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Chapitre 5 Le cycle économique Mario Fortin MBA pour cadres Université de Sherbrooke Automne 2011.

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1 Chapitre 5 Le cycle économique Mario Fortin MBA pour cadres Université de Sherbrooke Automne 2011

2 5.1 La capacité productive, le cycle économique et l’écart de production

3 Qu’est ce qu’un cycle économique? On appelle cycle économique des fluctuations périodiques mais irrégulières de l’activité économique générale. Un cycle complet comporte deux phases. La phase d’expansion, caractérisée par une accélération de la croissance, culmine au sommet conjoncturel. Elle est suivie d’une phase de ralentissement qui se termine par un creux conjoncturel. Le sommet est la date où la décroissance du PIB réel débute; le creux est la date ou la décroissance du PIB réel se termine. Si le ralentissement est suffisamment marqué (typiquement, croissance négative pendant deux trimestres consécutifs), on le qualifiera de récession.

4 Le cycle économique comporte deux phases entrecoupées d’un sommet et d’un creux

5 La datation du cycle et des récessions Au Canada, personne n’a le mandat de dater le cycle économique. Il n’y a donc pas unanimité sur l’occurrence des récessions. On doit à Philip Cross (Statistique Canada) la datation « officielle ». Aux États-Unis, la chronologie de référence est établie par le “Dating Committee of the National Bureau of Economic Research (NBER). Il n’y a pas de chronologie équivalente pour la zone euro. Dans la zone Euro c’est le Euro Area Business Cycle Dating Committee qui établit la chronologie du cycle économique pour les 11 pays de la zone Euro originelle de1970 à 1998, et pour la zone Euro depuis1999. Depuis 1970 il y a eu 4 récessions : ( )http://www.cepr.org/data/dating/ –1974:4 – 1975:1 ; –1980:1 – 1982:3; –1991:1 – 1993:3 ; –2008:1 – 2009:2.

6 Les cycles économiques canadiens depuis 1960

7 Les récessions font habituellement diminuer l’inflation

8 L’investissement est beaucoup plus variable que le PIB Les fluctuations du PIB s’accompagnent généralement de fluctuations analogues de la consommation, de l’investissement et de l’emploi. Cependant, l’investissement fluctue connaît des fluctuations dont l’ampleur relative est plus de 3 fois supérieure à celles du PIB. Ainsi, même si la consommation est environ 60% de la demande finale, les variations de l’investissement expliquent habituellement entre 40 et 50% des fluctuations du PIB. L’investissement comme les biens durables (une part de la consommation, ex. automobile)) est plus variable car il peut être différé, contrairement aux composantes non durables de la consommation (Ex. alimentation, services) qui doivent être continuellement achetés pour être consommés.

9 La variabilité relative de l’investissement et du PIB (Données canadiennes)

10 À court terme l’emploi varie moins que le PIB Lorsque la croissance du PIB s’accélère (se ralentit), il y a accélération (décélération) de celle de l’emploi. Cependant l’emploi subit des fluctuations de plus petite amplitude que la production. Depuis 1976, ce n’est que pendant les récessions que l’emploi diminue. Habituellement les mouvements du PIB précèdent ceux de l’emploi d’environ 1 trimestre. Au début d’une reprise on peut donc avoir l’impression qu’il y a « reprise sans emploi ».

11 Les mouvements cycliques du PIB réel et de l’emploi

12 La productivité du travail est procyclique Les fluctuations du PIB s’accompagnent de fluctuations de moindre ampleur de l’emploi. Cela a pour conséquence que la productivité du travail est ralentie, voire même diminuée, pendant les récessions. On attribue ce phénomène au fait que certains emplois sont proportionnés aux besoins moyens de l’entreprise et difficilement compressibles à court terme (Ex. service de paie). Notez qu’en dépit de la prospérité récente, la productivité du travail affiche depuis 2000 une performance plutôt décevante.

