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INSUFFISANCE RESPIRATOIRE. DEFINITION Maladies inflammatoires, au long cours, des poumons et des bronches, caractérisées par un rétrécissement (ou obstruction)

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1 INSUFFISANCE RESPIRATOIRE

2 DEFINITION Maladies inflammatoires, au long cours, des poumons et des bronches, caractérisées par un rétrécissement (ou obstruction) des voies aériennes ; ce qui induit une hypoxie tissulaire associée ou non à une hypercapnie.

3 DEFINITION La Broncho-Pneumopathie Chronique Ostructive (BPCO) est la 1 ère cause dinsuffisance respiratoire. Elle se caractérise par une diminution IRREVERSIBLE des débits respiratoires. Son évolution aboutit au rétrécissement progressif des bronches en lien avec une inflammation chronique jusquà lobstruction des bronches.

4 EPIDEMIOLOGIE Linsuffisance respiratoire chronique concerne 2 millions et demi de personnes en France et décès annuels dus aux complications (BPCO). La BPCO est la 1 ère cause dinsuffisance respiratoire et la 5 ème cause de décès par an.La BPCO est la 1 ère cause dinsuffisance respiratoire et la 5 ème cause de décès par an. Plus fréquente chez lhomme ; cependant en augmentation chez la femme en raison leur consommation de tabac.Plus fréquente chez lhomme ; cependant en augmentation chez la femme en raison leur consommation de tabac.

5 EPIDEMIOLOGIE Linsuffisance respiratoire oblige personnes à recevoir de loxygène ou à vivre sous assistance respiratoire.Linsuffisance respiratoire oblige personnes à recevoir de loxygène ou à vivre sous assistance respiratoire. La pollution est un facteur aggravant notamment chez les populations défavorisées et citadines.La pollution est un facteur aggravant notamment chez les populations défavorisées et citadines. On estime que linsuffisance respiratoire sera la 3 ème cause de mortalité en 2020.On estime que linsuffisance respiratoire sera la 3 ème cause de mortalité en 2020.

6 SEMIOLOGIE ET DEPISTAGE Signes dalarme Signes dalarme Toux chroniqueToux chronique Production de sécrétionsProduction de sécrétions Au moins 3 mois par an depuis plus de 2 années consécutives.

7 SEMIOLOGIE ET DEPISTAGE Signes daggravation Signes daggravation Dyspnée : aggravée à leffort (même minime), invalidante, à type dORTHOPNEE et POLYPNEEDyspnée : aggravée à leffort (même minime), invalidante, à type dORTHOPNEE et POLYPNEE TachycardieTachycardie Cyanose des extrémitésCyanose des extrémités

8 SEMIOLOGIE ET DEPISTAGE Signes daggravation Signes daggravation AngoisseAngoisse Sueurs (signe dhypercapnie)Sueurs (signe dhypercapnie) Somnolence ou agitation (signes dencéphalopathie signe de gravité)Somnolence ou agitation (signes dencéphalopathie signe de gravité) Toux productive ou non (sèche)Toux productive ou non (sèche)

9 SEMIOLOGIE ET DEPISTAGE Dépistage La mesure du souffle : au moyen dun petit appareil : le débitmètre de pointe (peak-flow).La mesure du souffle : au moyen dun petit appareil : le débitmètre de pointe (peak-flow). Les Explorations Fonctionnelles Respiratoires (EFR) : Évaluation de lobstruction bronchiqueLes Explorations Fonctionnelles Respiratoires (EFR) : Évaluation de lobstruction bronchique La radiographie du thorax +/- scanner thoraciqueLa radiographie du thorax +/- scanner thoracique

10 FACTEUR DE RISQUE ET PREVENTION Facteurs de risque TABAC : cest le 1 er facteur de risqueTABAC : cest le 1 er facteur de risque Exposition à des produits toxiques : dorigine professionnelle le plus souvent (polluant, gaz toxiques, solvants, produits de la mine, poussière de silice..)Exposition à des produits toxiques : dorigine professionnelle le plus souvent (polluant, gaz toxiques, solvants, produits de la mine, poussière de silice..) Pollution atmosphériquePollution atmosphérique

11 FACTEUR DE RISQUE ET PREVENTION Prévention Prévention Tout fumeur de plus de 40 ans doit réaliser périodiquement une mesure du souffle par débitmètre de pointe. Tout fumeur de plus de 40 ans doit réaliser périodiquement une mesure du souffle par débitmètre de pointe. Suivi par la médecine du travail des personnels en contact avec des produits toxiques. Suivi par la médecine du travail des personnels en contact avec des produits toxiques.

