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La Guerre Biologique de l'Antiquité à la Première Guerre Mondiale

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1 La Guerre Biologique de l'Antiquité à la Première Guerre Mondiale
Cours No. 2

2 1. Structure La guerre biologique « pré-scientifique »
Diapositives 1 - 8 Les premiers recours à la guerre biologique Diapositives Les débuts de la guerre biologique scientifique Diapositives Notes: L'objectif de ce cours est de fournir à l'étudiant une introduction sur l'origine du détournement des sciences de la vie à des fins hostiles. Il s'agit donc de révéler l'histoire cachée de leurs champs d'études afin qu'ils puissent comprendre l'intérêt de s'en soucier à l'avenir. Réf: Geissler, E., et van Courtland Moon, J. (Eds.), (1999) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. 2

3 2. Allégations historiques sur la guerre biologique
Le siège de Thun-l'Évêque (1340) Des engins de siège auraient été utilisés pour catapulter des carcasses de chevaux à l'intérieur du château pour forcer les assiégés à en sortir. Le siège de Caffa (1346) et la « Mort Noire » Des pestiférés auraient été catapultés par les forces mongoles dans la ville génoise fortifiée de Caffa. Les survivants auraient fui transportant la peste avec eux en Europe. Notes: Il s'agit là de quelques exemples utilisés par Wheelis dans le chapitre 2 de l'ouvrage de Geissler et Moon: Biological and Toxin Weapons: Research, Development and Use from the Middle Ages to1945. Ils peuvent être utilisés pour commencer le cours de façon intéressante. Réf: D'autres exemples dans le chapitre de Wheelis sont disponibles si vous souhaitez élargir l'introduction. En ce qui concerne le second exemple, les événements de Caffa sont décrits par la citation de Wheelis en page 14, dans: Wheelis, M. (1999) “Biological Warfare before 1914”, Geissler, E., et van Courtland Moon, J. (Eds.), Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp 3

4 3. Les critères d'évaluation des allégations historiques (i)
Ces allégations doivent être cohérentes sur les plans historique et politique. Elles doivent pouvoir fournir des informations suffisantes permettant l'évaluation. Les actions présumées doivent être techniquement réalisables au regard de l'état des connaissances scientifiques au moment des faits. Notes: L'objectif de cette diapositive et de celle qui suit (diapo. 4), est d'introduire une réserve quant à de telles allégations en se servant des critères établis par Wheelis qui s'appliquent au sujet de ce chapitre. Plus important encore, il s'agit d'établir les bases d'une approche purement scientifique pour la totalité des ressources éducatives de ce module. C'est pour cela que la plus grande attention doit être portée sur le troisième critère de la diapositive et le fait que les étudiants doivent prendre conscience de l'état pré-scientifique des connaissances (voir ''plus d'info.'') sur les maladies infectieuses au moment des faits. 4

5 4. Les critères d'évaluation des allégations historiques (ii)
Le déclenchement de la maladie doit être la conséquence plausible de l'action présumée. La source de l'allégation doit être clairement documentée. L'allégation doit être supportée par des preuves. Notes: Wheelis fournit les références des études originales consacrées aux événements dont il parle, ce qui lui permet d'explorer les allégations qui s'y rattachent. Ceci peut aussi être exploité pour la rédaction des essais pour ce module. 5

6 5. Fort Pitt (1763) (i) Révolte des Amérindiens Outaouais qui parviennent à unir les tribus de New York jusqu'en Virginie contre les forces britanniques. Les Amérindiens envahissent 8 forts, et capturent ou tuent massivement les colons. La variole se déclare dans le Fort Pitt. William Trent, le commandant de la milice civile fait un récit intéressant de sa rencontre avec les Amérindiens dans son journal. Notes: Dès 1763, la variole fut clairement identifiée par les Anglais qui comprirent la vulnérabilité particulière de la population amérindienne face à la maladie même si le mode d'action de l'agent en question restait inconnu. Réf: Volwiler, A. T. (ed.), ‘Willium Trent’s Journal at Fort Pitt, 1763’, Mississippi Valley Historical Review, vol. 11 (1924), pp Cité p. 22 dans Wheelis, M. (1999) ‘Biological Warfare before 1914’, dans Geissler, E., et van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp 6