13 Variations cycliques du PIB réel et de la productivité

14 Les récessions et le comportement des taux d’intérêt Les récessions et les ralentissement sont habituellement précédés d’une hausse des taux d’intérêt de court terme plus grande que celle par rapport aux taux de long terme. L’écart de taux (la pente de la courbe des rendements à l’échéance) est un indice précurseur de l’activité économique réelle. L’écart de 2006 annonçait un ralentissement qui ne s’est pas matérialisé. Lorsqu’il y a inversion (taux de court terme plus élevés que taux de long terme) pendant plus de 6 mois, c’est habituellement suivi d’une récession. Lorsque la récession ou le ralentissement est amorcé, on observe une baisse des taux d’intérêt et la courbe des rendements à l’échéance retrouve sa forme normale. Lorsqu’on est au creux de l’activité économique, les mesures de relance se traduisent par un écart maximal entre les taux de court terme et de long terme.

15 Taux d’intérêt sur les titres gouvernementaux au Canada :

16 Section 5.2 La demande agrégée de biens et ses déterminants

17 Comprendre les fluctuations La théorie macroéconomique tient compte de l’interaction entre 4 marchés pour comprendre les sources aux fluctuations. Les marchés sont : 1. Celui des biens et services (PIB et niveau général des prix); 2. Le marché des facteurs de production (emploi et salaire); 3. Le marché des fonds prêtables (taux d’intérêt); 4. Celui du change (taux de change). L’outil le plus simple est la transposition macroéconomique des courbes d’offre agrégée (OA) et de demande agrégée (DA) pour déterminer le PIB et les prix. Les raisonnements expliquant la forme des courbes OA et DA sont différents des raisonnements microéconomiques.

18 La demande agrégée La demande agrégée (DA) est la somme des demandes finales, soit C + I + G + X n où X n = EX – IM désigne les exportations nettes. Nous allons identifier ce qui affecte les composantes par un signe + (augmentation) ou – (diminution). –C dépend du taux d’intérêt i (-) et du revenu disponible Y d (+). Le revenu disponible = le revenu national Y (+) moins les taxes T (-). –I dépend des anticipations de profit (+) et du taux d’intérêt (-). –X n dépend du taux de change e (+ si le taux de change est le prix de la monnaie étrangère) 1, du PIB du reste du monde (+) et du prix auquel se vendent nos exportations (+). –G est décidé par le gouvernement. Notez que les taxes sont considérées comme le solde net entre les taxes brutes et les transferts du gouvernement au secteur privé. 1 Si 1 Euro vaut 1,25 $US alors e = 0,80 car il faut 0,80 euros pour acheter 1$US. Notons que e augmente s’il y a dépréciation. Une hausse de e favorise les exportations nettes car une dépréciation rend les produits étrangers relativement plus coûteux.

19 Le rôle du niveau général des prix Au niveau agrégé, la quantité de biens et services que les agents veulent acheter diminue lorsque le prix augmente, et ce pour trois raisons : - 1. La compétitivité internationale : Si le prix des produits canadiens augmente, les biens importés deviennent plus compétitifs et X n diminue. Cet effet prend plus d’ampleur lorsque le commerce international est important La richesse : Si P augmente, la valeur réelle des actifs financiers diminue ce qui réduit le pouvoir d’achat et la consommation des ménages. Cet effet est souvent négligeable car les dettes se déprécient aussi (redistribution du pouvoir d’achat) Les taux d’intérêt : Si P augmente, les gens n’ont plus assez de liquidité (car les biens sont plus coûteux) et vont vendre des actifs financiers pour augmenter leur liquidité. Ces ventes d’actifs font augmenter les taux d’intérêt et diminuer I et C. C’est habituellement le plus important des 3 effets.

20 La DA est de pente négative pour trois raisons

21 Ce qui fait déplacer la demande agrégée La demande agrégée augmente (i. e. se déplace à droite) si : - le gouvernement augmente ses dépenses G ou diminue les taxes T (ce qui fait dans ce dernier cas fait augmenter Y d et par conséquent C). - la Banque centrale fait baisser les taux d’intérêt (ce qui stimule I et C) - le dollar canadien se déprécie (ce qui stimule X N parce que X augmente et IM diminue. - les ménages font des gains de richesse (Ex. immobilier, bourse) - le PIB augmente à l’étranger (ce qui fait augmenter X) - l’optimisme gagne du terrain

22 Déplacements de la demande agrégée

23 Sections 5.3 Les fluctuations économiques : le court terme et le long terme

24 La capacité productive La capacité productive est la principale mesure de l’offre agrégée. Cette capacité dépend de trois choses –La population en âge de travailler (L) –Le stock de capital productif (K) –La productivité des ressources a La capacité se note Y n = aF(K, L). En raison de la hausse de la population en âge de travailler, L tend à s’accroître avec le temps. De même, l’investissement fait augmenter K. L’amélioration technologique fait aussi progresser a. Notez que la technologie multiplie la capacité de K et L à produire Y. La hausse des capacités de production explique pourquoi le PIB tendanciel a une pente positive.

