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PRÉVENTION ET PROMOTION EN SANTÉ OUTIL DESTINÉ AUX ÉTUDIANTS DE MÉDECINE Pr é vention et promotion en sant é : Outil p é dagogique est mis à disposition.

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1 PRÉVENTION ET PROMOTION EN SANTÉ OUTIL DESTINÉ AUX ÉTUDIANTS DE MÉDECINE Pr é vention et promotion en sant é : Outil p é dagogique est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternit é - Pas d'Utilisation Commerciale 4.0 International.licence Creative Commons Paternit é - Pas d'Utilisation Commerciale 4.0 International

2 Auteurs: Geneviève Bustros-Lussier, MD David-Martin Milot, MD Andréanne Roy, MD Résidents en santé publique et médecine préventive Université de Sherbrooke Collaboratrices: Dre Julie Dufort, MD, M.Sc., FRCPC Dre Catherine Risi, MD, M.Sc Outil créé en janvier 2014

3 Attention Les auteurs ne sont pas responsables de toute erreur, omission ou conséquences découlant de la mise en pratique de l’information présentée dans cet outil pédagogique. Ils n’offrent aucune garantie, explicite ou implicite, quant au caractère actuel, complet ou exact de son contenu. La mise en application des connaissances dans une situation particulière demeure sous la responsabilité du professionnel ou de l’usager de cet outil.

4 Veuillez noter que vous devez être en mode «Diaporama» pour que les éléments interactifs de cet outil pédagogique fonctionnent.

5 Cet outil pédagogique est également disponible en anglais.

6 CONTENU Cet outil constitue une formation destinée aux étudiants à l’externat des programmes de médecine canadiens. Il est composé comme suit: Les vignettes peuvent être réalisées en collaboration avec un(e) superviseur(e) ou par vous-mêmes. Section Temps nécessaire Introduction 5 min. Quiz 15 min. Vignette no min. Vignette no min. Conclusion 10 min.

7 INTRODUCTION À la fin de cette formation, vous devriez pouvoir:  Illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé;  Expliquer le rôle du médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive en ce qui a trait à la prévention des maladies et à la promotion de la santé;  Identifier des stratégies pour appliquer la prévention des maladies et la promotion de la santé à votre future pratique clinique.

8 INTRODUCTION Tout d’abord, quelques définitions… Prévention: La prévention des maladies englobe les mesures visant à prévenir les maladies, depuis la réduction des facteurs de risque, les traitements pour limiter leur évolution, jusqu’à la réduction des conséquences. Promotion: Ensemble d’activités qui visent à améliorer la santé par l'éducation et au moyen d'interventions organisationnelles, économiques et politiques afin de favoriser des changements comportementaux propices à la santé. « Glossaire ». Notions de santé des populations de l'AFMC, Réseau d'enseignants en santé publique de l'Association des facultés de médecine du Canada, (consulté en janvier 2014) Permis : Creative Commons BY-NC-SA

9 INTRODUCTION Les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé s’entrecoupent et sont souvent désignés ensemble sous l’acronyme «PP». D’ailleurs, la promotion de la santé vise, à tout le moins, la prévention des maladies. Elle vise aussi à renforcer les compétences et la résilience des personnes et des groupements de population. Ces concepts de PP seront illustrés tout au long de cette formation. « Glossaire ». Notions de santé des populations de l'AFMC, Réseau d'enseignants en santé publique de l'Association des facultés de médecine du Canada, (consulté en janvier 2014) Permis : Creative Commons BY-NC-SA

10 QUIZ

11 Avant d’explorer les applications de la PP plus en profondeur, voici un quiz qui vous permettra de répondre à une question qui vous taraude certainement l’esprit, soit: Avez-vous l’âme d’un médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive? (Cliquez sur l’image pour faire le quiz)

12 QUIZ Cliquez sur l’image présentant votre résultat*: 0 à 1920 à 3940 à 60 *Veuillez noter qu’un pointage plus élevé ne constitue pas un meilleur pointage.

13 QUIZ Comme médecin, le traitement des maladies est au cœur de votre travail. S’il est difficile d’être contre le dicton : « Mieux vaut prévenir que guérir », lorsque vous avez un patient devant vous, votre principal objectif est de régler les problèmes. Si le traitement des maladies est essentiel, il est également démontré que la prévention clinique est importante tant pour vos patients que pour diminuer les coûts de santé et assurer la pérennité du système public de santé. Vous bénéficieriez du présent outil de formation afin de voir comment vous pourriez intégrer l’aspect préventif à votre pratique clinique. Après tout, les maladies chroniques sont en grande partie évitables et il existe des stratégies de prévention efficaces. En tant que professionnel de la santé, vous avez certainement un rôle à jouer en ce sens. Qu’en pensez-vous? Vous êtes du type « Docteur Pansement » Cliquez ici pour continuer

14 QUIZ Il est clair que pour vous, certains problèmes de santé sont évitables. Vous semblez avoir à cœur la prévention des maladies. Vous profitez probablement de chaque opportunité pour offrir conseils, dépistage, médication préventive et vaccins à vos patients. De plus vous organisez l’environnement clinique de votre milieu de travail pour favoriser l’intégration des pratiques cliniques préventives. Vous croyez fermement en l’approche individuelle de la prévention des maladies. L’intégration des pratiques cliniques préventives est importante mais a ses limites. En fait, vos patients ne sont pas seuls responsables de leurs habitudes de vie : plusieurs facteurs liés notamment à l’environnement physique et social les influencent. Le présent outil de formation pourrait vous aider à comprendre pourquoi vos patients n’adoptent pas toujours de saines habitudes de vie et ne suivent pas toutes vos recommandations. Vous pourrez mieux comprendre les déterminants qui ont un impact sur la santé de vos patients et comment on peut agir. Vous êtes du type « Docteur Casque Protecteur » Cliquez ici pour continuer

15 QUIZ Il est clair que pour vous, la plupart des problèmes de santé sont en partie évitables lorsqu’on crée des environnements physiques, sociaux et politiques favorables à la santé. Vous semblez naturellement intéressé(e) à comprendre pourquoi une population a davantage de problèmes de santé comparativement à une autre. Votre réflexion constitue le point de départ de l’approche populationnelle à la prévention des maladies et vous mène à vouloir régler les problèmes à la source, en agissant sur les déterminants de la santé. Le présent outil de formation vous donnera des exemples de grandes stratégies de promotion et prévention pouvant être implantées pour améliorer l’état de santé de la population. Peut-être pourrez-vous identifier des moyens simples à intégrer dans votre pratique ou dans votre vie. Avez-vous déjà pensé à une carrière en santé publique? Vous êtes du type « Docteur Environnements Favorables » Cliquez ici pour continuer

16 QUIZ En résumé, imaginez-vous la situation suivante: Un enfant se promenant à bicyclette tombe en raison d’un nid de poule. Dr Pansement soignerait donc l’enfant. Dr Casque Protecteur dirait à l’enfant d’être plus prudent et lui indiquerait des routes plus sécuritaires. Dr Environnements Favorables se demanderait plutôt si les nids de poule causent un nombre significatif d’accidents. Le cas échéant, il se demanderait comment ces nids de poule se forment et de quelle manière les atténuer.

