaviorisme révolutionnaire : John B. Watson 3- Le béhaviorisme radical : Burrhus F. Skinner La position behavioriste Psychologie est une science naturelle – fondé sur des faits empiriques objectifs. Lintrospection nest pas scientifique. Intelligence est compris comme des dispositions comportementales adaptées ou des patterns dassociations entre stimuli-réponses.

53 En 1907 il a obtenu le prix Nobel pour son travail sur le système nerveux central. En 1912 il a obtenu un doctorat honorifique de lUniversité de Cambridge et en 1915 il a reçu lordre de la Légion d'Honneur de lAcadémie Médical à Paris. Ivan Pavlov Apres ces études en physiologie et médecine Pavlov est devenu Directeur du département de physiologie à linstitut de médecine expérimentale à Moscou. En 1903 au 14 Congrès Médical à Madrid Pavlov a prononcé un discours « La psychologie expérimental et psychopathologie des animaux » Il définit les réflexes et surtout le réflexe conditionné

54 Le réflexe Est une clé pour comprendre le fonctionnement et les mécanismes de réaction des animaux et des humains à leur environnement. Le fonctionnement sensori-moteur fait lunité entre les structures et fonctions du système nerveux. Pavlov sintéresse aux mécanismes sous-jacents à lassociation entre un stimulus de lenvironnement et les réactions adaptatives.

55 Expérience de Pavlov : enregistre les réponses des glandes salivaires La situation expérimentale: 1- une cloche sonne 2- la nourriture est présentée 3- activation des glandes salivaires Après quelques répétitions de cette procédure, - le chien salive quand la cloche sonne Le stimulus « cloche » est devenu un stimulus conditionné, cest-à-dire quil est associé à une réponse comportementale (réflexe conditionné) et cette association (SC_RC) est le fruit dun apprentissage. il s'agit là du conditionnement classique.

56 La découverte des réflexes «temporaires» ou conditionné a rendu possible létude objective de lactivité psychique. Le réflexe conditionné est un phénomène psychologique et physiologique. Un réflexe est dit « conditionné » dans le sens quil est dépendant (dans son existence ou état ) à un certain type d'événement-situation impliquant la présence dun stimulus renforçant (Skinner B. F. 1932). L'activité impliquée dans la formation de ces associations est nommée « activité supérieure » qui se distingue de l'activité nerveuse primaire impliquée dans la régulation interne de l'organisme.

57 Edward LeeThorndike La recherche de Thorndike se centrait sur le comportement de l'animal dans la situation de résolution du problème.

58 Ces expérimentations : Il place les animaux dans une boîte et observe la manière dont ils répondent. Pour s'échapper, l'animal affamé (le plus souvent un chat) devait découvrir comment tourner un levier, pousser un bouton ou manipuler une sorte de mécanisme de réponse permettant de s'échapper ou de se procurer de la nourriture. Les changements dans la performance, mesurée en terme de temps passé dans la situation problème, représentent un indice objectif de l'apprentissage. Thorndike conclut que la stimulation dans la situation expérimentale génère l'apprentissage qui à son tour augmente la probabilité d'une réponse adéquate.

59 Apprentissage par essai-erreur : Il constate une dégression progressive du temps d'apprentissage composé de multiples essais. On appel cet apprentissage essais / erreurs, mais il préférait l'appellation d'essais / succès. Essais jusqu'à ce que la réussite élimine les comportements erronés. Lapprentissage: Lapparition des solutions augmentent en fonction du temps passé dans la situation problème. Lapprentissage est le résultat dhabitudes obtenues par essais et erreurs.

60 Les Lois : Il y a donc deux lois concernant ce type d'apprentissage par essais/erreurs Loi de l'exercice ou de la répétition Loi de l'effet : le contrôle de l'apprentissage par ses conséquences. Alors que l'oubli se présente à cause de la non utilisation, extinction de lassociation. Nécessité des renforcements pour que lassociation perdure L'expérience avec des conséquences plaisantes (renforcements positifs) augmente la tendance à répondre avec des comportements efficaces pour atteindre le résultat visé (la résolution du problème).