25 L’écart de production : l’écart entre le PIB et la capacité productive À tout moment, il peut arriver que la production réalisée Y diffère de la capacité, aussi appelée le niveau naturel de production Y n. La différence entre les deux est appelée « écart de production ». Lorsque Y > Y n il s’exerce des pressions élevées sur les capacités productives. Cela crée ce qu’on appelle un écart inflationniste car l’inflation salariale tend à s’accélérer. Lorsque Y < Y n il s’exerce des pressions faibles sur les capacités productives. Cela crée ce qu’on appelle un écart déflationniste car l’inflation salariale tend à ralentir. Lorsque Y = Y n il s’exerce des pressions normales sur les capacités productives et l’inflation salariale tend à demeurer stable.

26 Le cycle se mesure par l’écart entre le PIB observé et le PIB tendanciel Il existe plusieurs méthodes pour estimer le PIB tendanciel. Toutes partagent le fait qu’on veut faire abstraction des fluctuations de courte durée du PIB. On peut dépasser le potentiel seulement en faisant une utilisation excessive des ressources (temps supplémentaire, réduction des entretiens des équipements, etc.) mais cela ne dure qu’un certain temps (Analogie : un sprint anaérobique dans une course de fonds est de courte durée) On assimile souvent le PIB tendanciel (méthode statistique) à une estimation de la capacité productive non inflationniste (valeur théorique).

27 L’écart de production est la différence entre Y et Y n

28 Écart inflationniste ou déflationniste et l’inflation salariale

29 La capacité productive est appelée l’offre de long terme À une date donnée, on représente la capacité productive par une valeur fixe du PIB. Puisque cette capacité est la même peu importe le niveau général des prix P, cette capacité est représentée par une droite verticale à Y n dans le plan du PIB réel et des prix. Cette droite verticale est appelée la courbe d’offre agrégée de long terme. Cette courbe verticale se déplace seulement si a, K ou L changent. La zone à gauche de Y n est caractérisée par une baisse de l’inflation salariale tandis que celle à droite est caractérisée par une hausse de l’inflation salariale.

30 L’offre de long terme et l’inflation

31 À court terme une hausse de prix fait augmenter la quantité offerte Si les prix augmentent alors que les facteurs sont rémunérés selon des conditions prédéterminées par contrats, la production des entreprises devient plus rentable. En raison de cette hausse attendue de rentabilité, la quantité produite tend à augmenter avec le niveau général des prix. La réaction à court terme de la production aux variations du niveau général des prix est appelée l’offre agrégée de court terme OC CT. Cette courbe a une pente positive dans le plan de la production et des prix.

32 Offre agrégée de court terme

33 L’offre de court terme vs la capacité productive On distingue l’offre de court terme de celle de long terme en raison d’une différence importante dans le comportement des salaires. À court terme, les salaires sont prédéterminés par des contrats et leur niveau peut refléter des perceptions erronées de la situation macroéconomique, notamment des prix. Comme il faut du temps pour corriger toutes ces perceptions et rétablir des contrats adéquats, le processus devant mener à un rajustement salarial se manifeste par les pressions inflationnistes ou déflationnistes. L’offre de long terme (la capacité) indique le niveau de production lorsque les salaires ont complété leur ajustement.

34 L’offre agrégée de court terme tend à devenir verticale lorsque le PIB augmente On ne peut pas augmenter indéfiniment la production en haussant les prix. Lorsque toutes les ressources sont utilisées, l’augmentation des prix ne permet plus d’augmenter la production et même l’offre agrégée de court terme tend à devenir verticale. Ainsi, même si on peut dépasser temporairement la capacité productive, le PIB ne peut pas s’en écarter exagérément. À trop vouloir utiliser les ressources l’inflation pourrait devenir rapidement très grande.

