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PERFORMANCES COMPARÉES DAGENTS HUMAINS EN PHASE DAPPRENTISSAGE DANS DEUX DISPOSITIFS COOPÉRATIF ET INDIVIDUEL LESTAGE, P., BARBIER, S. et CLAVERIE, B.

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1 PERFORMANCES COMPARÉES DAGENTS HUMAINS EN PHASE DAPPRENTISSAGE DANS DEUX DISPOSITIFS COOPÉRATIF ET INDIVIDUEL LESTAGE, P., BARBIER, S. et CLAVERIE, B. Laboratoire de Sciences Cognitives (EA 487) - Université Bordeaux 2 Tableau 1 : dispositif et déroulement dune séance INTRODUCTION Quelles performances peut accomplir un système multi-agents coopératif comparativement à des agents individuels ? Dans le cas dagents humains, de nombreuses recherches conduites en psychologie sociale ont montré les bénéfices des dispositifs d'apprentissage coopératif, comparativement à ceux qui suscitent la compétition et aux dispositifs d'apprentissage individuel. Toutefois d'autres études ne vont pas dans le même sens (TOCZEK-CAPELLE, 2003 ; TOCZEK, 2004). Il existe en fait une grande diversité de dispositifs coopératifs. Ils ont en commun d'introduire d'abord une interdépendance des résultats (buts communs à atteindre, récompenses collectives) et une interdépendance des moyens (ressources partagées - notamment interdépendance des informations-, tâches différentes, rôles respectifs) (JOHNSON & JOHNSON, 1989 ; DAVIDSON, 1994 ; BUCHS, 2002). Notre recherche s'est attachée à comparer deux dispositifs d'apprentissage (coopératif/individuel) au regard des performances obtenues dans chacun par des agents humains (coopératifs/individuels) en phase d'apprentissage réel en Institut Universitaire de Formation des Ma î tres (Limoges) METHODE 131 étudiants volontaires (très majoritairement féminins) ont été répartis en 3 catégories : 18 groupes coopératifs de 5 étudiants, 26 étudiants individuels, 3 groupes contrôles de 5 é tudiants occup é s à jouer. Huit séances identiques de 4 heures ont été répétées par le même enseignant aux étudiants réunis ensemble : coopératifs, individuels et groupes contrôles "jeux". Hypothèse : selon les deux dispositifs coopératif et individuel, les performances obtenues par les étudiants diffèrent ; les bénéfices cognitifs personnels d'une part, les productions des groupes et des "individuels" d'autre part. Déroulement dune séance (Tableau 1) : présentation de la séance (10mn) cours magistral (90mn). Sur la construction sociale de lintelligence. Sans prise de notes, de façon à réduire les confrontations et compétitions dans la phase de travail coopératif ultérieure. affectation aléatoire des étudiants en groupes coopératifs, groupes jeux, individuels (5mn). Récompense du Dr. de lIUFM (places cinéma) au groupe coopératif et aux étudiants individuels rendant le meilleur travail. lecture individuelle d1/5ème du cours polycopié (10mn). Chaque étudiant complète sa compréhension du cours magistral oral par la lecture d1/5ème de sa transcription polycopiée (divisée en 5 parties équivalentes) -de sorte que chaque groupe constitué après la pause reçoive la totalité des informations (interdépendance des ressources). Les individuels recevront les 4 autres 5èmes à lire au début des 80mn de travail, pour disposer des mêmes connaissances que chaque groupe coopératif. 1ère passation dun QCM sur le cours (15mn) pause (10mn) tâche à accomplir ou bien "jeux" (80mn). Une même tâche est proposée aux groupes coopératifs et aux étudiants individuels : réaliser un schéma (sur feuille A3) et un résumé du cours en 2, 3 pages. Le groupe contrôle "jeux" ne reçoit aucune tâche, il joue. 2ème passation du même QCM (15mn). A lensemble des étudiants. RESULTATS - DISCUSSION I- Effet « Groupe » sur lépreuve pré- et post- QCM LANOVA mixte à 2 facteurs [3(Groupe) x 2(Evaluation)] révèle (Figure 1) : 1/ un gain de bénéfices cognitifs entre lévaluation pré- et post- phase de travail (QCM1/QCM2) : [F(1,128)= P<.0001] ; 2/ un gain plus important pour le groupe "Individuel" suivi du groupe "Coopératif", pas de gain pour le groupe contrôle "Jeu" : [F(2,128)=4.83. P<.01]. Les étudiants ont acquis davantage de connaissances personnelles dans le dispositif individuel que dans le dispositif coopératif. Les scores