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Lorthographe 7 mai 2011. Un vieux problème? La science des ânes.

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1 Lorthographe 7 mai 2011

2 Un vieux problème?

3 La science des ânes

4 Que retenir de cet extrait ? Lorthographe fait rire, un bourgeois ignorant la prend pour de la philosophie. Mais elle lui semble nécessaire pour devenir gentilhomme… Le lien entre loral et la phonation apparaît aussi ridicule Cette prononciation « restituée » correspond selon ses adeptes à un usage spécifique du théâtre de cour et pas à la prononciation quotidienne

5 Ou un problème somme toute récent Notre orthographe est « stable » depuis La période précédente se caractérise par des changements nombreux, parfois rapides et la coexistence dusages variés

6 La langue française est-elle la plus difficile? La difficulté à orthographier dans une langue est liée à sa transparence plus ou moins grande. Lespagnol ou litalien sont très transparents (pas de lettre muettes, correspondance graphèmes/phonèmes univoques, peu ou pas dhomophones) Le français est une langue moyennement transparente pour lécriture (nombreuses lettres muettes, graphies multiples de phonèmes) Langlais est une langue peu transparente.

7 La consistance Le français est aussi une langue peu « consistante » : Plusieurs phonèmes peuvent être représentés par la même graphie. Plusieurs graphies peuvent coexister pour un même phonème.

8 Un peu dhistoire

9 Lidéal de transparence et de consistance est énoncé depuis plusieurs siècles Nous avons déjà dit que les sons ont esté pris par les hommes pour estre signe des pensées,& quils ont aussi inventé certaines figures pour estre les signes de ces sons[…] Il aurait fallu observer quatre choses pour les mettre en leur perfection. 1.Que toute figure marquast quelque son, cest-à-dire, quon nécrivist rien qui ne se prononçast. 2.Que tout son fust marqué par une figure, cest-à-dire quon ne prononçast rien qui ne fust écrit.

10 3.Que chaque figure ne marquast quun son, ou simple ou double. Car ce nest pas contre la perfection de lécriture quil y ait des lettres doubles, puis quelles la facilitent en labregeant. 4.Quun mesme son ne fust point marqué par de différentes figures. Arnauld et Lancelot, Grammaire générale et raisonnée, 1660

11 Deux orthographes du français XVIIeXIXe-XXIe ils etoientils étaient iayJay ils bruloiētils brûlaient cognoitreconnaître uyuresuivre ecripuonsécrivons Une beueuëUne bévue

12 La prononciation de ces mots est à peu près identique aux deux époques. Toutefois : On ne prononçait pas le l dans ils, cest lécole du XIXe qui la imposé dans le bon usage Oi sest prononcé [wè] jusque vers 1630 On nasalisait dans con-naître

13 Ces deux orthographes ne sexpliquent donc pas par une différence radicale de prononciation.

14 Comment expliquer alors cette évolution? Il était trop difficile dapprendre à lire directement en français. On commençait par apprendre à lire en latin (transparence et consistance orthographique beaucoup plus grande) Au XVIIe et XVIIIe siècle samorce un mouvement puissant dalphabétisation et de diffusion du livre. A la même époque, le caractère « international » du français rend nécessaire des simplifications.

15 Quelques chiffres Estimation du nombre de lecteurs Sous François Ier5 à 10% des Français En homme sur 3 et 1 femme sur 7 (signature au mariage) En homme sur 2, 1 femme sur 4 En % des hommes 55% des femmes

16 Quelques éclairages

17 Réforme de lorthographe Notre orthographe date de Les spécialistes y voient le résultat de la pression des enseignants. Fin XIXe début XXe, une tentative de réforme échoue. Les enseignants sont parmi les principaux opposants : rectification de faible ampleur de lorthographe.

