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Laérocontamination fongique en secteur pharmaceutique Patrick BOIRON Laboratoire de Mycologie, Faculté de Pharmacie, Lyon, France.

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1 Laérocontamination fongique en secteur pharmaceutique Patrick BOIRON Laboratoire de Mycologie, Faculté de Pharmacie, Lyon, France

2 Diaporama disponible à : Laboratoires Mycologie Cours de mycologie Cours Master Microbiologie Appliquée à lAgro-alimentaire, au Biomédical et à lEnvironnement Laérocontamination fongique en secteur pharmaceutique - diaporama

3 Plan Les zones datmosphère contrôlée Définition Normes et contexte réglementaire Normes ISO et Autres normes : ISO 13408, BPF La maîtrise de la contamination Objectifs Sources et vecteurs Moyens de maîtrise Causes possibles de contamination Actions correctives et / ou préventives Les moisissures environnementales Habitats naturels Effets sur la santé humaine Méthodes détude

4 Plan Les zones datmosphère contrôlée Définition Normes et contexte réglementaire Normes ISO et Autres normes : ISO 13408, BPF La maîtrise de la contamination Objectifs Sources et vecteurs Moyens de maîtrise Causes possibles de contamination Actions correctives et / ou préventives Les moisissures environnementales Habitats naturels Effets sur la santé humaine Méthodes détude

5 Les zones datmosphère contrôlée Définition

6 Années 60 : « maîtrise des ambiances » en microélectronique industrie des salles propres ou « zones à atmosphère contrôlée » (ZAC) = salle blanche, salle microbiologiquement maîtrisée, zone à empoussièrement contrôlé

7 Définition Une ZAC est une zone dont le contrôle de la contamination est défini et qui est construite et utilisée de façon à réduire lintroduction, la multiplication ou la persistance de substances contaminantes

8 Les zones datmosphère contrôlée Normes et contexte réglementaire

9 Les différentes normes pour salles propres 1963 : la « Federal Standard » (USA) définit les classes dempoussièrement en concentrations maximales de particules dans lair dont les dimensions sont supérieures ou égales à un diamètre donné

10 « Federal Standard » 209 Exemple: la classe 100 se définit par : « pas plus de 100 particules de taille 0,5 μm par pied cube dair échantillonné » 1 pied cube = 28,3 L

11 Démarche normative internationale Adoption du système métrique en 1992 (FS 209 version E) Classe 100 = particules de 0,5 μm par m 3 dair classe M 3,5 « Japan Industry Standard » (JIS 9920) : particules de 0,1 μm AFNOR, « British Standards » (BS 5295), « Verein Deutscher Ingenieure » (VDI 2083)

12 Harmonisation des normes Nouvelle normes internationale : ISO (1999) et (2000), homologuée en Norme Européenne (EN) en Europe ISO : « International Standardisation Organisation »

13 Les zones datmosphère contrôlée Normes ISO et 14698

14 Normes ISO La nouvelle génération des références normatives ISO sur les « salles propres et environnement maîtrisés apparentés » comprend les normes ISO et Ces normes posent les exigences et les méthodes de maîtrise pour un ensemble de paramètres (et non plus seulement les contaminants particulaires)

15 Normes ISO et réglementation nationale Mais Chaque pays, voire chaque industrie, possède sa propre réglementation La réglementation a priorité sur la norme !

16 ISO Cette norme présente un nouveau système de classification des salles propres par la propreté de lair (concentration par m 3 des particules de 0,1 μm) Cn = 10 N x (0,1/D) 2,08 Cn = concentration maximale admissible ; N = classe ISO ; D = taille des particules

17 ISO La norme ISO établit les essais à effectuer et leur fréquence minimale, en vue de surveiller et prouver la conformité de la classe

18 Types dessais de la norme ISO Un programme de surveillance, fondé sur une analyse de risques, doit être écrit Il doit prendre en compte le suivi de la concentration particulaire avec les points imposés suivants : Points déchantillonnage, volume minimal dair pour prélèvement, durée des mesurages, taille des particules Limites acceptables, niveaux dalerte, niveau daction Installation conforme ou non conforme (remise en conformité nouveaux essais de maintien de la conformité : requalification)

19 ISO Complète les normes ISO et 2 Définit les normes de métrologie et dessais nécessaires pour caractériser les performances des salles propres Métrologie : science de la mesure ; ensemble des techniques qui permettent d'évaluer des performances

20 ISO Différents essais sont ainsi spécifiés : Pour les 3 états possibles doccupation : Après construction, Au repos En activité Pour les 2 types de flux dair : Ecoulement unidirectionnel Ecoulement non unidirectionnel

21 ISO Les procédures dessais comprennent : Le comptage des particules ultrafines et des macro-particules en suspension dans lair Le mesurage du débit dair, de la pression différentielle dans lair, de la température, de lhumidité La recherche de fuites sur un système de filtration, la visualisation des flux dair Les essais de la direction découlement dair, lessai électrostatique et le test générateur dions, les essais de sédimentation des particules, de récupération et de fuite du confinement

22 ISO Cette norme a pour objet de spécifier la « conception, la construction et la mise en fonctionnement » des salles propres Mais cette norme nimpose pas les moyens pour atteindre ces exigences car ils restent dans le champ de discussion entre client et fournisseur

23 Autres normes ISO La norme ISO traite de lexploitation des salles, après réception et mise en route Dautres normes sont en projet : ISO : termes et définition ISO : enceintes séparatives ISO : maîtrise de la contamination moléculaire

24 ISO La famille des normes ISO concerne « la maîtrise de la biocontamination » Ces documents permettent de guider les utilisateurs dans leur analyse de risques pour leur permettre de choisir les réponses technologiques appropriées

25 ISO Cette norme présente les principes généraux de la démarche de la maîtrise de la biocontamination, notamment avec le recours à un système danalyse des dangers et des risques

26 ISO La norme présente, en annexe, des méthodes de mesurage de la biocontamination des différents milieux (air, surfaces, textiles, liquides, entretien des tenues, formation spécifique des personnels)

27 ISO Cette norme établit les principes destimation et dévaluation des données (interprétation) dans la phase de surveillance initiale et dans la phase de surveillance régulière

28 ISO Cette norme concerne une méthode de laboratoire permettant de mesurer lefficacité de méthodes de nettoyage et de désinfection des surfaces, en présence de souillures humides ou de biofilms

29 Les zones datmosphère contrôlée Autres normes : ISO 13408, BPF

30 ISO La norme ISO a pour objet le « traitement aseptique des produits de santé » Elle traite notamment de la conception de linstallation, de létat de santé et de formation du personnel, des exigences vestimentaires, du nettoyage et de la désinfection

31 ISO Concernant la surveillance microbienne de lenvironnement, des contrôles réguliers doivent être effectués (exemple : prélèvements sur vêtements et gants) Des contrôles supplémentaires sont aussi recommandés dans le cas dune période prolongée darrêt de la zone aseptique ou après toute modification apportée à linstallation

32 ISO Le programme de surveillance doit être décrit dans une procédure détaillant entre autres : La fréquence des contrôles Le type de contrôles Les points contrôlés Les niveaux dalerte et daction Les mesures à prendre si les spécifications sont dépassées

33 BPF Selon les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) de la réglementation française, les ZAC destinées à la fabrication des produits stériles sont classées « selon les qualités requises pour leur environnement » Chaque opération de fabrication requiert un niveau approprié de propreté de lenvironnement de façon à réduire le risque de contamination particulaire ou microbienne des produits ou des substances manipulés