des étudiants des groupes contrôles sont restés stables du QCM1 au QCM2 (note maximale au QCM : 24) groupes coopératifs - interdépendance informationnelle : échanges mutuels pour acquérir les informations recueillies par les camarades lors de leur lecture du 5ème du cours - sans documents - engagement dans la tâche - interdépendance des tâches : la double tâche à r é aliser (sch é ma, r é sum é ) suscite une division du travail -interd é pendance des renforcements : r é compense attribu é e au groupe rendant la meilleure production étudiants individuels - indépendance informationnelle : 30mn de lecture des 4/5èmes du polycopié manquant à la connaissance des étudiants - puis, sans documents, engagement dans la tâche (50mn) - renforcement : r é compense attribu é e aux é tudiants rendant la meilleure production QCM1 QCM2 B é n é fices cognitifs (note maximale au QCM : 24) é tudiants individuels groupes "jeux" groupes coop é ratifs Figure 1 : Effet du type de dispositif sur l é preuve QCM II- Effet « Niveau de départ » sur le bénéfice de lapprentissage coopératif Les étudiants du groupe "Coopératif" ont été répartis en 3 sous-groupes de 30, de niveau croissant par rapport à leur 1 ère évaluation (QCM1) : "Faible", "Moyen", "Fort". Le bénéfice de lapprentissage coopératif a été calculé et corrigé selon la formule : [(QCM2-QCM1)/(QCM1+QCM2)] LANOVA à 1 facteur (sous-groupe) et les comparaisons a posteriori (Procédure de Scheffé) révèlent que le bénéfice cognitif de lapprentissage coopératif est plus important pour les étudiants du sous-groupe "Faible" que pour le "Moyen", lui-même supérieur au bénéfice très légèrement négatif du sous-groupe "Fort" : [F(1,87)=5.95 ; p<.01]. Le travail coopératif de groupe a assuré un bénéfice cognitif plus important aux étudiants "faibles", un bénéfice également aux "moyens", alors que le niveau de connaissances des étudiant "forts" est demeuré stable. (Figure 2) Figure 2 : Moyenne des sous-groupes aux deux QCM III- Effet « Type dintervention » sur le type de tâche individuelle/collective Pour comparer l'effet des 2 types dapprentissage (coopératif/individuel) sur la tâche personnelle "QCM2" et la tâche "Production" (schéma + résumé), les performances obtenues aux 2 tâches ont été transformées en z scores. LANOVA mixte à 2 facteurs [2(Groupe) x 2(Tâche)] révèle (Figure 3) : 1/ un effet plus important sur la tâche "Production" comparée à la tâche "QCM2" : [F(1,114)= P<.001] ; 2/ une interaction entre les 2 facteurs [F(1,114)= P<.0001] indiquant que le groupe "Individuel" réussit mieux la tâche "QCM2" et, qu'à linverse, le groupe "Coopératif" réussit mieux la tâche "Production". Le dispositif coopératif a favorisé une meilleure réalisation de la tâche. A l'opposé, le dispositif individuel a permis une meilleure acquisition des connaissances personnelles. Figure 3 : Effet du type de dispositif selon le type de tâche z- tâche QCM2z- tâche Production 0,4 0, ,2 - 0,4 - 0,6 - 0,8 groupes coop é ratifs é tudiants individuels CONCLUSION Dans le cadre pédagogique expérimental proposé, les progrès cognitifs personnels et les productions des agents humains impliqués diffèrent selon les dispositifs d'apprentissage coopératif ou individuel. Il serait heuristique de poursuivre cette recherche en modifiant les conditions de récupération des informations des agents individuels par rapport aux groupes coopératifs. Par exemple en accordant un temps plus long à la réalisation de la tâche. Ou encore en plaçant tous les agents (coopératifs/individuels) dans les mêmes conditions d'information avant l'engagement dans la tâche ; notamment avec une lecture préalable complète et non pas fractionnée (en cinquièmes) du polycopié. Mais les étudiants des groupes coopératifs se retrouveraient ainsi en indépendance informationnelle, ce qui ne favoriserait pas la coopération. Pour stimuler celle-ci, il faudrait alors renforcer les autres facteurs d'interdépendance ou en introduire de nouveaux. Nous étudions par ailleurs la logique de transformation des connaissances dans les dialogues de 2 groupes coop é ratifs film é s (parmi les 18), à partir du contenu des échanges verbaux.


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