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Dessin original de Jacques DUPUICH. PAYSAGES « LŒIL ECOUTE » Document pédagogique en Arts Plastiques et en Education Musicale – Année scolaire 1993 /

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1 Dessin original de Jacques DUPUICH

2 PAYSAGES « LŒIL ECOUTE » Document pédagogique en Arts Plastiques et en Education Musicale – Année scolaire 1993 / 1994 – Réalisé par Mme Danièle PESLA et M. Jacques DUPUICH, Conseillers Pédagogiques en Arts Plastiques et M. Pierre-Marie FONTAINE et M. Gaëtan LOREK, Conseillers Pédagogiques en Education Musicale Complété et mis en forme par Michel WISNIEWSKI, Conseiller Pédagogique en Education Musicale « Cest lorsque jentends de la Musique que je trouve une analogie et une réunion intime entre les couleurs, les sons et les parfums. Il me semble que toutes ces choses ont été engendrées par un même rayon de lumière et quelle doivent se réunir dans un merveilleux concert. » BAUDELAIRE « Ecrits esthétiques »

3 - CHEMINEMENT CREATEUR - ENFANT COLLECTE DECOUVRE SAPPROPRIE EXPLORE TIRE PARTI IMITE TRANSFORME INVENTE COMPOSE VOYAGEUR / SPECTATEUR ACTEUR / CREATEUR

4 COLLECTER « Les petits riens qui, aussi précisément agencés, donneront lidée du grand-tout. » Yolande FIEVRE, plasticienne 1.Proposer aux enfants, lors dune sortie dans un « paysage » choisi –de la cour de récréation à … - de regrouper, sans idée préconçue, des matériaux pris dans ces différents lieux: -cailloux, terre, pierres, galets, gravier, sable, … -herbes, racines, plumes, plantes, feuilles, mousses, coquillages, fruits, marrons, noix, … -eaux … -Prendre des indices dans ces milieux grâce à: * des enregistrements (bruits divers), * des photos (du plan général au détail), * des croquis, des empreintes, des traces,des souvenirs (sonores ou visuels) … NE PAS HESITER A REPETER CES SORTIES A DIFFERENTS MOMENTS DE LA JOURNEE, DE LANNEE. N.B.: Il va de soi que la prise de matériaux ne doit pas porter préjudice à lenvironnement, ni à la faune, ni à la flore; on est à la limite du relevé botanique, mais on reste dans le domaine de lART.

5 2. Collecter des matériaux divers qui serviront déléments à la création de nouveaux paysages en les FROISSANT CHIFFONNANTPLIANT DECOUPANT AGITANT DECHIRANTPERCUTANT UTILISANT COMME SUPPORT 3. Collecter toutes sortes d«images » évoquant des paysages ou des éléments de paysages: - photos – illustrations – publicités … - prises de son, lors des sorties – enregistrements du commerce (bruits familiers, de la nature …) 4. Collecter des reproductions dœuvres dArt et des extraits musicaux.

6 PROCEDES ALTERNER ISOLER VARIER DESTRUCTURER REPETER EMERGER SUPERPOSER REPRODUIRE INVENTER JUXTAPOSER OCCULTER DISPERSER TRANSFORMER ASSOCIER CONTRASTER FUSIONNER INTERVENIR « … Pour une grande partie de la Musique qui se fait aujourdhui, je dirais que la liberté acquise se rapproche de cette atteinte en peinture… » EDGAR VARESE Compositeur

7 EDUCATION MUSICALE AVANT-PROPOS « Oui, les sons forment eux aussi un paysage. Agréables ou déplaisants, légers ou puissants, audibles ou inaudibles, ils pénètrent de manière décisive les communautés humaines… Car le paysage sonore du monde na pas cessé de se transformer. Des bruits ont aujourdhui disparu à jamais, celui du marteau du maréchal-ferrant, ceux de la moisson, des charrettes sur les pavés des villes… Dautres naissent, prolifèrent, jusquà atteindre cet état de surpopulation sonore que lon connaît, au risque pour nous de mourir consumés par notre cacophonie… Alors ? Alors lHomme du XXème siècle doit écouter, analyser, apprendre à discerner. A lui de construire le paysage sonore de lavenir. … Vous qui modélisez le monde futur, écoutez très loin, faites de grands bonds de limagination et de lintelligence, tendez loreille vers lavenir, cinquante, cent, mille ans en avant. Quentendez-vous, … » MURRAY SCHAFER, compositeur canadien Extrait de son livre « LE PAYSAGE SONORE »

8 « … Un des moyens les plus sûrs de favoriser limagination créatrice est de se tourner vers les sources premières de la mélodie, telles que nous les trouvons dans la nature, chez les animaux, les enfants et les peuplades primitives, ainsi que dans le langage humain. En voici quelques exemples: 1. Les bruits de la nature: ceux de leau dans la pluie, le ruisseau, le fleuve, la mer, la goutte deau; le bruissement du vent dans les différents feuillages et ses plaintes autour des maisons; le grondement de lorage; le feu dans ses multiples manifestations … 2. Les bruits des machines ou des outils quon manie … 3. Les cris des animaux … 4. Les chants des oiseaux et des insectes … 5. Le chant des primitifs: il est souvent près du cri … 6. Le langage humain: nous savons que de grands musiciens se sont inspirés de la paroles, de la déclamation, des inflexions de la voix, des interjections … 7. La gamme … » EDGAR WILLEMS, Pédagogue suisse en Education Musicale Extrait de son livre « LA CULTURE AUDITIVE » - Tomme 2

