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CONSTRUCTION DE LA CONNAISSANCE COMMUNE : UNE COMPRÉHENSION MUTUELLE AU-DELÀ DES CLIVAGES CULTURELS Yrjö Engeström CRADLE Université d'Helsinki CONFÉRENCE.

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1 CONSTRUCTION DE LA CONNAISSANCE COMMUNE : UNE COMPRÉHENSION MUTUELLE AU-DELÀ DES CLIVAGES CULTURELS Yrjö Engeström CRADLE Université d'Helsinki CONFÉRENCE 3 CONFÉRENCES JOHN DEWEY 2013 : Concept Formation in the Wild as Educational Challenge: An Activity-Theoretical Research Program CREAD : centre de recherche sur l'éducation, l'apprentissage et la didactique IUFM de Bretagne Université de Rennes, France Novembre 2013

2 COMMENT DEUX GROUPES DE PERSONNES PEUVENT-ILS CONSTRUIRE UNE COMPRÉHENSION MUTUELLE MALGRÉ DES DIFFÉRENCES CULTURELLES PROFONDÉMENT ANCRÉES ET UNE ABSENCE DE CONTACT DIRECT ?

3 THÉORIE DE LA CONNAISSANCE COMMUNE SELON HERBERT CLARK LA CONNAISSANCE COMMUNE QUI CARACTÉRISE DEUX PERSONNES CORRESPOND AUX INFORMATIONS QU'ELLES PARTAGENT ; LA CONNAISSANCE COMMUNE CONSTITUANT LES CONNAISSANCES, LES CROYANCES, ET LES SUPPOSITIONS PARTAGÉES [Clark, 1992]

4 COMPARAISON AVEC L'OEUVRE DE GILBERT RYLE « (...) le spectateur qui ne sait pas jouer aux échecs ne peut pas non plus suivre le jeu des autres (…). La compréhension fait partie du "savoir-comment". (…) En d'autres termes, l'exécution et la compréhension ne sont que deux manifestations de la connaissance des tours d'un même métier. (…) Cette manière de rendre compte de la compréhension ne nous oblige ni ne nous encourage à postuler l'existence de mystérieuses affinités électives entre des âmes parentes. Que les cœurs de deux joueurs d'échecs battent ou non à l'unisson, (ce qui ne se produit pas s'ils ont des adversaires), leur faculté de suivre le jeu de l'autre ne dépend pas d'une coïncidence valvulaire mais de leur compétence à ce jeu(…). » [Ryle 1949]

5 EN DÉFINISSANT LA CONNAISSANCE COMMUNE COMME UNE « INFORMATION » OU DES « CONNAISSANCES, CROYANCES ET SUPPOSITIONS » PARTAGÉES PAR DES PERSONNES, CLARK LA PLACE DANS L'ESPRIT DES INDIVIDUS À L'INVERSE, JE VOIS L'ESSENCE DE LA CONNAISSANCE COMMUNE LITTÉRALEMENT COMME QUELQUE CHOSE DE MATÉRIALISÉ, COMME DES OBJETS DU MONDE RÉEL PARTAGÉS ENTRE SUJETS L'ÉCHIQUIER DE RYLE EST UN OBJET MATÉRIEL D'UNE TELLE IMPORTANCE QUE LES JOUEURS, TOUS DEUX IMPLIQUÉS DANS LE JEU ET EN SAISISSANT LE SENS, SE COMPRENNENT MUTUELLEMENT EN DÉPIT DE LEURS DIFFÉRENCES CULTURELLES CONNAISSANCE COMMUNE INDUITE PAR L'OBJET

6 CONSTRUCTION D'UNE CONNAISSANCE COMMUNE LA CONSTRUCTION D'UNE CONNAISSANCE COMMUNE INDUITE PAR L'OBJET PEUT ÊTRE COMPARÉE À LA CONSTRUCTION DE TERMES, ARTÉFACTS, RÈGLES ET TÂCHES QUOTIDIENNES NÉCESSAIRES À UNE COMPRÉHENSION MUTUELLE ET UNE MANIPULATION D'OBJETS EN D'AUTRES TERMES, LA CONNAISSANCE COMMUNE NE SE SITUE PAS ESSENTIELLEMENT DANS L'ESPRIT DES INDIVIDUS, MAIS DANS L'« INFRASTRUCTURE » SOCIO-MATÉRIELLE CONSTRUITE ET GÉRÉE AUTOUR DE L'OBJET

