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Chapitre 5: Émotion et expression non verbale PSYC 0030-1: Psychologie des émotions 2ième année Baccalauréat Blairy Sylvie, Faculté de Psychologie et des.

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1 Chapitre 5: Émotion et expression non verbale PSYC : Psychologie des émotions 2ième année Baccalauréat Blairy Sylvie, Faculté de Psychologie et des Sciences de lEducation

2 Les expressions faciales des émotions Le sourire de la joie - le froncement des sourcils dans la colère – les grimances du dégoût. contraction de nombreux muscles faciaux par des nerfs moteurs Le système moteur sous-cortical et le système moteur cortical Expression faciale volontaire – expression faciale spontanée

3 Relation entre expression faciale et émotion comportement participant au déclenchement du processus émotionnel comportement servant à la communication des états émotionnels et des intentions Les expressions faciales des émotions

4 le rôle de lexpression faciale dans la genèse de lémotion L hypothèse de la rétro-action faciale (facial feedback)

5 La double relation entre le visage et lexpérience émotionnelle est bien connue: Hypothèse de la rétroaction faciale Darwin (1872) James ( 1884) Tomkins (1962, 1980) Izard (1971) Ekman (1973) Rôle central du visage dans lexpérience émotionnelle Hennenlotter (2009). Etude fMRI. Hypothèse controversée. Buck (1985) Fridlund (1991 ) Hypothèse de la rétroaction faciale

6 Définition de Lanzetta & McHugo (1989) Si le patron musculaire facial contribue causalement à lexpérience subjective dune émotion, alors la production dune expression faciale ou sa modulation influencera lexpérience subjective émotionnelle. Trois hypothèses sur le rôle causal (spécifications différentes du rôle) Hypothèse de la nécessité Hypothèse de la suffisance Hypothèse de la continuité Hypothèse de la rétroaction faciale

7 Etude de Keillor, Banet, Crucian, Kortenkamp et Heilman (2002) Femme avec une paralysie faciale totale exposée à 42 diapositives de lIAPS (Lang, 1997). Hypothèse de la nécessité

8 Hypothèse de la continuité Lanzetta, Cartwright-Smith et Kleck (1974) Inhiber ou exagérer la réaction faciale Anticipation et réception dun choc électrique qui varie en intensité réduire expression de souffrance (juges ne puissent pas évaluer lintensité du choc) exagérer lexpression de souffrance (juges puissent penser que le sujet souffre fortement) VD: Mesure de lexpérience subjective RED Résultats en faveur de lhypothèse de la continuité

9 Hypothèse de la continuité Ceschi et Scherrer (2001) Etude avec 64 enfants âgés de 7 à 10 ans Sketches joués par un clown VD: expression faciale codée avec le FACS rapport verbal du sentiment émotionnel ressenti

10 Hypothèse de la continuité Simulation dun sourire: Tenir un crayon dans la bouche, en le pinçant entre les dents et en évitant que les lèvres ne touchent le crayon. Strack, Martin et Stepper (1988)

11 Hypothèse de la continuité Inhibition du sourire: Tenir un crayon dans la bouche, entre les lèvres en évitant quil ne touche les dents. Strack, Martin et Stepper (1988)

12 Information donnée aux sujets Il sagit dune étude destinée à recueillir de linformation sur les difficultés rencontrées par les personnes handicapées lorsquelles sont amenées à remplir un questionnaire. Tâche à réaliser Visionner et évaluer le côté amusant de 4 dessins animés Évaluer leur propre état émotionnel subjectif Résultats Les sujets qui ont simulé un sourire évaluent les dessins animés comme plus plaisants que ceux dont le sourire est inhibé rapportent avoir des sentiments émotionnels plus forts Hypothèse de la continuité Strack, Martin et Stepper (1988)

13 Hypothèse de la continuité Soussignan (2002) Utilise la même méthode que Strack et al. (1988) Utilise des clips positifs et négatifs Leffet modulateur a été démontré uniquement dans la condition positive.

