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Lhistorien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale Lhistorien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale (Terminales L/ES) Pistes de réflexion.

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1 Lhistorien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale Lhistorien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale (Terminales L/ES) Pistes de réflexion et proposition de séquence Groupe de travail Lycée, 16 mai 2012 Cécile Vast, professeur dhistoire-géographie, collèges Jules Jeanneney (Rioz) et Clairs-Soleils (Besançon)

2 Extrait du « Bulletin officiel spécial n°8 » du 13 octobre 2011 « Le rapport des sociétés à leur passé » : réflexion sur le contexte, et les conditions (apaisées et/ou conflictuelles) dans lesquelles les différentes sociétés envisagent et construisent leur rapport au passé, en termes didentité, de références culturelles et patrimoniales, dusages politiques et mémoriels.

3 « Les mémoires : lecture historique » suppose dintroduire dans la problématique de la séquence une réflexion sur la distinction mémoire / histoire (objectifs différents de fidélité / vérité). Envisager les mémoires comme objet détude pour lhistorien (cf. Pierre Nora, entre autres…)

4 « Une étude au choix » : choix entre deux périodes historiques, la Seconde Guerre mondiale ( ) ou la guerre dAlgérie ( ). « Lhistorien et les mémoires » : mener une réflexion sur diversité des mémoires sociales dun événement et de leurs formes dexpression jusquà nos jours. Utilisation du pluriel (« mémoires » sociales, pluralité des expériences) préférée au singulier (« mémoire collective », notion floue) deux objets de nature différente, mémoire (fidélité) / histoire (vérité) rôle et place du discours de lhistorien face aux usages sociaux, politiques et mémoriels du passé, historiographie lhistorien et les témoins les mémoires, objet dhistoire

5 Indications bibliographiques La question du rapport de la société française au souvenir de lOccupation et de Vichy nest pas neuve, elle est rapidement investie et fait lobjet décrits dès la Libération. Des essais venus dhorizons différents installent un certain discours sur le rapport des Français à leur passé proche (culpabilité, mauvaise conscience, ingratitude, difficulté à assumer le passé, etc.). Deux exemples, parmi dautres : 1) Du côté des résistants, lélitisme, lamertume et le désenchantement inspirent lidée dune nation oublieuse et ingrate : Jean Cassou, La mémoire courte, Éditions de Minuit, 1953 (réédité aux Mille et une Nuits, 2001) Henri Michel, Quatre années dures, Grasset, 1945 (un « roman-témoignage » écrit par lhistorien de la Seconde Guerre mondiale) 2) La littérature des hussards (Roger Nimier, Antoine Blondin, Jacques Laurent, Marcel Aymé) participe également à diffuser et populariser une certaine représentation (mauvaise conscience, veulerie, « résistantialisme ») Marcel Aymé, Uranus, Gallimard, 1948 Roger Nimier, Les épées, Gallimard, 1948

6 Indications bibliographiques 1974 Stanley Hoffman, Essais sur la France. Déclin ou renouveau ?, Seuil, 1974 Lhistorien américain revient sur son enfance dans la France occupée et nuance limage de lattitude des Français proposée par le film Le chagrin et la pitié Henry Rousso, Le syndrome de Vichy de 1944 à nos jours, Seuil, 1987 Dans cet ouvrage pionnier, Henry Rousso revient sur le caractère obsessionnel du souvenir de Vichy depuis la Libération, et avance quelques interprétations sur le rapport des Français à Vichy. La plus connue est celle du « résistancialisme » ou du « mythe résistancialiste » : les Français se seraient pensés résistants pour couvrir leur mauvaise conscience Annette Wieviorka, Déportation et génocide. Entre la mémoire et loubli, Plon, 1992 Une interprétation de la place respective et successive des mémoires des différentes formes de déportations (persécution et répression). Pour A. Wieviorka, au souvenir dominant de la déportation de répression, symbolisée par Buchenwald, succède à partir des années 1980 celui du génocide, symbolisé par Auschwitz Robert Frank, « La mémoire empoisonnée » in AZÉMA (Jean-Pierre) et BÉDARIDA (François) [dir.], La France des années noires, Seuil, 1993 Article fondamental pour le sujet, qui reprend des articles antérieurs publiés depuis 1980 : il aborde la pluralité des mémoires de la Seconde Guerre mondiale, les acteurs et les vecteurs, le rôle des historiens, une chronologie fine et nuancée.