7 LES DIFFÉRENCES SONT LA CLÉ, PAS LA SIMILARITÉ PLUTÔT QUE RESSEMBLANCE ET SIMILARITÉ, LA CONNAISSANCE COMMUNE INDUITE PAR L'OBJET DEVRAIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME LE LIEU DE RENCONTRE ENTRE LES DIFFÉRENTES CONCEPTIONS D'UN OBJET « Il est tout à fait clair que lessence même (empiriquement évidente) du lien qui unit les différents individus en une « unité », dans une multitude ou pluralité commune, nest absolument pas exprimée ni considérée sous forme dattribut abstrait et commun à ces individus, ni sous forme de détermination également propre à lun comme à lautre. Une telle unité (ou communauté) est plutôt créée par lattribut que possède un individu et pas lautre. De même, le lien dun individu à lautre savère plus fort en labsence dun certain attribut plutôt que lorsque celui-ci existe chez ces deux individus. Deux individus parfaitement égaux partageant le même ensemble de connaissances, habitudes, penchants, etc. seraient absolument inintéressants lun pour lautre, et lun naurait pas besoin de lautre. Ils sennuieraient simplement en attendant leur mort. Ce nest là rien dautre quun simple doublement de solitude. » [Ilyenkov, 1977]

8 LES DIMENSIONS DE LA DIVERGENCE OBSERVER LES DIFFÉRENCES CONDUIT À UNE RECHERCHE DES DIMENSIONS DE LA DIVERGENCE : LE VERT EST DIFFÉRENT DU BLEU SELON LA DIMENSION DE LA COULEUR C'EST L'IDENTIFICATION DE CES DIMENSIONS QUI PERMET LA NÉGOCIATION, L'ÉLABORATION, ET L'EXPANSION D'UN POINT-COMMUN INDUIT PAR L'OBJET

9 CONNAISSANCES COMMUNES INDUITES PAR L'OBJET ET OBJETS FRONTIÈRES LES OBJETS FRONTIÈRES RENFORCENT LA COORDINATION ENTRE LES ACTEURS DOTÉS DE PERSPECTIVES, POSITIONS ET TÂCHES DIVERGENTES (STAR & GRIESEMER, 1989) LA DÉCOUVERTE ET LA CONSTRUCTION D'UNE CONNAISSANCE COMMUNE INDUITE PAR L'OBJET ENTRE DES ACTEURS QUI N'ONT AUCUNE RAISON DE COORDONNER LEURS ACTIONS ET ACTIVITÉS, QUI SONT SÉPARÉS PAR DES DISTANCES GÉOGRAPHIQUES, ÉCONOMIQUES, SOCIALES OU CULTURELLES IMPORTANTES, ET QUI N'AURAIENT RIEN À FAIRE ENSEMBLE SI LES CHECHEURS NE LES INTERROGAIENT PAS SUR LEUR COMPRÉHENSION DE L'AUTRE, M'INTÉRESSE JE SUIS INTÉRÉSSÉ PAR LE POUVOIR DES OBJETS QUI SUSCITENT DES CONNAISSANCES COMMUNES, MÊME EN L'ABSENCE DE NÉCESSITÉ PRATIQUE DE COORDINATION

10 DEUX ENVIRONNEMENTS DEUX ACTIVITÉS DE FABRICATION DE BATEAUX EN BOIS

11 ACTIVITÉ DE FABRICATION DE GRANDES EMBARCATIONS DE PÊCHE EN BOIS DANS UN VILLAGE DU GOLFE DU BENGALE EN INDE

12 L'ACTIVITÉ INDIENNE BATEAUX DE PÊCHE NÉCESSAIRES COMME SOURCES DE REVENUS CHAQUE HIVER, L'ÉQUIPE DE CONSTRUCTION SE DÉPLACE AU VILLAGE POUR FABRIQUER UN OU DEUX BATEAUX AUX PÊCHEURS AUCUNS PLANS LES FABRICANTS ONT UNE SCOLARITÉ LIMITÉE, VOIRE INEXISTANTE. BON NOMBRE D'ENTRE EUX NE SAIT NI LIRE NI ÉCRIRE OUTILS MANUELS RUDIMENTAIRES, LA PLUPART FAITS MAISON LES BATEAUX SONT GRANDS (18 MÈTRES), FONCTIONNELS ET EFFICACES. DESTINÉS À LA PÊCHE OFFSHORE JUSQU'À 12 JOURS, ILS DOIVENT SUBIR L'INSPECTION DU GOUVERNEMENT