9 Quelques définitions « … La musique est lorganisation des sons dans lespace, en mouvement dans le temps … » Evelyne ANDREANI (Anti-traité dharmonie)

10 LES QUALITES DU SON La hauteur. La hauteur varie en fonction de la fréquence, plus la fréquence est élevée, plus le son est aigu, plus elle baisse, plus le son est grave. Lintervalle, à loreille, est la différence de hauteur entre les sons. Vocabulaire: entre deux sons: aigu – médium – grave mouvement sonore: de plus en plus aigu de plus en plus grave. Le timbre. Le timbre est déterminé à la fois par la nature et lintensité des éléments, et par les phénomènes transitoires liés à la manière par laquelle le son est obtenu. Lintensité. Lintensité est lénergie produite par le mouvement oscillatoire. La différence dintensité entre deux sons est certainement plus importante quelle ne lest en réalité physiquement. Vocabulaire: entre deux sons: fort – faible mouvement sonore: de plus en plus fort (crescendo) de plus en plus faible (diminuendo) La durée. La durée est le temps dexistence dun son. La durée, en écriture musicale traditionnelle, se représente par des figures de notes. Vocabulaire: son long – son bref – son ponctuel mouvement sonore: son continu – son discontinu (notion de silence) } glissando

11 Le silence. Le silence est la durée entre deux son. Le silence nest pas vide, il crée lattente, la suspension, il est le lien entre deux évènements sonores La matière. La matière du son est ce qui reste permanent à la travers la durée: sonorité de bois, de métal … Le grain. Le grain est un caractère, trouvé dans certains sons, qui se définit dans le détail de ceux-ci. Son lisse – son granuleux ; Son fin – son épais; Son léger – son lourd; Son dur – son mou … Lattaque. Un son a une forme qui évolue dans le temps, caractérisée par une attaque, un corps et une fin. Lattaque est le début du son, elle se définit par des variations dintensité très brusques ou au contraire progressives. La densité. Un son peut être compact ou aéré suivant le nombre déléments qui entrent dans sa composition. La densité nengendre pas forcément la notion dintensité.

12 COLLECTER Amener les enfants à chercher les moyens de mettre en valeur les matériaux collectés, afin quils deviennent des objets sonores provoquant limaginaire. « … La musique, ce sont les sons, les sons qui nous entourent, que nous soyons ou non dans une salle de concert … » John CAGE, compositeur retour

13 les objets qui tombent sur des supports de texture diverse, à des hauteurs différentes les objets sur lesquels on frappe : deux objets semblables (coquilles de noix, coquillages, …) ou avec lutilisation des mains et des doigts et de différentes battes pour les percuter objets que lon frotte avec la main, les doigts, un abrasif, … objets que lon écrase objets que lon brise à partir dun matériau: par exemple le papier ou le sachet plastique on agite, on froisse, on déchire, on lisse, on perfore, on tend à deux mains, on plie, on tapote, on souffle, on écrit avec des feutres, … 1. Apparier les différents objets collectés, selon un critère la matière : bois, métaux, plastique, carton, papier, verre, … la taille lorigine : naturelle, végétale, industrielle, fabriquée, … les possibilités sonores des objets … 2. Recherche des « possibilités sonores » : manipuler un objet pour en tirer un son BOCALISES 5ème Bocalise Denis DUFOUR (bruits de bocaux)

14 3. Mettre certains de ces objets dans des récipients différents: -Boîtes dallumettes – boîtes à cigares –rouleaux en carton – pots de yaourt – pots en verre – rouleaux en plastique – boîtes métalliques – paniers en osier - … Varier le contenu: -Sable – riz – grains de café – cailloux – billes – bouts de craie – clous – coquillages - coquilles de noix – gravier – bouts de branches … 4. Fabrication dobjets musicaux -Verrophone – Lithophone (sorte de carillon) -Grattoirs – Chime (objets suspendus -Maracas – Cistres (hochets …) -Flûte de pan – Mirliton -Viouneur (avec un gros bouton à deux trous et une ficelle) -Cithare simple -Instruments dargile: modules sonores, chemin de roulement sonore, clochettes dargile, … -Tambours ou tambourins, … -Cordophones (avec élastiques, fil de nylon, cordes de guitare, …) FANTOMAS Poème de R. DESNOS Elisabeth SIKORA

15 ANALYSER ECOUTER Ecouter un environnement sonore en direct et / ou en différé: identifier les différents éléments sonores qui le composent repérer les différents plans sonores et leur agencement percevoir la densité de lespace sonore (lespace sonore peut être « aéré » ou « compact », plus ou moins dense – le nombre déléments sonores peut varier sans modifier lintensité) les classer dans lordre dapparition rechercher les éléments simultanés rechercher les éléments répétitifs rechercher les éléments qui se transforment repérer les éléments constant: ostinato – trame sonore classer les éléments en rapport avec la durée (son continu – son discontinu), avec lintensité, avec la hauteur, avec la source démission, … à partir de cette analyse, élaborer une partition (codage choisi par les enfants) N.B. Nous vous conseillons denregistrer le paysage sonore, même avec un matériel simple, afin de réécouter partiellement ou / et intégralement. Ruisseau en montagne Pluie et orage La mer Le blizzard Concert de laube en forêt Essaim dabeilles Une abeille Brossage de dents Rue de ville Petite gare Aéroport dOrly