18 Chronologie des principales réformes de lorthographe Liquidation de la plupart des consonnes muettes à lintérieur des mots 1667Distinction définitive pour i/J et u/v 1668Apres, aupres deviennent aprés, auprés 1696Abandon de la forme estre au profit de être 1709Finales en y remplacées par i 1715aprés, auprés deviennent après, auprès 1718Je croi deviens je crois 1735Les pluriels en –ez (qualitez) passent en-és (qualités) 1736E fermé ou intérieur passe au é (severité/sévérité) 1740Je sai (je sçai) devient je sais (sçais)

19 Suite 1747Formes en ü uë (loüer, ruë) passent en u ue (louer, rue) 1763Û devient u (bû:bu, chûte/chute, conçû/conçu) 1787Accent grave sur les pénultièmes (pere/père, siecle/siècle) 1793François, Anglois deviennent Français, Anglais 1797Appeler, jetter deviennent appeler, jeter 1817Jétois, je serois, connoître deviennent jétais, je serais, connaître 1835Les pluriels en ans et ens deviennent ants et ents (enfans/enfants, parens/parents) Daprès A.Chervel, Lorthogrphe en crise à lécole, RETZ

20 Au XIXe siècle, il ne sagit plus seulement dapprendre aux élèves à lire (orthographe passive), mais il faut maintenant leur apprendre à écrire (orthographe active).

21 Quest-ce quapprendre lorthographe en français? Les élèves ne peuvent se contenter de connaître les correspondances phonèmes-graphèmes. Ils doivent disposer de connaissances lexicales (orthographe de mots connus), de connaissances morphologiques (pour orthographier bavard par exemple) Ils doivent connaître un système silencieux de morphologie flexionnelle. (Fayol)

22 Connaissances lexicales et morphologiques Les connaissances lexicales sont nécessaires pour écrire pomme et non pome, rideau et non rido ou ridau qui se prononcent pareillement. La sensibilité aux régularités morphologiques permet décrire bavard en raison de la dérivation (bavarde) mais ne sert pas à écrire foulard.

23 Morphologie flexionnelle Hormis sur les déterminants, le plus souvent, les marques du nombre (-s nominal et adjectival, -nt verbal sont inaudibles; cela est aussi vrai à un degré moindre des marques du genre. Ces phénomènes sont formulables par des règles plus ou moins assorties dexceptions (pluriel des noms en –ou, féminin des noms en –e mais musée, etc.)

24 Les programmes Circulaire de 1977 (Haby) et programmes de 1985 (Chevènement) préconisent « un apprentissage continu de lorthographe réparti sur lensemble de la scolarité obligatoire ». Les programmes de 2002 rendent moins lisible la part à accorder à lorthographe (grands domaines denseignement, étude de la langue)

25 Les programmes de 2008 Se recentrer sur les fondamentaux Assurer une lisibilité par tous des programmes. Lorthographe (ré)apparaît en tant que telle dans les programmes et les progressions.

26 Les programmes C1 « Les enfants sont mis en situation de contribuer à lécriture de textes, les activités fournissant des occasions naturelles de laisser des traces de ce qui a été fait, observé ou appris. Ils apprennent à dicter un texte à ladulte qui les conduit par ses questions à prendre consciences des exigences qui sattachent à la forme de lénoncé » « Aborder le principe alphabétique »

27 Les programmes C1(suite) La préoccupation orthographique nest pas absente mais passe sans doute au second plan.

28 Les programmes C2 Au CP et au CE1, lattention à lorthographe est développée chez les élèves et les moyens de la contrôler sont progressivement mis en place.