14 Hypothèse de la continuité Ito et al. (2006) Teste si lexpression faciale peut moduler des biais raciaux implicites Utilise la même méthode que Strack et al; (1988) Les participants visionnent des visages dindividus blancs et dindividus noirs. Mesure des biais raciaux via Implicit Association Test (IAT) Résultats en faveur de leffet de la rétroaction faciale

15 Hypothèse de la continuité/suffisance Dimberg et al. (2011) La technique de laction faciale volontaire (Dimberg, 2002) Expression naturelle contrairement à la méthode utilisée par Strack et al. (1988) - Laird (1974) – Tourangeau et Ellsworth (1979) Les sujets ne sont pas conscients du véritable objectif de létude. Temps de lexpression (critiques Laird, 1974). Phase 1: soulever les joues à chaque image Phase 2: froncer les sourcils à chaque image 12 images: 4 joie – 4 colère – 4 neutre Evaluation de laspect plaisant et déplaisant du stimulus

16 Hess, Kappas, Mc Hugo, Lanzetta et Kleck (1992) Différences individuelles dans lévaluation des stimuli inducteurs démotion Teste en même temps lhypothèse de la suffisance et celle de la continuité Joie-tristesse-colère et tranquillité Technique dinduction démotion: imagerie mentale « se souvenir dun épisode de sa vie durant lequel il a éprouvé… » Hypothèse de la suffisance

17 Hess, Kappas, Mc Hugo, Lanzetta et Kleck (1992) Le sujet doit réaliser 3 tâches différentes Ressentir les 4 émotions Exprimer les émotions en essayant de ne pas les ressentir Exprimer clairement et ressentir et les 4 émotions Etat émotionnel demandé: le sujet presse un bouton pour le signaler Enregistrement du temps de latence RED RC EMG de 4 sites faciaux Expérience émotionnelle subjective Hypothèse de la suffisance

18 Hess, Kappas, Mc Hugo, Lanzetta et Kleck (1992) Temps de latence (TL): Comparaison des conditions Hypothèse de la suffisance Dans la condition exprimer en essayant de ne pas ressentir : les sujets devraient quand même ressentir le sentiment émotionnel associé à lexpression Hypothèse de la suffisance Résultat : Dans la condition exprimer en essayant de ne pas ressentir, les sujets ont rapporté avoir ressenti le sentiment émotionnel associé à lexpression. Résultat en faveur de lhypothèse de la suffisance

19 Hypothèse de la suffisance Dimberg et al. (2011) La technique de laction faciale volontaire (Dimberg, 2002) Phase 1: soulever les joues à chaque image Phase 2: froncer les sourcils à chaque image 12 images: 4 joie – 4 colère – 4 neutre Evaluation de laspect plaisant et déplaisant du stimulus Visages neutres: sourire vs froncement des sourcils. Pas de différences. Résultats pas en faveur de lhypothèse de la suffisance.

20 Confirmation de lhypothèse? Les avis sont mitigés Rapports de méta-analyses sur la rétro-action faciale (Manstead, 1988; Matsumoto, 1987): Bon support pour lhypothèse de la continuité 11,76% le total de la variance de lexpérience émotionnelle rapportée qui peut être attribuée à lexpression faciale. Hypothèse de la rétroaction faciale

21 Quelle est la nature de linformation provenant du visage? Comment cette information crée-t-elle lexpérience émotionnelle? Deux mécanismes Des processus cognitifs sont responsables de cet effet: la perception de sa propre expression faciale génère lémotion (Bem, 1967, 1972; Laird, 1974, 1984) La médiation cognitive nest pas nécessaire, les mécanismes physiologiques sont suffisants pour générer les réactions affectives. La conscience de lexpression nest pas nécessaire (Ekman et al., 1983; Izard, 1977; Tomkins, 1962). Toutefois, Il nexiste pas une zone unique du cerveau dédiée à des programmes affectifs innés Les mécanismes de la rétroaction faciale

