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Le malaise et la détresse respiratoire chez le jeune enfant Julia Pauls-Barsanti SMUR pédiatrique de Bordeaux 11 décembre 2013 Caserne Paul Saldou.

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1 Le malaise et la détresse respiratoire chez le jeune enfant Julia Pauls-Barsanti SMUR pédiatrique de Bordeaux 11 décembre 2013 Caserne Paul Saldou

2 Plan Prise en charge dun malaise Étiologies Examens complémentaires Quand hospitaliser ? Détresse respiratoire Evaluer la gravité Diagnostic Traitement Bronchiolite Corps étranger

3 Le malaise

4 Une définition (volontairement) floue... Evènement inopiné, brutal, inhabituel Pouvant associer : – Trouble du tonus – Trouble de la coloration – Trouble de la conscience Sensation d un danger imminent « Apparent Life Threatening Event »

5 … mais pas de confusion! Etiologies distinctes des Morts Inattendues de Nourrissons (MIN) Etiologies souvent bénignes Pronostic souvent spontanément favorable « Near-miss syndrome » « Mort subite rattrapée »

6 Epidémiologie 2000 cas/an en France 2 à 4 enfants >, moyenne âge 3 mois 5 des passages aux urgences pic automno-hivernal SMUR pédiatrique de Bordeaux : T1 par an

7 Etiologies classiques Reflux gastro-œsophagien (30-35 %) Apnée obstructive (rhinite, vomissement, fausse-route) Douleur aiguë (trauma, IIA, œsophagite, HIC) Equivalent convulsif Spasme du sanglot Méningo-encéphalite Infection respiratoire (8%) Intoxication CO Anaphylaxie HRV

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9 Etiologies rares mais graves Syndrome du QT long TSV Cardiopathie Anomalie dimplantation coronaire Arc vasculaire Hypocalcémie Hypoglycémie (anomalie bêta-oxydation des acides gras) Confinement lié à la literie Anomalie des voies aéro-digestives supérieures Traumatisme non-accidentel Syndrome de Münchhausen par procuration

10 « le parent donne procuration à son enfant pour être malade et soigné à sa place, et donne procuration au médecin pour être maltraitant à sa place envers lenfant » Symptômes factices, produits par parents Risque de réalisation d ` explorations excessives A évoquer devant : – Discordances – Nourrisson étrangement passif – Parent excessivement inquiet – ATCDS psychiatriques

11 Le plus souvent Malaise résolu Anxiété parentale Sémiologie pauvre ou inexistante Questions : – Comment investiguer ce malaise? – Quels examens complémentaires? – Quand et comment éliminer étiologies rares mais graves? – Quand hospitaliser?

12 La clé de l étiologie : interrogatoire Antécédents personnels : – Déroulement de la grossesse et de la naissance ? – Développement post-natal : poids, taille, PC, psychomoteur ? – RGO, troubles alimentaires, épisodes infectieux ou respiratoires, toux ? – Hospitalisation, prise de médicaments, malaises antérieurs ?

13 La clé de l étiologie : interrogatoire Antécédents familiaux : – Trouble familial neurologique, cardiaque, génétique, auditif ? – Décès d un premier enfant ? – Consanguinité ?

14 La clé de l étiologie : interrogatoire Mode de vie : – Tabagisme ? – Mode de chauffage ? – Mode de couchage ? – Environnement psychosocial ?

15 La clé de l étiologie : interrogatoire Date du malaise : – Horaire ? Eveil ou sommeil ? – Lien ?avec repas ou jeun, avec changement de position, avec régurgitation, avec toux ? – Prodromes ? Fièvre, rhinite, changement de lait, modification du comportement ?

16 La clé de l étiologie : interrogatoire Lieu du malaise : – dans le lit description literie position – température de la pièce et type de chauffage ?