17 INTRODUCTION Selon leur approche respective, ces médecins se situent à des positions différentes sur les continuums suivants: Pour maintenir la santé Pour restaurer la santé ou pallier la maladie et ses conséquences Centrée sur l’individu Centrée sur la population Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 Dr Casque Protecteur Dr Pansement Dr Environnements Favorables

18 INTRODUCTION Un de ces continuums concerne les fins de l’approche adoptée: Pour maintenir la santé Pour restaurer la santé ou pallier la maladie et ses conséquences Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 Pour les personnes en santé Pour les personnes malades

19 INTRODUCTION La promotion de la santé et la prévention des maladies visent surtout à maintenir la santé. Pour maintenir la santé Pour restaurer la santé ou pallier la maladie et ses conséquences Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 SantéPromouvoir RisquePrévenir MaladieGuérir ChronicitéSoigner

20 INTRODUCTION L’autre continuum concerne plutôt le sujet d’intérêt des approches en santé: Centrée sur l’individu Centrée sur la population Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 La personneLa communauté - Son milieu immédiat - Sa famille - Ses amis - Etc. - La région - Le quartier - Le groupe d’âge - Le groupe à risque - Etc.

21 VIGNETTES Tel que démontré dans le diagramme, une approche en santé peut être individuelle ou populationnelle. La démarche employée dans ces deux cas reste tout de même similaire. Voici quelques exemples: APPROCHE DÉMARCHE IndividuellePopulationnelle INVESTIGATION ET DIAGNOSTIC Anamnèse et examen physique Examens de laboratoire Imagerie Tests diagnostiques Dépistage opportuniste Évaluation de l’état de santé et de ses déterminants Surveillance des maladies à déclaration obligatoire Investigation des éclosions Évaluation du risque environnemental Dépistage de masse

22 VIGNETTES Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 APPROCHE DÉMARCHE IndividuellePopulationnelle TRAITEMENT SUIVI Recommandations et ordonnances Selon données probantes Programmes, projets, activités de promotion, prévention, protection Soutien à la législation et à la réglementation Suivi d’investigation et de traitement Suivi annuel Évaluation des programmes, projets et activités Surveillance continue de l’état de santé de la population

23 VIGNETTES La différence entre ces deux approches se situe plutôt dans la vision et l’expertise uniques de chacun. Il est à noter que typiquement, un médecin clinicien aura une approche individuelle, alors que le médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive en aura une populationnelle. APPROCHEIndividuellePopulationnelle SUJET D’INTÉRÊT Inspiré de Kennedy et coll, DSP Saguenay, Lac St-Jean, 2003 Le patient La population

24 VIGNETTES La promotion de la santé et la prévention des maladies (PP) peuvent être intégrées à chacune des approches. Cependant, la prévention des maladies est plus facilement applicable et commune au contexte individuel. Celle-ci est au cœur des pratiques cliniques préventives (PCP). La première vignette présente un cas où une approche individuelle de PP a été mise de l’avant. Plusieurs concepts propres à ce type d’approche, tels que les PCP, seront discutés.

25 VIGNETTES Il est à noter que les vignettes suivantes peuvent se faire selon deux formats. 1) En interaction avec un superviseur Les questions seront posées par le superviseur (le résident responsable du stage en santé publique et médecine préventive). Ainsi, il est maintenant temps pour vous d’éteindre votre ordinateur et d’aller faire du sport. Vous verrez les vignettes avec votre superviseur au moment prévu à cette fin. 2) En auto-apprentissage Répondez par vous-mêmes aux questions qui vous seront posées, puis comparez vos réponses à celles que nous vous présentons.

26 APPROCHE INDIVIDUELLE VIGNETTE NO. 1

27 OBJECTIFS Au terme de cette activité, le participant sera en mesure: D’expliquer le rôle du médecin en santé publique et médecine préventive dans l’approche individuelle de la prévention des maladies et promotion de la santé; D’illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé; D’identifier des stratégies pour appliquer la prévention des maladies et la promotion de la santé au niveau individuel. Cliquez ici pour commencer

28 MISE EN SITUATION Vous êtes Dr Casque Protecteur, médecin dans une clinique. Mme Dent Sucrée, 35 ans, vient vous voir pour son test de PAP qui est « dû ». Puisque vous ne connaissez pas la patiente, vous lui posez diverses questions sur ses antécédents personnels et familiaux. Ses antécédents sont sans particularité. Elle vit avec son conjoint et son fils de 4 ans et travaille comme caissière dans une épicerie.

29 MISE EN SITUATION Habitudes de vie: Elle fume 1 paquet/jour depuis 14 ans. Elle fait peu d’exercice physique et ses loisirs sont plutôt sédentaires. Elle est souvent debout pour son travail. Elle mange environ 4 portions de fruits et légumes par jour. Contraception et santé sexuelle: Elle porte un stérilet depuis 3 ans. Elle est avec le même conjoint depuis 7 ans. Dépistage: Son dernier test de PAP remonte à 2 ans et son dépistage d’ITSS est à jour: il remonte à sa dernière grossesse. Elle n’a pas eu d’autres partenaires depuis et son conjoint non plus.

30 QUESTION À quoi servent toutes ces questions que vous posez à Madame Dent Sucrée?

31 RÉPONSE Ces questions servent à mieux connaître Mme Dent Sucrée et à orienter vos pratiques cliniques préventives en fonction des caractéristiques de cette patiente.

32 QUESTION Que sont les pratiques cliniques préventives?

33 RÉPONSE Les pratiques cliniques préventives (PCP) regroupent un ensemble d’interventions individuelles efficaces de natures diverses et offertes en milieu clinique, par exemple : le counseling sur les habitudes de vie, le dépistage ou détection de cas de certaines maladies ou facteurs de risque, l’immunisation la chimioprophylaxie (prescription de médicaments à visée préventive). MSSS (2008), Programme national de santé publique mise à jour 2008, Québec, 103p.