22 Quelle est la nature de linformation provenant du visage? Comment cette information crée-t-elle lexpérience émotionnelle? Expérience de Strack et al. (1988): les sujets nont pas conscience de la signification émotionnelle de leur expressions Les mécanismes de la rétroaction faciale

23 Résultats en faveur de lhypothèse de la continuité. Ils suggèrent que les processus cognitifs impliqués dans la reconnaissance de la signification émotionnelle dune expression faciale ne sont pas nécessaires pour influencer lexpérience émotionnelle subjective. Dans cette étude, des mécanismes moteurs physiologiques semblent être responsables des effets de la rétroaction faciale Les mécanismes de la rétroaction faciale Expérience de Strack et al. (1988)

24 Application clinique de la perspective théorique de Bem Expérience de chercheurs japonais avec des femmes souffrant de dépression profonde (cf. Philippot, 2007) Données en faveur de la théorie de lauto-perception Les mécanismes de la rétroaction faciale

25 Dautres phénomènes de rétro-action: la rétroaction posturale et la rétro-action respiratoire

26 la rétro-action posturale la rétro-action respiratoire Expérience de Stepper & Strack (1993) Recherches dans différents laboratoires et à chaque fois des effets semblables aux effets de rétro-action faciales ont été observés Expériences de Philippot, Chapelle & Blairy (2002) Expérience de Bourgeois, Couture, Herrera, Blairy, Hess et Philippot (1995)

27 Lexpression vocale

28 Lexpression vocale des émotions Darwin (1872) Moins étudiée que les efe mêmes sujets de recherche: encodage et décodage de l émotion difficultés dans la mesure des paramètres vocaux difficultés d enregistrement des comportements vocaux dans des contextes naturels La manipulation des composantes vocales pour confectionner et manipuler des stimuli vocaux est difficile (Kappas et al., 1991)

29 La rétroaction vocale le comportement vocal contribue au déroulement de lémotion (Hatfield, Cacioppo et Rapson, 1994) Effet modulateur comparable à celui de la rétroaction faciale donne du poids à l hypothèse de l intervention de l ensemble du système expressif émotionnel dans la mécanique de l émotion

30 L encodage des expressions vocales émotionnelles Les états émotionnels affectent le système vocal Les paramètres acoustiques utilisés Scherer (1989): la force la hauteur et ses variations le tempo

31 Indicateurs vocaux des états émotionnels Daprès Scherer (1989)

32 Le décodage des expressions vocales La voix peut générer des informations concernant l état émotionnel. Les stimuli utilisés varient mots syllabes sans significations extraits de texte et même de conversations complètes Notre acuité de reconnaissance de la catégorie émotionnelle peut aller jusqu à 60% (catégories usuelles en expressions faciales) Les stimuli employés sont des simulations (sons synthétisés) La validité écologique est sujette aux critiques

33 Étude de la voix en psychopathologie Dépressions et schizophrénies le niveau d intensité de la voix est réduit monotonie de la voix (pas de chute en fin de phrase) le tempo est lent dû à la lenteur d articulation et à la durée des pauses Observations cliniques caractéristiques trop vagues pour être utilisées comme critères diagnostiques

34 Lexpression faciale et la communication des émotions

35 Jespère que tout va bien pour toi

36 Jespère que tout va bien pour toi !

37 Les manifestations émotionnelles reflet direct dun état émotionnel (expression spontanée) est médiatisée par des règles de manifestation, règles d expressivité (display rules)- expression volontaire, contrôlée. Les processus de décodage est une appréhension directe de l état émotionnel de l autre est médiatisé par des règles de décodage (connaissances du récepteur à propos de la situation de l émetteur). Les attentes. Les processus de communication non verbale

38 Est ce que les expressions faciales émotionnelles sont les mêmes pour tous les membres de l espèce humaine ? Darwin (1872) « The Expression of Emotions in Man and Animals » Les problèmes méthodologiques des études de Darwin (la formulation des questions) Les recherches en sciences sociales entre 1920 et 1960 Les recherches dans les années 70. Ekman et Friesen (1971); Izard (1971).