61 Le conditionnement classique & Le conditionnement opérant (association SR)(trouver la bonne réponse) Thorndike n'a jamais obtenu de preuves que les chats avaient des idées, il explique les processus en disant que des nouvelles connexions neuronales s'établissaient dans le cerveau (connexionnisme). Ces deux mécanismes de l'apprentissage, le conditionnement classique, et le conditionnement instrumental ou opérant sont les pierres angulaires sur lesquelles le béhaviorisme américain sest construit.

62 La naissance du béhaviorisme comme approche en psychologie du développement est associée à la démonstration du conditionnement des réactions émotionnelles par John Watson (1914). Watson se donne le mandat de décrire comment les actions réflexes se transforment en comportements intentionnels au cours de la première année de la vie. John B. Watson

63 Watson n'est pas assez convaincu par la psychanalyse, même si il est d'accord que la seule méthode apte à clarifier les dynamiques psychologiques chez le jeune enfant est l'observation systématique du comportement. Il travail sur lémotion chez le nourrisson. Selon Watson les expériences jouent le rôle de facteur de conditionnement du comportement et façonnent l'adaptation future. Watson rejette la notion de stades successifs structurant le développement de l'individu. Le développement de la vie du nourrisson jusqu'à l'âge adulte est une démarche continue. Toute différence individuelle est compréhensible en terme de différences des histoires individuelles de conditionnement.

64 Lexpérience la plus regrettable: le petit Albert (18 mois) Conditionnement classique à la peur Dans un film, Watson montre Albert qui joue paisiblement avec des jouets dans son laboratoire. En associant un bruit très pénible et soudain, avec la présentation simultanée d'un ours en fourrure blanche, le petit Albert a développé une réaction conditionnée de peur à un stimulus auparavant neutre. Par la suite cette peur se généralise à tous les objets +/- proches Aucune thérapie na libérée le petit Albert de sa phobie La réactivité émotionnelle reflète un conditionnement environnemental malheureux dans lhistoire de lenfant. En 1920, Watson affirme que l'enfant doit apprendre à maîtriser l'expression de ses émotions pour devenir capable de prendre place dans la société.

65 La déontologie dans la recherche sollicitant les enfants et leurs parents comme sujets. Toutes les recherches impliquant les animaux et surtout les humains doivent respecter les règles de déontologie. Le projet doit être acceptable au plan éthique avant que le recueil de données puisse débuter. Le chercheur est pleinement responsable de la conduite de la recherche. Règle A: Aucune recherche sur la personne humaine ne doit être entreprise si elle n'a pas pour but ultime l'acquisition de connaissances susceptibles de contribuer à l'amélioration de l'état et des conditions de vie de l'individu et de la société. Avant d'entreprendre une recherche, le chercheur a donc le devoir de s'interroger sur les rapports entre son initiative et le bien de l'humanité.

66 Règle B: Aucune recherche n'est justifiable si elle fait courir au sujet des risques démesurés, qu'ils soient physiques, moraux ou psychologiques. Sa dignité, sa vie privée et ses droits fondamentaux doivent être respectés. Règle C: Aucune recherche ne doit se faire sur la personne humaine si celle-ci n'a pas donnée un consentement libre et éclairé. Règle D: Le chercheur doit protéger l'anonymat des sujets et maintenir la confidentialité des données.

67 Dirige son attention sur lhistoire de lindividu et de lenvironnement immédiat, cest là que se trouvent les véritables causes du comportement. Il ne dit pas que les processus « mentaux » nexistent pas, il dit que ces processus ne sont pas pertinents pour la prédiction, le contrôle et lanalyse expérimentale du comportement. B. F. Skinner : Le béhaviorisme radical Skinner développe un modèle de la psychologie fondé sur la distinction entre le conditionnement répondant (réflexif, non réfléchi) et opérant (instrumental, action organisée, réfléchie). Sa contribution implique une analyse détaillée de paramètres temporels des contingences expérimentales (analyse temporelle des associations entre stimulus et réponses).