34 BPF Les résultats de la surveillance doivent être pris en compte lorsque la documentation accompagnant les lots est examinée en vue de la libération des produits finis

35 BPF Des seuils dalerte et daction appropriés doivent être définis pour les résultats de la surveillance particulaire et microbiologique En cas de dépassement de ces limites, des procédures opérationnelles doivent imposer des mesures correctives

36 Surveillance particulaire (BPF) Les BPF distinguent 4 classes de ZAC ClasseOpérations pour produits stérilisés dans leur récipient final Opérations sur des préparations aseptiques A Remplissage de produits, si lopération présente des risques inhabituels Préparation et remplissage aseptiques B Environnement immédiat dune zone de travail de classe A C Préparation de solutions, si lopération présente des risques inhabituels Remplissage de produits Préparation de solutions destinées à être filtrées D Préparation de solution et daccessoires aux fins de remplissage Manipulation daccessoires après nettoyage

37 Surveillance particulaire (BPF) Les zones sont contrôlées dans 2 situations : Au repos, cest-à-dire à larrêt de la production, en labsence du personnel, après un temps dépuration de 15 à 20 minutes En activité, cest-à-dire dans le cas où les installations fonctionnent selon le mode opératoire défini et en présence du nombre prévu dopérateurs

38 Surveillance particulaire (BPF) ClasseNombre maximal autorisé de particules par m 3, de taille égale ou supérieure à : Au reposEn activité 0,5 μm5 μm0,5 μm5 μm A B C D Selon nature des opérations

39 Surveillance microbienne (BPF) ClasseLimites recommandées de contamination microbiologique Echantillon dair UFC/m 3 Boîte de Petri (Ø 9 cm) UFC/4 h Gélose contact (Ø 5,5 cm) UFC/plaque Empreinte de gants (5 doigts) UFC/gants A< 1 B10555 C D

40 Plan Les zones datmosphère contrôlée Définition Normes et contexte réglementaire Normes ISO et Autres normes : ISO 13408, BPF La maîtrise de la contamination Objectifs Sources et vecteurs Moyens de maîtrise Causes possibles de contamination Actions correctives et / ou préventives Les moisissures environnementales Habitats naturels Effets sur la santé humaine Méthodes détude

41 La maîtrise de la contamintion Objectifs

42 On définit la contamination par la présence dun élément indésirable (solide ou liquide) dans un produit, dans un fluide, sur une surface ou dans un espace protégé La biocontamination est caractérisée par la présence de microorganismes indésirables pouvant entraîner, chez lhomme ainsi que sur les produits de fabrication, des perturbations qualitatives ou quantitatives, immédiates ou différées

43 Objectifs La maîtrise de la contamination a pour objectif de protéger, ensemble ou séparément : Le produit Lopérateur Le patient Lenvironnement

44 Objectifs Dans le cas dun produit, il sagit de le fabriquer et de le conditionner en le protégeant à la fois de la contamination extérieure (air ambiant extérieur) et de la contamination intérieure liée aux équipements et procédés de fabrication (machines, personnel, matières premières, fluide process, etc.)

45 Objectifs Dans le procédé de fabrication de certains produits pharmaceutiques, lopérateur peut être amené à manipuler des produits nocifs pour sa santé dont il doit naturellement être protégé

46 Objectifs Pour les produits pharmaceutiques, il sagit aussi de protéger la santé du patient

47 Objectifs Il faut également préserver lenvironnement des risques liés à la manipulation de produits dangereux (cas des médicaments à base de virus ou de microorganismes)

48 Objectifs Les principales motivations qui conduisent à prendre un compte la maîtrise de la contamination sinscrivent dans 2 cas de figure : Le caractère incontournable de lutilisation de technologies de maîtrise de la contamination, imposé par : Les contraintes de sécurité et de conformité réglementaire Les exigences technico-économiques nécessitant la baisse des coûts de production et lobtention du niveau de qualité requis par le marché La recherche davantages concurrentiels par la qualité des produits fabriqués, la volonté de lentreprise de se différencier, notamment au niveau de son image de marque et du marketing

49 La maîtrise de la contamination Sources et vecteurs

50 La maîtrise de la contamintion Sources et vecteurs Contamination microbiologique

51 Sources et vecteurs Les éléments indésirables, responsables de contaminations, comprennent : Des microorganismes vivants ou revivifiables Des poussières ou particules inertes Des contaminants chimiquement actifs : contamination chimique sous forme gazeuse, liquide ou solide, ou contamination moléculaire

52 Contamination microbiologique Les microorganismes responsables de la contamination microbiologique peuvent appartenir à trois grandes familles : Les bactéries Les virus Les champignons

53 Contamination microbiologique Ces organismes vivants sont universellement présents dans lenvironnement : sol, eau et air Ils sont le plus souvent adsorbés sur des surfaces, inertes ou biologiques, et forment, par leur prolifération, des dépôts appelés biofilms Du fait de leur faible masse, ils peuvent facilement être entraînés en suspension dans lair où ils sont souvent adsorbés sur des particules inertes

54 Contamination microbiologique Ces particules viables peuvent être classées en trois catégories : Pathogènes, susceptibles dinduire des modifications nuisibles chez un être vivant Saprophytes ou commensales, pouvant vivre ou se développer sur un organisme vivant sans entraîner de manifestation pathologiques Opportunistes, dont le risque pathogène dépend de la fragilisation ou de létat de réceptivité de lorganisme vivant concerné

55 Contamination microbiologique Comme les microorganismes ont des caractéristiques et des modes de multiplication différents, leur limitation passe par lutilisation de moyens adaptés à chacun deux Aussi est-il nécessaire, pour protéger efficacement un produit dune contamination, de connaître la nature des contaminants susceptibles de le coloniser

56 Les bactéries Les bactéries sont omniprésentes dans lenvironnement de lhomme et sur lhomme lui-même

57 Les bactéries Selon leur constitution chimique de surface, qui conditionne leur aptitude à fixer différemment des colorants, on distingue les bactéries à coloration de Gram positive et négative

58 Les bactéries Gram - Les enzymes nécessaires à la nutrition et à la multiplication sont localisés dans et à lextérieur de la paroi

59 Les bactéries Gram + A linverse, les bactéries Gram + ont des enzymes en position plus interne, adaptées à de hautes densités de population, dans un milieu riche

60 Les bactéries Les désinfectants chimiques auront une meilleure efficacité sur les bactéries Gram – du fait de la position plus externe de leurs enzymes

61 Les virus Le génome dun virus nest formé que par un seul type dacide nucléique : ARN ou ADN Les virus ne possèdent pas linformation génétique nécessaire pour une réplication autonome Ne possédant pas non plus de métabolisme énergétique, ils se comportent comme des parasites obligatoires de cellules vivantes dont ils détournent à leur profit les métabolismes énergétiques et synthétiques Ils ont leurs propres capacités de résistance aux agents de destruction des bactéries étant plus ou moins sensibles aux radiations et aux antiseptiques

62 Les champignons microscopiques Les champignons microscopiques ou « micromycètes » regroupent les levures et les champignons filamenteux

63 Les champignons microscopiques Ce sont des agents très dangereux non seulement pour les récoltes et les stocks alimentaires, mais aussi pour les patients en milieu hospitalier

64 Les champignons microscopiques En industrie pharmaceutique, ce sont des microorganismes pouvant être responsables de biocontaminations dans les zones de fabrication

65 Les champignons microscopiques Parmi les champignons filamenteux, les moisissures sont responsables de nombreux phénomènes daltération dus à leur pouvoir de sécrétion denzymes hydrolytiques (amylases, protéases, lipases, etc.) Certaines espèces toxinogènes sont responsables daltération de la qualité sanitaire des produits (mycotoxine)

66 La maîtrise de la contamintion Sources et vecteurs Sources de contamination

67 On distingue, en général, 5 grands types de source de contamination (règle des 5 M) : La main-doeuvre (personnel) Le milieu (environnement : air ambiant, surface) Les matières (matières premières, fluides process, etc.) Le matériel (équipement de production, de contrôle, de nettoyage, de maintenance, de sécurité, de transfert, dexploitation, etc.) Les méthodes (production, maintenance, nettoyage, contrôle, transfert, etc.)