13 ACTIVITÉ DE FABRICATION DE LA RÉPLIQUE D'UNE CANONNIÈRE EN BOIS DU 17 e SIÈCLE À HELSINKI, FINLANDE

14 L'ACTIVITÉ FINLANDAISE RÉPLIQUE D'UNE CANONNIÈRE DU 17 e SIÈCLE POUR TRANSPORTER LES TOURISTES MAÎTRE CHARPENTIER HAUTEMENT COMPÉTENT SPÉCIALISÉ DANS LES BATEAUX EN BOIS, PLUS APPRENTIS, ET UN RESPONSABLE LOGISTIQUE CHARGÉ DE L'ORGANISATION ET DU FINANCEMENT PLANS BASÉS SUR DES MODÈLES HISTORIQUES (GÉNÉRALEMENT, LE CHARPENTIER PRÉFÈRE TRAVAILLER SANS PLANS) DIVERS OUTILS ÉLECTRIQUES LE BATEAU SERA GRAND (20 MÈTRES) ET DEVRA CORRESPONDRE À L'ORIGINAL. MAIS LE CHARPENTIER EFFECTUE DES MODIFICATIONS

15 OBJET SPÉCIFIQUE : BATEAU DE PÊCHE TRADITIONNEL OBJET SPÉCIFIQUE : RÉPLIQUE DUNE CANONNIÈRE HISTORIQUE OBJET GÉNÉRAL : BATEAUX EN BOIS À CONSTRUIRE (et leurs principales différences) OBJET GÉNÉRAL : BATEAUX EN BOIS À CONSTRUIRE (et leurs principales différences) OBJET SPÉCIFIQUE : CONSTRUCTION DE BATEAUX EN BOIS COMME ACTIVITÉ HYPOTHÈSE DE TRAVAIL OUTILS : PRINCIPALEMENT MANUELS, PAS DE PLANS SUJET : FABRICANT INDIEN RÈGLESPOPULATION : ÉQUIPE DE FABRICATION AVEC UN CHEF, PROPRIÉTAIRE DU BATEAU DE PÊCHE DIVISION DU TRAVAIL OUTILS : THÉORIE,ETH NOGRAPHIE SUJET : CHERCHEUR RÈGLES POPULATION : GROUPE DE RECHERCHE MULTINATIONAL DIVISION DU TRAVAIL POPULATION : MAÎTRE CHARPENTIER, APPRENTIS, RESPONSABLE LOGISTIQUE RÈGLES SUJET : FABRICANT FINLANDAIS OUTILS : ÉLECTRIQUES, LIBRE UTILISATION DE PLANS

16 PHOTO-ÉLICITATION LES PHOTOS ONT SERVI DE MÉDIATEURS (OBJETS ÉVOCATEURS ET COURTIERS CULTURELS MINIMAUX) VISANT À PROMOUVOIR LE DIALOGUE À DISTANCE ENTRE LES CONSTRUCTEURS DE BATEAUX ISSUS DE DEUX ENVIRONNEMENTS CULTURELS DIAMÉTRALEMENT OPPOSÉS LES CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES À UN SITE DONNÉ, AINSI QUE LES PROCÉDURES DE TRAVAIL, ÉTAIENT MONTRÉES AFIN DE PROVOQUER UNE RÉACTION LES PHOTOS REPRÉSENTAIENT LE BATEAU, LES ARTISANS, ET LEURS OUTILS UTILISATION DE 17 PHOTOS PRISES EN FINLANDE, ET 18 PHOTOS PRISES EN INDE. DEUX DES PHOTOS INDIENNES ONT ÉTÉ SÉLECTIONNÉES PAR LES ARTISANS EUX-MÊMES

17 ÉCHANTILLONS DES DEUX SÉRIES DE PHOTOS

18 REMÉDIATION PAR PHOTO-ÉLICITATION OUTILS : PHOTOS SUJET : FABRICANT INDIEN RÈGLESPOPULATION : ÉQUIPE DE FABRICATION AVEC UN CHEF, PROPRIÉTAIRE DU BATEAU DE PÊCHE DIVISION DU TRAVAIL OUTILS : PHOTOS SUJET : CHERCHEUR RÈGLESPOPULATION : GROUPE DE RECHERCHE MULTINATIONAL DIVISION DU TRAVAIL POPULATION : MAÎTRE CHARPENTIER, APPRENTIS, RESPONSABLE LOGISTIQUE DIVISION DU TRAVAIL RÈGLES SUJET : FABRICANT FINLANDAIS OUTILS : PHOTOS OBJET TEMPORAIRE : AUTRE ACTIVITÉ DE CONSTRUCTION DE BATEAUX OBJET TEMPORAIRE : AUTRE ACTIVITÉ DE CONSTRUCTION DE BATEAUX OBJET TEMPORAIRE : CONNAISSANCES COMMUNES ENTRE FABRICANTS DE BATEAUX