68 Les variation multiples des modalités de relations entre le comportements et les événements du milieu sont nommés contingences de renforcement. Suivant ces conditions, un comportement apparaît ou disparaît le milieu sélectionne. Skinner est linventeur de lenseignement programmé, conçu pour agir sur lenfant en renforçant son comportement par une récompense. Toute lactivité enseignante consiste à organiser les circonstances pour quinterviennent un maximum de renforcements. Fin de ce courant de pensée: Tolman (1947) Démonstration de lapprentissage implicite : existence de représentation (carte mentale) et dinsight chez lanimal.

69 Béhaviorisme et développement Mise en évidence chez le jeune enfant de capacités précoces dapprentissage par conditionnement Sydney Bijou concrétise sous forme de stades ces pensées Le principe : lenfant est un organisme en perpétuelle interaction avec lenvironnement. Le stade des fondations: 0 à 2 ans, comportement répondant puis opérant. Interaction avec la mère, objets, événements Le stade de base: 2 à 6 ans, développement accéléré, grands répertoires comportementaux, jusquaux conduites intellectuelles et sociales Le stade sociétal: maturité et vieillesse

70 Épistémologie génétique Jean Piaget

71 L' épistémologie génétique tente une synthèse logistique et une interprétation du développement des sciences et de leurs rapports. Le problème spécifique qu'elle soulève est celui de la formation et de l'accroissement général des connaissances et de la direction que suit l'évolution de toutes connaissances scientifiques. Bien que Jean Piaget ( ) soit souvent considéré comme un psychologue du développement, il est avant tout épistémologue. On définit lépistémologie comme une « discipline philosophique […] dont lobjet consiste à soumettre à un examen critique les principes, les hypothèses et les résultats des disciplines scientifiques, à déterminer leur valeur logique et leur portée objective » (Bronckart et Jalley, dans Doron et Parot, 1991, p. 254).

72 Dune certaine façon, lépistémologie analyse les conditions historiques, sociologiques, et logiques délaboration des connaissances scientifiques. Pour parvenir à cette analyse, Jean Piaget fonde une épistémologie quil qualifie de génétique parce quelle "utilise les données expérimentales de la psychologie de lenfant dans le but de décrire les mécanismes qui constituent la source même des diverses variétés de connaissance ».

73 VISION DE L'ENFANT Perspective Psychanalytique: équilibration dynamique (Freud - Erikson) des forces libidinales; l'enfant comme produit de ses pulsions Perspective Béhavioriste: façonnement par l'environnement; (Watson - Skinner) l'enfant comme accumulation des expériences du conditionnement Perspective Épistémologique: le développement mental (Baldwin - Piaget) l'enfant comme agent actif dans la construction de ses connaissances

74 Epistémologie génétique de J.M. Baldwin Il a été le premier à utiliser le terme Épistémologie Génétique. En 1892, Baldwin présente sa théorie concernant le développement des processus cognitifs chez l'enfant. Cette théorie propose une vision dynamique de la mise en place des structures cognitives basée sur l'adaptation ontogénétique comprise comme deux processus complémentaires l'assimilation et laccommodation

75 L'accommodation et lhabitude Ce que nous pouvons dire de plus rudimentaire sur le développement de l'organisme est 1 - il se développe en formant des habitudes 2 - il se développe en formant des nouvelles adaptations qui modifient les habitudes. On appelle ce processus l'accommodation. La motivation Pour que l'organisme développe des habitudes, il doit être capable de produire des comportements volontaires en réponse à une stimulation. Ensuite, il doit avoir une certaine motivation de continuer à refaire ces comportements.

76 Les source de motivation 1- en biologie: le stimulus est exogène, i.e. dans l'environnement, et le comportement est de nature réflexive (nerveux). 2 - la psychologie est en accord avec l'explication biologique, mais ajoute que la répétition dépend du niveau de plaisir que l'individu ressent en réalisant l'action alors que pour lexplication biologique il ne s'agit que de réflexes.