7 Indications bibliographiques 1994 Éric Conan et Henry Rousso, Vichy, un passé qui ne passe pas, Fayard, 1994 Le livre reprend les développements du Syndrome de Vichy et revient sur lépisode Mitterrand, notamment. Lexpression est passée à la postérité ! 1995 Jean-Marie Guillon, « La Résistance, cinquante ans et deux mille titres après » in GUILLON (Jean-Marie) et LABORIE (Pierre), Mémoire et Histoire : la Résistance, Toulouse, Privat, 1995 Un article, réduit ici aux mémoires de la Résistance et à son historiographie, en relation avec dautres événements marquants de la SGM (Vichy, génocide, Occupation, etc.) 1994 Pierre Laborie, « Historiens sous haute surveillance » in Esprit, janvier 1994 Une réflexion sur les rapports entre historiens et témoins, sur les difficultés à écrire une histoire sous le regard pressant des témoins Antoine Prost, Douze leçons sur lhistoire, Seuil, 1996 Antoine Prost consacre de nombreux chapitres au rôle social de lhistorien, à la place de son discours confronté à dautres usages du passé.

8 Indications bibliographiques 2000 Paul Ricœur, La mémoire, lhistoire, loubli, Seuil, 2000 Ouvrage -difficile- dun philosophe de la phénoménologie qui apporte une réflexion essentielle sur les rapports entre lhistoire et la mémoire. Paul Ricœur sappuie sur de nombreux exemples empruntés à lhistoire de la Seconde Guerre mondiale, et commente les ouvrages des historiens cités précédemment Cahier spécial du journal Libération à propos de la table ronde organisée en mai 1997 à la demande des époux Aubrac liberation-lucie-et-raymond-aubrac-se-sont-confrontes-aux-questions-de-huit-historiens-a-propos-de-l Ensemble des discussions et des réactions : historiens de la Résistance (Jean-Pierre Azéma, François Bédarida, Laurent Douzou, Henry Rousso, Maurice Agulhon) et témoins (Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Daniel Cordier, Jean-Pierre Vernant) Pierre Laborie, Les Français des années troubles, Seuil, 2003 Un recueil darticles précédé dun long avant-propos essentiel : Pierre Laborie revient sur le rôle social de lhistorien, les difficultés et les spécificités de lhistoire du « très contemporain » confronté à dautres discours et dautres usages du passé Pieter Lagrou, Mémoires patriotiques et occupation nazie, Bruxelles, Complexe, 2003 Une comparaison européenne des mémoires de la Seconde Guerre mondiale par un historien belge.

9 Indications bibliographiques 2005 Laurent Douzou, La Résistance française : une histoire périlleuse, Seuil, 2005 Un essai dhistoriographie sur lécriture de lhistoire de la Résistance : place et rôle des acteurs-témoins, rôle central du Comité dhistoire de la Seconde Guerre mondiale, renouvellement des questionnements historiques, place de lhistoire de la Résistance aujourdhui François Marcot [dir.], Dictionnaire historique de la Résistance, Robert Laffont, 2006 De très nombreux articles abordent la question des mémoires de la Résistance Pierre Laborie, « Acteurs et historiens dans lécriture de lhistoire de la Résistance » in DOUZOU (Laurent) [dir.], Faire lhistoire de la Résistance, Presses universitaires de Rennes, 2010 Des rappels épistémologiques très utiles sur les intentions divergentes des historiens et des acteurs dans lécriture de lhistoire Olivier Wieviorka, La mémoire désunie. Le souvenir politique des années sombres de la Libération à nos jours, Seuil, 2010 Une mise en perspective des politiques publiques de la mémoire, vue « den haut » (pouvoirs publics, acteurs politiques et associatifs), sans vraiment aborder la question des mémoires sociales.

10 Indications bibliographiques 2011 Pierre Laborie, Le chagrin et le venin. La France sous lOccupation, mémoire et idées reçues, Bayard, 2011 La première partie du titre est une référence évidente au film de Marcel Ophuls Le chagrin et la pitié. Avec les travaux dHenry Rousso et de Robert Frank, cest sans doute louvrage à lire pour aborder le sujet : généalogie de la « vulgate » sur lattitude des Français sous lOccupation, impact, réception et usages du film Le chagrin et la pitié, regard critique sur les manuels scolaires, rôle des médias, place des historiens, retour et analyse de la table-ronde de Libération et de ses enjeux… 2012 Nicolas Beaupré, Les grandes guerres, Belin, 2012 Un très gros, très lourd et très beau « pavé » pour aborder en toute sérénité le programme de première !! 2010 Michèle Zancarini-Fournel et Christian Delacroix, La France du temps présent, , Belin (Histoire de France), 2010 Quelques exemples et quelques documents sur les questions mémorielles autour de la Seconde Guerre mondiale et des conflits coloniaux. Guerre mondiale, guerre totale, Gallimard-Mémorial de Caen, 2010 Catalogue de la nouvelle exposition permanente du Mémorial de Caen avec des textes rédigés par Denis Peschanski, Pierre Laborie et Jean Quellien. Un chapitre sur « Mémoires et histoire »