16 REPRODUIRE Imiter un élément sonore : de source naturelle : les éléments :exemples Air: imiter le vent, avec la voix, le souffle, en agitant une feuille de papier, en grattant la surface dun tambourin, … Eau: imiter la pluie avec les doigts sur la table ou sur des tambourins: quelques gouttes, de plus en plus, … beaucoup de gouttes … de moins en moins … la pluie sarrête … les végétaux les animaux de source artificielle : origine mécanique (moteurs, machines, outils, …) sons électroniques, de lordinateur, … Moyens utilisés: la voix, le corps, les objets sonores (collectés, fabriqués et / ou manufacturés) et lenregistreur (magnétophone, minidisque, ordinateur, …) LES OISEAUX « Le rossignol » Clément JANEQUIN « Oiseaux exotiques » Olivier MESSIAEN « T.G.V. » Groupe T.S.F. « Pacific 231 » Arthur HONEGGER LA MER « Jeux de vagues » Claude DEBUSSY

17 REPETER Idée dhorizontalité : Répétition dun élément sonore choisi REITERER LELEMENT SONORE de manière régulière : lostinato. Lostinato peut être mélodique : rythmique : suivant une formule rythmique Cette répétition pourra alors servir de trame sonore à une composition. VARIER LES PARAMETRES le timbre la hauteur lintensité la durée la densité (exemple: soliste – chœur en alternance) le tempo (vitesse dexécution) plusieurs paramètres simultanément TRANSFORMER LELEMENT SONORE INITIAL Changer le grain:son lisse en son granuleux Au moyen dun magnétophone ou dun ordinateur: changer la vitesse, ajouter de lécho, inverser le sens de lecture de lélément sonore enregistré « LA ROUE FERRIS » B. PARMEGIANI « IONISATION » Edgar VARESE « MÂÂT » (*) Henri FOURRES « MUSIQUE PYGMEES » « Le tambour deau » « CHANT DUN COMPAGNON ERRANT » Gustav MALHER « LE SERPENT » GUEM « PART TWO » Groupe URBAN SAX « MISSA GALLICA » Bernard LALLEMENT « SOKO ET TAKE » (*) Musique et chants de Griots Adama DRAME

18 REPETER AVEC DES VARIATIONS On peut répéter un thème en le variant et le transformant : Nous serons en présence dun thème et variations. A partir dune chanson, nous pouvons par exemple varier linterprétation dun couplet suivant son caractère. REPETER EN ECHO En chantant: exemple de soliste / chœur ou soliste / soliste en variant lintensité de lécho. « Chanson de lécho » du répertoire « Triolet 2004 » En jouant avec les percussions sèches « QUATRE VARIATIONS SUR LE THEME DE AU CLAIR DE LA LUNE » « Les voitures versées » F.A. BOIELDIEU « CHACONNE EN ECHO » ou « FANFARE EN ECHO » M. DELALANDE « DIDON ET ENEE » Chœur en écho H. PURCELL « DUO DES CHATS » G. ROSSINI « VÊPRES DE LA VIERGE » (*) « MAGNIFICAT » Claudio MONTEVERDI

19 JUXTAPOSER Idée dhorizontalité. Parcours sonore Actions de placer ou démettre des sons ou séquences de sons les uns à la suite des autres. Mouvements perpétuels : choisir cinq sons ou bruits (ou plus) répartis aux enfants selon un ordre établi. Un chef dorchestre sollicite chaque groupe en respectant lordre choisi. Il pourra varier la durée et lintensité des sons émis STRIPSODY Cathy BERBERIAN Musique faite à partir de « bulles » de bandes déssinées DEUX APERCUS « JARDINS QUI SEVEILLE » Jacques LEJEUNE « O » Atti Vocali Sylvano BUSOTTI

20 Juxtaposer 2 Mélismes : Même jeu mais lordre des sons est laissé à la liberté du « chef dorchestre ». Sons ponctuels : le son ponctuel est un point sonore très bref où se concentre lénergie. Ses qualités sont variables selon lattaque et le silence qui le suit. Différents sons ponctuels : serrés – très brefs – très rapprochés lâches – très brefs – moins rapprochés amples - brefs – peu rapprochés Exemple de parcours sonores Jeu du relais sonore : Les enfants, assis en cercle, vont jouer dun objet sonore ou chanter à tour de rôle un son, une syllabe, un mot, … ou frapper une cellule rythmique différente. Enchaînement dévénements sonores : à partir dun codage dobjets sonores, proposer aux enfants différents cheminements à travers un trajet graphique ; les enfants sont répartis en plusieurs groupes d « instrumentistes ». Exemples de cheminements à partir dun même trajet de base : « QUATRE ETUDES DESPACE » « Lentement vers le nord » Jacques LEJEUNE « A ALFRED DE MUSSET » Claude NOUGARO « MUSETTE » J.S. BACH Yoyo MA et Bobby Mc FERRIN

21 Juxtaposer 3 Jeu de pas : chaque enfant, à tour de rôle, essaie de trouver un mode de déplacement : pas glissés, pas sautés, pas courus de plus en plus vite ou linverse) à cloche-pied, pas réguliers, piétinement, pas sur différents supports (parquet, tapis, linoléum, papier, …) Demander aux enfants, par petits groupes (cinq enfants) de trouver un enchaînement cohérent des différentes dynamiques expérimentées auparavant. Fil dAriane : en cercle, chaque enfant chante, à tour de rôle, une « arche » mélodique. Les différents mouvements mélodiques doivent senchaîner les uns aux autres avec le minimum de rupture. Variantes : avec des sachets plastiques, des coquilles Saint Jacques sur le sol, avec des feuilles …