17 La clé de l étiologie : interrogatoire Description du malaise : – durée – chronologie – mode de début et de récupération – coloration, tonus, conscience, regard, mouvements anormaux, pleurs, respiration, toux

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20 L examen clinique Observation du nourrisson à renouveler : – en veille – en sommeil – lors des repas – lors des pleurs Examen complet avec cavité endobuccale, niveau d hygiène et présence de traces de sévices Examen clinique normal dans 54% des cas (Davies, GB 2002) Examen anormal à l arrivée aux urgences dans 14% (Monin, Fr 1999)

21 Rendement des examens complémentaires Très variable en fonction de leur orientation par la clinique Le diagnostic étiologique est établi dans : – 21% des cas sur la seule clinique – 49% des cas grâce à des examens demandés sur la base de constations cliniques ou anamnestiques – 14% des cas seulement grâce à des examens en labsence dorientation clinique – 16% des cas où le diagnostic nest pas établi (Brand, Pediatrics 2005)

22 Examens complémentaires systématiques Recommandations européennes en 2004 : – NFS, CRP, pH, ionogramme, ASAT-ALAT – Virologie respiratoire et recherche de coqueluche – ECBU – Radiographie thoracique – Coproculture – Fond dœil – Les autres explorations devant être orientées par linterrogatoire ou lexamen clinique (Kahn, Eur J pediatr 2004).

23 Examens complémentaires systématiques NFS, CRP, ionogramme avec glycémie et calcémie, ASAT-ALAT, gaz du sang, CPK et lactacidémie Radiographie du thorax de face Electrocardiogramme ECBU et conservation d un échantillon d urines congelées (toxicologie ou biochimie) Selon contexte clinique : viro nasale, EEG, FO, TDM/IRM

24 Hospitalisation ?

25 Etude rétrospective de 59 cas de malaises hospitalisés : 8 hospitalisations avaient été absolument nécessaires –gestes de réanimation –transfert en réanimation –diagnostic ayant conduit à un traitement urgent Facteurs de risque imposant l hospitalisation : –présence de malaises répétés à l admission –âge < 1 mois –antécédent de prématurité (Claudius, Pediatrics 2007)

26 Conclusion Pas de petit malaise Evaluation objective vécu parental Interrogatoire minutieux, observations répétées Examens complémentaires orientés Hospitalisation facile

27 Détresse respiratoire

28 Syndrome clinique augmentation du travail respiratoire associée à une tentative daugmentation du volume courant Insuffisance respiratoire est lincapacité du système respiratoire à maintenir paO2 et paCO2 normales

29 Signes de détresse respiratoires I Modification FR Fréquence respiratoire Nouveau né 30-50/min 1-12 mois30-40/min 1-5 ans24-30/min 5-12 ans20-24/min > 12 ans12-20/min

30 Signes de détresse respiratoires II Score de Silverman La détresse respiratoire est considérée comme significative à partir du score 3

31 Signes de détresse respiratoires III aussi et particulièrement chez le nourrisson: agitation, hypotonie, troubles de conscience, apnées, épuisement, pâleur, cyanose, sueurs, tachycardie, bradycardie ( arrêt cardio- respiratoire imminent)

32 Evaluation (selon les recommandations de lERC) État de conscience A: voies aériennes (3 questions) B: breathing (FTVO) C: circulation (F4P)

33 Evaluer létat respiratoire Les voies aériennes (Airway) Les VA sont-elles : libres et sûres? à risque? (trouble de la conscience) obstruées?

34 Evaluation de linsuffisance respiratoire Respiration (Breathing) FTVO F Fréquence respiratoire T Travail respiratoire V Volume courant O Oxygénation

35 Travail Respiratoire Evaluer le Travail Respiratoire Tirage Balancement de la tête Battement ailes du nez Balancement thoraco-abdominal Bruits accessoires Epuisement

36 Evaluer le volume courant Voir, écouter, sentir Comparez une côté avec lautre

37 Evaluer loxygenation Coloration : – La cyanose périphérique est un signe non fiable dhypoxie – La cyanose centrale signe une hypoxie Utiliser une oxymétrie de pouls : – Valeur absolue – Quelle quantité doxygène est nécessaire pour maintenir une saturation périphérique normale?

38 Insuffisance respiratoire compensée ou décompensée ? CEREBRAL – Agitation, hypotonie, perte de contact avec les soignants – Diminution de létat de conscience CARDIORESPIRATOIRE – Bradycardie – Pauses ou épuisement respiratoire – Cyanose malgré oxygène

39 Evaluer létat circulatoire F+4P Fréquence cardiaque ( 1 an ) Pression artérielle (limite inférieur x âge) Perfusion périphérique (TRC, marbrures, démarcation chaud-froid, débit urinaire) Volume de pouls (comparaison centraux et périphériques) Précharge (palpation foie, auscultation pulmonaire, turgescence de veines jugulaires)