35 L’offre agrégée devient verticale si le PIB augmente

36 Qu’est-ce qui fait déplacer l’offre agrégée de court terme? Tout ce qui fait changer la capacité productive (a, K ou L) va déplacer l’offre de court terme. Cependant, l’offre de court terme va aussi se modifier diminuer si le prix des facteurs de production (ex. salaire, pétrole) change. Si les salaires (ou le prix de l’énergie) augmentent il faut un prix de vente plus élevé pour justifier la production. Une hausse des coûts déplace donc OA CT vers le haut. À l’inverse, si les salaires diminuent, ou si le prix du pétrole baisse alors OA CT se déplace vers le bas.

37 Déplacement de l’offre agrégée

38 L’équilibre de court terme est déterminé par OA CT et DA

39 Si DA diminue, cela fait baisser l’inflation et le PIB

40 Par contre si DA augmente, cela fait augmenter l’inflation et le PIB à court terme

41 Les fluctuations de prix ont un effet modérateur sur le PIB L’augmentation de DA se mesure par le déplacement horizontal de la demande. Mais les producteurs ne peuvent répondre à cette demande aux prix courants. Les prix doivent augmenter pour accroître les incitatifs à produire. Cette hausse de prix a pour conséquence de réduire la quantité demandée le long de DA (hausse de taux d’intérêt, baisse de compétitivité internationale et baisse de pouvoir d’achat des actifs financiers.

42 Les variations de prix ont un effet modérateur sur le PIB

43 Si OA diminue (ex. choc pétrolier) on assiste à une hausse de P et une baisse de PIB à court terme

44 Si OA augmente (ex. baisse des prix des produits importés) P diminue et le PIB s’accroît à court terme

45 Les forces de stabilisation automatique : du court terme au long terme Si l’équilibre de court terme réduit le PIB sous son niveau tendanciel, le chômage augmente et les salaires tendent à diminuer. Comme la baisse des salaires réduit les coûts l’offre de court terme se déplace vers le bas et ce mouvement se poursuit jusqu’à ce qu’on retourne au PIB tendanciel. L’équilibre de court terme est donc seulement temporaire car l’économie tend vers l’intersection entre DA et OA LT.. C’est le principal mécanisme autorégulateur macroéconomique.

46 En cas de ralentissement OA CT se déplace à droite et on retourne au PIB tendanciel

47 L’écart inflationniste tend alors à disparaître

48 Un vieux débat : le PIB dépend-t-il surtout de l’offre ou de la demande ? Depuis très longtemps deux écoles s’opposent : les classiques et les keynésiens. Les termes ont pris des sens variables selon le contexte mais peuvent se résumer comme suit. L’approche « classique » tend à attribuer les changements du PIB à des déplacements de OA : chocs sur la population active, le capital ou la productivité. Les tenants de cette approche estiment que les mécanismes d’autorégulation sont puissants et maintiennent l’économie près du plein emploi. L’approche « keynésienne » attribue les changements de court terme du PIB surtout aux déplacements de DA. Les défenseurs de cette approche croient que les mécanismes d’autorégulation sont lents à produire leur plein effet et que des écarts persistants et importants du PIB par rapport à son potentiel se produisent.

49 Vitesse d’ajustement et politiques de stabilisation Ce débat est important car si l’ajustement des salaires est lent, il peut être préférable d’agir sur DA pour accélérer le retour au plein emploi en cas de récession. L’autre solution consiste à essayer d’éviter qu’on dévie du plein emploi en agissant de manière à stabiliser autant que possible DA. La politique monétaire agit de cette dernière façon car les salaires prennent ¸jusqu’à plusieurs années à s’ajuster.

50 Sections 5.4 La prévision des fluctuations : les indicateurs économiques avancés

51 Prévoir n’est pas de la divination La population fait des gorges chaudes sur l’incapacité des économistes à prévoir les récessions. –Les économistes ont prévu 5 des 3 dernières récessions; –Les économistes sont payés pour expliquer demain pourquoi ce qu’ils avaient prévu hier n’est pas arrivé aujourd’hui; –pire Mais, blague à part, la prévision est un art sérieux, basé sur des techniques statistiques dont l’ancrage est simple : si une série a, dans le passé, permis de prévoir l’évolution du PIB, observer ses mouvements présents devrait fournir une indication utile sur les mouvements futurs du PIB (ex. Comment sait-on qu’un politicien va mentir?) Les économistes font de la prévision car, même s’ils ne sont pas très bons, il y a quand même une demande de prévisionnistes (et il ne faut pas laisser tout le marché aux pythonisses).