22 ACCUMULER Dans une idée de verticalité, les éléments sonores évoluent simultanément. Les départs peuvent être simultanés ou décalé dans une accumulation dentrées successives de phrases musicales. Utilisation du principe de tuilage. Paquets de mots : Par exemple en utilisant les prénoms des enfants. Un enfant « lance » son prénom avec une certaine qualité dynamique et le répète en essayant de garder la même dynamique. A tour de rôle, les enfants entrent dans le jeu en reprenant le même prénom avec une dynamique différente et dune manière obstinée. Le jeu sarrête au dernier exécutant. Variante : former plusieurs cercle de 5 à 10 enfants. Le principe est conservé mais lorsque le cercle est parcouru entièrement, un nouveau passage commence et chacun doit changer sa dynamique. « THE CHAIRMAN DANCES » (Foxtrot for orchestra) John ADAMS

23 ACCUMULER 2 Le canon mélodique Le canon rythmique Tuilage de bruits : chaque enfant choisit un objet sonore différent, et la façon den jouer. Même principe que précédemment chaque instrumentiste répète obstinément. Variante avec plusieurs cercles Trame sonore : sorte de tissu sonore, de texture qui peut être le résultat damalgames divers: voix (murmurée, chantonnée, … ), papiers (déchirés, frottés, tapotés, …), bouteilles plastiques (déformées, grattées, souffler dedans, …), avec la bouche (souffler, claquer la langue, …) Varier les paramètres (intensité, densité, tempo, durée, …) Faire évoluer la trame sonore dans le temps. Agencer des trames sonores, en les juxtaposant (juxtaposer par exemple une trame de frottés, une trames de tapotés, une trames de murmures, …) « LOFFRANDE MUSICALE » J.S. BACH SYMPHONIE N° 1 « TITAN », 3 ème mouvt Gustav MAHLER « FUGUE EN UT MAJEUR » J.S. BACH « STIMMUNG » K. STOCKHAUSEN « TOI COCO » Groupe ZAP MAMA « DE NATURA SONORUM » (*) « Matières induites » Lois FERRARI

24 ASSOCIER Idée dhorizontalité – Idée de verticalité Simultanéité Association de bruits complémentaires: Choisir dans un paysage sonore deux ou plusieurs éléments, on peut les imiter ou les enregistrer afin de les associer: Exemples: « cris de mouettes sur fond de mer » « voix sur bruits de pas »; « grincement de porte et vent » Association inhabituelle: Même principe que précédemment Exemples: « bruit de locomotive à vapeur et bourdonnement dabeilles » « froissement de feuilles darbres et coup de marteau sur du métal » « coups de klaxon et eau qui coule » … Association de deux ou plusieurs plans sonores: Diviser la classe en deux groupes, un groupe pourra choisir une cellule rythmique répétée en ostinato; lautre improvise librement, dune façon mélodique, sur des syllabes ou des voyelles. Variante avec des instruments à percussion ou mélodiques. « PINS DE ROME » « Les pins de Janicule » Ottorino RESPIGHI « LETE…JARDIN JADIS » « La ronde » Michel CHION « ATOM HEART MOTHER» PINK FLOYD « ALL BLUES » Miles DAVIS « LA BATAILLE DE WELLINGTON » Ludvig van BEETHOVEN

25 SUPERPOSER Idée de verticalité simultanéité – mobilité - Lignes parallèles – Vagues : A partir dune voyelle différente, chaque enfant choisit de le chanter à une hauteur. Le chef dorchestre utilise la main pour diriger. Les enfants commencent simultanément et suivent, en épousant le tempo, les mouvements ascendants ou descendants de la main. Les trames sonores : Superposer deux ou plusieurs trames sonores différentes. Variantes avec départ simultané ou décalé. « SINFONIA» (*) 3 ème mouvt Luciano BERIO « OPERA SAUVAGE » Thème du film: « Lenfant » VANGELIS « FAUST » Valse et chœur Charles GOUNOD « PITHOPRAKTA » (*) Iannis XENAKIS

26 EMERGER Idée de verticalité trame sonore + apparition brusque de sons ponctuels Créer une trame sonore, et y associer des évènements ponctuels. La trame sonore peut être grave ou aiguë, les émergences inverses aiguës ou graves. Jeu du saut : les enfants sont accroupis, ils émettent tous un bruit pour former un tapis sonore. Chacun peut se lever rapidement (comme un ressort) en émettant un son bref avec la voix. Lémergence peut être un cri, un mot, un objet sonore … Suspension : on choisit de jouer, avec les enfants, une trame sonore composée de différents timbres dinstruments sauf les instruments en métal (clochettes, grelots, triangles, crotales,…) qui serviront pour les émergences (non plus sons ponctuels mais prolongés). Une variante de cette activité peut se réaliser avec des objets sonores autres que des instruments manufacturés. Jeu autour dune poésie : au moment de létude dune poésie choisir quelques mots importants du texte, les inscrire dans un bulle au tableau (peu importe lordre). Tous les élèves lisent la poésie à voix basse mais avec expression, constituant ainsi la trame sonore ; quatre ou cinq élèves choisis prennent lun des mots retenus au tableau, le crient, le chantent, lui donnent une inflexion,… Lors de ces activités les émergences peuvent apparaître de manière prédéterminée, de manière orchestrée (au signe dun chef) ou de manière aléatoire (au feeling de chacun des intervenants). « VOYAGE » 6 ème mouvt Pierre HENRY « ALEXANDRE NEVSKI » « La bataille sur les glaces » Serge PROKOFIEV « QUATRE SAISONS » « Le printemps » - Largo Antonio VIVALDI « JEUNE FILLE A LAUBEPINE » Voix bulgares « SOLITUDE TRANSIT » (*) Louis FERRARI