68 Le 6 ème M On peut aussi prendre en compte une dimension complémentaire : le management (le 6 ème M), qui permet de veiller à la cohérence et à lhomogénéité de lensemble des paramètres

69 Main doeuvre Lhomme est porteur de microorganismes, qui sont généralement des germes saprophytes nentraînant aucune infection Mais en industrie pharmaceutique, les microorganismes portés par lhomme peuvent être responsables de la biocontamination des ZAC

70 Main doeuvre On distingue 2 types de contamination portées par le personnel : La contamination résidente : naturelle, non pathogène, non éliminable totalement, difficilement transférable, à population stable, se reproduisant sur la peau La contamination transportée : provenant de lenvironnement, éventuellement pathogène, facilement transférable, ne se reproduisant pas sur la peau, pouvant être et devant être totalement éliminée

71 Main doeuvre Lhomme est alors impliqué de 3 façons dans le processus de biocontamination : émetteur, vecteur, récepteur Il devient alors la principale source de contamination pour le produit

72 Main doeuvre Les supports des microorganismes sont, chez lhomme, de 2 natures : Les émissions cutanées Les émissions rhinopharyngées

73 Les émissions cutanées Elles proviennent de la perte de fragments de cellules épithéliales cutanées (desquamation) La différence de température entre le corps et la pièce crée des filets dair sur quelques centimètres Les mouvements du corps décollent les parties mortes de lépiderme et libèrent des particules de tailles différentes dans latmosphère Un homme perd 10 g de peau par jour en moyenne

74 Les émissions cutanées Cette émission de particules cutanées est notamment fonction de lactivité du personnel Une augmentation du nombre de particules émises par la peau peut aussi être mise en évidence par abrasion de la couche superficielle de la peau, par exemple par des vêtements trop ajustés ou après un brossage de lépiderme avec une méthode de lavage des mains non adaptée

75 Les émissions cutanées Certaines de ces particules sont porteuses de microorganismes Les microorganismes trouvent à la surface de la peau les nutriments nécessaires à leur croissance (eau, sels minéraux, acides aminés, acides gras) A la surface de lépiderme souvrent des annexes (follicules pilo- sébacés, glandes sudoripares) dans lesquelles se trouvent des microorganismes dont léradication par les antiseptiques est assez difficile Malgré laseptisation des mains, la surface de la peau ne sera donc jamais exempte de germes, ce qui justifie lutilisation de paires de gants stériles

76 Les émissions rhinopharyngées Elles sont constituées de micro-gouttelettes de 5 à 100 microns de diamètre (gouttelettes de Flügge) Ce sont des particules émises lors de la toux, de la parole et des éternuements Un simple éternuement entraîne la dissémination de à particules Une minute de conversation libère particules : la lettre « D » équivaut à 30 particules, la lettre « P » à 100 particules, la syllabe « PRE » à 180 particules …

77 Les émissions rhinopharyngées Ces gouttelettes subissent une évolution qui dépend du degré hygrométrique et de la température de lair Les plus grosses se sédimentent rapidement mais les autres, en atmosphère sèche, se transforment en petit noyaux secs de 1 à 3 μm qui se déposent très lentement et peuvent être entraînées à de très grandes distances

78 La flore dorigine intestinale Les microorganismes présents chez lhomme peuvent provenir de la flore dorigine intestinale Cette flore est souvent une source de contamination indirecte Elle est : Soit manuportée chez les personnes ayant une mauvaise hygiène Soit libérée sous forme daérosols bactériens dorigine fécales lors de lutilisation de sanitaires ou de lavabos

79 Milieu Lair est un vecteur de microorganismes ayant pour origine soit lhomme, soit lenvironnement (origine tellurique, hydrique, …) Deux origines de la biocontamination sont aussi évoquées, qui distinguent : Une origine externe, par la flore des atmosphères libres Une origine interne due aux émissions par lhomme et ses activités, par la flore des atmosphères closes

80 Flore des atmosphères libres Lair qui entoure les locaux est un vecteur non négligeable de microorganismes en provenance du sol, des plantes, etc. Les variations qualitatives et quantitatives saisonnières, climatiques, géographiques sont certaines Il est noté aussi une variation de la flore rencontrée dans lair en espèces et en nombre selon lactivité sur le poste de travail et la température

81 Flore des atmosphères libres La flore urbaine se caractérise ainsi par une flore fongique monotone (Aspergillus, Penicillium, …) tandis que la flore rurale est très influencée par le type de sols et de cultures, et par les saisons (Alternaria, Cladosporium, …) En général, le taux de spores fongiques est évolutif avec un maximum en août et un minimum en novembre – décembre Le taux maximum de spores fongiques peut être évalué à – spores revivifiables par m 3 dair Pour les bactéries, la flore urbaine se compose en général de 200 à bactéries m 3 dair

82 Flore des atmosphères closes Les origines de biocontamination sont soit humaines, soit non humaines par les matières (matières premières, fluides, etc.), le matériel, etc. Les espèces rencontrées ne sont pas uniformes

83 Moisissures fréquemment rencontrées dans un environnement intérieur Acremonium spp.Fusarium spp. Alternaria alternataMucor plumbeus Aspergillus flavusPaecilomyces spp. Aspergillus fumigatusPenicillium brevicompactum Aspergillus glaucusPenicillium chrysogenum Aspergillus nigerPhoma spp. Aspergillus penicilloidesPithomyces spp. Aspergillus versicolorRhyzopus spp. Aureobasidium spp.Stachybotrys chartarum Chaetomium spp.Stemphylium spp. Chrysosporium spp.Trichoderma spp. Cladosporium cladosporioidesTritirachium spp. Curvularia spp.Ulocladium consortiale Epicoccum spp.Verticillium spp. Eurotium spp.Wallemia sebi

84 Flore des atmosphères closes Les poussières sont de grosses particules de 10 à 20 μm de diamètre, de nature minérale ou organique, dorigine très diverse : fibres végétales, déchets tissulaires, poils, grains de pollen, etc. Selon leur compositions, elles peuvent favoriser la survie ou même la multiplication des microorganismes fixés Etant donné leurs dimensions, elles peuvent se maintenir en suspension en atmosphère calme et tendent à suivre une chute verticale jusquau niveau dun support solide En milieu ventilé, elles seront portées par les courants horizontaux, ascensionnels ou tourbillonnaires

85 Flore des atmosphères closes La persistance et la survie des microorganismes dans lair dépendent dun grand nombre de facteurs dont : La température La taille des particules Le support Lhygrométrie La toxicité chimique de lair La toxicité des radiations Le type de microorganismes