7 6. Fort Pitt 1763 (ii) Le journal de Trent déclare:
“…nous leur avons donné deux couvertures et un mouchoir de l'hôpital où la variole sévissait. J'espère que cela aura l'effet désiré...” Le registre du commandant du fort déclare: ''Remplacer celles que nous avons prises aux personnes à l'hôpital pour transmettre la variole aux Indiens'' 2 Couvertures…………. à 20/ £ 1 Mouchoir en soie 10/et 1 en lin: 3/6 … ” Notes: Les critères de Wheelis peuvent être utilisés pour remettre en cause les deux exemples cités sur la diapositive 2 et suggérer qu'il existe de solides arguments supportant le fait que les actions des Britanniques au Fort Pitt constituèrent un exemple authentique de tentative de recours à la guerre biologique. Il est important d'insister sur le fait qu'il s'agisse d'un exemple peu commun et que pour la plupart des autres exemples, il est impossible d'arriver à des conclusions aussi tranchées. Réf: Wheelis, M. (1999) ‘Biological Warfare before 1914’, dans Geissler, E., et van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp at p. 23. 7

8 7. La variole comme arme biologique (i)
L'épidémie décime plus de 50% des tribus amérindiennes affectées. Jenner démontre en 1796 que l'infection par la variole de la vache est source d'immunité contre la variole, et mène une large campagne de vaccination. La Campagne globale de l'OMS de permet d'éradiquer la maladie et la vaccination n'est généralement plus pratiquée. Notes: Cette diapositive et la suivante sont extraites de Henderson, D.A. et al (1999) Smallpox as a Biological Weapon. JAMA,281, Il s'agit là de révéler la gravité que constituerait de nos jours la variole utilisée dans la confection d'une arme biologique. Les données doivent être rapprochées du cours N° 4, et au programme offensif soviétique de confection d'armes biologiques pendant la Guerre Froide, lorsque plusieurs tonnes de l'agent responsable de la variole servirent à la confection d'armes biologiques. 8

9 8. La variole comme arme biologique (ii)
Une faible dose suffit pour être contaminante. Une vingtaine de cas d'infection de deuxième génération proviennent souvent d'un premier cas unique. Une période d'incubation de 12 à 14 jours serait nécessaire, suivie de plusieurs jours avant que le rash cutané ne soit assez distinctif pour évoquer la variole. Aujourd'hui, la population ne serait largement pas immunisée. 9

10 9. Les postulats de Koch Le microbe doit être présent dans chaque cas infecté et absent des organismes sains. Le microbe suspect doit être isolé et cultivé dans un environnement pur. La maladie se manifeste lorsque le microbe est inoculé à un hôte sain. Le même microbe doit ensuite être isolé de l'hôte contaminé. Notes: À la fin du XIXème siècle, la mise en pratique de méthodes scientifiques rigoureuses (représentées par les célèbres postulats de Koch) ont permis de mettre à jour les agents responsables d'une série de maladies infectieuses. 10

11 10. 'L'âge d'or de la bactériologie'
Quelques maladies infectieuses de source microbienne pendant l'âge d'or. Anthrax, 1876 Morve, 1882 Brucellose, 1887 Peste, 1894 Toxine botulique, 1896 Tularémie, 1912 Note: Les bactéries responsables des maladies découvertes à cette période possédaient un certain nombre de caractéristiques différentes telles la dose infectieuse, la stabilité dans l'environnement, la facilité de fabrication et de conservation, et leur contagiosité. Certaines caractéristiques permirent l'utilisation de ces bactéries et de leurs dérivés comme agents adaptés pour la confection d'armes biologiques. 11