34 QUESTION Comment savoir si une pratique clinique préventive est recommandée?

35 RÉPONSE Plusieurs groupes d’experts émettent des recommandations sur les pratiques cliniques préventives en fonction des données probantes disponibles. L’indépendance des groupes d’experts et la qualité des données probantes peut varier: Sources spécialisées indépendantes Ex.: Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs, U.S. Preventive Services Task Force, Cochrane Collaboration, Institut national de santé publique du Québec, etc.; Associations de professionnels de la santé Ex. : Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada; Associations dédiées à une maladie ou à une approche Ex. : Association canadienne du diabète; Groupes d’experts et sociétés savantes Ex. : Hypertension, lipides; Industrie pharmaceutique et autres intérêts privés.

36 RÉPONSE Ainsi, des discordances peuvent exister dans les recommandations pour une même pratique préventive, notamment en raison: de la date de la recommandation ; du choix des études ; de la méthodologie ; de la classification des niveaux de preuve ; du contexte sociosanitaire d’application. Source: Roy, A., Groulx, S., Dufort, J., Bélanger, H., Risi, C., Sissoko, H., Paquin, P., Lévesque, M. (2013), « Apprentissage au raisonnement clinique (ARC) en Prévention clinique des maladies chroniques : Activité complémentaire au stage d’externat en santé communautaire », Faculté de médecine et des sciences de la santé, Université de Sherbrooke, Direction de la santé publique de la Montérégie, Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie.

37 RÉPONSE Au niveau canadien, le principal groupe d’experts indépendants émettant des recommandations sur les pratiques cliniques préventives est le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) (Canadian Task Force on Preventive Health Care) Depuis 1979, ce groupe d’experts indépendants à financement gouvernemental étudie les données probantes de la littérature concernant les principales interventions préventives et fait des recommandations aux cliniciens. Leurs recommandations sont disponibles en ligne (cliquez ici pour les consulter).ici L’équivalent américain de ce groupe est le U.S. Preventive Services Task Force (USPSTF) Leurs recommandations sont aussi disponibles en ligne (cliquez ici pour les consulter).ici

38 RÉPONSE Niveaux de recommandations du GECSSP (à titre indicatif) Aucune nouvelle recommandation n’a été émise entre 2006 et Classification des recommandations canadiennes jusqu’en 2006 Classification des recommandations canadiennes depuis 2011 : GRADE Recommandation forte ou faible, selon la qualité des données probantes (grande qualité, qualité moyenne, qualité médiocre) Recommendations Grades for Specific Clinical Preventive Actions A The CTF concludes that there is good evidence to recommend the clinical preventive action. B The CTF concludes that there is fair evidence to recommend the clinical preventive action. C The CTF concludes that the existing evidence is conflicting and does not allow making a recommendation for or against use of the clinical preventive action, however other factors may influence decision-making. D The CTF concludes that there is fair evidence to recommend against the clinical preventive action. E The CTF concludes that there is good evidence to recommend against the clinical preventive action. I The CTF concludes that there is insufficient evidence (in quantity and/or quality) to make a recommendation, however other factors may influence decision-making. Cliquez ici pour en savoir plus

39 RÉPONSE Voici quelques références pour en savoir plus… … sur la prévention chez l’adulte (cliquez sur l’image): GROULX, S. « La prévention chez l' adulte : une occasion à saisir au vol! », Le Médecin du Québec, vol. 40, no 5, 2005, p L'évaluation médicale périodique de l'adulte: Recommandations adaptées à la pratique médicale au Québec, 2014 … sur la prévention chez l’adolescent (cliquez sur l’image): LAMBERT, D. « La prévention chez l’adolescent: comment l’aborder? », Le Médecin du Québec, vol. 40, no 5, 2005, p

40 QUESTION Pour cette patiente, quelles sont les pratiques cliniques préventives recommandées au niveau du counseling?

41 RÉPONSE Tabagisme Recommandation A (GECSSP, 1994). Plus récemment, les interventions suivantes ont été démontrées efficaces (CAN-ADAPPT, 2011) : identifier et documenter l’évolution du statut tabagique; si le fumeur est prêt à cesser de fumer, l’encourager par le counseling et le traitement médical; si le fumeur n’est pas prêt, utiliser l’approche motivationnelle afin d’augmenter les chances d’arrêt pour le fumeur; faciliter l’accès au counseling plus intensif (individuel, de groupe ou téléphonique) - plus il est fréquent et prolongé, plus on obtient des résultats; organiser sa clinique pour offrir une approche systématique - comme des systèmes de rappel, des modalités de référence vers les ressources en counseling et du matériel éducatif CAN-ADAPTT. (2011), « Lignes directrices canadiennes de pratique clinique sur le renoncement au tabagisme : énoncés sommaires. » Toronto, Canada.. Document téléaccessible à l’adresse https://www.nicotinedependenceclinic.com/Francais/CANADAPTT/Documents/Lignes%20directrices/Apercu%20des%20%C3%A9nonc%C3%A9s%20sommaires.pdf (Consulté en janvier 2014).https://www.nicotinedependenceclinic.com/Francais/CANADAPTT/Documents/Lignes%20directrices/Apercu%20des%20%C3%A9nonc%C3%A9s%20sommaires.pdf

42 RÉPONSE Activité physique/ sédentarité Counseling nutritionnel et d’activité physique pour les adultes n’ayant pas de problème d’hypertension, de diabète, d’hyperlipidémie ou de MCAS Recommandation C (USPSTF, 2012) Alimentation (apport de fruits et légumes) Recommandations du Guide alimentaire canadien (2011) (Cliquez sur l’image pour plus d’information) Counseling béhavioral pour promouvoir une diète saine et l’activité physique pour prévenir les maladies cardiovasculaires Recommandation C (USPSTF, 2012) Cliquez ici pour en savoir plus

43 RÉPONSE En conclusion, en fonction des caractéristiques de Mme Dent Sucrée, vous pouvez conclure que le bénéfice de lui offrir un counseling sur l’arrêt tabagique est davantage démontré que pour l’alimentation et l’exercice physique. Ce serait donc une priorité pour elle.