19 SEPT MODES D'EXPRESSION DE LA DIFFÉRENCE DANS LES DEUX ENTRETIENS

20 EXPRESSIONS DE LA DIFFÉRENCE SELON LES TYPES DE CONTENUS THÉMATIQUES

21 DIMENSIONS CLÉS DE LA DIVERGENCE DANS L'ENTRETIEN FINLANDAIS Utilité et utilisation du bateau ; demandes du client Caractéristiques de la mer ; Conditions naturelles Forme de la coque INTÉRIEURS Méthodes spécifiques Structure sur le pont

22 DIMENSIONS CLÉS DE LA DIVERGENCE DANS L'ENTRETIEN INDIEN Coûts de production Nombre de travailleurs Niveau de la technologie (électricité, outils électriques et machinerie) Forme du bateau Méthodes spécifiques Division du travail et supervision

23 LES DIMENSIONS DE LA DIVERGENCE FINALEMENT, L'ACTIVITÉ FINLANDAISE A SUBI DES MODIFICATIONS SUITE AUX DEMANDES DU CLIENT CONCERNANT L'UTILITÉ DU BATEAU, MAIS AUSSI RESPECTIVEMENT AUX CONDITIONS NATURELLES DANS LESQUELLES LE BATEAU SERA UTILISÉ AVEC SES CLIENTS ET MODÈLES DE BATEAUX STABLES, L'ACTIVITÉ INDIENNE A SUBI DES MODIFICATIONS RELATIVES AU COÛT DE PRODUCTION DÉTERMINÉ PAR LE NIVEAU TECHNOLOGIQUE ET LE NOMBRE D'ARTISANS EMPLOYÉS

24 DIFFÉRENCES ET CONNAISSANCES COMMUNES CES DIFFÉRENTES DIMENSIONS DE LA DIVERGENCE N'ONT PAS FREINÉ LE FONDEMENT DES CONNAISSANCES COMMUNES ENTRE LES DEUX SYSTÈMES D'ACTIVITÉ LE CONSTRUCTEUR FINLANDAIS A DÉMONTRÉ QU'IL COMPRENAIT L'ABSENCE DE DIVERGENCE DES MODÈLES INDIENS : « C'est le bateau idéal pour son utilité. Et il le faut. Sinon ils en auraient changé depuis toutes ces années. » IL A ÉGALEMENT COMPRIS LA PRÉOCCUPATION DE L'ÉQUIPE INDIENNE CONCERNANT LES COÛTS : « C'est plus simple et plus rapide. Ils perdent moins de bois [en faisant les bordés avant le squelette]. » LES CONSTRUCTEURS INDIENS ONT COMPRIS LES AVANTAGES DE LA TECHNOLOGIE : « Leur système fonctionne à l'électricité, vous comprenez maintenant ? Ils peuvent travailler à deux. Pour nous, deux personnes ne suffisent pas si nous devons soulever. […] Nous avons besoin de quatre ou cinq personnes, de cordes, etc. pour fonctionner. »

25 IGNORANCE ADMISE « Je travaille seul. Mais combien sont-ils là-bas ? » (Entretien finlandais) « Qui est chargé de la menuiserie ? Qui s'occupe des morceaux ? Qui supervise ? […] Je ne sais pas. Vous devez leur demander » (Entretien finlandais) D [désignant une photo] : « Qu'est-ce c'est ? Ça ? » B : « Une usine ? Un hangar ? » (Entretien indien)