40 DR démarche étiologique Cause respiratoire ou non respiratoire DR obstructive (bruyante) Inspiratoire: nez (rhinite), pharynx (amygdalite), larynx (laryngite, épiglottite, corps étranger), < 6 mois: malformation congénital, angiome sousglottique, laryngomalacie, RGO, paralyse par trauma obstétrical) Mixte: trachée (corps étranger, compression trachée, trachéite) Expiratoire: bronchiolite, asthme, corps étranger

41 Démarche étiologique DR non obstructive avec singes de lutte Pleuro-/pulmonaire: pneumopathie, pleurésie Cardiaque: myocardite, cardiopathie, trouble de rythme cardiaque sans signes de lutte acidose métabolique (acidocétose), neurologique (HTIC), intoxication (salicylés, CO), myopathie

42 Stridor inspiratoire aigu / début brutal Inhalation ? stridor in- et expiratoire? CE laryngée ou trachéal ou trachéite bactérienne. fièvre? anaphylaxie? aphonie > obstruction complète > manèuvres de toux artificiel, libérer VAS, ev. intubation et ventilation début progressif pas dinspection des VAS, pas perfuser ou injections Laryngite aiguë sous-glottique pas aspect toxique, toux aboyante déglutination possible, voix rauque ou trachéite bac.,diphtérie cyanose, pâleur, dyspnée, stridor in- et exspiratoire au calme ? attention stridor biphasique > arrêt respiratoire imminent > si intubation SIT taille plus petite Epiglottite, abcès retropharyngeal, amygdalite, VEB aspect toxique, salivation, fièvre, étouffé, pas de vaccination HIB calmer, pas de séparation des parents, ne pas lallonger ++

43 Sans stridor sans sibilants tachypnée symptôme dominante choc, acidocétose intoxication psychogène syndrome de hyperventilation auscultation diminué asymétrique Pneumothorax de tension (hyperonore) atélectasie, épanchement, empyème (hyposonore) sibilants unilatéral CE bronchiale interrogatoire/ anamnèse râles obstructifs bilatéraux, éxpirium prolongé > 1 an Asthme bronchite/ bronchiolite asthmatiforme <1 an +/- apnées Bronchio-alvéolite bronchiolite

44 Mesures pour stabiliser le A ouvrir les voies aériennes: manoeuvre général, antepulsion de la mâchoire mettre dans position confortable, plus-tôt assise, laisser en position spontané garder le contact avec les parents CE / épiglottite: position assise +++ Anaphylaxie: assis si encore conscient, attention signes de choc Asthme: encourager mesures de lauto-PEP

45 Mesures pour stabiliser le B Oxygène selon saturation oxygène (saturation %) Modes dadministration de loxygène libre lunettes masque haute concentration (8-15l/min) ventilation au BAVU / intubation penser aux alternatives: VNI, masque laryngé

46 Mesures pour stabiliser le C peser le pro- et le contre dun voie intraveineuse voie i.v. nécessaire si signes de décompensation, TRC > 3-4 sec voie i.o. : si décompensation cardiorespiratoire avec troubles de la conscience ++ remplissage avec cristalloides (NaCl 0,9%) 20 ml/kg

47 Traitement selon diagnostique I Laryngite aiguë sous-glottique: Corticothérapie orale en dose unique (bétaméthasone 10-15°/kg our prednisolone 0,5-2 mg/kg iv) Nebulisation de budénoside (0,5-2 mg, renouv. après 20 min) Nebulisation dadrénaline 1% (3 mg sur 2 ml Serum Phy, 0,5 mg/kg)

48 Traitement selon diagnostique II Epiglottite: appel à laide / info urgences : expert / ORL préparation intubation difficile, endoscopie pas dinspection voies aériennes supérieures, pas dabaisse-langue, ne pas lallonger si arrêt respiratoire: ventilation masque demi- assise Antibiotiques: Céfotaxime iv 100 mg/kg - Rocephine 50 mg/kg

49 Traitement selon diagnostique III Asthme: ß2 mimétiques aérosol répétitive ou en continue (4 ml SerPhy + salbutamol 1,25 mg 25 kg) Ipatropiumbromid: aérosol (0,25 mg 6 ans) Corticosteroide (Prednisolone 2 mg/kg) Salbutamol iv (0,5 µg/kg/min (+ 0,2) max 5 µg/kg/min) essai magnesium avant intubation VNI avant intubation