44 QUESTION Comment feriez-vous un bon counseling auprès de Mme Dent Sucrée?

45 RÉPONSE On peut utiliser la méthode des 5 « A » décrites par le GECSSP 1.Évaluer (Assess) 2.Conseiller (Advise) 3.S’entendre (Agree) 4.Aider (Assist) 5.Soutenir (Arrange follow-up) Cliquez ici pour en savoir plus

46 RÉPONSE Dans l’étape d’Évaluation (Assess), il est utile d’évaluer le stade de motivation au changement de Prochaska et DiClemente afin d’évaluer la réceptivité du patient à nos conseils. L’algorithme sur la diapositive suivante résume les étapes du counseling en combinant le modèle de Prochaska et le modèle des 5 « A ». Cliquez ici pour en savoir plus

47 Source: GROULX, S. « La prévention chez l' adulte : une occasion à saisir au vol! », Le Médecin du Québec, vol. 40, no 5, 2005, p

48 MISE EN SITUATION (SUITE) Vous décidez ensuite de questionner Mme Dent Sucrée sur sa motivation à arrêter de fumer. Elle vous dit qu’elle n’a pas l’intention d’arrêter de fumer dans la prochaine année. Elle fume à l’extérieur de la maison et ne fume jamais dans la voiture. Vous regardez avec elle les pours et les contres de son tabagisme.

49 QUESTION Quel est son stade de changement selon Prochaska?

50 RÉPONSE Mme Dent Sucrée se situe au stade de Pré-réflexion puisqu’elle n’a pas l’intention de cesser de fumer dans la prochaine année. Par contre, pour l’exposition à la fumée secondaire, elle est au stade d’action ou de maintien.

51 QUESTION Que pourriez-vous dire à Mme Dent Sucrée à ce moment-ci par rapport à son tabagisme à partir du modèle des 5 « A »?

52 RÉPONSE Évaluer (Assess) son comportement, son intention et sa motivation à arrêter de fumer Déjà fait Conseiller (Advise) La féliciter de ne pas fumer dans la maison et dans l’auto, ce que diminue l’exposition de son enfant à la fumée secondaire. Émettre une recommandation claire sur les méfaits du tabac et l’importance de cesser le plus tôt possible 1 2

53 RÉPONSE S’entendre (Agree) Lui demander si elle souhaite en rediscuter à un prochain rendez-vous. Aider (Assist) Lui remettre de la documentation. Soutenir (Arrange follow-up) Offrir un suivi

54 MISE EN SITUATION (SUITE) Vous prenez donc 2 minutes pour clore le sujet du tabagisme. Vous le notez dans son dossier. Vous passez maintenant à l’examen physique.

55 QUESTION Que serait-il pertinent de faire à l’examen physique comme intervention préventive?

56 RÉPONSE Dépistage de l’embonpoint et de l’obésité Calcul de l’IMC chez tous les adultes avec offre ou référence de suivi intensif multidisciplinaire, si l’IMC est de 30 et plus Recommandation B (GECSSP, 2006) Dépistage de l’hypertension artérielle Recommandations fortes – 2012 (GECSSP) Mesure à chaque visite appropriée, selon les techniques courantes décrites par le Programme éducatif canadien sur l’hypertension (PECH); Appliquer les critères du PECH pour l’évaluation et le diagnostic des personnes ayant une pression élevée au dépistage. Cliquez ici pour en savoir plus

57 RÉPONSE Dépistage du cancer du col par le test de PAP Recommandation forte; données probantes de qualité supérieure (30-69 ans) (GECSSP, 2013) Cliquez ici pour en savoir plus

58 MISE EN SITUATION (SUITE) À son examen physique, sa tension artérielle est dans les limites de la normale, son IMC est à 31, son tour de taille est à 100 cm. Vous complétez son examen physique avec un test de Pap. Vous lui offrez donc un suivi intensif avec une équipe multidisciplinaire. Elle se montre intéressée, elle réfléchissait justement à se remettre en forme. Comme le temps file, vous lui remettez la référence de suivi, en lui recommandant d’aller à une première visite et que cela ne l’engage à rien. Elle accepte. Elle vous demande ensuite à quoi sert un test de Pap. Elle n’a pourtant aucun symptôme et elle est avec le même conjoint depuis plusieurs années.

59 QUESTION Que répondriez-vous à Madame Dent Sucrée?

60 RÉPONSE « Le dépistage est une activité visant la recherche de maladies ou de déficiences insoupçonnées, au moyen de tests, d’examens ou autres procédures pouvant être administrés rapidement. » Source: Shah, C.P. (1995), Médecine préventive et santé publique au Canada. Les Presses de l’Université Laval, Québec. Le dépistage vise à détecter une maladie de manière précoce, avant l’apparition de symptômes. L’objectif du dépistage est donc de réduire la mortalité liée à la maladie. Cliquez ici pour en savoir plus

61 QUESTION À quel niveau de prévention agissez-vous lorsque vous effectuez un dépistage?

62 RÉPONSE Le dépistage fait partie de la prévention secondaire D. Lafortune, M. Kiely; Santé mentale au Québec, 1989; XIV, 1.

63 RÉPONSE Primaire Amélioration de la résistance et réduction des facteurs de risques Secondaire Détection des maladies à un stade précoce quand la maladie est facilement curable. Tertiaire Réduction des complications, des incapacités chroniques et de la mortalité prématurée. Guay, M. (2013), Prévention en clinique: aspects théoriques, présentation powerpoint, non publiée. Les niveaux de prévention peuvent être définis comme suit:

64 MISE EN SITUATION (SUITE) Vous discutez maintenant avec Mme Dent Sucrée de ses prescriptions. Elle ne prend aucune médication sur une base régulière.

65 QUESTION Que serait-il pertinent d’offrir à Mme Dent Sucrée comme médication préventive?

66 RÉPONSE Suppléments de vitamine D pour la prévention de l’ostéoporose Pour tous les adultes de moins de 50 ans, prescrire des suppléments de vitamine D 400 à 1000 UI quotidiennement d’octobre à avril (Source: Papaioannou A et coll. Lignes directrices de pratique clinique 2010 pour le diagnostic et le traitement de l’ostéoporose au Canada. CMAJ 2010, p1-12.) Acide folique pour la prévention des malformations du tube neural Un supplément quotidien d’acide folique est recommandée chez toutes les femmes en âge de procréer Recommandation A (USPTF, 2009) Cliquez ici pour en savoir plus

67 MISE EN SITUATION (SUITE) Puisque le temps file, vous notez au dossier de discuter à une prochaine rencontre de médication préventive et de revoir sa vaccination. La prescription d’acide folique ne vous semble pas prioritaire à ce moment-ci. Après tout, elle porte un stérilet et son risque de grossesse est faible. Avec son accord, vous planifiez un suivi dans 3 mois en lien avec son suivi intensif avec l’équipe multidisciplinaire.