12 FACTEUR DE RISQUE ET PREVENTION Prévention Prévention Les citadins sont davantage exposés à la pollution atmosphérique : éviter les sortie et les efforts lors des « pics de pollution » Les citadins sont davantage exposés à la pollution atmosphérique : éviter les sortie et les efforts lors des « pics de pollution » Consultation médicale en cas dessoufflement anormal et aggravé à leffortConsultation médicale en cas dessoufflement anormal et aggravé à leffort

13 FACTEUR DE RISQUE ET PREVENTION Prévention Prévention En cas dencombrement bronchique : traiter la cause (antibiothérapie, corticothérapie, aérosolthérapie..) ; préconiser le drainage par kinésithérapie respiratoire.En cas dencombrement bronchique : traiter la cause (antibiothérapie, corticothérapie, aérosolthérapie..) ; préconiser le drainage par kinésithérapie respiratoire. Traitement des foyers infectieux (voies aériennes, sinus…Traitement des foyers infectieux (voies aériennes, sinus… Vaccination contre la grippe (éviter les complications de surinfection bronchique)Vaccination contre la grippe (éviter les complications de surinfection bronchique)

14 TRAITEMENT SUR PRESCRIPTION Arrêt du tabac : consultations de tabacologie, aide au sevrage (gommes, patch, substituts de nicotine, acupuncture, hypnose..)Arrêt du tabac : consultations de tabacologie, aide au sevrage (gommes, patch, substituts de nicotine, acupuncture, hypnose..) Oxygénothérapie à faible débit (0,5 à 2 l/mn)Oxygénothérapie à faible débit (0,5 à 2 l/mn)

15 TRAITEMENT SUR PRESCRIPTION AérosolthérapieAérosolthérapie BronchodilatateursBronchodilatateurs CorticoïdesCorticoïdes Fluidifiants bronchiquesFluidifiants bronchiques

16 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Selon le décret du 29 juillet 2004 : « Linfirmier est habilité a accomplir sur prescription médicale (qui, sauf urgences, doit être écrite, qualitative et quantitative, datée et signée) les actes ou soins infirmiers suivants : Installation et surveillance des patients placés sous oxygénothérapie."

17 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE: Administration doxygène à court ou long terme dans larbre trachéo bronchite de façon à rétablir ou a maintenir un taux normal doxygène dans le sang. OXYGÈNE : Gaz incolore, inodore qui est lun des composants essentiel et naturel de lair avec lazote.

18 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE La prescription datée et signée doit notifier le nombre de litres doxygène à apporter au patient par minute.

19 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE La prescription doit préciser la durée du traitement : en continue 24 heures sur 24 jusquau changement de prescription qui intervient le plus souvent après la lecture de la mesure de nouveaux gaz du sang ou en discontinue en précisant la tranche horaire souhaitée (de 15 à 18 heures, de 21 heures à 6 heures).

20 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE La prescription peut parfois préciser le type de matériel à utiliser (« par sonde » ou « avec lunettes »).

21 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le matériel Le matériel Prise murale doxygène (le plus fréquent en milieu hospitalier)Prise murale doxygène (le plus fréquent en milieu hospitalier) Ou obus doxygène de 400 litres (petits obus) à 1000 litres et plus. Les petits obus sont utilisés lors des déplacements des patients (service de radiologie, examens, ambulances..)Ou obus doxygène de 400 litres (petits obus) à 1000 litres et plus. Les petits obus sont utilisés lors des déplacements des patients (service de radiologie, examens, ambulances..)