52 Les indicateurs économiques avancés L’information contenue dans les indicateurs économiques avancés est synthétisée sous forme d’une valeur numérique finale appelée Indice composite avancé (en anglais Composite Leading Indicator CLI). La qualité première du CLI est que ses points de retournement (les dates des sommets et des creux) précèdent ceux du cycle de référence établis par les mouvements du PIB. Les étapes menant à la construction de tels indicateurs composites est très bien décrite dans le document intitulé OECD system of composite leading indicators, publié par l’OCDE en novembre 2008 (disponible à l’adresse La construction se fait en cinq étapes : –Sélection des séries : –Filtrage : –Évaluation –Présentation –Agrégation.

53 L’indicateur avancé de l’OCDE et le cycle Source : OECD system of composite leading indicators, p. 3.http://www.oecd.org/dataoecd/26/39/ pdf

54 Étapes de construction d’un indice Source : OECD system of composite leading indicators, p. 4.http://www.oecd.org/dataoecd/26/39/ pdf

55 Sélection des séries La sélection des séries se base sur –la pertinence économique –la couverture des activités –la disponibilité rapide des séries –l’absence de révision –la longueur de la disponibilité. Quatre types de justification de la pertinence économique sont considérés –Stades précoces de la production (ex. nouvelles commandes, permis de construire) –Réponse rapide aux conditions (ex. durée de la semaine de travail) –Sensibilité aux attentes (sentiments des consommateurs, intentions d’embauche) –Instigateur de mouvements (ex. taux d’intérêt, termes de l’échange).

56 Filtrage des séries À cette étape les séries sont traitées afin d’éliminer certains facteurs (ex. saisonnalité, tendance, données aberrantes) qui peuvent masquer le comportement cyclique. –La fréquence de la série est ajustée pour correspondre à celle de la variable établissant le cycle (trimestriel). –Éliminer les composantes exige un traitement statistique qui peut être complexe. Dans le jargon statistique, on dit qu’on filtre les séries, en référence aux systèmes physiques où la filtration laisse passer certaines composantes et en retient d’autres. –L’établissement du cycle repose sur l’identification des points de retournement, soit les maxima et minima locaux de la composante cyclique (une phase durant au moins 5 mois et un cycle 15 mois). –Les séries sont normalisées en enlevant la moyenne et en divisant par la déviation absolue moyenne de la série et en ajoutant 100 au résultat.

57 Évaluation et agrégation Chaque variable sélectionnée voit sa performance évaluée par sa capacité à prévoir les points de retournement du cycle économique. Les critères sont : –l’avance moyenne aux points de retournement constante –L’absence de faux signaux (prévoir un retournement qui ne survient pas ou ne pas prévoir un retournement qui survient) –Une conformité aux mouvements du cycle (la forme des mouvements de l’indicateur est identique à celle du cycle, donc les mouvements ont la même ampleur). Les séries sont agrégées en établissant la moyenne arithmétique simple du comportement des séries (poids égal), sauf pour les agrégats de zone où le poids reflète l’importance des régions ou pays. La présentation finale du CLI peut se faire en niveau, en taux de croissance trimestriel ou à glissement annuel, en écart à la tendance, sous forme lissée (ex. moyenne mobile centrée de 5 mois) ou brute. Si on redonne la tendance au cycle et à l’indicateur, on retrouve des séries haussières. Les points de retournement seront alors déplacés.

58 Indice composite avancé canadien L’indice composite avancé canadien a dix composantes : –Indice du logement; –Emploi dans les services aux personnes et aux entreprises; –Indice du cours des actions (TSE 300); –Offre réelle de monnaie M1 ($ de 92); –Indice composite avancé des États-Unis; –Heures hebdomadaires moyennes de travail; –Nouvelles commandes de biens durables ($ de 92); –Ratio des livraisons aux stocks de produits finis; –Vente au détail de meubles et articles ménagers ($ de 92); –Ventre d’autres biens durables ($ de 92); En septembre 2011, l’indice valait 254,4, en baisse de 0,7% par rapport à août 2011 mais en hausse 5,4% par rapport à septembre (Source :

59 L’indice est brut ou lissé. On peut amoindrir les fluctuations mensuelles de l’indicateur avancé en appliquant un filtre statistique (lissage exponentiel). Ce faisant on retarde les points de retournement d’environ 1 trimestre.


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