68 MISE EN SITUATION (SUITE) Mme Dent Sucrée quitte votre bureau, satisfaite. Vous avez conscience que vous avez fait beaucoup de prévention dans cette dernière rencontre. Puisque Mme Dent Sucrée était votre dernière patiente de la journée, vous décidez de jeter un coup d’œil aux dernières recommandations canadiennes sur le diabète. Vous constatez que certaines recommandations sont plus facilement applicables pour vous que d’autres…

69 QUESTION Qu’est-ce qui influence l’application des pratiques cliniques préventives?

70 RÉPONSE De nombreux facteurs peuvent influencer l’application des pratiques cliniques préventives! Facteurs liés au patient Peur, attentes, croyances, habileté à demander, commentaires de l’entourage Facteurs liés au médecin Croyances, habitudes de vie personnelle, expertise, formation, soutien de collègues Facteurs liés à la pratique clinique préventive Efficacité, sécurité, inconfort 1 2 3

71 QUESTION Quelles stratégies pourriez-vous utiliser pour faciliter l’application des pratiques cliniques préventives dans votre pratique?

72 RÉPONSE Les stratégies facilitant l’application des pratiques cliniques préventives peuvent être divisées selon leur niveau d’efficacité: Stratégies davantage efficaces Systèmes de rappel visant les cliniciens Ex. 1: Mettre un autocollant ou une mention dans tous les dossiers des patients fumeurs pour se rappeler de faire du counseling. Ex. 2: Dans une clinique de radiologie, configurer un rappel électronique en tenant compte de l’âge des patientes pour que l’agente administrative demande aux personnes concernées si elles participent à un programme de dépistage de cancer du sein. 1 A

73 RÉPONSE Stratégies davantage efficaces (suite) Système de bureau sur mesure et facilitation Établir des trajectoires de patients, créer des protocoles de soins et des ordonnances collectives Ex.: Un patient présentant une tension artérielle élevée pour une 1 ère fois sera vu par une infirmière, qui aura un protocole de soins et des ordonnances collectives pour faire le suivi et demander les tests sanguins. Ainsi, lorsque le patient revoit le médecin avec plusieurs mesures de tension artérielle élevée, tous les tests seront faits et il ne restera qu’à faire la prescription de médicaments. Utiliser les ressources de la communauté Ex.: Référer un patient présentant des problèmes de dépendance à un organisme communautaire spécialisé dans ce domaine. Collaboration interprofessionnelle Ex.: Impliquer le personnel infirmier, les travailleurs sociaux, etc. dans sa pratique pour une approche préventive plus holistique du patient. 1 B

74 RÉPONSE Stratégies davantage efficaces (suite) Interventions visant le patient Ex. 1: Affiches sur les ressources en cessation tabagique dans la salle d’attente. Ex. 2: Matériel éducatif sur les méthodes de contraception pour les patients. Interventions multifacettes L’efficacité d’une pratique clinique préventive est beaucoup plus grande si plusieurs interventions sont mises en place, dont certaines visent l’organisation de la clinique (environnement physique). 1 C D

75 Tel que mentionné précédemment, si ces stratégies d’efficacité variable sont combinées à d’autres stratégies, leur efficacité globale se voit améliorée RÉPONSE Stratégies d’efficacité variable Audit et feedback Ex.: Un médecin révise une trentaine de dossiers de patients qu’il a vus dans sa clinique pour voir si leur consommation tabagique a diminué chez ses patients fumeurs; si ce n’est pas le cas, il consulte le personnel de la clinique pour voir quelles interventions peuvent être mises en place pour améliorer cet aspect (pratique réflexive) Dossier médical électronique Ex.: Configurer un rappel aux dossiers électroniques des enfants pour la vaccination aux moments recommandés 2 A B

76 RÉPONSE Stratégies peu efficaces Formation médicale continue Ex.: Se faire former sur l’entretien motivationnel pour mieux appuyer les patients qui veulent changer un comportement mauvais pour la santé (un comportement alimentaire, par exemple). 3 Encore une fois, si ces stratégies sont combinées à d’autres, leur efficacité globale est beaucoup plus supérieure. A Provost, M.-H., et coll. Description, impact et conditions d’efficacité des stratégies visant l’intégration de la prévention dans les pratiques cliniques: revue de la littérature, Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux, 2007, 168 p. (Collection L’intégration de pratiques cliniques préventives)

77 RÉPONSE Il existe donc plusieurs stratégies pouvant être mises de l’avant pour faciliter l’application des pratiques cliniques préventives à votre clinique. Peu importe les stratégies employées, les deux points suivants sont à retenir: Il est préférable de mettre en place plusieurs stratégies pour améliorer leur efficacité globale. L’organisation de la clinique est un aspect essentiel à considérer dans l’implantation de pratiques cliniques préventives efficaces.

78 MISE EN SITUATION (SUITE) Vous décidez donc de passer un coup de fil au Dr Environnements Favorables, un médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive. Après discussion avec lui, il vous met en contact avec l’infirmière responsable du soutien aux pratiques cliniques préventives. Elle pourra évaluer avec vous les besoins de votre clinique et pourra vous outiller et vous guider dans les améliorations possibles.

79 CONCLUSION DE LA VIGNETTE La vignette portant sur l’approche individuelle est maintenant terminée. Cependant, veuillez garder en tête ces éléments clés: Il est important de mettre en œuvre les pratiques cliniques préventives selon les caractéristiques du patient afin qu’elles soient efficaces. Il est essentiel de prioriser les interventions préventives qu’on veut appliquer. On ne peut pas tout faire en une seule rencontre. Un soutien de la santé publique est disponible pour faciliter l’application des pratiques cliniques préventives.

80 APPROCHE POPULATIONNELLE VIGNETTE NO. 2

81 OBJECTIFS Au terme de cette activité, le participant sera en mesure: D’expliquer le rôle du médecin en santé publique en prévention des maladies et promotion de la santé; D’illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé; D’identifier des stratégies pour appliquer la prévention des maladies et la promotion de la santé au niveau populationnel. Cliquez ici pour commencer

82 MISE EN SITUATION Près de 3 mois après votre discussion avec Madame Dent Sucrée, elle revient vous voir à votre clinique pour un rendez-vous de suivi. Elle affirme qu’elle a fait de nombreux changements au niveau de ses habitudes de vie et qu’elle a perdu près de 10 livres ! La balance lui donne raison: elle a perdu 11 livres depuis sa dernière visite. Elle vous remercie de l’avoir aidée à initier ce changement.