22 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le matériel Le matériel Le concentrateur doxygène (extracteur, utilisé le plus souvent à domicile) est un meuble sur roulettes pesant 20 à 30 kilogrammes branché sur le réseau électrique.Le concentrateur doxygène (extracteur, utilisé le plus souvent à domicile) est un meuble sur roulettes pesant 20 à 30 kilogrammes branché sur le réseau électrique. Manomètre détendeur que lon branche sur la prise murale ou sur le manomètre de lobus.Manomètre détendeur que lon branche sur la prise murale ou sur le manomètre de lobus.

23 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le matériel Le matériel Nébuliseur avec de leau stérile pour humidifier loxygène.Nébuliseur avec de leau stérile pour humidifier loxygène. Prolongateur qui relie le nébuliseur à lappareil doxygénation (Tubulure spécifique existant en différents calibres).Prolongateur qui relie le nébuliseur à lappareil doxygénation (Tubulure spécifique existant en différents calibres).

24 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le matériel Le matériel Appareil doxygénation qui peut être : 1 sonde nasale, des lunettes à oxygène, 1 masqueAppareil doxygénation qui peut être : 1 sonde nasale, des lunettes à oxygène, 1 masque Sparadrap pour fixer la sonde.Sparadrap pour fixer la sonde.

25 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le branchement Le branchement Brancher le manomètre ou manodétendeur sur la prise et vérifier le fonctionnement du débitmètre en tournant le bouton : on entend un sifflement et laiguille du manomètre qui indique le nombre de litre ou la bille se déplace.Brancher le manomètre ou manodétendeur sur la prise et vérifier le fonctionnement du débitmètre en tournant le bouton : on entend un sifflement et laiguille du manomètre qui indique le nombre de litre ou la bille se déplace.

26 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le branchement Le branchement Relier le nébuliseur ou barboteur préalablement préparé avec de leau stérile ou le nébuliseur à usage unique avec le manomètre par vissage. Vérifier la présence de bulles à la surface de leau qui témoignent de lhumidification correcte de loxygène à son passage dans le nébuliseur.Relier le nébuliseur ou barboteur préalablement préparé avec de leau stérile ou le nébuliseur à usage unique avec le manomètre par vissage. Vérifier la présence de bulles à la surface de leau qui témoignent de lhumidification correcte de loxygène à son passage dans le nébuliseur.

27 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Le branchement Le branchement Relier le nébuliseur à lappareil doxygénation à laide du prolongateur. Prévoir une longueur suffisante pour ne pas empêcher la mobilité du patient dans son lit mais en évitant une trop grande longueur qui peut entraîner alors une déperdition.Relier le nébuliseur à lappareil doxygénation à laide du prolongateur. Prévoir une longueur suffisante pour ne pas empêcher la mobilité du patient dans son lit mais en évitant une trop grande longueur qui peut entraîner alors une déperdition.

28 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de pose Prévenir le patient, le rassurer.Prévenir le patient, le rassurer. Le faire se moucher avant dinstaller lappareil doxygénation.Le faire se moucher avant dinstaller lappareil doxygénation. Linstaller en position demie assise dans son lit confortablement soutenu par des oreillers.Linstaller en position demie assise dans son lit confortablement soutenu par des oreillers.

29 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de pose Vérifier le branchement.Vérifier le branchement. Introduire la sonde dans une narine en douceur (attention aux cloisons nasales déviées) dune longueur égale à la distance nez-lobe de loreille.Introduire la sonde dans une narine en douceur (attention aux cloisons nasales déviées) dune longueur égale à la distance nez-lobe de loreille.

30 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de pose Vérifier que le geste na pas entraîné un léger saignement (surtout pour les patients sous traitement anticoagulant) car les microcaillots ainsi formés pourraient boucher lextrémité de la sonde et entraîner un dysfonctionnement dans la distribution de loxygène.Vérifier que le geste na pas entraîné un léger saignement (surtout pour les patients sous traitement anticoagulant) car les microcaillots ainsi formés pourraient boucher lextrémité de la sonde et entraîner un dysfonctionnement dans la distribution de loxygène. Choisir le calibre de la sonde en fonction du diamètre de la narine.Choisir le calibre de la sonde en fonction du diamètre de la narine.