27 CONVERGER Idée de verticalité Aller dune masse sonore vers un unisson Fusionnement : Partir dun « accord » vocal libre, attaque simultanée ; puis chacun cherche, en changeant le son par petits intervalles, à se rapprocher des voisins de façon à converger vers un unisson. Variante : avec des cellules rythmiques différentes pour une convergence vers : une cellule rythmique qui va naître de cette improvisation une cellule rythmique choisie au départ la pulsation dont le tempo va naître de lensemble « JEU DE TENUES » Fin de lœuvre Guy REIBEL

28 DISPERSER Idée de verticalité Inverse de la convergence : de lunisson à la masse sonore. Jeu inverse du fusionnement. « QUATRIEME RECHANT » Olivier MESSIAEN

29 INTERVENIR Idée de verticalité effet sonore surprise Insérer un son ou événement sonore intrus. Intervenir dans un environnement sonore : Choisir un environnement sonore (récréation, forêt,…) ; enregistrer ce paysage sonore en y faisant apparaître ponctuellement un bruit ou son étranger enregistré par ailleurs ( bruit dun paquebot, dun train, de cris danimaux de la forêt amazonienne,…). Le montage pourra se faire sur un ordinateur au moyen dun logiciel de traitement du son. « MESSE POUR LE TEMPS PRESENT » « Psyché Rock » Pierre HENRY « CONVERSATION » GUEM

30 CONTRASTER Idée de verticalité Mettre en relation deux mouvements sonores contrastés cest déjà lamorce dune structure Contraster au niveau de lintensité, de la durée, de la hauteur, de la densité, du timbre Contrastes liés aux dynamiques corporelles : senvoler/retomber ; frotter/frapper ; faire un pas en glissant/ramener rapidement le pied ; geste musical brusque/geste musical calme ; taper des pieds sur place/ saut sur la pointe des pieds en essayant de faire le moins de bruit possible… Contrastes liés à lintensité : fort/faible ; de plus en plus fort (crescendo)/de plus en plus faible (décrescendo ou diminuendo) ; bruit/silence ; murmure/cri… Remarque : pour les enfants, vitesse et intensité sont souvent synonymes ; veiller à mettre en évidence ces deux notions différentes. Contrastes liés aux timbres : opposer des bruits ou des sons différents : métal/bois ; papier/carton ; différentes voix… ; voix/instruments. Contrastes liés à la durée : son long/son bref ; son prolongé/son ponctuel ; son continu/son discontinu… Contrastes liés à la hauteur : aigu/grave ; aigu/médium ; grave/médium ; glissando vers laigu/glissando vers le grave… Contrastes liés à la densité : compact/aéré ; de plus en plus compact/de plus en plus aéré ; en ajoutant de plus en plus déléments/en enlevant de plus en plus déléments… « AMERIQUES » Edgar VARESE « AINSI PARLAIT ZARATHUSTRA » Introduction Richard STRAUSS « CARMINA BURANA » « O fortuna » Carl ORFF « WEST SIDE STORY » Taunting scene Leonard BERNSTEIN «2ème INVENTION » Giubiloso KABELAC « A FLOWER » John CAGE « NUITS » Iannis XENAKIS « DANSE DE TERPSICHORE » « Ballet des feux » Michaël PRAETORIUS

31 CONTRASTER 2 Contrastes liés à des sensations, à limagination, à des impressions, des perceptions… de dimensions : grand / petit ; lourd / léger ; long / court ; fort / faible de consistances : rigide / élastique : dur / mou ; solide / liquide ; fixe / mobile de surfaces : clair / sombre ; brillant / mat ; lisse / rugueux ; plat / granuleux… des états : chaud / froid ; sec / humide… du goût : suave / fade… des formes : courbe / droit ; pointu / plat ; concave / convexe… des mouvements : lent / rapide ; accéléré / ralenti ; sarrêter / repartir ; mobile / immobile ; droit / tournoyant… « JEITA » « Cloches fossiles » François BAYLE « MISSING » Thème du film VANGELIS « LENFANT ET LES SORTILEGES » « Le petit vieillard » « LArithmétique » Maurice RAVEL. « SPIRALE » Pierre HENRY

32 REMARQUES (*) Ces œuvres proviennent de la cassette qui accompagne le document du Ministère de leducation Nationale: « LEDUCATION ARTISTIQUE A LECOLE » La liste des œuvres musicales nest pas exhaustive. Pour chaque procédé, nous navons donné que quelques pistes de réalisations; à vous dinventer, de créer de nouvelles situations avec vos élèves. Choisir des activités en rapport avec lâge des enfants. Vous pouvez, et nous vous le recommandons, mélanger plusieurs procédés pour une même réalisation. Nhésitez pas à enregistrer le plus dessais possibles, afin de les réécouter et enrichir la production des enfants. Dans une classe, des élèves peuvent agir, pendant que dautres écoutent en spectateurs. Ils donneront leurs critiques constructives. Vous pouvez avoir recours à un codage, choisi par lensemble des enfants. Essayez que chaque enfant de votre classe participe de façon active à lélaboration de la création musicale.