83 QUESTION Après sa visite, vous êtes bien heureux pour elle, mais vous vous mettez à réfléchir: Pourquoi certains de vos patients comme Madame Dent Sucrée, modifient-ils leurs habitudes de vie, tandis que d’autres patients n’y arrivent toujours pas? Avez-vous des idées ?

84 RÉPONSE Une façon de considérer cette problématique est de la voir sous l’angle des déterminants de la santé. Les déterminants de la santé sont en effet des «facteurs individuels, sociaux, économiques et environnementaux que l’on peut associer à un problème de santé particulier ou encore à un état de santé global» Les déterminants influencent donc la santé de la population de manière positive ou négative. MSSS (2012). La santé et ses déterminants, mieux comprendre pour mieux agir (page 5). Document téléaccessible à l’adresse: «http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2011/ pdf» (consulté en janvier 2014).

85 QUESTION Pour Madame Dent Sucrée, il s’agirait donc de voir quels déterminants de la santé ont influencé sa santé de manière positive pour qu’elle effectue des changements au niveau de ses habitudes de vie. Pouvez-vous nommer les déterminants de la santé ? Pouvez-vous donner des exemples pour chacun des déterminants de la santé en lien avec l’exemple de Madame Dent Sucrée ?

86 RÉPONSE Les déterminants de la santé sont les suivants: 1.Caractéristiques individuelles 2.Comportements individuels 3.Environnement physique 4.Environnement socio-économique 5.Services de santé Éric Litvak et coll, Guide de planification populationnelle, 2005

87 RÉPONSE Exemples en lien avec Madame Dent Sucrée: 1.Caractéristiques individuelles: Quelle est l’attitude de Madame Dent Sucrée envers l’exercice ? A-t-elle des facteurs génétiques en lien avec l’obésité ? 2.Comportements individuels : Fume-t-elle ? Fait-elle de l’exercice ? 3.Environnement physique: Habite-elle près d’une piste cyclable ? La qualité de l’air extérieur autour de chez elle est-elle bonne ?

88 RÉPONSE Exemples en lien avec Madame Dent Sucrée (suite): 4.Environnement socio-économique: Vit-elle en situation de pauvreté ? Quel est son niveau de scolarité ? 5.Services de santé: A-t-elle accès à une nutritionniste ou à un kinésiologue ? Pour en savoir plus sur les déterminants de la santé, cliquez ici.ici

89 MISE EN SITUATION (SUITE) Avec ces quelques exemples, vous comprenez que les déterminants de la santé influencent grandement la santé de vos patients et aussi la réussite de vos interventions. En effet, si vous recommandez par exemple à vos patients de faire de l’exercice mais que ces derniers n’ont pas les moyens financiers de s’abonner au centre de conditionnement physique, votre intervention risque d’être moins efficace.

90 MISE EN SITUATION (SUITE) Vous vous dites justement que les activités sportives gratuites dans votre communauté sont peu nombreuses et que vous aimeriez changer les choses. Vous avez alors une idée: vous pourriez organiser des marches en invitant les gens de votre communauté à participer… Ces réflexions vous ont ouvert l’appétit: il est déjà midi! C’est l’heure d’aller manger! Justement, vous avez une conférence midi sur la prévention des maladies chroniques avec Dr Environnements Favorables, un médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive.

91 QUESTION Un externe en stage à la clinique vous demande alors quel est le rôle exact du médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive quant à la promotion de la santé et la prévention des maladies ? Vous voyez souvent Dr Environnements Favorables mais vous n’arrivez pas à répondre à votre externe… Vous appelez donc Dr Environnements Favorables à la rescousse… Que fait-il exactement ?

92 RÉPONSE Qu’est-ce qu’un médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive ? « Médecin qui s’est spécialisé dans la prévention des maladies et dans la protection et la promotion de la santé des individus et des communautés. » Jacques, L. (s.d.). Le médecin spécialiste en santé communautaire: sa mission, sa spécificité, ses compétences, ses rôles, sa formation et ses valeurs. Document téléaccessible à l’adresse: «http://www.usherbrooke.ca/dep-sciences- sante-communautaire/fileadmin/sites/dep-sciences-sante- communautaire/documents/MedecinSpecialisteSanteComm.pdf» (consulté en janvier 2014).

93 RÉPONSE Quelle est la mission du médecin en santé publique ? «Contribuer à réduire la fréquence et la gravité des problèmes de santé et à protéger et promouvoir la santé de la communauté en agissant sur les déterminants de la santé auprès des individus et des collectivités» Jacques, L. (s.d.). Le médecin spécialiste en santé communautaire: sa mission, sa spécificité, ses compétences, ses rôles, sa formation et ses valeurs. Document téléaccessible à l’adresse: «http://www.usherbrooke.ca/dep-sciences- sante-communautaire/fileadmin/sites/dep-sciences-sante- communautaire/documents/MedecinSpecialisteSanteComm.pdf» (consulté en janvier 2014).

94 RÉPONSE Les médecins spécialistes en santé publique peuvent mettre en œuvre des interventions individuelles et des interventions populationnelles en promotion de la santé et prévention des maladies. Jacques, L. (s.d.). Le médecin spécialiste en santé communautaire: sa mission, sa spécificité, ses compétences, ses rôles, sa formation et ses valeurs. Document téléaccessible à l’adresse: «http://www.usherbrooke.ca/dep-sciences- sante-communautaire/fileadmin/sites/dep-sciences-sante- communautaire/documents/MedecinSpecialisteSanteComm.pdf» (consulté en janvier 2014).

95 RÉPONSE Par des interventions populationnelles, ils peuvent: Faire du travail interdisciplinaire avec divers organismes, décideurs ou intervenants (établissements du réseau de la santé, municipalités, milieu scolaire, milieu de travail, OC, etc.) Analyser les besoins, investiguer les problèmes de santé avec des données, présenter une analyse et synthèse de ces données, élaborer des solutions en faisant participer les acteurs stratégiques, participer à différents degrés à l’implantation des solutions, suivre et évaluer l’évolution pour que les objectifs soient atteints, etc. Jacques, L. (s.d.). Le médecin spécialiste en santé communautaire: sa mission, sa spécificité, ses compétences, ses rôles, sa formation et ses valeurs. Document téléaccessible à l’adresse: «http://www.usherbrooke.ca/dep-sciences- sante-communautaire/fileadmin/sites/dep-sciences-sante- communautaire/documents/MedecinSpecialisteSanteComm.pdf» (consulté en janvier 2014).