31 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de pose Fixer la sonde à laide du sparadrap hypoallergénique. Il est préférable davoir 2 points dancrage par précaution sur laile du nez et sur la joue ou le front.Fixer la sonde à laide du sparadrap hypoallergénique. Il est préférable davoir 2 points dancrage par précaution sur laile du nez et sur la joue ou le front. Relier la sonde au prolongateur.Relier la sonde au prolongateur.

32 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de pose Régler le débit en laugmentant progressivement jusquau débit prescrit.Régler le débit en laugmentant progressivement jusquau débit prescrit. Changer la sonde ou les lunettes au moins 1 fois par jour ou plus selon lusage en cours dans le service.Changer la sonde ou les lunettes au moins 1 fois par jour ou plus selon lusage en cours dans le service.

33 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Technique de pose Technique de poseÉVITER de remettre lappareil toujours au même endroit (même narine, même ancrage..) en raison du risque de création descarres.

34 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Surveillance Surveillance On considère le débit en fonction de la pathologie : petit débit de 0,5 à 2 l/mn (à ne pas dépasser en cas dinsuffisance respiratoire)petit débit de 0,5 à 2 l/mn (à ne pas dépasser en cas dinsuffisance respiratoire) moyen débit de 3 à 5 l/mnmoyen débit de 3 à 5 l/mn fort débit de 5 à 15 l/mnfort débit de 5 à 15 l/mn

35 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Surveillance Surveillance Surveillance du bon fonctionnement du dispositif et notamment son étanchéité et sa continuité (pas de tubulure coudée ou pincée) ainsi que le niveau deau dans le nébuliseur ou barboteur.Surveillance du bon fonctionnement du dispositif et notamment son étanchéité et sa continuité (pas de tubulure coudée ou pincée) ainsi que le niveau deau dans le nébuliseur ou barboteur.

36 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Surveillance Surveillance S urveillance du patient : retour dun rythme respiratoire plus adapté et une coloration des téguments normale qui vont déterminer lefficacité du traitement en terme dobservation car seule la normalisation des résultats des gaz du sang sont le reflet dun traitement efficace et adapté.S urveillance du patient : retour dun rythme respiratoire plus adapté et une coloration des téguments normale qui vont déterminer lefficacité du traitement en terme dobservation car seule la normalisation des résultats des gaz du sang sont le reflet dun traitement efficace et adapté.

37 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Surveillance Surveillance En cas dhypoxie : dégradation provisoire de létat de conscience du patient entraînant une baisse de vigilance accompagnée dune somnolence ou dune agitation accompagnée de sueurs et de dyspnée.En cas dhypoxie : dégradation provisoire de létat de conscience du patient entraînant une baisse de vigilance accompagnée dune somnolence ou dune agitation accompagnée de sueurs et de dyspnée.

38 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE Surveillance Surveillance En cas dhypercapnie : états de sueur, céphalées, dyspnée et angoisse saccompagnant dagitation, de confusion et dune augmentation de la tension artérielle.

39 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYGÉNOTHÉRAPIE OXYMETRIE : (rappel) Mesure de la saturation en oxygène à laide dun capteur (en forme de pince) placé à lextrémité du doigt (index ou majeur le plus souvent) ou au lobe de loreille. Ce capteur indique la saturation en oxygène (normale aux alentours de 97%) et +/- la fréquence cardiaque.

40 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG Les gaz du sang artériels (GDS) sont des paramètres plasmatiques qui permettent d'apprécier la fonction respiratoire et l'équilibre acido-basique. Les principaux paramètres obtenus à partir des GDS sont les suivants le pH, la PaCO2, la PaO2, et les bicarbonates.