12 11. La Guerre Biologique pendant la Première Guerre Mondiale (i)
Une campagne de sabotage extensive conduite par l'Allemagne avec l'utilisation d'agents (morve et anthrax notamment) pour empêcher la reddition de sa cavalerie et animaux de trait aux Alliés. La campagne consiste: Conduite par l'État Major concevant probablement les accords passés comme de simples restrictions de guerre biologique antipersonnel. Le sabotage biologique aux États-Unis fait partie d'une campagne plus vaste pour interrompre le flux de matériels de guerre de valeur. La figure centrale de la campagne est le physicien Anton Dilger, né aux États-Unis de parents allemands. Il passe la plus grande partie de son enfance en Allemagne. Les agents de culture sont inoculés aux chevaux dans les ports américains de la côte est, par des marins allemands pris au piège aux États-Unis à cause du blocus britannique. Notes: L'anthrax et la morve furent ramenés d'Allemagne et cultivés massivement aux États-Unis par Dilger. Son expertise était essentielle pour la conduite de toute l'opération. Nombreuses sont les informations disponibles sur cette campagne de sabotage biologique en raison des études américaines entreprises par la suite. 12

13 12. La Guerre Biologique pendant la Première Guerre Mondiale (ii)
La campagne de sabotage allemande s'étend à la Roumanie. Lorsque la Roumanie rejoint le camp des Alliés en 1916, des cultures sont découvertes. Des opérations sont menées en Norvège contre les chevaux et les rennes (animaux de trait). L'anthrax était contenu dans des tubes capillaires placés dans les cubes de sucre servant à nourrir les bêtes. L'un de ces tubes a été découvert récemment dans un musée de la police où l'on a pu identifier le bacille du charbon (Bacillus Anthrasis) grâce aux méthodes modernes de réaction en chaîne par polymérase. Des tentatives sont aussi commises pour saboter les approvisionnements en provenance d'Argentine. La France a aussi conduit des campagnes similaires contre le bétail, sur le front occidental. Notes: Il est clair que peu de temps après la découverte par l'analyse scientifique des causes des maladies infectieuses, ces connaissances furent exploitées par les deux camps au cours de la Première Guerre Mondiale. Il s'agit là du point clef que les étudiants doivent mémoriser. Les connaissances acquises à des fins bienveillantes furent utilisées pendant la guerre. Réf: Redmond, C., Pearce, M. J., Manchee, R. J., et Berdal, B. P., (1998) Deadly Relic of the Great War’, in Nature 393. pp Disponible sur: 13

14 13. L'anthrax comme agent de guerre biologique (i)
Le bacille du charbon (Bacillus Anthracis) est une espèce à gram positif immobile et aérobie formant des spores. Elle est très caractéristique pour celui qui confectionne des armes biologiques: Le cycle de vie entraîne des croissances végétatives chez la victime (un herbivore, en général) jusqu'à ce que les toxines produites entraînent la mort. À la mort de l'animal, la bactérie forme des spores qui résistent à l'environnement et protègent l'organisme jusqu'à ce que celui-ci pénètre dans une autre victime. La résistance des spores à la dégradation de l'environnement et leur toxicité mortelle font de l'anthrax l'agent idéal pour la confection d'armes biologiques. Notes: La maladie qui résulte d'une contamination à l'anthrax se développe si les spores d'anthrax sont ingérés ou s'ils pénètrent dans l'organisme par la peau. Toutefois, la dispersion de spores d'anthrax par aérosol au cours d'une attaque serait particulièrement dangereuse dans la mesure où les spores se déposeraient dans les poumons, provoquant l'infection. 14

15 14. L'anthrax comme agent de guerre biologique (ii)
En 1979, la libération accidentelle de spores d'anthrax par aérosol au complexe militaire de Sverdlovsk engendre 79 cas d'anthrax dont 68 sont mortels, soulignant le danger que présente l'inhalation de l'anthrax. Les spores se déposent dans les poumons et sont ensuite ingérés par les macrophages puis transportés vers les ganglions lymphatiques. La germination peut prendre jusqu'à 60 jours mais lorsqu'elle commence, la maladie se manifeste très rapidement. Notes: L'incident de Sverdlovsk fut l'objet d'une étude minutieuse par les chercheurs américains et soviétiques, et constitue un exemple significatif de ce qui pourrait se passer dans le cadre d'une attaque réelle de guerre biologique à l'anthrax. Réf: Meselson, M., Guillemin, J., Hugh-Jones, M., Langmuir, A., Popova, I., Shelokov, A et Yampolskaya, O. (1994) ‘The Sverdlovsk Anthrax Outbreak of 1979’, Science 266, pp Disponible sur: 15