33 BIBLIOGRAPHIE LEDUCATION ARTISTIQUE A LECOLE – Publication du Ministère de lEducation Nationale (livret – cassette – diapositives) ALAVOINE Thibaut – GILBERT Patrice – LEBRETON Michel – « Larbre à musique » - tome 1 – Collection Pédagogie Musicale – Cric Crac Compagnie BEREL Eugène – « Eveil au monde sonore » - Ed. Fuzeau BUSTARET Anne – « Loreille tendre » - Ed. Les éditions ouvrières CELESTE Bernadette - DELALANDE François –DUMORTIER Elisabeth – « Lenfant du sonore au musical » - INA-GRM – Ed. BUCHET-CHASTEL CLAUDEL Nicole – « Musique dargile » Livret N°1- Livret N°2 - Ed. Fuzeau FUZIN Angélique – « Lenfant, la musique et lécole » -Tome 1 et Tome 2 – Ed. nathan LEY Marcel – « Education musicale » - Guide de pédagogie pratique - Ed. Fuzeau LEVINE Fabienne – « Leveil musical avant 4 ans » et « Leveil musical avant 6 ans » - Ed. A. Leduc MAUMENE Jean –PINEAU Gérard – « Construire des instruments » - Ed. du Scarabée MURRAY SCHAFER – « Le paysage sonore » Ed. J.C. Lattès NEU André – « Créations sonores » - Ed. Hachette : Van de Velde REIBEL Guy – « Jeux musicaux » Volume 1 « Jeux vocaux » RENARD Claire – « Le geste musical » - Ed. Hachette : Van de Velde SCHAFFER Pierre – « Traité des objets sonores » - Ed. du Seuil STORMS Ger « 100 jeux musicaux » - Ed. Hachette : Van de Velde WILLEMS Edgar – « Loreille musicale - Culture auditive » - Tome 1 et Tome 2 - Ed. Pro musica (Suisse)

34 FABRICATION DE QUELQUES INSTRUMENTS 1

35 INSTRUMENTS 2

36 INSTRUMENTS 3

37 INSTRUMENTS 4

38 INSTRUMENTS DARGILE

39 Un parti pris ayant été retenu pour le choix des objets collectés, différentes pistes de travail peuvent être proposées pour varier la présentation des collections Arts Visuels COLLECTER Amener les enfants à chercher les moyens de mettre en valeur les matériaux collectés, afin quils deviennent des objets sonores provoquant limaginaire

40 COLLECTER PROCÉDÉSEXEMPLES DACTIVITÉS RÉPÉTER ALTERNER JUXTAPOSER ASSOCIER ACCUMULER EMERGER 1. Présenter les matériaux eux-mêmes. Chercher des contenants, des agencements originaux boîtes, cageots, petites étagères, valises, tiroirs, armoires ouvertes, bocaux, tubes à essais, cages, aquariums, … éléments collés ou cloués présentés dans des cadres, éléments magnifiés sur des socles, éléments présentés sous forme de mobiles, suspendus, tissés, cousus, reliés ensemble, …

41 RÉPÉTER ALTERNER JUXTAPOSER ASSOCIER accolées les unes aux autres accrochées verticalement installées sur le sol Il est possible dassocier la photographie du paysage dans lequel les objets ont été collectés. Les collections peuvent être présentées avec le même soin que les collections scientifiques: certains artistes proposant même des étiquettes avec lieu et date du ou des prélèvements. Ces réalisations peuvent ensuite être:

42 ISOLER mettre en évidence un ou plusieurs éléments par la couleur, cacher une partie par un écran, un papier déchiré ou troué, un rideau, un cadrage, … introduire un élément fictif (élément dessiné, modelé, artificiel, …) introduire un intrus OCCULTER CONTRASTER Pour approfondir le travail de présentation et accentuer lexpression personnelle, pousser les enfants à intervenir sur leur collection afin de susciter lintérêt:

43 PROCÉDÉS RÉPÉTER 2. Présenter les traces des matériaux Garder des souvenirs, des témoignages des éléments retenus dun paysage: par frottage par impression par estampage (lobjet est imprimé dans un support mou: plâtre, pâte à modeler, terre, …) par effet de bruine photogramme croquis photographies EXEMPLES DACTIVITÉS Comme dans les cas précédents, rechercher la meilleure représentation possible ALTERNER JUXTAPOSER ASSOCIER

44 Yolande Fièvre Sans titre 1962 (bois et pierres)

45 Martial Raysse

46 Kurt SCHWITTERS: Relief 1923

47 Arts Visuels ANALYSER Il ne sagit pas de dessins scientifiques ou documentaires cherchant à reproduire fidèlement la réalité mais de regarder et de choisir un parti pris. Les artistes qui travaillent sur le paysage cherchent à rendre une atmosphère ou une émotion en partant de leur vision personnelle et en la traduisant avec leur propre style et leurs propres moyens dexpression. « Lart ne reproduit pas le visible, il rend visible. » Paul Klee: Théorie de lArt Moderne Tous les moyens de reproduction sont à envisager (dessin, photo, vidéo, photocopie, calque,…) et serviront à mettre en œuvre une intention.