41 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG Le pH plasmatique Le pH plasmatique Normes : / à 0.05 selon les auteurs.Normes : / à 0.05 selon les auteurs. Il correspond à la concentration en ions H+ où :Il correspond à la concentration en ions H+ où : - lactivité enzymatique est maximale ;- lactivité enzymatique est maximale ; - la structure des protéines est la plus efficace ;- la structure des protéines est la plus efficace ; - les éléments cellulaires sont dans leur structure normale.- les éléments cellulaires sont dans leur structure normale.

42 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG La PaCO 2 ou capnie (résultat donné aux gaz du sang artériels) Cest la pression partielle en dioxyde de carbone (ou gaz carbonique) dans le sang artériel. Elle correspond à la quantité résiduelle de dioxyde de carbone dans le sang artériel après élimination de l'excès de dioxyde de carbone au niveau pulmonaire. Normes : 40 mm Hg

43 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG La PaO 2 (résultat donné aux gaz du sang artériels) Cest la pression partielle en oxygène dans le sang artériel. Celle-ci reflète (en situation normale) la quantité doxygène transportée par le sang et délivrée aux organes. Normes : 95 mm Hg

44 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG Les bicarbonates (HCO 3 - ) Ce sont des composants importants du sang. Ils représentent le côté alcalin, et participent en tant que principal tampon dans l'équilibre du pH. Les valeurs plasmatiques physiologiques de HCO 3 - sont comprises entre 23 et 27mEq/L (ou 22 à 26 selon les normes de laboratoire).

45 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION But Cest une ponction de sang artériel à but diagnostic qui permet détudier les gaz du sang artériels et permet ainsi de surveiller lhématose du patient.

46 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Matériel Matériel Gants à usage uniqueGants à usage unique Crème anesthésique si besoin (Emla)Crème anesthésique si besoin (Emla) Antiseptique Antiseptique Seringue héparinée spécifique + aiguilleSeringue héparinée spécifique + aiguille

47 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Matériel Matériel Compresses stérilesCompresses stériles Ruban adhésifRuban adhésif Container à aiguillesContainer à aiguilles EtiquettesEtiquettes Sachet déchetSachet déchet

48 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Procédure Procédure Les GDS peuvent être réalisé sous oxygène ou sur air ambiant selon la prescription Si prescription GDS sous air ambiant arrêter pendant 15 à 20 min le débit de loxygène avant le prélèvement.

49 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Se laver les mainsSe laver les mains Préparer le matérielPréparer le matériel Asepsie large de la zone à ponctionnerAsepsie large de la zone à ponctionner Mettre les gantsMettre les gants

50 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Repérer lartère radiale à 2 doigts en positionnant le poignet en hyper extensionRepérer lartère radiale à 2 doigts en positionnant le poignet en hyper extension Ponctionner obliquement à 45 °, la pointe de laiguille dirigée à contre courant du flux artériel.Ponctionner obliquement à 45 °, la pointe de laiguille dirigée à contre courant du flux artériel.

51 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Laisser en place laiguille jusquau remplissage complet de sang dans la seringue (2 à 3 ml de sang)Laisser en place laiguille jusquau remplissage complet de sang dans la seringue (2 à 3 ml de sang) Retirer laiguille et comprimer immédiatement lartère pendant 5 min avec une compresse imbibée dantiseptiqueRetirer laiguille et comprimer immédiatement lartère pendant 5 min avec une compresse imbibée dantiseptique

52 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Avec lautre main, planter laiguille dans le morceau de caoutchouc prévu à cet effet ou lévacuer dans le container à aiguillesAvec lautre main, planter laiguille dans le morceau de caoutchouc prévu à cet effet ou lévacuer dans le container à aiguilles Poser un pansement compressif non circulaire sur lartèrePoser un pansement compressif non circulaire sur lartère

53 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Mettre la seringue dans un sachet accompagné du bon de labo (identité du patient, si prélèvement sous O2 ou air ambiant, et température)Mettre la seringue dans un sachet accompagné du bon de labo (identité du patient, si prélèvement sous O2 ou air ambiant, et température)

54 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG TECHNIQUE DE PONCTION Déroulement Déroulement Se laver les mainsSe laver les mains Transmissions et transport de la seringue au labo immédiatementTransmissions et transport de la seringue au labo immédiatement