39 Les méthodes utilisées La méthode des composantes Permet létude des composantes des expressions faciales émotionnelles. Facial Action Coding System (FACS) Paul Ekman La méthode des juges Permet de déterminer si lexpression émotionnelle est universellement produite.

40 Ekman, Sorenson et Friesen (1969) Photographies d efe à des étudiants américains, japonais, brésiliens, chiliens et argentins. 30 photographies –14 personnes-6 émotions (joie, tristesse, colère, peur, surprise et dégoût) Pour chaque photo, choisir le terme émotionnel qui convient le mieux à l expression faciale. Izard (1968) Sujets appartenant à 9 pays: États-unis, Angleterre, Allemagne, Suède, France, Suisse, Grèce, Japon et divers nations d Afrique. Huit émotions (excitation, joie, surprise, angoisse, dégoût, colère, honte, peur)

41 Ekman et Friesen (1971) Habitants de Nouvelle-Guinée (n=189), aucun contact avec des missionnaires ou des commerçants, ne comprenant ni ne parlant langlais. Groupe découvert depuis 14 ans. Méthode Photographies de visages avec une efe Histoires simples dont le contenu exprime une émotion 3 photographies pour chaque histoire Peu derreur dans les associations - Confusion peur - surprise Filmés + présentation de leurs visages à des sujets USA Aucune difficulté à reconnaître les émotions - Confusion peur - surprise

42 Quelques conclusions Les individus posent pour exprimer une émotion. Comportements spontanés La nature des mécanismes assurant cette universalité apparente reste toutefois à préciser Ce qui peut varier en fonction des cultures se sont les règles dexpression sexe, âge, rôle, contexte social

43 Les critiques émises par Russell (1994) analyse la méthodologie des recherches prétend quil faut nuancer très fortement la thèse de l universalité l utilisation détudiants universitaires la nature et le choix de ces stimuli la méthode de présentation des stimuli faciaux le jugement émotionnel d expression faciale dépend de la présentation préalable dautres expressions. la procédure de collecte des réponses: choix forcé à partir dune liste imposée et restreintes de termes indiquant des catégories émotionnelles Boucher & Carlson (1980) Reconnaissance par chance: la probabilité avec laquelle un terme émotionnel est sélectionné par chance dans une liste de 6 termes est de 16.6%

44 Les réactions vigoureuses d Ekman (1994) Les scores de reconnaissance à lintérieur et au travers des cultures sont supérieurs aux scores « chance » Les études de Frank et Stennett (2001): est-ce que la méthode du choix forcé crée artificiellement un accord entre les observateurs? Terme correct inclus –exclus + « aucun terme » 6 émotions de base et 4 autres termes plausibles (ex: excitation)

45 Quelle est limportance de la culture dans la reconnaissance des expressions ? Devons-nous conclure des études sur luniversalité des expressions faciales émotionnelles que toutes les expressions faciales sont innées? NON 1. Le niveau dexactitude, même sil est supérieur à la chance, varie avec la culture Elfenbein & Ambady (2002) Haidt & Keltner (1999)

46 Importance de la culture Les cultures occidentales : % Les cultures non-occidentales: 63-90% Les cultures isolées: 30-95% Données de Ekman (1973) 2. Le biais avantage in-group 3. Les display rules (3 règles fondamentales selon Ekman)

47 Théorie neuroculturelle dEkman (1972, 1994): place importante aux dimensions culturelles. Sa position n est pas l universalisme extrême. Universalité versus relativisme culturel Points de vue intégrés dans une perspective interactioniste: les déterminants biologiques et sociaux/culturels sont pris en compte