96 MISE EN SITUATION (SUITE) Ainsi le médecin en santé publique agit sur les déterminants de la santé! Il pourrait peut-être vous aider à organiser et à implanter votre activité de marche dans la communauté ? Vous en parlez avec Dr Environnements Favorables et il est emballé par votre idée! Vous travaillerez donc en collaboration avec la santé publique dans la mise en place de votre projet.

97 MISE EN SITUATION (SUITE) Comme clinicien, vous êtes habitué à la mise en œuvre des recommandations en promotion de la santé et prévention des maladies au niveau individuel. Vous l’avez fait par exemple avec Madame Dent Sucrée en lui suggérant de faire de l’exercice et de changer ses habitudes alimentaires. Par contre, au niveau populationnel, vous ne savez pas comment vous y prendre…

98 QUESTION Vous demandez à Dr Environnements Favorables de vous aider à répondre à cette question: Quelles stratégies utilise-t-il pour faire la promotion de la santé au niveau populationnel?

99 RÉPONSE Stratégies de promotion de la santé (selon la Charte d’Ottawa): Dr Environnements Favorables, comme plusieurs médecins en santé publique, se base sur les stratégies en promotion de la santé selon la Charte d’Ottawa:  Renforcement du potentiel des individus  Développement des environnements sains et sécuritaires  Politiques publiques… en faveur de la santé  Développement des communautés  Réorientation des services Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

100 QUESTION À partir de la diapositive précédente, pourriez-vous donner des exemples d’applications de stratégies de la charte d’Ottawa ? (Un exemple du renforcement du potentiel de l’individu pourrait être la promotion de l’activité physique)

101 RÉPONSE 1.Renforcement du potentiel des individus Exemples: Programmes d’éducation à la santé (Sexualité, Habiletés parentale, etc.) Campagnes de communication et outils (La vitesse tue, Dépliants, Affiches, Kiosques, etc.) Pratiques cliniques préventives (ex. : Promotion de l’activité physique) Etc. Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

102 RÉPONSE 2.Développement des environnements sains et sécuritaires Exemples: Aménagement pistes cyclables Distribution de condoms Système intégré de récupération des seringues et aiguilles usagées Disponibilité d’aliments sains (distributrices, marchés publics) Salubrité des milieux hospitaliers Etc. Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

103 RÉPONSE 3.Politiques publiques… en faveur de la santé Exemples: Rémunération counseling ITSS Loi de santé publique/Maladies à déclaration obligatoire Loi anti-tabac Politiques municipales Etc. Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

104 RÉPONSE 4.Développement des communautés Exemples: Bénévolat, mentorat Développement communautaire/Action communautaire (maisons de jeunes, regroupements communautaires pour les populations vulnérables, etc.) Action intersectorielle (ex: tables intersectorielles petite enfance et jeunesse) Travail de proximité Etc. Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

105 RÉPONSE 5.Réorientation des services Exemples: Cliniques de vaccination Cliniques jeunesse PCP (Pratiques cliniques préventives) (voir Vignette sur l’approche individuelle) Etc. Risi et coll (2013), Interventions efficaces et stratégies gagnantes en santé publique, présentation power point, non publiée.

106 MISE EN SITUATION (SUITE) Dr Environnements Favorables vous mentionne qu’il existe des stratégies en prévention des maladies en complémentarité des stratégies en promotion de la santé. Elles font plutôt référence au contrôle des facteurs de risque, à l’immunisation et au dépistage. Risi, C. et St-Cyr, L. (2009). Stratégies gagnantes en promotion/prévention. Document téléaccessible à l’adresse: «http://www.agencesss04.qc.ca/images/images/ santepublique/direction/jarsp2009/conference%20catherine%20risi.pdf» (consulté en janvier 2014)

107 QUESTION Prenez quelques secondes pour trouver un exemple de prévention au niveau populationnel pour chacune de ces stratégies: Contrôle des facteurs de risque Immunisation Dépistage

108 RÉPONSE Stratégies en prévention (exemples): Contrôle des facteurs de risque: Ex: Noter que les travailleurs d’un certain type d’industrie sont à risque de développer une certaine maladie et travailler à diminuer ces facteurs de risque. (Par exemple si un lien existe entre l’exposition au caoutchouc dans son processus de transformation et le cancer de la vessie, travailler à diminuer le risque chez les travailleurs).

109 RÉPONSE Stratégies en prévention (exemples): Immunisation: Ex: Développer différentes stratégies visant à augmenter le taux de vaccination contre l’influenza chez les professionnels de la santé dans le but de limiter la propagation de l’influenza chez les patients hospitalisés.

110 RÉPONSE Stratégies en prévention (exemples): Dépistage: Ex: Identifier et travailler à la mise en œuvre des recommandations en lien avec le dépistage, comme par exemple travailler à l’application des nouvelles recommandations en matière de dépistage des ITSS au Québec. Pour en savoir plus sur le dépistage: Revoir la vignette sur l’approche individuelle (cliquez ici)ici Consultez le Primer en santé publique (cliquez ici)ici

111 RÉPONSE Vous remarquerez que plusieurs liens peuvent être faits entre la prévention des maladies au niveau individuel et au niveau populationnel. Les médecins de famille travaillent souvent avec les médecins spécialistes en santé publique et médecine préventive sans même le savoir…

112 MISE EN SITUATION (SUITE) Après avoir discuté avec Dr Environnements Favorables vous décidez d’impliquer la municipalité dans votre projet de marches communautaires. En lien avec la stratégie sur le développement des environnements sains et sécuritaires, vous organisez donc des activités de marche sur un circuit prédéterminé que la ville s’assurera de bien déneiger l’hiver.

113 MISE EN SITUATION (SUITE) La tête pleine de ces déterminants de la santé et des stratégies de promotion de la santé et prévention des maladies, vous rentrez donc chez vous…

114 QUESTION Au volant de votre voiture, vous bouclez votre ceinture de sécurité. Mmm… est-ce que la ceinture de sécurité serait une stratégie de promotion de la santé?