50 Traitement selon diagnostique IV Anaphylaxie (œdème de la glotte) arrêt lexposition adrénaline im 1mg/ml non diluée 10 µg/kg = 0,01 ml/kg < 6 ans 150 µg > 6 ans 300 µg > 12 ans 500 µg TTT choc remplissage sérum physiologique 20 ml/kg adrénaline iv en continue selon TA Corticoides (Prednisolone 2 mg/kg) Antihistaminiques (Polaramine 5 mg si > 30 mois) intubation précoce si langue et lèvres gonflés et/ou stridor biphasique

51 Bronchiolite

52 Epidémiologie En 10 ans du nombre de bronchiolites Mais moins dhospitalisations [Sakellaropoulou Arch Med Sci 2012] Sur naissances 18% de bronchiolite dont 31% asthme de la petite enfance, le risque (OR 2.82 [95%, CI ]) est plus élevé chez ceux hospitalisés [Carrol 2009]

53 Physiopathologie

54 Bronchiolite Anapath

55 Mode de contamination VRS Réservoir strictement humain Transmission directe ou indirecte sécrétions contaminées, contacts étroits, matériel contaminé Survie VRS 30 min sur les vêtements 1h30 sur des gants 7h sur les surfaces non-poreuses Pénétration par voie nasale Incubation 2 à 8 jours Excrétion 2 semaines (jusqu à 4 semaines) Contagiosité avant les symptomes cliniques et se maintient 1 à 2 semaines

56 Facteurs de risque de bronchiolite sévère Prématurité (sur enfants cohorte rétrospective): <32 SA: 246/ SA: 204/1000 >36SA: 148/1000 > africains, hispaniques ATCD parents asthme [Flaherman BMC health Serv Rev 2012]

57 Critères cliniques de sévérité I ATCD (prématurité, pathologie pulmonaire sous jacente, atopie, asthme) Age (< 6 mois); ++ < 30 jours [Papoff 2011] tabagisme maternel pendant la grossesse diminution des prises alimentaires intensité des signes de lutte (! battement des ailes du nez et geignement expiratoire)

58 Critères cliniques de sévérité II Hypoxémie SaO2<93% 17% des hypoxémiques ont besoin dune CPAP [Evans Pediatr Pulmonol 2012] Apnées: 4% nrs font des apnées nec CPAP [Schiller 2011] Atelectasies, VRS+, GB<3200 5% ventilés [Papoff 2011] Capnographie mauvais facteur prédictif [Yusuf Pediatr Emerg Care Nov 2012, Ma,sbach Pediatrics 2012, Lashkeri Pediatr Emerg Care sept 2012, Cornelli Pediatr Emerg Care Feb 2012, Sangrador 2010, Ma,sbach 2009]

59 Lavage du nez avec serum physiologique

60 Oxygène C est le traitement de première intension qui permet d améliorer les NRS même non hypoxémique au départ Permet d éviter la réanimation pour la majorité [Unger 2008] Possible même à domicile! Permettrait de diminuer le nombre d hospitalisations de 40 à 31 %. 6% reviennent en hospitalisation [Halstead Pediatrics 2012, Tie 2009]

61 Salbutamol ? Peu dintérêt du salbutamol dans la majorité des études sauf pour les asthmatiques / atopiques Salbutamol: Beaucoup moins efficace comparé à ladrénaline dans la majorité des études Halrtling Cochrane Database Syst Rev 2011 Sur 120 enfants β+ et S physio; β2+ et S Hypertonique (SHT); SHT seul; Amélioration dans tous les groupes mais pas de différences entre les groupes Ceux qui saméliorent le mieux = Enfants ATOPIQUE Ipek Pulm Pharacol Ther patients randomisé Adrénaline vs Salbutamol (41% de VRS) Evolution des signes de détresse similaires dans les deux groupes Kiper 2011

62 Corticoides? Pas de CTCD non plus de 1ère intension dans les bronchiolites Patel, Cochrane mg/kg de dexamethasone vs placebo : pas de bénéfices Cornelli NEJM 2007 Même sévères pas dintérêt de les laisser sur 4j vs placebo Mesquita 2009, Schuh 2008 Ochoa Eur J Ped 2012 Sur 2430 dg de bronchiolite 50 % de traitement inappropriés (50% de β2+, 17% CTCD PO, 6% dATB)

63 Sérum Hypertonique Kuzik 2010: moins hospitalisation SHT 3% vs S physio Al-Ansari 2010: 5% vs 3% vs physio = diminution des scores de sévérité immédiate en faveur SHT (5%)