77 L'accommodation se distingue de la formation des habitudes de deux façons: 1 - Elle réfère aux nouveaux comportements, c'est une référence prospective alors que l'habitude est rétrospective. L'accommodation est antérieure aux habitudes. Elle a tendance, en sélectionnant des nouveaux comportements, a se confronter avec les anciens comportements habituels et peut ainsi désintégrer ou transformer les habitudes. 2 - Toutes les innovations acquises par l'accommodation sont intégrées dans les habitudes, ceci est une règle universelle. L'accommodation est le principe par lequel l'organisme s'adapte aux conditions plus complexes de stimulations en performant des fonctions de plus en plus complexes. Ceci implique toutes les fonctions apprises. Apprendre a agir cest l'accommodation.

78 Réaction circulaire primaire Les fonctions apprises sont des «réactions circulaires primaires». Une réaction circulaire est une fonction qui permet la répétition de la stimulation. Que le comportement soit produit par accident, par suggestion, par obéissance, par motivation, par volonté, par effort, sous le stress ou la douleur, ou sous l'excitation du plaisir quel que soit cette source, si le résultat est qu'une stimulation utile est recherché, ou une stimulation nuisible est évitée, alors il s'agit d'une réaction circulaire.

79 Toutefois, l'accommodation continue est possible uniquement parce que l'autre principe -l'habitude (assimilation) joue un rôle de conservation du passé et offre un point d'appui, une structure de base, pour les nouvelles accommodations. Ainsi, le comportement est transféré du monde réel à l'esprit capable de rappel (la mémoire). L'accommodation prend un nouveau caractère qui est conscient et subjectif : c'est la volonté (volition).

80 La volonté C'est l'effort de la résolution, la détermination et la persévérance. Elle a deux aspects rationnels: 1 - intuition de pouvoir qui regroupe l'idée de soi et de l'autre comme agent, on arrive à cette intuition par l'effort contre la résistance (permet l'idée de régulation sociale du pouvoir). 2- l'intuition de l'obligation: si je peux le faire, je dois le faire: principe constitutif de l'activité de la volonté.

81 Processus du développement selon Piaget Système épigénétiqueAutorégulation, déterminisme endogène et exogène Adaptation cognitive Accommodation et Assimilation Équilibration et réversibilité Construction du savoirMise en place progressive des structures cognitives par l'interaction du sujet avec l'environnement Abstraction réfléchissanteégocentrisme et décentration cognitive

82 Les schèmes Le schème, est ce qu'il y a en commun dans un activité qui se répète, il s'accommode à la forme et à la fonction des objets. Les réflexes sont les premiers schèmes d'action. Le schème n'est pas directement perceptible, mais on infère son existence à partir de régularités dans les comportement des personnes. Les schèmes se conservent dans la mémoire. Assimilation Mécanismes psychologiques qui modifient les données extérieures par un ensemble dactions qui, une fois coordonnées, donnent une structure stable, répétable, pouvant incorporer de nouveaux objets et événements. Il y a 4 façon dassimiler de nouvelles connaissances.

83 L'assimilation fonctionnelle ou reproductrice correspond à un besoin de répéter une action. Ceci permet la consolidation du schème qui fonde l'action. L'assimilation généralisatrice quand il y a application d'un même schème à des objets diffèrent. (même comportement différents objets) L'assimilation récognitive consiste a discriminer les différents objets auxquels a été appliqué le même schèmes. Sucer le doit ou le biberon ne produit pas le même effet. L'assimilation réciproque correspond au processus par lequel un schème acquis dans un domaine sont assimilé aux schème développés dans un autre domaine.

84 L'accommodation Accommodation: ajustement qui se fait par modification des schèmes dassimilation lorsque ceux-ci savèrent inopérants dans une nouvelle situation. Elle intervient lorsquil y a un échec de lassimilation. Il y a accommodation lorsque, après assimilation, l'esprit de l'enfant modifie ses schèmes pour les ajuster aux situations nouvelles. Dès que l'accommodation se produit elle permet des nouvelles assimilations. L'intelligence Le développement intellectuel est une équilibration progressive, un passage de moindre équilibre à un équilibre supérieur. Chaque nouveau stade intègre les éléments du stade précèdent mais les réorganise en y ajoutant des éléments nouveaux. Ceci augmente les capacités d'adaptation.