29 Les programmes C3 Au cycle 3, « une attention permanente est portée à lorthographe. La pratique régulière de la copie, de la dictée sous toutes ses formes et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurent la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à lautomatisation des graphies correctes »

30 Les programmes C3 (suite) « Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés »

31 Les programmes

32 Marquer l'accord entre le sujet et le verbe dans les phrases où l'ordre sujet-verbe est respecté. Appliquer la règle de laccord du verbe avec le sujet (y compris pronom personnel) dans les phrases où lordre sujet-verbe est respecté, et où le verbe est à un temps simple. Appliquer la règle de laccord du participe passé avec être et avoir (cas du complément dobjet direct postposé). Appliquer la règle de laccord du verbe avec son sujet, y compris avec le sujet qui de 3ème personne. Dans le groupe nominal simple, marquer l'accord de l'adjectif qualificatif avec le nom quil qualifie. Accorder sans erreur le déterminant et le nom, le nom et ladjectif épithète. Accorder sans erreur ladjectif (épithète, apposé et attribut du sujet) avec le nom. Orthographier sans erreur les formes conjuguées apprises Écrire sans erreur les formes des verbes étudiés aux temps étudiés, sans confondre, en particulier, les terminaisons -e, - es - ent ; - ons et - ez, - ais, - ait et -aient ; - ras, - ra. Écrire sans erreur les formes des verbes étudiés aux temps étudiés, dont les verbes du 1er groupe en -cer, - ger, - guer. Orthographier correctement les verbes étudiés aux temps étudiés, dont les verbes du 1er groupe en -yer, - eter, -elerOrthographier correctement les verbes étudiés aux temps étudiés, dont les verbes du 1er groupe en -yer, - eter, Écrire sans erreur des homophones grammaticaux en liaison avec le programme de grammaire (a/à, ont/on, est/et, sont/son). Écrire sans erreur les homophones grammaticaux déjà étudiés, ainsi que ses/ces, mes/mais, on/on n, ce/se, c/s (cest/sest, cétait/sétait), ou/où, la/la/las/là Distinguer par le sens les formes verbales homophones de limparfait et du passé composé. Écrire sans erreur les infinitifs de verbes du premier groupe après préposition (il me dit daller).

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34 Le cycle 2 a en charge essentiellement lorthographe lexicale. Le cycle 3 poursuit le travail sur lorthographe lexicale et doit faire acquérir quelques repères simples mais solides pour lorthographe grammaticale.

35 Quelles pratiques pédagogiques? Les écritures inventées La dictée, la copie La part de lentraînement.

36 La connaissance orthographique : 1. La connaissance automatisée Elle permet : - en situation de lecture, lidentification immédiate des mots - en situation décriture, leur réalisation en conformité avec la norme orthographique. Cette connaissance est la 1ère connaissance des élèves. Cest elle qui leur donne le pouvoir décrire leur prénom et quelques mots très fréquents. Cest elle aussi que les experts mettent essentiellement en oeuvre. Elle concerne la partie lexicale des mots. Elle est acquise par le biais de la mémoire.

37 La connaissance orthographique : 2. La connaissance réflexive Il sagit alors de la connaissance des éléments constitutifs de lorthographe prise en tant que système. Elle sédifie à partir de lanalyse des formes graphiques. Cette forme de connaissance résulte dune abstraction, son apprentissage nest possible que par le biais de la compréhension. De nombreux auteurs soulignent la nécessité de faire percevoir aux enfants lorganisation du plurisystème graphique : "Les élèves apprendront dautant mieux lorthographe que lécole leur permettra de voir en elle un système certes complexe mais dont ils peuvent découvrir progressivement les principales caractéristiques" Nina Catach

38 Les écritures inventées Des enfants décole maternelle doivent transcrire des syllabes (Treiman, 1994, puis dautres chercheurs) Ils écrivent une lettre, puis deux. Les noms des lettres ne sont pas tous aussi bien connus et mobilisés. Les enfants ont compris que lécriture représente la parole, mais connaissances lacunaires. Construction progressive du principe alphabétique.

39 Lorthographe phonologique Progressivement prise de conscience de lensemble des phonèmes et de leurs associations avec les graphèmes. Procédure générative de production lettre à lettre. Elle produit des formes erronées (cado, cadot, kadau). Cette procédure favorise un auto apprentissage tant de la lecture que de lécriture.