16 15. L'anthrax comme agent de guerre biologique (iii)
À partir de données primaires, on estime que la dose létale 50 (c'est-à-dire la concentration suffisante pour tuer 50% des personnes exposées) se situe entre et spores d'anthrax inhalés. La virulence est déterminée par la présence d'une capsule antiphagocytaire et trois protéines (l'antigène protecteur, le facteur mortel, et le facteur d'œdème). Notes: De nombreux travaux sur l'anthrax ont été produits permettant d'avoir de bonnes connaissances sur l'organisme. Toutefois, les méthodes de traitement d'une infection causée par l'anthrax sont moins connues dans la mesure où il n'y a que très peu d'exemples naturels d'inhalation d'anthrax. 16

17 16. L'anthrax comme agent de guerre biologique (iv)
Les spores se développent sur des supports ordinaires à une température de 37°c. Ils ont une apparence très caractéristique. Bien que leur identification soit simple, les microbiologistes qui ont déjà été en contact avec l'anthrax sont peu nombreux. Les signes précoces de la maladie font l'objet d'un diagnostic complexe et non spécifique. Comme l'évolution de l'infection progresse rapidement lorsque les spores ont germé, l'administration précoce d'antibiotiques efficaces est essentielle pour sauver les victimes. La vaccination contre l'anthrax est possible mais ne constitue pas une proposition concrète pour l'ensemble de la population. La décontamination qui suit une attaque à l'anthrax par aérosol constitue une proposition de taille comme le révélèrent les attaques par lettres contaminées par de petites quantités d'anthrax aux États-Unis en 2001. Notes: Les attaques par lettres contaminées à l'anthrax en 2001 aux États- Unis sont un autre exemple que les étudiants doivent étudier pour en comprendre les dangers. La diffusion d'une quantité très faible d'anthrax, très certainement en raison du programme de bio-défense américain, a coûté plusieurs millions de dollars de dommages. 17

18 17. Le Protocole de Genève (1925)
Avant la Première Guerre Mondiale, une série d'accord internationaux restreignirent les armes empoisonnées. Après la guerre, il y eut des discussions au sein de la Ligue des Nations pour des restrictions plus étendues. Ces restrictions ciblèrent naturellement les armes chimiques car celles-ci furent largement utilisée pendant la guerre. En 1925, la Pologne avança des arguments qui permirent d'étendre les provisions du Protocole de Genève de 1925 à l'utilisation des armes biologiques. Notes: Il pourra être demandé aux étudiants de regarder en détails les arguments proposés par la Pologne peu de temps après ''l'Âge d'or'' de la bactériologie. Réf: League of Nations, Report of the Temporary Mixed Commission for the Reduction of Armaments, League of Nations document A IX, Geneva, 30 juillet 1924, p. 29 cité dans Mierzejewski, J. W., et van Courtland Moon, J. E. (Eds (1999) ‘Poland and Biological Weapons’, dans Geissler, E., et van Courtland Moon, J. E. (Eds,). (1999) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp 18

19 18. Les préparations d'après-guerre de la France en matière de guerre biologique (i)
Les inquiétudes concernant la guerre biologique conduisirent au Rapport Trillant (1922) sur 'l'utilisation des armes bactériologiques dans la guerre' qui: “…permet non seulement d'avoir une compréhension détaillée des motivations et du raisonnement derrière l'expansion rapide du programme français, mais fournit aussi une base scientifique pour le travail.” “…suggère qu'elles [les armes biologiques] seraient appropriées, notamment en période de mobilisation, contre des cibles telles que les populations civiles, les agglomérations, les points de rassemblement des troupes, les casernes, les gares, les usines ou les sites industriels…” Notes: Le rapport Trillant permet clairement d'illustrer les analyses scientifiques qui viennent soutenir les analyses militaires sur l'utilisation des agents biologiques en période de guerre. Sans doute, de nombreuses analyses furent conduites avant l'utilisation des agents biologiques pendant la Première Guerre Mondiale, mais aucune trace ne fut retrouvée. C'est pour cela que l'analyse française est considérée comme la première référence. Réf: Lepick, O. (1999) French activities related to biological warfare, Dans: Geissler, E. et van Courtland Moon, J. (eds.) Biological and Toxin Weapons: Research, Development and Use from the Middle Ages to SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies, no.18. Oxford: Oxford University Press. Cité aux p 19