86 Flore des atmosphères closes Le déplacement des particules biologiques peut aussi être soumis aux gradients : De température (thermophérèse : attraction, par une paroi froide, de particules se déplaçant sous laction dun gradient thermique) De lumière (photophorèse : attraction de particules sous laction de la lumière)

87 Flore des atmosphères closes La présence de microorganismes dans latmosphère dépend des supports sur lesquels ils se posent

88 Les surfaces Ladhésion de microorganismes aux surfaces est, comme toute particules colloïdales, largement gouvernée par des interactions physico-chimiques Ces interactions non covalentes, dont la résultante peut être attractive ou répulsive, comprennent essentiellement les interactions électrostatiques, Lifshitz – Van der Waals et acide – base de Lewis Tous les facteurs susceptibles de modifier les propriétés physico- chimiques de surface dun des éléments du système (surface solide, fluide environnant ou microorganismes) peuvent favoriser ou, au contraire, limiter la fixation des microorganismes et donc la formation de biofilm

89 Matières Les matières regroupent les matières premières solides et les fluides, qui peuvent être à lorigine de diverses contaminations Les matières premières solides peuvent être utilisées, soit en tant que principe actif, soit en tant quexcipients Les fluides comprennent : Leau : eau de process, eau de lavage, … Les gaz : vapeur, air comprimé, … Les liquides divers non considérés comme des matières premières

90 Leau Les installations de distribution deau peuvent être le siège de proliférations microbiennes dues : A ladhésion des microorganismes sur des aspérités des canalisations A la présence de « bras morts » sur le circuit de distribution A des proliférations sur les sièges de joints A la multiplication microbienne dans des colonnes échangeuses dions, etc.

91 La vapeur Dans les industries de lultra propreté comme dans les industries pharmaceutiques, la vapeur est utilisée dans des procédés de stérilisation dinstallations ou de produits et pour lhumidification des ZAC La vapeur deau nest jamais stérile, étant produite et distribuée par une installation à partir deau dalimentation Les risques de contaminations peuvent provenir soit de la vapeur elle-même, soit de linstallation, soit des deux

92 Lair comprimé Lair comprimé peut être utilisé, par exemple, pour pressuriser les cuves et les autoclaves, pour le soufflage des ampoules bouteilles Lair comprimé peut aussi servir pour loxygénation des bactéries en fermentation, pour la production dozone, dazote in situ

93 Lair comprimé Lair comprimé utilisé dans des process de production peut être cause de contamination directe ou indirecte du produit fabriqué si sa qualité nest pas maîtrisée Des contaminants chimiques, des particules ou des microorganismes, peuvent altérer la qualité des gaz purs et ultra purs Lair comprimé est aussi chargé en humidité, susceptible de se condenser et ainsi de provoquer des corrosions et le développement de foyers microbiens

94 Matériels Le matériel peut aussi être source et vecteur de contamination Ce matériel concerne celui de production, de contrôle, de nettoyage, de maintenance, de communication, de sécurité, de transfert, etc.

95 Matériels La contamination du matériel peut être le résultat dopérations de production inadaptées Le matériel insuffisamment protégé (courant dair, humidité, eau stagnante, etc.) peut devenir une source importante de contamination La contamination peut aussi provenir dun défaut de nettoyage ou de décontamination de ces matériels Des contaminations peuvent survenir à cause de filtres HEPA défectueux Les circuits dair conditionnés peuvent aussi être contaminés Certains systèmes dhumidification, tours aéro-réfrigérantes, peuvent ainsi favoriser la formation daérosols biologiques

96 Méthodes Les méthodes, quelles soient de production, de maintenance, de nettoyage, de contrôle, de transfert, etc. peuvent être responsables de contaminations si elles ne sont pas adaptées, précises, et rigoureusement suivies

97 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise

98 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise Main dœuvre

99 Formation du personnel Elle fait partie intégrante de la mise en œuvre des BPF Le personnel travaillant en ZAC doit être qualifié et formé aux domaines relatifs au risque microbiologiques Lhomme étant lune des sources de contamination les plus importantes dans lindustrie pharmaceutique, le nombre de personnes présentes dans les ZAC devra être réduit au strict minimum Dans la mesure du possible, les inspections et les contrôles devront seffectuer depuis lextérieur des ZAC

100 Hygiène Différentes règles sont à respecter dans les ZAC : Avoir une hygiène personnelle stricte Signaler toute infection qui pourrait entraîner la dissémination de contaminants Effectuer des contrôles médicaux périodiques pour toute personne entrant en ZAC Exclure le port de bracelet, montre, maquillage et bijoux Effectuer un lavage soigné, fréquent et efficace des mains

101 Hygiène Porter des vêtements : Spécialement conçus pour filtrer et limiter la contamination (particulaire et microbiologique) générée par la personne Nettoyés et manipulés de façon à ce quils ne se chargent pas de contaminants qui pourraient être libérés ultérieurement Adaptés, propres et stériles lors de chaque séance de travail Dont la qualité est adaptée aux fabrications et aux classements des zones de travail

102 Différentes tenues requises en zones classées Equipement Classe des ZAC DCA / B Charlotte, couvre-bottesApplication spécifique (AS)ASRecommandé (R) MasqueRRR BlouseAS Non requis (-) Veste et pantalonAS Gants caoutchouc ou plastique stérilisés non poudrésRRAS Couvre-chaussures, chaussures adaptéesAS R Bottes stérilisées ou désinfectées--AS LunettesAS Combinaisons Vêtement protecteur normalAS-- Vêtement serré au poignet, col montant-AS- Cagoule fixable dans le col de la veste, bas de pantalon et manchettes enserrées dans les bottes et gants respectivement --AS

103 Comportements Adopter un bon comportement, cest : Effectuer, pour lopérateur, des gestes méthodiques, utiles et posés Eviter toute conversation inutile en zone Ne pas consommer ou stocker de la nourriture, des liquides, etc.

104 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise Milieu

105 Le milieu Selon le guide de lultra-propreté, une ZAC peut être définie au niveau des locaux à laide de 3 critères : Existence dun espace délimité, en général une enceinte (espace fermé avec enveloppe spécifique) Accès à cet espace par un système de procédure dentrée et de sas pour les personnes, les matières et le matériel Existence dun système de traitement de lair avec filtration et maintien dune surpression ou dune dépression

106 Les cloisons Les cloisons des salles propres permettent de délimiter lenceinte propre et de participer ainsi à la maîtrise des conditions intérieures Les fonctions principales dune cloison de salle propre sont : Assurer la séparation des locaux de manière à permettre lisolement des activités différentes Permettre la maîtrise des paramètres spécifiques de température, dhygrométrie, dacoustique, déclairage, etc. Limiter les risques de diffusion de produits toxiques Contribuer à lamélioration du cadre de travail par le choix des coloris et des matériaux Participer à la sécurité en permettant un balisage et un repérage facile des circuits dévacuation Participer au respect des impératifs dhygiène et de normes propres à la production

107 Les cloisons Les cloisons doivent avoir les caractéristiques suivantes : Robustesse Parois lisses et sans anfractuosités Etanchéité Eventuellement démontables Ne relarguant pas de particules Dentretien aisé y compris au niveau des portes et des vitres Une cloison de salle propre est très technique et impose une mise en œuvre de très grande qualité par un personnel hautement qualifié et habitué à un travail de finition irréprochable