115 RÉPONSE En effet, la loi sur la ceinture de sécurité entre dans l’élaboration de politiques publiques visant la réduction des traumatismes non intentionnels

116 MISE EN SITUATION (SUITE) Après quelques kilomètres, vous êtes pris dans un bouchon de circulation causé par des travaux routiers. Eh oui, la municipalité a décidé de transformer l’intersection en un carrefour giratoire. Vous avez rendez-vous pour un 5 à 7 et donc ce n’est pas un bon temps pour être pris dans le trafic!

117 QUESTION Les carrefours giratoires, est-ce que ça aurait un lien avec la santé publique ?

118 RÉPONSE Oui, les carrefours giratoires entrent dans la création d’environnements favorables visant la réduction des traumatismes non intentionnels Avez-vous remarqué que les bouchons de circulation influencent la qualité de l’air, un déterminant de la santé (environnement physique)?

119 MISE EN SITUATION (FIN) Vous avez à peine quitté le travail que déjà, vous réalisez que la santé publique, les déterminants de la santé et les stratégies en promotion font partie courante de votre vie quotidienne. Imaginez à quel point elles sont omniprésentes et l’impact important que vous pourriez avoir si vous approfondissiez vos connaissances à ce sujet…

120 CONCLUSION DE LA VIGNETTE La vignette portant sur l’approche populationnelle est maintenant terminée. Cependant, veuillez garder en tête ces éléments clés: Les déterminants de la santé sont omniprésents et influencent la santé de manière positive ou négative. Le médecin en santé publique et médecine préventive agit sur ces déterminants de la santé pour améliorer la santé des individus et des collectivités. Plusieurs stratégies existent en promotion de la santé et prévention des maladies au niveau populationnel et les médecins en santé publique collaborent avec différents intervenants du réseau de la santé pour les mettre en place.

121 FIN DES VIGNETTES

122 CONCLUSION

123 Vous avez maintenant terminé cette formation. Nous espérons que celle-ci vous a aidé(e) à mieux comprendre certains concepts de santé publique en lien avec la promotion de la santé et la prévention des maladies. Afin que vous puissiez garder en tête les éléments clés de cet outil de formation, voici un résumé des éléments que vous avez explorés en parcourant cet outil de formation.

124 CONCLUSION Les concepts de promotion de la santé et de prévention des maladies s’entrecoupent beaucoup, bien qu’ils soient distincts. Ils peuvent tous deux s’appliquer à l’approche individuelle et à l’approche populationnelle en santé, bien que la prévention des maladies soit plus commune que la promotion de la santé en contexte clinique individuel. Bien que l’approche individuelle et l’approche populationnelle impliquent une démarche intellectuelle similaire chez le professionnel de la santé, elles se distinguent pas la vision et l’expertise qu’elles requièrent. Les cliniciens utilisent typiquement l’approche individuelle, dont le sujet d’intérêt est le patient. Les médecins spécialistes en santé publique et médecine préventive, quant à eux, utilisent habituellement l’approche populationnelle dans leur pratique. Ils s’intéressent aux populations.

125 CONCLUSION Les pratiques cliniques préventives doivent être adaptées aux besoins des patients. Celles-ci sont multiples (counseling, dépistage, immunisation, chimioprophylaxie, etc.) et efficaces. Des groupes d’experts tels que le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) publient des recommandations sur leur efficacité pour outiller les cliniciens. Il existe différents niveaux de prévention des maladies, définis comme suit: Illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé Prévention primaire Amélioration de la résistance et réduction des facteurs de risques Prévention secondaire Détection des maladies à un stade précoce quand la maladie est facilement curable. Prévention tertiaire Réduction des complications, des incapacités chroniques et de la mortalité prématurée.

126 CONCLUSION Il est important de toujours garder en tête que plusieurs facteurs influencent positivement et négativement la santé de la population. Il s’agit des déterminants de la santé. Ceux-ci peuvent-être regroupés ainsi: 1.Caractéristiques individuelles 2.Comportements individuels 3.Environnement physique 4.Environnement socio-économique 5.Services de santé Illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé Éric Litvak et coll, Guide de planification populationnelle, 2005

127 CONCLUSION En ce qui a trait à la promotion de la santé, la Charte d’Ottawa constitue un outil reconnu. Cette charte présente 5 grandes stratégies de promotion: 1.Renforcement du potentiel des individus 2.Développement des environnements sains et sécuritaires 3.Politiques publiques… en faveur de la santé 4.Développement des communautés 5.Réorientation des services Illustrer les concepts de prévention des maladies et de promotion de la santé

128 CONCLUSION Le médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive s’intéresse à la prévention des maladies, de même qu’à la protection et à la promotion de la santé des individus et des populations. Tel que mentionné précédemment, sa pratique typique concerne davantage les populations. Il agit principalement sur les déterminants de la santé. Il est souvent appelé à travailler en contexte interdisciplinaire. L’analyse de besoins, l’investigation des problèmes de santé, de même que l’élaboration et l’implantation de solutions pour y remédier comptent parmi ses tâches. Ces médecins peuvent offrir leur soutien aux cliniciens désirant incorporer des mesures préventives à leur pratique professionnelle. Expliquer le rôle du médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive en ce qui a trait à la prévention des maladies et à la promotion de la santé.

129 CONCLUSION Plusieurs facteurs liés aux patients, aux médecins et aux pratiques cliniques préventives influencent l’application des concepts de prévention à la pratique professionnelle des cliniciens. Cependant, diverses stratégies dont l’efficacité a été documentée permettent d’optimiser l’application de tels concepts. L’efficacité de ces stratégies est optimale lorsqu’elles sont combinées et lorsqu’elles impliquent l’organisation de la clinique. Dans un contexte populationnel, le contrôle des facteurs de risque, l’immunisation et le dépistage figurent parmi les stratégies de prévention efficaces. Identifier des stratégies pour appliquer la prévention des maladies et la promotion de la santé à votre future pratique clinique.

130 CONCLUSION Au niveau populationnel, les cinq stratégies de promotion de la santé de la Charte d’Ottawa peuvent être adaptées au contexte de pratique des professionnels de la santé. Les campagnes de communication, l’aménagement de pistes cyclables, la loi anti-tabac, l’action intersectorielle et le soutien aux pratiques cliniques préventives figurent parmi les nombreux exemples de telles stratégies. Identifier des stratégies pour appliquer la prévention des maladies et la promotion de la santé à votre future pratique clinique.

131 MERCI Pour tout commentaire ou question, veuillez écrire à:


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