48 EXEMPLES DACTIVITÉSPROCÉDÉS REGARDER Varier le regard: En utilisant des cadrages divers (tuyaux, boîtes percées, objectifs dappareils photographiques) En variant les champs ( panoramique, gros plan, plongée, contre plongée, …) En utilisant des filtres colorés En effectuant des observations à différents moments de la journée, de lannée

49 Choisir des points de vue et les immobiliser par la photo ou des croquis. REPRODUIRE - Passer de linfiniment petit … ex 1 : dune maison, ne retenir que lagencement des briques, une partie de la fenêtre ou des volets, la rupture de rythme entre lalignement des tuiles et celui des briques, … ex 2 : dun arbre, ne choisir que la matière de lécorce, la forme du tronc ou lenchevêtrement des branches se détachant sur le ciel, … ex 3 : les traces, laissées par la marée sur le sable, les ondes sur la surface de leau, …

50 - À linfiniment grand Varier la ligne dhorizon dans le cadrage et le format choisi. exemples Supprimer la ligne dhorizon et représenter le ciel, leau ou la terre (champs, forêts, villes, …) Amener les enfants à comprendre quelques notions de perspective: notion de plans successifs : devant, derrière, … notion de profondeur rendue par la couleur : plus on séloigne, plus la couleur pâlit notion déchelle : plus on séloigne, plus la taille diminue …

51 Ce dessin montre un exemple de cadrage particulier; œuvre de voyage, cette manière dorganiser plusieurs vues sur le même dessin réunit en un ensemble cohérent et esthétique les intérêts personnel, documentaire, artistique. Cette façon de procéder renouvelle la conception classique des croquis de voyage, incorpore grâce aux cases une notion de jeu (le jeu de loie), restitue le caractère de mobilité en obligeant lobservateur à promener son regard autour du paysage central. Mais il est laissé à chacun le soin dimaginer dautres façons dorganiser lespace de sa feuille, inspirées par lenvironnement ou dictées par une démarche plus conceptuelle. Jean-Pierre Bourquin

52 Vincent VAN GOGH

53 Manessier Godefroy

54 Transformer Les transformations changent le regard et produisent des significations particulières EXEMPLES DACTIVITÉS PROCÉDÉS Que peut-on transformer ? Des dessins denfants Des images, Des photographies Des reproductions dœuvres dart ISOLER Isoler un ou plusieurs éléments en masquant le reste de limage par la couleur, le collage, des graffitis, … Isoler un ou plusieurs, les extraire et les changer de contexte A partir dune projection de diapositive ou dun calque, reproduire les grandes lignes de force et enrichir cette composition par une technique de son choix (peinture, collage, …)

55 EXEMPLES DACTIVITÉSPROCÉDÉS ISOLER FUSIONNER Isoler et reproduire une partie dimage ou dœuvre dart, la prolonger en respectant les couleurs et la technique pour composer un nouveau paysage. Dans une image ou œuvre dart, relever les masses colorées les reproduire et les enrichir: En sinspirant des artistes (Impressionnistes, pointillistes) En variant les outils (doigts, brosses, cotons- tiges, pochons, …) En choisissant une autre harmonie colorée (contrastes complémentaires, gris colorés, …) En collant des matériaux (papiers gouachés, papiers peints, magazines, morceaux de tissus, …) En géométrisant ces masses et en utilisant une des techniques précédentes. ISOLER

56 EXEMPLES DACTIVITÉSPROCÉDÉS DEFORMER DESTRUCTURER Déformer un paysage Par le procédé de quadrillage (agrandir, rétrécir ou déformer le quadrillage sur lequel lenfant reporte le dessin) En faisant bouger limage lors de la photographie En variant linclinaison de lécran lors de la projection dune diapositive (anamorphose) En changeant de format (du rectangle allongé au triangle, du carré au rond, … Fragmenter un paysage par découpage ou déchirage, écarter les éléments et les relier en respectant lharmonie des couleurs et la technique. Fragmenter un paysage par découpage et le recomposer à laide de tous les morceaux sur un support plus petit.

57 Vincent Van GOGH

58 Paul KLEE

59 KANDINSKY

60 INVENTER Enrichir et dépasser le stéréotype en faisant appel à limaginaire PROCEDESEXEMPLES DACTIVITES TIRER PARTI Créer un support par la succession de lignes dessinées de façon aléatoire, pouvant figurer les différents plans dun paysage. Enrichir cette composition par la technique de son choix. Coller des bandes de papier déchirées en faisant se succéder les plans: Papiers préparés selon différentes techniques (outils et médiums variés) Papiers divers (papiers peints, kraft, carton, journal, …) Composer un paysage à laide: déléments extraits de photographies, de dessins, dimages, en les regroupant pour une production unique De figures géométriques découpées dans des papiers préalablement préparés. Remarque : penser aux associations surréalistes: Notre école sur une île déserte! Le tronc de larbre est en briques! Quel est le paysage derrière la joconde ? Les paysans de Bruegel ont changé de décor!... Composer un paysage en associant image, photo ou croquis à des éléments naturels. Cet ajout peut être laissé brut ou retravaillé pour mieux sintégrer à la production (ex:uniformisation par la couleur). Provoquer, déranger, désorienter le spectateur en réalisant des œuvres qui intègrent des objets manufacturés ou des matériaux de rebut, dégradés par lusage, marqués par le temps, intrus dans ces paysages. ASSOCIER CONTRASTER