11 Proposition de mise en œuvre Deux propositions à réaliser en 4-5 heures : 1)Scénario 1 : sommatif 2) Scénario 2 : plus inductif, avec sujet détudes et mise en perspective

12 I - Histoire et mémoire : des fonctions et des objectifs différents 1)Les mémoires Elles se placent du côté de la fidélité, de laffirmation identitaire, souvent liées aux événements traumatiques, elles expriment une singularité 2) Lhistoire Une démarche dinterprétation, dexplication, de compréhension et dintelligibilité, lhistoire se donne pour objectif la recherche dune vérité, elle vise aussi à se libérer du passé (Lucien Febvre : « Lhistoire est un moyen dorganiser le passé pour lempêcher de trop peser sur les épaules des hommes »), « universalité » II - Un événement, plusieurs mémoires Pluralité des mémoires et des expériences de la SGM (génocide, Vichy, occupation, résistance, prisonniers, soldats de 1940, etc.) Diversité des acteurs, des vecteurs, des expressions Diversité et périodisation des usages et discours sur le passé (voir article de R. Frank) III - Lhistorien face aux discours mémoriels et aux usages du passé Histoire est une construction et une interprétation Historiographie et débats historiographiques (plusieurs interprétations, exemple de Rousso-Laborie) Rôle social de lhistorien, etc. SCÉNARIO N°1

13 SCÉNARIO N°2 - Sujet détude : Les comportements des Français sous lOccupation, mémoires et histoire I - Sujet détude : Les comportements des Français sous lOccupation, mémoires et histoire Objectif : montrer lécart entre les discours mémoriels, souvent « réducteurs », reconstruits, singuliers, fractionnés, et les résultats du travail de lhistorien Partir dun jugement récurrent, dune idée reçue, dune « vulgate » ressassée sur les comportements des Français sous lOccupation Analyse de lentretien donné par Daniel Cordier à Libération le 11 avril 2012 à la suite du décès de Raymond Aubrac (voir diapo suivante) Qui parle ? (un témoin) Doù parle-t-il et qui est-il ? (fidélité à Jean Moulin, ancien résistant) Quelle mémoire de la SGM exprime-t-il ? (celle de la Résistance) Quelle est son interprétation de lhistoire ? Quel jugement porte-t-il (caractère minoritaire de la Résistance appuie lidée dune majorité de Français « attentistes ») Entreprendre un travail de déconstruction - décryptage de ce discours, apporter un éclairage historique, montrer lécart entre ce que nous apprend le travail de lhistorien et le discours mémoriel, les jugements rétrospectifs Confronter cet entretien avec un texte dhistorien sur la réalité et la complexité des comportements. Mise en perspective : lhistorien et les mémoires de la SGM II - Mise en perspective : lhistorien et les mémoires de la SGM Reprise du plan en 3 parties vu précédemment : 1) Mémoires et histoire - 2) Un événement, plusieurs mémoires - 3) Le rôle de lhistorien Introduire dautres documents, dautres exemples de mémoire (génocide), dautres supports (extraits de films)

14 Entretien de Daniel Cordier dans le journal Libération à la suite du décès de Raymond Aubrac, 11 avril 2012 : « Très peu de Français ont été courageux. Les Aubrac le furent » «Les gens naiment pas lHistoire, ils aiment la petite histoire. Les choses à côté. Au jour même de la mort de Raymond Aubrac, les questions autour de son arrestation et de son évasion sont secondaires. On doit garder le souvenir dun homme qui sest admirablement conduit dans une époque où la majorité des Français a trahi la France. Je pense que cest le moment de rappeler comment se sont comportés lensemble des Français. Combien étions-nous à Londres ? La première fois que jai vu le général de Gaulle, le 6 juillet 1940, nous étions tous en civils, à peine dont 800 hommes de la Légion étrangère. Voilà exactement ce que représentait alors larmée de De Gaulle, un mois après la signature de larmistice. Tandis que "larmée de lArmistice" de Pétain était constituée de hommes. Les Français ont été des lâches et très peu ont été courageux. Les Aubrac le furent. Et je tiens à les saluer aujourdhui. »


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