48 Quelle information est véhiculée par lexpression faciale ? Emotion vs. Intentions et Motivations sociales 1. Emotion –expression view (Ekman, Manstead, Cameras) 2. Behavioral Ecology view (Fridlund) : la fonction de communication sociale. Importance du contexte social Hypothèse de travail: Les EFE sont plus souvent montrées dans des situations interactives Les études de Fridlund (1991, 1992)

49 Quelle information est véhiculée par lexpression faciale ? Emotion vs. Intentions et motifs sociaux Limpact spécifique du contexte social peut –être modulé par différents facteurs et leurs interactions: 1. La familiarité entre celui qui exprime et laudience 2. La valence de la situation émotionnelle 3. Lintensité de lémotion induite Les études de Jackobs et al., (1999, 2001); Hess et al. (1995); Lee et Wagner (2002)

50 Quelle information détermine la reconnaissance de lémotion ? Le contexte de lémetteur: Paradigme personne-scénario Paradigme images candides Paradigme de Goldberg (1951) Le contexte du décodeur: Létat émotionnel du décodeur Les études de Schiffbauer (1974); Leppänen & Hietanen (2003)

51 Elle vient de trouver un rat mort dans la cuisine

52 Elle vient dapprendre quelle a gagné à la loterie

53 la nature même de l émotion Kirouac et Doré (1982) taux de reconnaissance de 6 émotions (efe) Importance de l observation des changements d apparence du visage, provoqués par la contraction de certains muscles faciaux. Photographie= pas de mouvements Hypothèse: cet élément de comparaison peut améliorer la performance de reconnaissance des sujets. Différence de sexe ? Quelle information détermine la reconnaissance de lémotion ?

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61 Þ forts pourcentages de bonnes réponses= possibilité d extraire de l information liée à l émotion sur la base du seul visage Þ pas de différences significatives pour le facteur « sexe » Þ pas de différences significatives pour le facteur « modalité de présentation »: effet de plafonnement

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63 Þ La joie est plus facilement identifiée que les autres émotions (saillance du sourire) Þ existence de patrons de confusion: peur-surprise et dégoût-colère les mécanismes sous-tendant la confusion restent à cerner probablement une communauté d éléments ColèreDégoût

64 Étude de Kirouac, Bernier et Doré (1986) Quels sont les traits et les mouvements du visage qui déterminent l interprétation de l expérience émotionnelle? Reconnaissance de 6 émotions joie, surprise, peur, dégoût, colère et tristesse Selon la portion du visage visage complet, trois quarts, moitié ou quart Résultats : 1. Certaines régions faciales sont plus critiques tristesse et peur: la région des sourcils et du front joie et dégoût: la région buccale 2. Performances très élevées même pour un quart du visage

65 La joie est plus facilement reconnue que d autres émotions comme la colère ou le dégoût. Pour une reconnaissance correcte de chaque émotion, certains indices faciaux sont plus importants que d autres.

66 Résultats des recherches empiriques Aspects développementaux de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles

67 Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE La discrimination des EFE apparaît très tôt au cours du développement (Haviland & Lelwicka, 1987 ; Nelson, 1987). La technique de lhabituation: Présenter une expression à plusieurs reprises jusquà ce que la durée de fixation visuelle diminue de façon significative (50% de réduction). Lorsque le critère dhabituation est atteint, une expression différente est présentée On considère que le nourrisson discrimine les deux si on observe une augmentation soudaine du temps de fixation visuelle (Gosselin, 2005) Les études sur les enfants dun an et moins

68 3 mois : Discrimination du visage humain parmi lensemble des stimuli auquel il a accès. La discrimination saffine. Le visage devient une source dinformation sur létat émotionnel. 4 mois : reconnaissance des expressions de joie (Labarbera et al., 1976). Entre 5 et 7 mois : colère – peur – tristesse. Surprise et dégoût ? Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE Les études sur les enfants dun an et moins