85 L'intelligence est un équilibre Cet équilibre est résultat d'une interaction entre le sujet et son milieu. L'interaction est influencée par les caractéristiques du sujet et celles de son milieu. La façon d'échanger avec le milieu évolue 1) selon un plan génétique (maturation) 2) Le plan génétique ne se réalise qu'avec l'expérience dans le milieu. Le développent intellectuel est une construction qui résulte de l'activité du sujet dans un milieu stimulant

86 A - Intelligence sensori-motrice (naissance à 25 mois) L'intelligence sensoriel-motrice, fondée sur les réflexes, est la capacité à résoudre des problèmes pratiques avant l'apparition du langage. sous-stade I : les réflexes - les premières adaptations de l'enfant aux stimulation de l'environnement. sous-stade II : réactions circulaires primaires ( < 4 mois). La réaction circulaire correspond a une reproduction intentionné d'un activité qui est initialement arrivé par hasard.

87 sous-stade III : ( < 8 mois) réactions circulaires secondaires. L'enfant développe l'intentionnalité dans la préhension. La saisie volontaire des objets est possible grâce à la coordination visuo- manuelle. Ce stade marque les premiers coordinations moyens but. Emergence de la classification. sous-stade IV : ( < 1 an) coordination des schème secondaires, L'enfant combine différentes schèmes pour obtenir un résultat. Ceci suppose une anticipation des résultats. L'enfant passe de l'intérêt pour l'action à l'intérêt pour l'effet de l'action. Une prise de conscience de la causalité.

88 sous-stade V : ( < 18 mois) les réactions circulaires tertiaires, Une stade d'expérimentation active. L'enfant varie son action pour voir les différents effets que les modifications des schèmes peuvent produire. L'enfant découvre la notion de support un outil pour faire quelque chose. sous-stade VI : (< 24 mois) les combinaisons mentales, L'apparition de la représentation mentale. Le problème est représente dans son esprit. Il y a une combinaison mentale des schèmes.

89 B - Le stade de préparation et de mise en place des opérations concrètes La période pré-opératoire débute à la fin de la deuxième année. La pensée symbolique (fonction sémiotique) (2-4 ans) La capacité d'évoquer des objets et des situations non perçus actuellement au moyens des signes ou des symboles. C - Les opérations concrètes. (7 à 12 ans) L'intuition préopératoire va se transformer en une pensée opératoire mobile et réversible. Pour qu'il y a réversibilité d'une action il faut qu'il y a quelque chose d'invariant qui permet le retour à l'état antérieur. Quelque chose qui se conserve au cours de la transformation des objets. ( la quantité des jetons et pareil, la quantité de pâte à modelé est pareil)

90 A partir du moment que l'enfant reconnaît l'existence de l'invariant, permettant de faire l'action dans le deux sens, la réversibilité est possible et la pensée peut effectuer des opérations. La reconnaissance de cette invariante c'est le schème de conservation. D) Opérations formelles Pendant la période des opérations formelles, l'adolescent développe les abstractions logico-mathématiques qui permettent des opérations mentales portées sur les hypothèses donnant lieu à des théories. L'enfant n'est plus confiné à l'expérience concrète de l'objet et de l'action physique.

91 Approche Psychosociale et Socioculturelle

92 Développement social de lintelligence.Parmi les chercheurs adoptant une perspective psychosociale dans l'analyse du développement, Lev Vygotski est le mieux connu pour sa défense de la position selon laquelle les pensées sont structurées par les expériences langagières.