20 19. Les préparations d'après-guerre de la France en matière de guerre biologique (ii)
Le Rapport Trillant: “…fit l'évaluation des pathologies microbiennes susceptibles d'avoir un rôle militaire, et établit un classement de celles susceptibles d'être utilisées... la fièvre jaune, la peste... la brucellose... et la fièvre aphteuse…” “La section du rapport sur le travail expérimental présenta les résultats de Trillant sur la dissémination aérienne des agents bactériologiques et l'influence de facteurs divers sur leur dissémination…” “…Trillant souligna le fait que les essais en laboratoire avaient montré qu'il était possible de créer des nuages microbiens artificiels avec toutes les propriétés physiques des nuages naturels…” Notes: Nous pouvons ici constater l'évolution qui a permis de passer de l'analyse des possibilités au travail expérimental pour découvrir ce qui est effectivement réalisable en laboratoire. La dernière diapositive conduit l'étudiant au dernier stade du processus d'arsenalisation. 20

21 20. Les Préparations d'après-guerre de la France en matière de Guerre Biologique (iii)
À l'automne 1925, le Ministère de la Guerre “…prit la décision de diriger la recherche vers le développement ''d'engins explosifs munis de charges spéciales (cultures microbiennes) et transportés par avion.'' Le but étant de développer un engin dont l'explosion au contact du sol... produirait des nuages … de micro-organismes... ayant la capacité de produire des effets pathogènes...” “…Des essais à grande échelle furent conduits en octobre Neuf bombes furent lancées d'un hydravion de la marine de type Goliath... Les résultats de ces tests furent non seulement ''favorables'', mais ils permirent aussi de valider les données théoriques les plus importantes...” Notes: Nous pouvons voir ici clairement les débuts de la mise en application de la science au service de la guerre biologique. Au cours de l'entre-deux- guerres, d'autres pays comme l'Union Soviétique, la Hongrie, et le Japon sont connus pour avoir poursuivi de tels programmes offensifs. Le prochain cours s'intéressera à ces programmes pendant la Seconde Guerre Mondiale. 21

22 Questions-types 1. Analysez la perspective selon laquelle il existe de nombreux exemples historiques de guerre biologique ayant précédé la “compréhension scientifique” que nous avons des causes “microbiennes” des maladies infectieuses. 2. Quel serait le degré de dangerosité de la variole si celle-ci était utilisée comme arme biologique de nos jours ? 3. Au choix, décrivez les phases principales de la campagne allemande de sabotage biologique antipersonnel pendant la première Guerre Mondiale ou bien celles du programme français offensif de guerre biologique de l'entre-deux-guerres. 4. Qu'est-ce que le protocole de Genève de 1925 ? Comment est-il parvenu à couvrir la guerre biologique, et quel est son statut actuel ?

23 References (Slide 1) Geissler, E., and van Courtland Moon, J. (Eds.), (1999) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. (Slide 2) Horrox, R. (ed.), The Black Death (Manchester University Press: Manchester, 1994), pp p. 17. Cited at pp. 14 in Wheelis, M. (1999) ‘Biological Warfare before 1914’, In Geissler, E., and van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research,Development and Use from the Middle Ages to (SIPRI Chemical & BiologicalWarfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp

24 (Slide 3) Barnes-Svarney, P. (1995) The New York Public Library Science Desk Reference, New York: Macmillan (Slide 5) Volwiler, A. T. (ed.), ‘Willium Trent’s Journal at Fort Pitt, 1763’, Mississippi Valley Historical Review, vol. 11 (1924), pp Cited at p. 22 in Wheelis, M. (1999) ‘Biological Warfare before 1914’, In Geissler, E., and van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp (Slide 6) Wheelis, M. (1999) ‘Biological Warfare before 1914’, In Geissler, E., and van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp

25 (Slide 7) Henderson. D. A., Inglesby, T. V., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Jahrling, P. B., A. M., Hauer, J., Layton, M., McDade, J., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., and Tonat, K. (1999) ‘Smallpox as a Biological Weapon Medical and Public Health Management’, in JAMA 281(22), pp (Slide 10) Inf.1 Inglesby, T. V., Dennis, D. T., Henderson. D. A., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Fine, A. D., Friedlander, A. M., Hauer, J., Koerner, J. F., Layton, M., McDade, J., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., Schoch-Spana, M., and Tonat, K. (2000) ‘Plague as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management’, in JAMA 283(17), pp

26 Inf.2 Arnon, S. S., Schecter, R., Inglesby, T. V., Henderson. D. A., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Fine, A. D., Hauer, J., Layton, M., Lillibridge, S., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., Swerdlow, D. L., and Tonat, K. (2001) ‘Botulinum Toxin as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management’, in JAMA 285(8), pp Inf.3 Dennis, D. T., Inglesby, T. V., Henderson. D. A., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Fine, A. D., Friedlander, A. M., Hauer, J., Layton, M., Lillibridge, S., McDade, J., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., and Tonat, K. ‘Tularemia as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management’, in JAMA 285(21), pp

27 (Slide 11) NAS Record Group 76, Records of the Mixed Claims Commission, Entry 29 (Record Relating to the Sabotage Claims Filed with the Commission), Box 3, ‘Memorandum re Carl Dilger with specific respect to the records as it existed at the time of the decision of October ’, 12 Nov. 1935, p. 4. Cited at pp in Wheelis, M. (1999) ‘Biological Sabotage in World War I’, In Geissler, E., and van Courtland Moon, J. (2001) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp

28 (Slide 12) Redmond, C., Pearce, M. J., Manchee, R. J., and Berdal, B. P., (1998) Deadly Relic of the Great War’, in Nature pp Available from 3747a0.html (Slide 13) Inglesby, T. V., Henderson. D. A., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Friedlander, A. M., Hauer, J., McDade, J., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., and Tonat, K. (1999) ‘Anthrax as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management’, in JAMA 281(18), pp

29 (Slide 14) Meselson, M., Guillemin, J., Hugh-Jones, M., Langmuir, A., Popova, I., Shelokov, A and Yampolskaya, O. (1994) ‘The Sverdlovsk Anthrax Outbreak of 1979’, Science 266, pp Available from (Slide 15) Inglesby, T. V., Henderson. D. A., Bartlett, J. G., Ascher. M. S., Eitzen, E. M. Jr., Friedlander, A. M., Hauer, J., McDade, J., Osterholm, M. T., Toole, T. O’., Parker, G., Perl, T. M., Russel, P. K., and Tonat, K. (1999) ‘Anthrax as a Biological Weapon: Medical and Public Health Management’, in JAMA 281(18), pp (Slide 16) Los Angels Times (2002) Contractors’ Cost Overruns from Anthrax Cleanup: $50 Million, 11 September. p. A-33 in printed edition [Online] Available from

30 (Slide 17) Mierzejewski, J. W., and van Courtland Moon, J. E. (Eds (1999) ‘Poland and Biological Weapons’, in Geissler, E., and van Courtland Moon, J. E. (Eds,). (1999) Biological and Toxin Weapons Research, Development and Use from the Middle Ages to 1945 (SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies No. 18). Oxford: Oxford University Press. pp (Slide 18) Lepick, O. (1999) French activities related to biological warfare, In: Geissler, E. and van Courtland Moon, J. (eds.) Biological and Toxin Weapons: Research, Developmentand Use from the Middle Ages to SIPRI Chemical & Biological Warfare Studies, no.18. Oxford: Oxford University Press.


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