55 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG CONSEILS A DONNER AU PATIENT CONSEILS A DONNER AU PATIENT En fonction de son état on doit demander au patient de nous signaler toutes les modifications quil remarquera lors de son traitement par oxygénothérapie:

56 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG CONSEILS A DONNER AU PATIENT CONSEILS A DONNER AU PATIENT Amélioration de son rythme respiratoire et de sa dyspnée : le patient se sent moins oppressé et respire plus librement.Amélioration de son rythme respiratoire et de sa dyspnée : le patient se sent moins oppressé et respire plus librement. Demander au patient de signaler : sueurs, tremblements, engourdissement, céphalées, ballonnement abdominal, son état danxiété pour tenter de la diminuer.Demander au patient de signaler : sueurs, tremblements, engourdissement, céphalées, ballonnement abdominal, son état danxiété pour tenter de la diminuer.

57 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG CONSEILS A DONNER AU PATIENT CONSEILS A DONNER AU PATIENT Pour les fumeurs : Interdire de fumer dans lentourage immédiat, entamer un processus de réflexion sur larrêt du tabac en faisant participer la famille et lentourage.Pour les fumeurs : Interdire de fumer dans lentourage immédiat, entamer un processus de réflexion sur larrêt du tabac en faisant participer la famille et lentourage. Pas de graisse sur le manodétendeur ni autours des ailes du nez du patient (vaseline).Pas de graisse sur le manodétendeur ni autours des ailes du nez du patient (vaseline).

58 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG CONSEILS A DONNER AU PATIENT CONSEILS A DONNER AU PATIENT Demander au patient de boire régulièrement un grand verre deau sil nest pas en restriction hydrique car il existe un dessèchement des muqueuses et il faut privilégier une bonne hydratation.Demander au patient de boire régulièrement un grand verre deau sil nest pas en restriction hydrique car il existe un dessèchement des muqueuses et il faut privilégier une bonne hydratation.

59 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG CONSEILS A DONNER AU PATIENT CONSEILS A DONNER AU PATIENT En cas de diffusion de loxygène par le biais dun obus il faut éviter de déposer la bouteille à proximité dune flamme ou dune source de chaleur. Il ne faut jamais utiliser doutils sur le matériel à oxygène (débloquer un pas de vis, visser le manodétendeur..)En cas de diffusion de loxygène par le biais dun obus il faut éviter de déposer la bouteille à proximité dune flamme ou dune source de chaleur. Il ne faut jamais utiliser doutils sur le matériel à oxygène (débloquer un pas de vis, visser le manodétendeur..)

60 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG PRISE EN CHARGE DU SUIVI DU PATIENT Réhabilitation respiratoire Réhabilitation respiratoire Elle passe par une meilleure hygiène de vie surtout respiratoire : Dépoussiérage minutieux et quotidien de lenvironnementDépoussiérage minutieux et quotidien de lenvironnement Éviter les pièces enfumées, la présence de moisissuresÉviter les pièces enfumées, la présence de moisissures

61 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG PRISE EN CHARGE DU SUIVI DU PATIENT Réhabilitation respiratoire Éviter les lieux confinés, mal aérésÉviter les lieux confinés, mal aérés Éviter la fouleÉviter la foule

62 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG PRISE EN CHARGE DU SUIVI DU PATIENT Réhabilitation respiratoire Réhabilitation respiratoire Éviter les personnes présentant une pathologie infectieuse respiratoireÉviter les personnes présentant une pathologie infectieuse respiratoire Reprise progressive dune activité physique de plein airReprise progressive dune activité physique de plein air

63 PRISE EN CHARGE INFIRMIERE GAZ DU SANG GAZ DU SANG PRISE EN CHARGE DU SUIVI DU PATIENT Réhabilitation respiratoire Réhabilitation respiratoire Kinésithérapie respiratoire dès le début dun encombrement bronchiqueKinésithérapie respiratoire dès le début dun encombrement bronchique Soutien psychologiqueSoutien psychologique


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