108 Les sols Les sols des salles propres devront être : Robustes Lisses et sans joint, mais non dérapants Dun entretien aisé De très faible usure, permettant lusage répété de produits de nettoyage et de décontamination Résistants aux trafics, aux charges et aux types de roues des moyens de manutention En fonction des secteurs dactivité, les matériaux les plus utilisés sont : La résine époxy Les linoléums de type « mypolan »

109 Les plafonds Pour la fabrication de médicaments stériles, les faux plafonds doivent être scellés pour éviter les contaminations provenant de lespace supérieur Les matériaux utilisés pour les plafonds doivent être : Etanches Robustes Non relarguants Nettoyables Démontables On trouvera ainsi souvent des panneaux à parement métalliques, présentant lavantage dêtre facilement nettoyables à grande eau et de résister à la désinfection par des produits chimiques

110 Les plafonds Les luminaires et les filtres absolus seront, de préférence, encastrables dans le plafond pour un nettoyage aisé et efficace, et pour assurer un meilleur écoulement de lair dans la salle

111 Les sols et les plafonds Il est préférable que les angles entre le sol et les cloisons et entre les cloisons et le plafond soient arrondis Cela permet un nettoyage plus aisé et plus efficace et évite une accumulation des germes

112 Canalisations Selon les BPF, les canalisations et les gaines doivent être installées de façon à ne pas créer des recoins et des surfaces difficiles à nettoyer Les éviers et les canalisations dévacuation doivent être exclus des zones de classe A / B utilisées pour des fabrications aseptiques Dans les autres zones, des systèmes anti-retours doivent être installés entre les machines ou les éviers et les canalisations Les évacuations au sol des ZAC de classe inférieure doivent être équipées de siphons ou de gardes deau pour éviter tout reflux

113 Les portes Selon les BPF concernant la fabrication des médicaments stériles, les portes doivent être dun modèle ne présentant pas danfractuosités difficiles à nettoyer ( les portes coulissantes ne sont pas recommandées) Par exemple, les accessoires (paumelle, ferme porte, etc.) seront de préférence en saillie, bien carrossés, facilement nettoyables, plutôt quencastrés laissant des ouvertures non contrôlées et non décontaminables

114 Les portes Le choix dune porte étanche portera sur les critères suivants : Les matériaux de fabrication : huisserie, vantail, joints détanchéité Lapparence : mono- ou bi-affleurante, standard Létanchéité : Porte à joint statique coulissante ou non (classe 100 à ) à plinthe automatique Porte à joint gonflable coulissante ou non (classe 1 à 100) Le pouvoir disolation : isothermique, isophonique, résistante au feu, etc.

115 Les éléments vitrés Ils doivent correspondre aux critères des éléments de cloisons (étanchéité, nettoyage et décontamination, sans relargage et sans rétention) Ils sont de plus en plus souvent composés déléments monoblocs étanches Les fenêtres sont de préférence fixes et affleurantes aux murs

116 Lélectricité Les luminaires seront de préférence affleurants et démontables par les combles De préférence, les prises de courants, prises téléphoniques et informatiques seront encastrées et étanches, et les commutateurs électriques seront de préférence situés à lextérieur des salles

117 Les sas matériels et personnels Les sas matériels et personnels permettent, de par la création dune zone tampon entre le couloir et la première salle classée, le maintien de la zone de pression Les sas doivent être conçus et utilisés de telle façon que les différentes phase dhabillage soient fractionnées : les contaminations particulaires et microbiologiques pourront ainsi être diminuées Les sas doivent être ventilés avec de lair filtré

118 Les sas matériels et personnels Selon les BPF, la dernière partie du sas doit relever, au repos, de la même classe que la zone à laquelle il mène Lutilisation de vestiaires distincts pour lentrée et la sortie des ZAC est parfois préférable De manière générale, les lave-mains ne peuvent être installés que dans la première partie des vestiaires

119 Les flux Le circuit de chaque flux doit être étudié dabord séparément pour éviter les croisements à risques et les retours en arrière On distingue 3 types de flux : Flux de matières : principe actifs, excipients, articles de conditionnement, produits en cours, produits finis, déchets, vêtements, fluides, matériels, etc. Flux de personnel : direction, production, contrôle, entretien, nettoyage, décontamination, sécurité, visiteurs, etc. Flux de documents La fixation définitive des circuits doit être revue avec lagencement de lensemble La circulation des flux doit se faire avec une logique détapes croissantes de qualité ou de propreté et avec la mise en place de sas intermédiaires

120 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise Matières

121 Traitement de lair Les systèmes de traitement de lair sont destinés à protéger les zones de production classées (A, B, C ou D) des contaminations extérieures et de celles liées à lactivité à lintérieur de la zone Le système aéraulique à mettre en œuvre pour obtenir le niveau de propreté et denvironnement requis pour la fabrication de produits relevant du domaine de la santé, est défini par 5 critères : La filtration de lair La diffusion de lair Les surpressions ou dépressions Le taux de brassage Le contrôle des conditions physiques de lair

122 La filtration de lair La filtration de lair a pour objet : Préserver la salle propre de la contamination apportée par lair neuf Eliminer la génération des contaminants intérieurs : process, produits, équipements, personnel Préserver la qualité de lair rejeté

123 Famille de filtres Trois grandes familles de filtres se différencient : Les filtres gravimétriques Les filtres opacimétriques Les filtres fins et ultra-fins

124 Les filtres gravimétriques Fibres de verre ou synthétiques (acrylique), de diamètre entre 30 et 50 μm, avec intervalle entre les fibre de 200 à 400 μm Filtres grossiers ou pré-filtres, montés en amont des filtres fins lorsque lenvironnement extérieur est très pollué Ils permettent le maintien des performances de linstallation en évitant lencrassement des centrales de traitement dair en retenant la majorité des particules de lair

125 Les filtres opacimétriques En papier de fibre de verre Filtres fins, ils sont utilisés au niveau des centrales de traitement de lair Ils protègent les filtres à Très Haute Efficacité (THE)

126 Les filtres fins et ultra-fins Fibres minérales mélangées soit à de la cellulose, soit à des fibres de verre, dun diamètre de 1 à 10 μm, espacées de 10 μm Filtres THE, ils comprennent : Les filtres High Efficiency Particulate Air (HEPA) ou filtres « absolus » : ces filtres permettent lélimination des microparticules, des microorganismes, voire des virus Les filtres Ultra Low Penetration Air (ULPA) : encore plus performant que les filtres HEPA, ils permettent lélimination de particules de taille inférieure à 0,3 μm

127 La diffusion de lair Elle permet la captation et lévacuation des contaminants internes Deux techniques de diffusion sont utilisées : Le régime turbulent Le régime laminaire

128 Le régime turbulent Pour classes ISO 9 à 6 Cest un mouvement multidirectionnel (dilution de la contamination) Les lignes nétant pas canalisées, une contamination peut se retrouver en nimporte quel point du local et être ramenée à tout moment vers les zones sensibles Il y a donc variabilité de la contamination dans lespace

129 Le régime laminaire Pour classes ISO 5 Cest un mouvement unidirectionnel (diffusion par captation linéaire) Cette diffusion se fait au travers de flux unidirectionnels verticaux ou horizontaux diffusant une veine dair au travers de filtres absolus Les turbulences sont alors réduites si les obstacles sont fractionnés

130 Les surpressions ou dépressions Selon les BPF concernant la fabrication des médicaments stériles, une alimentation en air filtré doit maintenir en toutes circonstances, pendant la fabrication, une pression positive et une circulation dair par rapport aux zones voisines de classe inférieure et balayer efficacement la zone