64 Intérêts de l Adrénaline nébulisée Sur 19 études Adrénaline versus placebo 2256 nourrissons: Moins dhospitalisation à J1 Hospitalisation moins longues que ceux recevant du Salbutamol Améliore surtout les NRs les 24 premières heures [Halrtling Cochrane Database Syst Rev 2011] = tous les aérosols améliorent les NRS bronchiolites 1.5ml

65 Intérêts de la PEP 1 Lutter contre lhypoxémie –PEP –FiO2 RECRUTEMENT ALVÉOLAIRE Stabilisation des petites voies aériennes comprimées ATÉLECTASIES Distribution H2O pulmonaire extra- vasculaire

66 Rôles de la PEP 2 Proto-expiration : P barométrique < P alvéole Tele-expiration : P barométrique = P alvéole Inspi Expi Pb W respi

67 Rôles de la PEP 3 Tele-expiration : P barométrique < P alvéole P alvéole + PEPi Volume => Pression W respi VC PEPi

68 Intérêts de la PEP 5 CPAP sur 54 enfants avec une bronchiolite transportée par le SAMU: 34 anciens prématurés, PEP moyenne 7 cm H2O Amélioration significative O2 Pas de modification du CO2 transcutané Pas de nécessité dintubation pendant le transport 5 enfants intubés secondairement lors des 24 premières heures dHospitalisation. [Fleming J Paediatr Child Health May 2012] Bronchiolites aux urgences = > VNI-PEP = améliore FR, O2, durée Hospitalisation Réponse rapide 2h et stable, peu dintubations secondaires Réponse encore meilleure si pas dATCD Intubés secondairement (0 à 27%), surinfections bactériennes+++ apnées + [Lazner Paetr Pulmonol sept 2012 Abadesso 2012, Ganu Intensive care med jul 2012, Cavari Pediatr Pulmonol oct 2012, Donlan Pediatr Pulmonol 2011, Shibler 2011,Thorburn Thorax 2006]

69 Intérêts de la PEP 6 PEP optimale: 7 cm H2O Diminution de la FR (78/mn sous 6 cm vs 56/mn [39-108] sous 7 cm)

70 Ventilation et Bronchiolite Infant flow PEP améliore les SDRA des bronchiolite et permet une évolution plus rapide [Arora Pediatr Emerg Care 2012, McKiernan 2010] Facteurs déchec de la CPAP = > INTUBATION –Pas de caractéristiques cliniques, ni ATCD spécifiques MAIS –Pas damélioration des signes de lutte et de la FR à H1 –Patients hypercapniques AVANT la CPAP et le restant à H1 [Abboud Pediatr Crit Care Med nov 2012]

71 Hydratation Bénéfice de la SNG 30% des bronchiolites hospitalisées [Oakley 2010] 49% des NRS nécessitant une réhydratation peuvent avoir une SNG surtout si difficultés de voie d abord, mieux si enfant stable. [Babl 2008]

72 Kinésithérapie respiratoire ? Sur 9 études avec 891 enfants hospitalisé Techniques de vibrations percussions (5 études) et accélération de flux (4 études) pas de différence sur les signes de détresse pas de différences besoin O2 ni durée dhospitalisation Qq effects indesiderable peu sévère: vomissements, désaturations [Figuls Cochrane Database Syt Rev fev 2012]

73 Conclusion Effet positif: lavage du nez Oxygène Aerosol: adrénaline, serum hypertonique CPAP Hydratation Pas deffet prouvé: corticoides, salbutamol, kinesiothérapie respiratoire

74 Corps étranger

75 Louis, petit garçon de 2 ans, échappe à la vigilance de ses parents et sapproche de la table basse du salon où ils se trouvent des restes dapéritif. Il se dresse sur la pointe des pieds et attrape une petite poignée de cacahuètes. Il va pour les porter à sa bouche « comme papa et maman font ». Sa mère tourne la tête et découvre la scène, lenfant a déjà englouti la poignée. Elle crie : « Louis! Non! Attention! ». Lenfant sursaute…

76 Accident fréquent : – 700 cas/an en France – soit 3 à 10 cas/an urgences CHU Accident grave : – Mortalité 0,9% Population-type : – garçon – 9 mois – 4 ans Epidémiologie EPU SAMU 33 Novembre 2012

