La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

1. Étymologie / Définition : Certitude / vérité 2. Notions / Concepts : La fin des certitudes ? 3. Questions / Discussion : Trois questions préalables.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "1. Étymologie / Définition : Certitude / vérité 2. Notions / Concepts : La fin des certitudes ? 3. Questions / Discussion : Trois questions préalables."— Transcription de la présentation:

1 1. Étymologie / Définition : Certitude / vérité 2. Notions / Concepts : La fin des certitudes ? 3. Questions / Discussion : Trois questions préalables (20 mn environ par question) 4. Tentative de conclusion Café-Philo à la médiathèque de Béziers le 28 avril 2009

2 Étymologie et définitions Étymologie : Étymologie : Certitude : Certitude : du latin certitudo, de certus, certain Vérité : Vérité : du latin veritas, de verus, vrai Définitions : Définitions : Le Robert : Certitude : dont on ne doute pas. Certitude : Ce qui est certain. Ce dont on ne doute pas. Vérité : Vérité : Connaissance conforme au réel. Opposé à erreur, illusion. Dictionnaire de philosophie Durozoi / Roussel : Certitude : Certitude : Etat desprit de celui qui, donnant pleinement son assentiment, tient un jugement pour certain et croit, de ce fait, posséder la vérité. Vérité : On distingue en général Vérité : On distingue en général : dune part, la vérité formelle dun énoncé démontrable et doté de cohérence logique (cest le cas en logique et en mathématiques) dautre part, la vérité matérielle de phénomènes expérimentaux dont on prétend rendre compte (cest le cas dans les sciences expérimentales ou sociales). Toute vérité scientifique est dès lors nécessairement temporaire.

3 La fin des certitudes ? 1.Le démon de Laplace (mathématicien, physicien, ) : Une intelligence qui connaîtrait toutes les forces de la nature dans ses moindres détails pourrait tout prévoir ! 2.Cest environ un siècle après Laplace, vers 1910, que Poincaré jeta le premier pavé dans la mare du déterminisme absolu. Sa théorie des 3 corps (3 seulement !) en attirance gravitationnelle, montre toute lincertitude qui sattache à la prévision à long terme des trajectoires, en raison de leur extrême sensibilité aux conditions initiales. Lincertitude quantique dHeisenberg (1927) montre quon ne peut à la fois connaître avec précision la position et la vitesse dun électron. Comme si la nature se refusait au déterminisme absolu. 5.En 1974, les théories sur les fractales montrent que la complexité chaotique se niche dans les choses les plus simples (parfaitement définies). Ce qui émerge aujourdhui est donc une description médiane, située entre deux représentations aliénantes, celle dun monde déterministe et celle dun monde arbitraire soumis au seul hasard. Ilya Prigogine La fin des certitudes 4.En 1970, la théorie du chaos décrit des systèmes à petit nombre de degrés de liberté, souvent très simples à définir, mais dont la dynamique nous apparaît comme très désordonnée. Un battement daile de papillon dans les Philippines peut déclencher un cyclone à Rio !

4 Questions : 1.Les sciences nous disent-elles la vérité ? 2.Toute vérité est-elle éternelle ? 3.Que rien ne soit certain, cela prouve-t-il que tout soit faux ?

5 1.Les sciences nous disent-elles la vérité ? Quest-ce quune science ? Quest-ce que la vérité ? Entre Ptolémée, Newton et Einstein la vérité a-t-elle changée ? Si les sciences ne disent pas la vérité intrinsèque de lêtre, que nous disent-elles ?

6 1. Les sciences nous disent-elles la vérité ? 1.Quest-ce quune science ? Mieux vaut en parler au pluriel quau singulier. La science nexiste pas : il ny a que des sciences. Cest un ensemble de connaissances, de théories et dhypothèses historiquement produites. Karl Popper estimait que les sciences ne progressent pas de certitude en certitude, comme on le croit parfois, mais par conjectures et réfutations : hypothèses et expérimentations. Les sciences décrivent, expliquent mais ne commandent pas. Les sciences disent ce qui est et non ce qui doit être. Les sciences sont amorales. Les sciences ne nous disent pas la vérité de lêtre (alèthéia), mais ladéquation phénoménologique (veritas) entre pensée et réalité. Entre Ptolémée, Newton et Einstein, ce nest pas la vérité qui a changé mais la connaissance que nous en avons. Une science est un ensemble de connaissance en progression. 2.Quest-ce que la vérité ? La vérité est une abstraction ( il ny que des faits et des énoncés vrais). La vérité est-elle une adéquation entre la pensée et le réel (veritas) ? Ou la vérité intrinsèque de la chose quelle soit connue ou pas (alèthéia), la vérité silencieuse de lêtre ? Que connaissons-nous de lêtre, dès lors que nous nen connaissons que les phénomènes. Une vérité scientifique est une adéquation entre la pensée et le réel sur la base des phénomènes.

7 2.Toute vérité est-elle éternelle ? La vérité a-t-elle besoin dêtre connue pour être vraie ? Quest-ce que léternité ? Si la vérité nexistait pas pourrions nous penser ? Que tout change toujours est-ce une vérité éternelle ? Que rien ne change quau présent, est-ce léternité vraie ?