40 Effets et problèmes des écritures inventées Même problème quen lecture Connaissance des lettres et de leurs noms, conscience phonologique sont essentiels et même plus importants en écriture quen lecture. Risque de mémoriser des formes erronées, minime en GS et en CP, surtout si les formes correctes sont fournies de suite.

41 Des études montrent des performances meilleures chez des élèves nayant pas reçu encore denseignement explicite de lorthographe, dès lors quils pratiquent les écritures inventées avec feedback sur lexactitude. On peut aussi mobiliser chansons comptines et chansons orthographiques (CRDP Paris)

42 La connaissance orthographique : 2. La connaissance réflexive Son acquisition nécessite un travail coûteux de mémorisation et de stockage.

43 La dictée Pour beaucoup, parents et enseignants, pratiquer la dictée est un gage de sérieux. Cest une pratique historique de lécole élémentaire. Pour autant apprend-on en écrivant sous dictée?

44 La dictée (suite) La dictée nest pas un temps dapprentissage en tant que tel. La « correction » peut lêtre sous certaines conditions : mise en commun, explicitation des procédures, reformulation des connaissances mobilisées…

45 La dictée (fin) et lécriture Je ne peux réussir en dictée, si lécriture (au sens graphique) me coûte trop defforts. Doù : Importance, dun apprentissage construit et continu de lécriture Importance des exigences de soin en ce domaine Lécriture magistrale doit être modélisante….

46 La copie Importance dun apprentissage raisonné de la copie : mot à mot, groupe de mots par groupes de mots, groupe de souffle, phrases. « Copie cachée » « Copie en temps limité »

47 La vigilance orthographique Elle est dabord celle de lenseignant(e). Dès lors que lélève a achevé la tâche, la correction doit être exhaustive. Aucun élève ne doit avoir à apprendre une leçon qui comporte des erreurs dorthographe.

48 Pourquoi? Il faut manifester limportance attachée à lorthographe. Il faut valoriser les réussites en ce domaine.

49 La vigilance orthographique (suite) Elle doit être aussi celle de lélève, mais rappelons quelle est coûteuse : -Une tâche exigeante, par ailleurs, pourra susciter davantage derreurs. -Pour autant, ne jamais annoncer que lorthographe na pas dimportance.

50 -Un premier jet comportant trop derreurs ne pourra être complètement corrigé par lélève. -Il faut aider, guider et outiller en cours de rédaction. -Le recours au dictionnaire, aux tableaux de conjugaison, etc. doit être progressivement systématisé. -Comme en lecture, lenseignant doit se donner à voir en situation.

51 Lentraînement En pratiquant lécrit les élèves acquièrent implicitement des connaissances sur les régularités (statistiques) de lorthographe. Il ne semble pas y avoir dextraction et de généralisation spontanées de règles. Lire et écrire 2h30 par jour dans toutes les disciplines Effets de lenseignement explicite.

52 Lentraînement(suite) Lexercice conserve toute sa place. Mais il doit être pratiqué rapidement et intensivement (automatisation)

53 Importance et impact de la phonologie. On ne comprend pas encore bien comment se constitue le lexique orthographique. (Fayol) Lapprentissage de la morphologie flexionnelle et dérivationnelle est systématisable et est efficace

54 Le niveau a-t-il baissé? En 1989, Chervel et Manesse répondent non en comparant des dictées faites au XIXe siècle et en 1989 (texte « Les arbres » de Fénelon) En 2005, Manesse et Cogis répondent oui à partir de la même épreuve. En résumé, on observe un décalage de deux ans entre les performances des élèves.

55 Comment lexpliquer? Le temps consacré à lorthographe dans lenseignement a diminué. Mais les compétences moyennes en rédaction ont augmenté.

56 Que faire? Deux orthographes pour deux publics? Une simplification de lorthographe. En tout cas, il est faux de dire que lorthographe est aujourdhui socialement indifférente (critère de recrutement, mises à niveau pour cadres, etc.)

57 Une bibliographie sera mise en ligne sur le site. Merci de votre attention.


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