93 LIntelligence comme instrument psychologique - les instruments psychologiques sont des élaborations artificielles, sociaux par nature et non pas organiques ou individuels - ils sont destinés au contrôle des processus de conduite personnelle, et de conduite des autres, tout comme les techniques sont destinées au contrôle des processus de la nature En effet, Vygotski soutient une position théorique qui définit l'appareil psychologique de l'enfant (et de l'adulte) comme outil primaire pour assurer le contact social et l'intégration au sein d'une collectivité.

94 Pour Vygotski, le langage assure un rôle de plus en plus important dans l'organisation des actions et des pensées de l'enfant. Selon sa perspective, l'internalisation des activités pratiques en activité mentale de plus en plus sophistiquées est assurée par le langage, qui structure la formation des concepts. Langage égocentrique. Même le langage égocentrique possède les caractéristiques sociales.. Chez le jeune enfant, il joue un rôle central dans le développement et le fonctionnement des pensées.. Plus tard, il se transforme progressivement en langage intérieur (pensée).

95 L'organisation des activités mentales Vygotski élabore une théorie de la médiation des activités du jeune enfant. Le modèle S-R proposé par les fonctionnalistes est reformulé dans une optique S-O-R. Avec le développement, l'organisation des activités mentales (le "O" dans la formulation S-O-R) prend un rôle régulateur de plus en plus important dans le contrôle des comportements. Approche socio-historique Pour Vygotski, lhomme est le produit de la culture; sa pensée est le résultat dun long processus historique!; Léducation est un processus de transmission et lappropriation de la culture. Le langage joue un rôle décisif dans ce processus.

96 zone proximale de développement. Le développement psychologique nécessite toujours une stimulation appropriée par l'entourage social.. pour définir le rapport effectif entre développement et apprentissage il est nécessaire de déterminer deux niveaux de développement - 1) le niveaux développement actuel de l'enfant. - 2) potentiel du développement actuel. La différence entre le niveau de résolution de problèmes sous la direction et avec l'aide d'adultes et celui atteint seul définit la zone proximale du développement. Un enseignement orienté vers un stade déjà acquis est inefficace. Le seul bon enseignement est celui qui précède le développement.

97 Concepts théoriques de Vygotski 1.L'activité Etude du mouvement, du changement. Intégration des expériences sociales et des activités (cognitives et comportementales). Activités humaines sont médiatisées par des outils techniques et psychologiques. 2. Actes instrumentaux Mode de co-opération sociale!: lien entre soi et autrui centré sur une tâche commune. Médiation cognitive des gestes et comportements. Lien direct entre les pensées pratiques et les conduites instrumentaux.

98 3. Langage et Pensée Différents niveaux de fonctionnement psychologique. Les fonctions ne sont pas explicables en termes réductionnistes. Les pensées et la conscience sont déterminées par les facteurs sociaux. 4. Construction sociale de la personne Développement discontinu et cyclique. Zone proximale de développement. Intégration fonctionnelle des conduites et des activités mentales.

99 Modèle socioculturel - Henri Wallon 1879 à 1962 Wallon propose quatre ensemble de considérations dans sa théorie du développement psychosocial. 1.Les émotions le mode primitive de communication sociale. jonction psychophysiologique et sociale, lien entre soi et autrui, liaison entre les pensées et les gestes 2. Les actes instrumentaux (mouvements) action sur l'entourage comme témoignage de la vie psychique extériorisation de l'émotion comme langage non verbal

100 3. L'imitation Mouvement centripète ou égocentrique Accommodation des attitudes d'autrui Imitation différée -- intelligence pratique et représentation 4. La personnalisation Développement discontinu et cyclique Intégration fonctionnelle des aspects de la personnalité alternance fonctionnelle aux étapes de la vie

101 Stades psychosociaux (Henri Wallon) 1.Stade intra-utérin symbiose biologique mère-enfant prénatale 2. Stade émotionnel --équilibration affect et pensée période d'impulsivité motrice mois période sensori-moteur mois période projectif mois

102 3. Stade de Personnalisme -- pensées concrètes période d'opposition ans période de grâce ans période d'imitation ans 4. Stade d'Achèvement de la personne période pré-catégoriel ans période catégoriel ans période de la puberté ans période de l'adolescence ans


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