8 2. Toute vérité est-elle éternelle ? 1.Quest-ce que léternité ? Est-ce un temps infini ou un présent qui reste présent ? Qui a jamais vu le présent cesser ou disparaître ? Que tout change est une vérité éternelle. Léternité nest pas limmuabilité. Léternité peut se penser de 2 façons : Selon létendue, léternité ne fait quun avec le devenir: cest le toujours présent du réel Selon la pensée, léternité ne fait quun avec la vérité : cest le toujours présent du vrai. La vérité ne change pas, même quand elle est la vérité dun univers où tout change. 2.Comment la vérité pourrait-elle changer ? Ce nest pas parce que la connaissance que nous en avons évolue que la vérité change. Quon ne puisse jamais connaître la vérité tout entière ou absolument (ce qui est aujourdhui une évidence scientifique), ne prouve pas quelle nexiste pas. Sil n y avait rien de commun entre 2 propositions vraies, il ny aurait aucune différence entre un délire et une démonstration; tous les discours se vaudraient et ne vaudraient rien. « La vérité est norme delle-même et du faux » disait Spinoza Le réel et le vrai ne coïncident quau présent. « Léternité nest pas un autre monde; cest la vérité de celui-ci. » dit ACS Sans la normativité immanente de la vérité, il ny aurait aucun moyen de se tromper ni de ne se tromper pas, aucun moyen de mentir ni de ne mentir pas.

9 3. Que rien ne soit certain, cela prouve-t-il que tout soit faux ? Scepticisme, sophisme, nihilisme est-ce la même chose ? Que lon puisse douter de tout, cela prouve-t-il que rien ne soit vrai ? Renoncer à la vérité, nest ce pas renoncer à lêtre ? Si la vérité est lêtre ou ladéquation à lêtre, comment pourrait-elle le juger ou savoir ce qui doit être ?

10 3. Que rien ne soit certain, cela prouve-t-il que tout soit faux ? 1.Scepticisme, sophisme et nihilisme. Pour le sceptique, rien nest jamais certain. Le sceptique doute toujours des vérités établies. Cest lesprit scientifique ou philosophique même qui cherche toujours à sapprocher davantage de la vérité. Pour le sophiste, rien n est vrai. Comme le voulait Nietzsche, quun jugement soit faux, cela ne constituerait même pas une objection contre ce jugement. Du sophisme au nihilisme (tout se vaut donc rien ne vaut) il ny a quun pas ! Que tout soit douteux, cela ne prouve pas que rien ne soit vrai. Etre sceptique, douter de la vérité, ce nest pas être sophiste pas plus que nihiliste. Il ny a que la connaissance qui libère et qui sauve. A la gloire dEpicure et de Spinoza. « Léternité, cest maintenant, le salut cest le monde, mais pour autant que nous lhabitons en vérité » dit Comte-Sponville Si la vérité est lêtre (alèthéia), ou ladéquation à lêtre (veritas), renoncer à la vérité, cest renoncer à lêtre ou à ce qui nous sépare du monde où nous sommes et du seul lieu du salut possible. Mais si la vérité est lêtre comment alors pourrait-elle juger ce qui doit être ? : Une vérité est lobjet au moins possible dune connaissance (ordre théorique). Une valeur; lobjet au moins possible dun désir (ordre pratique). Disjonction des ordres donc. Est-ce à dire que nous serions voués à la schizophrénie entre valeurs dune part et vérité de lautre ? Non pas dit ACS puisque le contraire de cette schizophrénie, cest lamour de la vérité qui est à la fois une vertu morale et une exigence intellectuelle.

11 Admettre la fin des certitudes, ce nest pas renoncer à la vérité, cest être à même de laimer. Cest précisément parce que la vérité est incertaine, que nous pouvons laimer librement, sinon nous naurions quà nous y soumettre.

12 Vous pourrez retrouver ce diaporama ainsi quune liste de citations sur certitude et vérité sur les sites internet suivants : sur les sites internet suivants : (Café-Philo agathois) (Café-Philo agathois) Maison des Savoirs dAgde de 18h30 à 20h : Maison des Savoirs dAgde de 18h30 à 20h (café-philo animé par JP Colin) : mardi 12 mai : Fidélité et choix des sujets de la rentrée mardi 12 mai : Fidélité et choix des sujets de la rentrée mardi 9 juin : Amitié et tentative de synthèse saison mardi 9 juin : Amitié et tentative de synthèse saison Médiathèque André Malraux (Béziers) mardi 19 mai de 19h à 21h : En quoi la bioéthique nous interroge-t-elle ? mardi 19 mai de 19h à 21h : café-philo animé par Michel Tozzi En quoi la bioéthique nous interroge-t-elle ? mardi 26 mai de 18h à 20h30 : Les nanotechnologies mardi 26 mai de 18h à 20h30 : Les nanotechnologies Film, pot, table ronde et débat avec des spécialistes animé par JP Colin. Septi-philo (Narbonne) : "Des origines à l'identité" Septi-philo (Narbonne) : "Des origines à l'identité"du 16 au 19 juillet Dans le cadre du festival des Cultures de la Méditerranée organisé par la ville. Voir programme sur Prochaines réunions à caractère philosophique :


Télécharger ppt "1. Étymologie / Définition : Certitude / vérité 2. Notions / Concepts : La fin des certitudes ? 3. Questions / Discussion : Trois questions préalables."

Présentations similaires


Annonces Google