131 Le taux de brassage Le taux de brassage se définit par la formule suivante ( en V / h) : Débit dair soufflé (en m 3 / h) Volume de lenceinte (en m 3 ) Le taux de renouvellement correspond à la formule suivante (en V / h) : Débit dair neuf Volume de lenceinte Le taux de renouvellement doit être au minimum de 25 m 3 / h

132 Taux de brassage selon les classes dempoussièrement Classes ISOTaux de brassage (V / h) 3 à à à 640 à 60 6 à 730 à 40 7 à 815 à 30

133 Le contrôle des conditions physiques de lair Le traitement de lair devra assurer le maintien en température et en humidité de lambiance en compensant : Les apports ou déperditions des parois Les apports de chaleur sensible et / ou latente (occupants, process, équipements, éclairage, autoclaves, etc.) Les apports ou déperditions des conditions physiques de lair extérieur (température et hygrométrie)

134 Lair comprimé La propreté microbiologique de lair comprimé peut être favorisée par les chambres de compression où il est possible datteindre des températures élevées (170 °C) Il est possible déliminer lhumidité en déshydratant lair comprimé avec des sécheurs par réfrigération ou par adsorption

135 Leau Leau peut être utilisée comme agent externe sans aucun contact avec le produit ou comme élément de fabrication proprement dit Leau est lexcipient ou le véhicule le plus utilisé en pharmacie En industrie pharmaceutique, on distingue différents types deau : Eau potable Eau purifiée Eau hautement purifiée Eau pour préparation injectables (eau ppi)

136 Leau potable Elle contient des éléments indésirables différents suivant son origine et ne convient donc pas en létat pour des applications où leau pure ou ultra-pure est nécessaire Cependant, comme leau potable sert de base à la fabrication des autres eaux, la qualité de la source en eau potable doit être suivie et contrôlée régulièrement

137 Leau purifiée et hautement purifiée Elles sont produites à partir deau potable et utilisées pour la fabrication de principes actifs, de formes sèches, comme excipient de produits liquides non stériles non apyrogènes (eau purifiée) ou apyrogènes non injectables (eau hautement purifiée), et comme solution de nettoyage et de rinçage du matériel en préparation Nombre dUFC toléré par la Pharmacopée Européenne : Eau purifiée : 100 UFC / ml Eau hautement purifiée : 10 UFC / ml

138 Eau ppi Elle est un des composants essentiels des formes pharmaceutiques destinées à la préparation de médicaments pour administration parentérale Elle sert également comme eau de rinçage ou de process

139 Les matières solides Toute matière première ne doit être achetée quauprès de fournisseurs agréés par lindustrie A chaque réception, lintégrité des emballages ou des récipients doit être contrôlée, ainsi que leur fermeture et la correspondance entre le bon de livraison et létiquette du fournisseur La nature de chaque substance délivrée, ainsi que son poids ou son volume, doit être vérifiée et la vérification notée Les matières premières stockées doivent être correctement étiquetées Seules peuvent être utilisées en fabrication les matières premières qui ont été libérées par le Département Contrôle Qualité et qui sont en cours de validité

140 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise Matériels

141 Matériel Daprès les BPF, « lensemble du matériel, y compris les stérilisateurs, les systèmes de conditionnement et de filtration de lair, les filtres à gaz, les systèmes de traitement, de production, de stockage et de distribution de leau, doit être validé et entretenu de façon planifiée. Dans la mesure du possible, le matériel, les appareils et les installations techniques doivent être conçus et installés afin de permettre que les interventions, lentretien et les réparations puissent être effectués de lextérieur de la ZAC. »

142 Validation La validation établit la preuve que la mise en œuvre et lutilisation de processus, procédés, matières, matériel, produits et articles de conditionnement permettent réellement datteindre les résultats escomptés Elle garantit la fiabilité et la reproductibilité des procédés

143 Maintenance La maintenance peut être définie comme « lensemble des activités techniques, administratives et de management, destinées à maintenir ou à rétablir une installation dans un état ou des conditions données de sûreté de fonctionnement pour accomplir une fonction requise. »

144 Maintenance On distingue 2 grands types de maintenance : La maintenance préventive, qui permet de réduire la probabilité de défaillance ou de dégradation dune installation La maintenance corrective, qui consiste, après défaillance à remettre temporairement ou définitivement linstallation en état de fonctionnement

145 La maîtrise de la contamintion Moyens de maîtrise Méthodes

146 Organisation générale Maîtriser la contamination passe aussi par des méthodes adéquates et donc par un système dAssurance Qualité conçu avec une documentation rigoureusement gérée

147 Nettoyage - désinfection - stérilisation Le nettoyage, la désinfection et / ou la stérilisation des équipements et des locaux font partie des opérations déterminantes dans le processus de production et danalyse dun produit pharmaceutique, notamment pour les médicaments injectables

148 Contexte réglementaire Le contexte réglementaire du nettoyage et de la désinfection est défini dans différents référentiels : Français : BPF Européens : directives 98/8/CEE (produits biocides), 91/356/CEE (médicaments à usage humain), 91/412/CEE (médicaments vétérinaires, etc. Américains : cGMP, 21 CFR et 67 Internationaux : ISO / DIS , 2 et 3 Auxquels sajoutent de nombreuses recommandations : revue STP Pharma Pratiques, guide ASPEC, etc.

149 Démarche Différents matériels peuvent être utilisés : tissus dessuyage non tissés stériles ou non, autolaveuses, monobrosses, aspirateurs et balais, etc. Différentes opérations de nettoyage peuvent être distinguées : balayage humide, essuyage humide, immersion, aspersion, nettoyage à mousse ou à ultrasons, nettoyage en place

150 Démarche Chaque industrie doit faire choisir et qualifier les produits de nettoyage et de désinfection en fonction de ses activités, et respecter lalternance de produits de classes différentes Lefficacité se détermine par des méthodes de prélèvements (écouvillonnage, boîte de gélose contact, lames gélosées, etc.) et de contrôle physico-chimiques ou microbiologiques appropriés

151 Démarche Enfin, la démarche de nettoyage et de désinfection doit être validée, notamment en terme de logique et de réalisme

152 La maîtrise de la contamintion Causes possibles de contamination

153 La maîtrise de la contamintion Causes possibles de contamination Hiérarchie des causes

154 Causes possibles de contamination En cas de contamination fongique, il faut rechercher les causes possibles de la présence de moisissures dans lenvironnement des ZAC et analyser les causes en étudiant le caractère vraisemblable de chaque cause potentielle

155 Hiérarchie des causes Pour étudier le caractère vraisemblable de chaque cause potentielle, et ainsi trier et hiérarchiser ces causes, il est possible de leur attribuer une cotation (de 1 à 4) traduisant lappréciation portée sur chaque hypothèse de disfonctionnement formulée et dévaluer les écarts par rapport à des situations antérieures maîtrisées

156 Note 1 La cause est inapplicable dans le contexte ou elle est sans effet sur le paramètre ayant dérivé

157 Note 2 Il y a peu de probabilité que cette cause soit à lorigine du problème Ce type de disfonctionnement a peu dimpact sur le paramètre ayant dérivé

158 Note 3 La cause est possible Elle peut être à lorigine du problème même si on ne la jamais observé auparavant La cause peut avoir une influence moyenne sur le paramètre en cause