69 Description verbale (histoire) ou reconnaissance A partir de 3 ans (Field & Walden, 1982 ; Stifter & Fox, 1986 ; Zuckerman & Przewuzman, 1979)- lenfant est capable didentifier avec un bon niveau dexactitude létat émotionnel dautrui à partir de lexpression du visage. Amélioration progressive:5-6 ans < 7-8 ans Différences en fonction des émotions. Surprise moins bien reconnue chez les enfants de 5-6 ans. Joie-colère-tristesse > peur –surprise -dégoût Les études sur les enfants de deux ans et demi et plus Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE

70 Kirouac, Doré et Gosselin (1985): En moyenne à 4 ans niveau avancé et à 6 ans la reconnaissance des EFE atteint un niveau élevé qui ne sera pas dépassé ultérieurement. Exactitude 3- 7 ans et rapidité 7 – 10 ans. Vers 10 ans compétences similaires à celles des adultes. Aucune différence entre les filles et les garçons durant la période étudiée (4 à 9 ans) Les émotions secondaires, plus complexes, telles que la honte, lembarras, la fierté, le mépris. Les capacités continuent de se développer à ladolescence. Cameras et Allison (1985); De Sonneville et al., (2002), Goa et Maurer (2009) Les études sur les enfants de deux ans et demi et plus Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE

71 Etude de Székely et al. (2011) 808 enfants âgés de 3 ans (garçons et filles) Joie tristesse colère et peur Emotion-matching task – emotion – labeling task Performances différentes en fonction du type de tâche ? Différences de sexe ? Confusion tristesse – colère et peur ? Les études sur les enfants de deux ans et demi et plus Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE

72 Emotion-matching task tâche non verbale

73 Emotion-labeling task tâche verbale

74 Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE Etude de Székely et al. (2011) Les compétences dépendent – elles de la tâche ? Mean Accuracies and Standard Deviations on the Nonverbal (Emotion-Matching) and Verbal (Emotion-Labeling) FER Tasks Matching Labeling Happy 0.66 (0.29) 0.53 (0.34) Sad 0.59 (0.29) 0.51 (0.33) Angry 0.62 (0.29) 0.55 (0.36) Fearful 0.65 (0.29) 0.44 (0.33)

75 Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE Etude de Székely et al. (2011) Y a –t-il des différences de sexe ?

76 Aspects développementaux de la reconnaissance des EFE Etude de Székely et al. (2011) Y a –t-il des confusions plus fréquentes que dautres ?

77 Émotion cible: Joie Les confusions Etude de Székely et al. (2011)

78 Les confusions Émotion cible: tristesse Etude de Székely et al. (2011)

79 Les confusions Etude de Székely et al. (2011)

80 Les confusions Etude de Székely et al. (2011)

81 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles lautisme (Celani, Battacchi, & Arcidiacono, 1999 ; Hobson, 1986 ; Hobson, Ouston, & Lee, 1989 ; Tantam, Monagham, Nicholson, & Stirling, 1989) le déficit de lattention ou hyperactivité (Cadesky, Mota, & Schachar, 2000) les troubles de lapprentissage (Axelrod, 1982 ; Bachara, 1976 ; Badian, 1983 ; Holder & Kirkpatrick, 1991) les enfants maltraités ou négligés –physiquement et/ou moralement (Camras, Ribordy, Hill, Martino, Sachs, Spaccarelli, & Stefani, 1990 ; Pollak, Cicchetti, Hornung, & Reed, 2000 ; Wismer, Fries & Pollak, 2004).