77 Les coupables EPU SAMU 33 Novembre 2012

78 Présentation : –Quinte de toux brutale parfois accompagnée de dyspnée, bruits respiratoires, cyanose ou suffocation –Accés aigu de détresse respiratoire associé à toux, asphyxie ou stridor –Le syndrome de pénétration est un accès brutal de suffocation avec dyspnée inspiratoire, cornage, tirage et toux rauque. Circonstances : –Peut être absent ou passer inaperçu –Souvent pendant le jeu ou le repas –Devant témoin ? –Certitude dun CE dans la bouche ? Caractériser la toux Le syndrome de pénétration EPU SAMU 33 Novembre 2012

79 Syndrome de pénétration Toux inefficaceToux efficace EPU SAMU 33 Novembre 2012

80 Caractériser la toux Toux efficaceToux inefficace Capacité à inspirer avant la toux Pleurs ou réponses aux questions Conscient et réactif Impossibilité de respirer, cyanose Incapacité à émettre un son Diminution de la conscience Toux forteToux peu audible ou silencieuse EPU SAMU 33 Novembre 2012

81 Syndrome de pénétration Pas de manoeuvre externe Encourager la toux Appel Centre 15 5 Tapes dorsalesOuvrir la bouche Crochetage au doigt RCP 15:2 Pendant 1 mn Appel Centre 15 Poursuivre RCP Evaluation conscience 5 insufflations 5 compressions thoraciques RCP + oxygène Laryngoscopie Intubation endotrachéale Cricothyroïdotomie Transport calme Respecter position spontanée Monitorage (SpO2-ECG-PNI) Oxygène Aérosols d adrénaline Bloc : endoscopie Extraction à la pince de Magill 5 compressions abdominales Surveillance Appel Centre 15 Arrivée du SMUR CE visibleCE non visible SuccèsEchec CE non visible CE visible InconscientConscient Toux inefficaceToux efficace < 1 an> 1 an SuccèsEchec > 1 an< 1 an EPU SAMU 33 Novembre 2012

82 Syndrome de pénétration Pas de manoeuvre externe Encourager la toux Appel Centre 15 5 Tapes dorsalesOuvrir la bouche Crochetage au doigt RCP 15:2 Pendant 1 mn Appel Centre 15 Poursuivre RCP Evaluation conscience 5 insufflations 5 compressions thoraciques RCP + oxygène Laryngoscopie Intubation endotrachéale Cricothyroïdotomie Transport calme Respecter position spontanée Monitorage (SpO2-ECG-PNI) Oxygène Aérosols d adrénaline Bloc : endoscopie Extraction à la pince de Magill 5 compressions abdominales Surveillance Appel Centre 15 Arrivée du SMUR CE visibleCE non visible SuccèsEchec CE non visible CE visible InconscientConscient Toux inefficaceToux efficace < 1 an> 1 an SuccèsEchec EPU SAMU 33 Novembre 2012

83 CRICOTHYROÏDOTOMIE SIT n°3 KT G

84 Syndrome de pénétration + signes cliniques : même prise en charge jusqu à l endoscopie mais souvent Syndrome de pénétration avec clinique et radio normales … voir anamnèse peu contributive endoscopie? Identifier facteurs prédictifs Aux urgences EPU SAMU 33 Novembre 2012

85 Endoscopie de détection au tube souple Si certitude ou confirmation : tube rigide sous AG Facteurs prédictifs Notion de Syndrome de pénétration +++ –présent dans 90% des cas de CE retrouvés –dans 45% des cas de Sd de pénétration avec clinique et radio normales, un CE est retrouvé Âge mois Radio trachéale anormale Signes unilatéraux à l auscultation ou à la radio EPU SAMU 33 Novembre 2012

86 Le transport Quand médicaliser : dès que l on a une suspicion de corps étranger dans les voies aèriennes inférieurs Impératif si symptomatique (examen clinique ou toux persistante) ou radio anormale

87 Sauveteur guidé par caractère efficace/inefficace de la toux Pas de manœuvres d extraction si toux efficace Tapes dorsales et compressions thoracique si < 1 an Tapes dorsales et compressions abdominales si > 1 an Si inconscient, débuter RCP sans manœuvre d extraction Si asphyxie, médecin doit tenter extraction à la pince de Magill, sinon intubation voir cricothyroïdotomie Meilleur facteur prédictif : Sd de pénétration Toute suspicion implique endoscopie des voies aériennes Points essentiels

88 Questions ? Merci pour votre attention


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