159 Note 4 La cause est probable Elle est vraisemblable dans le contexte Ce type de disfonctionnement peut avoir une forte influence sur le paramètre en cause Le phénomène sest déjà produit

160 La maîtrise de la contamintion Causes possibles de contamination Main dœuvre, milieu, matières / matériels, méthodes

161 Main doeuvre Causes possibles de contamination fongique Cotation Comportement inadéquat en ZAC4 Tenues incorrectement portées4 Manque dhygiène4 Sensibilisation insuffisante4 Effectifs présents trop nombreux3 Qualification du personnel insuffisante3

162 Milieu Causes possibles de contamination fongique Cotation Agencements des locaux inadéquate (dimensions, etc.) 3 Conception inadéquate (composition des sols, plafonds, cloisons, etc.) 3 Etat inadéquat des cloisons, sols, plafonds, porte, éléments vitrés, etc. 3 Systèmes de traitements de lair non adaptés, non qualifiés, non maintenus 3

163 Matières / matériels Causes possibles de contamination fongiqueCotation Introduction en ZAC de matériels à qualité microbiologique non adéquate 4 Disfonctionnement des systèmes de régulation de pression et / ou des hottes / plafonds soufflants 3 Disfonctionnement ou absence de systèmes de régulation dhumidité et / ou de température 3 Mauvaise maintenance, mauvais entretien des systèmes de régulation 3 Systèmes de contrôles et de régulation non qualifiés2 Rejet dair de commande machine dans la pièce2

164 Méthodes Causes possibles de contamination fongiqueCotation Nettoyage et désinfection : absence ou mauvais nettoyage des locaux 4 Nettoyage et désinfection : mauvais choix des produits utilisés (sporicides, alternance de classes différentes de désinfectants) 4 Nettoyage et désinfection : fréquence insuffisante3 Nettoyage et désinfection : matériel utilisé inadéquat3 Entrée et sortie non contrôlée du personnel en ZAC3

165 La maîtrise de la contamination Actions correctives et / ou préventives

166 Après avoir déterminé les causes possibles, voire probables, de la présence de moisissures en ZAC, il faut proposer des actions correctives et / ou préventives

167 Exemples au niveau des méthodes Les procédures dentrée et de sortie du matériel, des matières et du personnel, tout comme les procédures de nettoyage et désinfection, peuvent être illustrées par des images percutantes et être affichées en ZAC de façon à ce quelles stimulent la mémoire visuelle des opérateurs

168 Exemples au niveau des méthodes Au niveau du suivi environnemental, il peut être intéressant deffectuer des prélèvements de lair extérieur afin de pouvoir corréler les données de biocontamination du milieu intérieur avec celles de lextérieur, et ainsi déterminer si lorigine de la biocontamination nest pas issue de lenvironnement immédiat

169 Exemples au niveau des méthodes Concernant le nettoyage et la désinfection, il peut être judicieux détudier le phénomène de résistance des microorganismes et, selon les résultats, denvisager lalternance avec dautres types de produits

170 Plan Les zones datmosphère contrôlée Définition Normes et contexte réglementaire Normes ISO et Autres normes : ISO 13408, BPF La maîtrise de la contamination Objectifs Sources et vecteurs Moyens de maîtrise Causes possibles de contamination Actions correctives et / ou préventives Les moisissures environnementales Habitats naturels Effets sur la santé humaine Méthodes détude

171 Les moisissures environnementales Habitats naturels

172 Plantes La plupart des maladies des plantes sont provoquées par des moisissures Les moisissures phytopathogènes les plus fréquemment rencontrées présentent des étapes non parasitaires dans leur cycle de vie Les moisissures les plus parasites pour les plantes produisent, quant à elles, peu de spores

173 Sols Les moisissures diffèrent : Dun sol à lautre Selon la profondeur du sol Selon lhumidité, le pH, la compétition avec dautres organismes, etc.

174 Milieux intérieurs Les moisissures peuvent se retrouver : Sur les aliments destinés à la consommation humaine ou animale Sur des objets à base de matériaux cellulosiques ou dorigine animale Ainsi que sur des produits de toute nature

175 Denrées alimentaires Céréales et dérivés (avant la récolte, stockage en silo, grains très altérés, farines) Produits laitiers (fromages, beurre, margarine) Viandes et charcuteries Œufs Oléagineux et tourteaux (arachides, soja) Fruits et légumes (agrumes, pommes, poires, bananes, fraises, tomates, ail) Fruits secs et confitures

176 Produits cellulosiques et dorigine animale Textiles (coton, jute, laines) Papier Pâte à papier Liège Bois Cuir

177 Autres produits Caoutchouc Matières plastiques et résines thermoplastiques Peintures et adhésifs Produits pétroliers (fuel, kérosène, huiles) Cosmétiques Métaux (aluminium, acier, arsenic) Verre

178 Les moisissures environnementales Effets sur la santé humaine

179 Les moisissures environnementales Effets sur la santé humaine Composants fongiques susceptibles dentraîner des effets nocifs

180 Effets sur la santé humaine Lexposition aux particules et aux métabolites fongiques peut se faire par inhalation, ou, plus rarement, par contact physique, ou, plus rarement encore, par ingestion

181 Effets sur la santé humaine Un sujet peut être exposé : Par différents composés dune même moisissure Par différentes espèces de moisissures simultanément A des concentrations variables dans le temps Lexposition en milieu intérieur : Peut être plus importante - ou en proportions différentes - quen milieu extérieur Nest pas saisonnière Les effets de moisissures sur la santé des sujets sont fonction : Du type et de limportance de lexposition De la nature de lagent fongique en cause De la sensibilité des individus exposés (état de santé, âge, etc.)

182 Composants fongiques susceptibles dentraîner des effets nocifs Différents composants fongiques sont susceptibles dentraîner des effets nocifs chez un individu exposés : Substances élaborées par les moisissures : Mycotoxines Composés organiques volatils (COV) Eléments des parois des spores et du mycélium : Glucanes Allergènes Les structures fongiques non viables peuvent être aussi nocives (allergisantes, irritantes, toxiques) que les structures viables

183 Mycotoxines GenreEspècePrincipales mycotoxines AlternariaA. alternataAltertoxine I, alternariol, altenuisol, acide tenuazoïque AspergillusA. flavusAflatoxine B1 et B2, citrinine A. fumigatusFumigaclavine, fumigatoxine, fumitremorgène, gliotoxine A. nigerAcide oxalique A. versicolorAspercolorine, sterigmatocystine, versicolorine ChaetomiumChaetomium spp.Chaetomine C. globosumChasetoglobosine CladosporiumCladosporium spp.Cladosporine, émodine, acide épicladosporique FusariumFusarium spp.Trichothécènes (type B), toxine T-2, fumonisisne, vomitoxine, zéaralénone PenicilliumP. brevicompactumBrevianamide A, acide mycophénolique P. expansumCitrinine, patuline P. viridiatumAcide pénicillique, ochratoxines, brevianamide A, acide mycophénolique StachybotrysS. chartarumTrichothécènes (satratoxines F, G et H, lacone, roridine, trichoverrine, sporidesmine G, verrucarine J TrichodermaT. virideTrichodermine, trichoverrine, satratoxine, gliotoxine, fumitremorgène, isocyanide, toxine T-2