26 COMMENTAIRES SUR LES RELATIONS ET INTERACTIONS * MH : « Les différences ne sont pas si importantes. Je pourrais y aller et travailler là-bas. Interviewer : Faire le même travail ? MH : Oui. Interviewer : Et pensez-vous qu'ils pourraient venir et travailler ici ? MH : Pourquoi feraient-ils ça ? Ils vivent là-bas. » (Entretien finlandais) *D : « Ce chef menuisier peut-il venir dans notre pays ? Pourrait-il venir nous rendre visite ici ? R : Il dit que s'il peut rassembler les fonds pour son voyage, et que s'il s'aperçoit que le travail est le même, et les outils similaires, alors cela vaut la peine pour lui de venir… Vous comprenez ? B : Quel serait le bénéfice pour lui sinon ? D : Voyant cela, il sera capable de faire le sien. […] Il veut voir de ses propres yeux. » (Entretien indien)

27 COMMENTAIRES DES CONDITIONS HISTORIQUES ET CULTURELLES « Ici, nous devons toujours penser au budget. Eux [les constructeurs indiens] aussi [doivent penser au budget]. […] Vous pourriez construire un superbe bateau si vous aviez l'argent nécessaire. En admettant que quelqu'un arrive et demande le bateau qu'il désire, peu en importe le prix... Mais il y aura toujours un budget limité. » (Entretien finlandais) B : « À l'époque, quand nous avions l'habitude de hisser la quille, c'était plus léger. R : Hmm, nous avions l'habitude de la pousser à la main. B : Puis elle est devenue de plus en plus lourde et nous avons commencé à utiliser un outil sur une corde. Maintenant, on utilise une chaîne sur poulie pour remonter la quille. Dans une usine, ils déplacent le bois de la même façon. Ils ont des machines et dispositifs mécaniques [qui] fonctionnent à l'électricité. Vous appuyez sur un bouton, et – hop – le tout est soulevé. D. Oui ! R : Pensez à l'avantage [d'avoir] l'électricité [pour] faire fonctionner ces machines… Cela ne nécessite qu'une personne pour s'en occuper correctement. Appuyez sur le bouton, et dirigez-la où vous le voulez. Et pour nous, faire tout ça manuellement nécessite beaucoup [d'entre nous] ici. » (Entretien indien )

28 LA TEXTURE DES CONNAISSANCES COMMUNES ÉMERGENTES ENTRE DEUX ACTIVITÉS DE FABRICATION DE BATEAUX OUTILS : PHOTOS OBJET TEMPORAIRE : AUTRE ACTIVITÉ DE CONSTRUCTION DE BATEAUX OBJET TEMPORAIRE : AUTRE ACTIVITÉ DE CONSTRUCTION DE BATEAUX OBJET TEMPORAIRE : CONNAISSANCES COMMUNES ENTRE FABRICANTS DE BATEAUX SUJET : FABRICANT INDIEN RÈGLESPOPULATION : ÉQUIPE DE FABRICATION AVEC UN CHEF, PROPRIÉTAIRE DU BATEAU DE PÊCHE DIVISION DU TRAVAIL OUTILS : PHOTOS SUJET : CHERCHEUR RÈGLES POPULATION : GROUPE DE RECHERCHE MULTINATIONAL DIVISION DU TRAVAIL POPULATION : MAÎTRE CHARPENTIER, APPRENTIS, RESPONSABLE LOGISTIQUE DIVISION DU TRAVAIL RÈGLES SUJET : FABRICANT FINLANDAIS COMMENTAIRES SUR LES RELATIONS QUESTIONS PRINCIPALES DIFFÉRENCES DIMENSIONS DE DIVERGENCES COMMENTAIRES SUR LES CONDITIONS HISTORIQUES

29 IMPLICATIONS Des objets collectifs fondés sur la contestation, comme la terre pour le mouvement des sans-terre en Amérique Latine et Afrique du Sud (par exemple, Wolford 2010), ou le foyer pour les mouvements contre les expulsions en Europe, aux États-Unis et en Afrique du Sud (par exemple, Miraftab et Wills 2005), génèrent des points communs à grande échelle sur de longues distances géographiques et culturelles Ce sont là des exemples d'objets d'importance vitale qui ne nécessitent aucune expertise ésotérique ni spécialisation Ces objets fondamentaux pourraient constituer un bon point de départ aux efforts visant à favoriser la compréhension interculturelle à l'ère du capitalisme mondial

30 RÉFÉRENCE Yrjö Engeström, Swapna Mukhopadhyay, Marco Pereira Querol & Liubov Vetoshkina (présentation). CONSTRUCTION DE CONNAISSANCES COMMUNES INDUITES PAR L'OBJET : COMPRÉHENSION MUTUELLE AU-DELÀ DES CLIVAGES CULTURELS


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