82 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Pollak, Cicchetti, Hornung, & Reed, (2000 ) Enfants victimes de maltraitance ou de négligence Enfants négligés: auraient moins dopportunités dinteragir avec des adultes et reçoivent moins de soutien dans lapprentissage du décodage des signaux émotionnels. Enfants maltraités: sont exposés à une hostilité importante et à la menace. Méthode Après avoir entendu différente histoire dans lesquelles le protagoniste ressentait de la joie, de la tristesse, du dégoût, de la peur ou de la colère, les enfants devaient choisir parmi 3 photographies celle qui correspondait à lémotion évoquée. Groupe denfants contrôles

83 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Pollak, Cicchetti, Hornung, & Reed, (2000 ) Résultats Les enfants négligés ont plus de difficultés que les autres à différencier les expressions émotionnelles. Enfants négligés ont plus souvent recours aux visages tristes. Les enfants maltraités montrent plus de difficultés dans la reconnaissance des expressions de tristesse et de dégoût. Leur capacité à reconnaître la colère ne diffère pas de celle des enfants contrôles. Enfants maltraités ont plus souvent recours aux visages en colère

84 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Importance de lexpressivité familiale une expressivité familiale négative forte rend difficile lacquisition de la compréhension des EFE + déficits dans les aptitudes sociales une expressivité familiale positive est associée à de meilleures compétences sociales et à des comportements pro-sociaux chez lenfant

85 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Blair & Reed (2000 ) Adolescents (11-14 ans) présentant des problèmes affectifs et comportementaux. Le PSD (Psychopathy Screening Device) évalue les perturbations affectives et interpersonnelles & les problèmes de conduites ou de comportements impulsifs. Au plus ils ont de problèmes comportementaux au plus ils ont des difficultés à reconnaître les expressions de tristesse et de peur. La reconnaissance des expressions de surprise – colère – dégoût ne semble pas liée aux problèmes comportementaux.

86 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Simonian et al., (2001 ) Phobie sociale (9-15 ans) selon les critères DSM Visages dadultes Les phobiques sociaux commentent significativement plus derreur dans létiquetage des expressions, en particulier pour la joie, la tristesse et le dégoût. Pas dinfluence du genre, ni de lâge.

87 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Melfsen & Florin (2002 ) Enfants anxieux socialement Visages dadultes et denfants (neutre, joie, colère, dégoût, tristesse) Sujets anxieux = sujets non anxieux. Les sujets anxieux évaluent plus souvent que les non anxieux les expressions neutres comme étant positives ou négatives.

88 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Battaglia et al., (2004 ) Enfants « tout-venant » âge moyen 7,5 ans Mesures dinhibition comportementale et danxiété sociale Résultats Un haut degré danxiété sociale est prédicteur dune capacité diminuée à classer les EFE

89 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles lalexithymie (Taylor & Bagby, 1988) les phobiques sociaux (Winton, Clark & Edelman, 1995) Les patients dépressifs (Bouhuys, 2003) Syndrome du X fragile (Turk & Cornish, 1998) ou la maladie d'Alzeihmer (Koff, Zaitchik, Montepare & Albert, 1999) Maladie d'Alzeihmer (Koff, Zaitchik, Montepare & Albert, 1999) Études sur les populations adultes

90 Troubles associés aux déficits de la reconnaissance des expressions faciales émotionnelles Maladie de Parkinson (Dujardin, K., Blairy, S., Defebvre, L., Duhem, S., Noël, Y., Hess, U., Destée, A. (2004). La schizophrénie (Archer, Hay & Young, 1992 ; Kerr & Neale, 1993 ; Kring & Earnst, 2003) La consommation chronique dalcool (Kornreich, C., Philippot, P., Foisy, M-L., Blairy,S., Raynaud, E., Dan, B., Hess, U., Noël, X., Pelc, I., & Verbanck, P. (2002) Études sur les populations adultes

91 La relation entre la capacité à décoder les EFE et les compétences sociales pourrait être bidirectionnelle Les personnes présentant de très bonnes relations sociales : plus dopportunités pour exercer leur lecture du comportement non verbal dautrui, ce qui, en retour, favoriserait de bonnes interactions interpersonnelles (Boyatzis & Satyaprasad, 1994). La relation serait bidirectionnelle


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