184 Composants fongiques susceptibles dentraîner des effets nocifs Différents composants fongiques sont susceptibles dentraîner des effets nocifs chez un individu exposés : Substances élaborées par les moisissures : Mycotoxines Composés organiques volatils (COV) Eléments des parois des spores et du mycélium : Glucanes Allergènes Les structures fongiques non viables peuvent être aussi nocives (allergisantes, irritantes, toxiques) que les structures viables

185 Composés organiques volatils (COV) Le métabolisme des moisissures produit une quantité importantes de COV odorants : limonène, acétone, méthylcétone, butanone, hexanone, octanone, etc. Les groupes de COV, tels que les alcools, les aldéhydes et les cétones, sont responsables de lodeur caractéristique associée aux moisissures Présents sous forme gazeuse, les COV peuvent traverser les matériaux poreux

186 Composants fongiques susceptibles dentraîner des effets nocifs Différents composants fongiques sont susceptibles dentraîner des effets nocifs chez un individu exposés : Substances élaborées par les moisissures : Mycotoxines Composés organiques volatils (COV) Eléments des parois des spores et du mycélium : Glucanes Allergènes Les structures fongiques non viables peuvent être aussi nocives (allergisantes, irritantes, toxiques) que les structures viables

187 Glucanes Les β-1-3-glucanes sont des polymères de glucose faisant partie de paroi de la majorité des moisissures

188 Composants fongiques susceptibles dentraîner des effets nocifs Différents composants fongiques sont susceptibles dentraîner des effets nocifs chez un individu exposés : Substances élaborées par les moisissures : Mycotoxines Composés organiques volatils (COV) Eléments des parois des spores et du mycélium : Glucanes Allergènes Les structures fongiques non viables peuvent être aussi nocives (allergisantes, irritantes, toxiques) que les structures viables

189 Allergènes Les composants des parois cellulaires et du cytoplasme des cellules fongiques, et principalement les substances complexes de haut poids moléculaire élevé sont des substances immunogènes Alors que toute moisissure peut théoriquement contenir des substances allergènes, seulement une soixantaines de moisissures sont reconnues comme allergisantes ( allergies de type I : hypersensibilité immédiate et de type III : hypersensibilité semi-retardée)

190 Les moisissures environnementales Effets sur la santé humaine Principaux effets sur la santé des moisissures en milieu intérieur

191 Selon la nature et la concentration environnementale des agents fongiques en cause, et selon la susceptibilité des individus exposés, les moisissures sont associées à des effets de type : Irritatifs Immunologiques Toxiques Cancérigènes et immunosuppresseurs Infectieux (rares : individus sévèrement immunodéprimés)

192 Effets irritatifs Maladie / symptômesPrincipaux agents responsables ou suspectés Irritation des muqueuses (yeux, nez, gorge, congestion nasale, voix rauque (symptômes sapparentant à des rhumes à répétition) Action mécanique, mycotoxines, glucanes, COV

193 Effets immunologiques Sous-catégorie deffet Maladie / symptômesPrincipaux agents responsables ou suspectés Allergique type I Rhinite allergique, conjonctivite, dermatite La plupart des moisissures Astme allergiqueAspergillus fumigatus, Alternaria, Cladosporium, Penicillium ABPAAspergillus fumigatus Sinusite allergiqueAspergillus, Epicoccum, Curvularia, Alternaria Allergie type IIIAlvéolite allergique extrinsèque Poussières organiques ou aérosols contenant Aspergillus, Penicillium, Cephalosporium, Acremonium ImmunosuppressifsInfections à répétitionMycotoxines, glucanes

194 Effets toxiques Sous- catégorie deffet Maladie / symptômesPrincipaux agents responsables ou suspectés Effets immédiats, aigus, suivant une forte exposition Syndrome toxique causés par des poussières organiques (« Organic Dust Toxic Syndrome », ODTS) Acremonium, Alternaria, Aspergillus, Chaetomium, Cladosporium, Eurotium, Fusarium, Paecilomyces, Penicillium, Phoma, Stachybotrys, Trichoderma, Wallemia Effets à plus long terme, à la suite dexpositions répétées Généraux : fatigue chronique, maux de tête Systémiques : effets neuro- comportementaux et cognitifs, douleurs articulaires, symptômes gastro-intestinaux, etc. Mycotoxines

195 Effets cancérigènes Maladie / symptômesPrincipaux agents responsables ou suspectés Cancer du foie (suivant une exposition importante par ingestion daliments fortements contaminés ou par inhalation en milieu agricole) Aflatoxines

196 Les moisissures environnementales Méthodes détude

197 Les moisissures environnementales Méthodes détude Prélèvements

198 Lemplacement des différents points de prélèvement et la fréquence de prélèvements sont choisis pour être les plus représentatifs de linfluence de lactivité sur le produit ou sur le procédé Ils sont définis dans un protocole de suivi environnemental propre à chaque service

199 Les moisissures environnementales Méthodes détude Détermination de la biocontamination

200 Détermination de la biocontamination de lair Il sagit de dénombrer les germes revivifiables présents dans lair dune zone Mesures volumétriques : elles sont réalisées par des biocollecteurs sur lesquels des boîtes de gélose sont introduites Mesures statiques : elles sont effectuées à laide de boîtes de gélose

201 Détermination de la biocontamination de lair Pour les prélèvement en zone de classes A, les contrôles sont effectués quotidiennement par lot et par équipe Si le nombre dUFC est 1, les cultures sont identifiées

202 Détermination de la biocontamination de lair Pour les prélèvements de classe B, les contrôles sont effectués hebdomadairement / mensuellement par lot et par équipe Les actions qui peuvent être mises en place lors de dépassement des normes sont : Lémission de non conformités Linformation du personnel concerné (rappel des consignes, signature de la fiche résultats, etc.) La vérification de la validité des formations des opérateurs concernés La planification dune reformation aux BPF en ZAC en cas de récurrence des contaminations

203 Détermination de la biocontamination des surfaces Sur les surfaces à tester, les boîtes de gélose-contact sont appliquées en exerçant une pression modérée pendant environ 10 secondes puis lemplacement est nettoyé avec de lalcool isopropylique Les contrôles sont quotidiens (classe A), hebdomadaires (classe B) ou mensuels (classe C)

204 Détermination de la biocontamination de la tenue des opérateurs Contrôles des gants Lextrémité des 5 doigts est appliquée délicatement sur des boîtes de gélose Classe A : les contrôles des gants sont effectués après intervention des opérateurs, quotidiennement, pour chaque opérateur et pour chaque lot Classe B : contrôles mensuels ; classe C : pas de contrôle

205 Détermination de la biocontamination de la tenue des opérateurs Contrôles de la tenue proprement dite Des boîtes de gélose-contact sont appliquées délicatement sur les deux manches, la poitrine et la cagoule, puis lemplacement des tests est nettoyé Les contrôles sont effectués hebdomadairement dans chaque zone et pour chaque opérateur en fin de séance de travail

206 Exemple de normes de biocontamination Classe Biocontamination (UFC) AirSurface / 24 cm 2 Empreinte / gant Vêtement / 24 cm 2 / m 3 / boîte de Petri A B C D

207 Conclusion Face aux exigences règlementaires, technico- économiques et à la concurrence, les industries pharmaceutiques cherchent, tout en favorisant la qualité de leurs fabrications, à diminuer leurs coûts de production afin de non seulement obtenir un avantage concurrentiel mais aussi afin de se différencier au niveau de leur image de marque et de leur marketing

208 Conclusion Les approches qualité qui encadrent les procédés de production sorientent de plus en plus vers un effort de compréhension des phénomènes


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