61 MAGRITTE

62 BRUEGEL

63 Max ERNST

64 PROCEDES EXEMPLES DACTIVITES ASSOCIER JUXTAPOSER ACCUMULER SUPERPOSER Créer un paysage en trois dimensions par assemblage de différents matériaux (de même nature de préférence) Morceaux de bois Papiers chiffonnés Pierres Terre Matériaux de récupération Unifier à laide dune ou de deux couleurs (ex: cités disparues, fragments de désert, ruines dusines, …) NB: Il ne sagit pas de faire une maquette darchitecte ni de la géographie. Ce nest pas une reproduction de la réalité, mais un appel au rêve et à limaginaire. On peut également: choisir des angles de vue de ces maquettes, les photographier, les dessiner … y faire pousser différentes sortes de plantes rampantes de manière à ce quelles envahissent et recouvrent petit à petit le paysage (garder les différentes étapes de la transformation de ce paysage évolutif par une série de photos ou de dessins).

65 INTERVENIR Le paysage est utilisé comme support et comme matériau. Il ne sagit donc plus de reproduire ni de transformer dune manière particulière mais dagir et dintervenir sur le paysage lui-même. Par la force des choses, ne peuvent être exposés, que dessins, plans, photos, vidéos, … qui tentent avant tout de témoigner des interventions. Il ny a pas de fonction utilitaire à lintervention sur le paysage, mais que des fonctions émotionnelles, métaphysiques et symboliques. NB: Toute intervention ne doit pas porter préjudice à la nature. Si des éléments extérieurs au paysage sont apportés, ils doivent être repris une fois les reproductions effectuées et les traces doivent être appelées à disparaître avec le temps. Cest un art éphémère.

66 PROCÉDÉSEXEMPLES DACTIVITES REGARDER ISOLER Regarder autrement en ajoutant des éléments qui transforment ou soulignent la perception habituelle. Ex: empaqueter le pied des arbres empaqueter plusieurs éléments dune cour de récréation (ban, barrière, …) pour mettre en évidence une flaque deau, un trou, une ornière, une taupinière, …, les entourer de cailloux, feuilles mortes, pétales de fleurs, brindilles, boules de neige, … Réorganiser des matériaux trouvés sur place (pierres, cailloux, brindilles, fleurs, feuilles, champignons, …) afin de créer des formes géométriques simples: lignes droites, cercles, croix, spirales, … Œuvre abandonnée aux forces destructrices de la nature on présentera les documents la relatant à différents stades et son devenir au fil des jours, semaines ou mois. Ex: cercles de silex au milieu dune prairie une ligne de feuilles mortes traversant la cour de récréation un soleil de pierres dans un endroit humide EMERGER ASSOCIER COMPOSER

67 PROCÉDÉSEXEMPLES DACTIVITES CONTRASTER Provoquer le spectateur en apportant des matériaux insolites dans un lieu connu: croix, spirales, cercles, lignes droites, …, dobjets qui nont pas leur place dans lendroit à investir. Ex: ronds de chaises au centre de la cour de récréation lignes de pots de fleurs au milieu dun chemin de terre (jouer sur les contrastes de couleur) un grand dessin darbre prenant sa place parmi les vrais Reproduire en miniature, à laide déléments naturels, des interventions de lhomme dans le paysage (chemin, mur, pont, haie …). Ex: pont de brindilles au-dessus dune flaque deau chemin de cailloux qui ne part de rien et ne mène à rien Gros plan sur les petits éléments naturels. Ex: lignes de pétales de fleurs sur des galets alignements, dessins avec des feuilles mortes, cailloux, marrons, noisettes,… tressage de brindilles, longues feuilles, tiges, joncs … REPRODUIRE REGARDER ASSOCIER

68 Tibesti, Tchad, mars à juin 1989 Localisation : plateau de Ehi-Kourné (nord du Tchad) Jean Vérame sest intéressé au Tibesti pour deux raisons : tout dabord, un vieux désir, provenant dun film de Raymond Depardon sur cette région, il y a plus de 15 ans ; puis, en 1987, la victoire de Hissène Habré sur larmée du colonnel Kadhafi, victoire symbole de liberté et de paix. Lémotion esthétique de lartiste et celle de lhomme se sont retrouvées dans cette œuvre. Le site occupé, dans un cirque entouré de falaises, couvre 2 kilomètres de diamètre et comprend 29 masses rocheuses. Pour Vérame, il sagit den « capter les vibrations ». Il y a donc, comme souvent chez lui, une démarche initiatique, quil symbolise par un la byrinthe en forme de rosace, composé de pierres plates peintes en bleu. Bleu, violet, rouge, noir et blanc, les cinq couleurs sont utilisées de façon soit monochrome, soit polychrome, soit avec lemploi de taches, dispersées ou formant des motifs (lignes, fluctuations ; etc.) Jean VERAME

69 La colonne terminée, 1989 Localisation : parc de Wãnas (Suède) Un double alignement de pierres, telles quextraite de la carrière, trace » un chemin dans le parc. De façon à peine voilée, le titre fait référence à la colonne sans fin de Brancusi, exprimant ici que, pour Richard Nonas, la colonne ou lœuvre en général finit là où lartiste a décidé que ses limites marqueraient son lieu. Richard Nonas

70 Manipulation dhumus sur une étendue de sable, 1970 Localisation :Ury (France) Action. Le son du vent dispersant lhumus a été enregistré sur un magnétophone. Gina PANE

71 Andy GOLDSWORTHY

72


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