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Pragmatique et sociabilité chez les enfants porteurs du syndrome de Williams : Quels points forts ? Quels points faibles ? Quels effets sur l'auditeur?

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1 Pragmatique et sociabilité chez les enfants porteurs du syndrome de Williams : Quels points forts ? Quels points faibles ? Quels effets sur l'auditeur? Agnès Lacroix Université de Poitiers, LaCo, CNRS FRE Journée détude « Autour des Williams : une approche pluridisciplinaire »

2 Profil neuropsychologique du syndrome de Williams (SW) unique. Dissociation cognition/langage Hypersociabilité Langage structural (morphologie, syntaxe, lexique, sémantique) profil singulier : points forts et points faibles. Problématique Notre hypothèse : dans le SW, les capacités pragmatiques (très peu étudiées) constituent également un profil singulier.

3 Définition : Étude cognitive, sociale et culturelle du langage et de la communication. Comment définir et étudier lutilisation du langage ? Langage non littéral (ironie, sarcasme, métaphores, etc.) Adaptation à linterlocuteur Genre langagier La pragmatique

4 « Il fait froid » ConstatDemande « Avez-vous lheure, sil vous plaît ? » Structure OUI ou NON Pragmatique « Il est 17h30 ».

5 Les capacités pragmatiques des enfants et adolescents porteurs du syndrome de Williams : comparaison de 2 tâches.

6 Les participants SignificationÂgeAppariementEffectif SWSyndrome de WilliamsDe 6;6 à 18;11 12 SDSyndrome de Down (trisomie 21) De 6;9 à 18;7Genre, âge, niveau intellectuel et profession des parents 12 ACTypiques de même âge chronologique De 6;7 à 18;8Genre, âge chronologique et profession des parents 12 AMTypiques de même âge mental De 4;3 à 9;8Genre, âge mental et profession des parents 12

7 Tâche 1 : La narration Objectif : Raconter une histoire à un auditeur non familier sur la base des images issues du livre « Frog, Where are you ? » (Mayer, 1969). Etape 1 : Lenfant regarde lensemble des images (sans parler). Etape 2 : Lenfant raconte lhistoire en regardant chaque image. Lauditeur nintervient pas.

8 Comparer les données en langage structural à celles issues des travaux en langue anglaise et italienne base de données en langue française. Pourquoi « Frog, where are you ? » ? Pas de texte ajouté aux images. Parfaitement adaptée à des enfants ayant un trouble intellectuel. Pouvant être racontée par de très jeunes enfants et adolescents.

9 Les indices pragmatiques - Le schéma narratif : capacité à structurer et à segmenter son récit en épisodes (échelle en 14 points). - Les évaluations sociales : capacité à attirer lattention dautrui en insérant des effets sonores, des dialogues, des informations sur létat émotionnel des protagonistes.

10 Le schéma narratif Nombre de points. SW > SD ; SW et SD < AC et AM ; AC = AM.

11 Le schéma narratif Nombre de points.

12 Les évaluations sociales % de propositions à valeur évaluative. SW > SD et AC et AM ; SD = AC = AM.

13 Les évaluations sociales %

14 Conclusion Narration Par rapport au groupe SD (origine génétique, même âge chronologique et même âge mental) : Les performances du groupe SW sont meilleures que celles du groupe SD sur les aspects pragmatiques de la narration. Par rapport au groupe AC (même âge chronologique) : Les performances du groupe SW sont inférieures à celles du groupe AC sur les aspects pragmatiques de la narration, excepté pour les évaluations sociales (SW>AC). Par rapport au groupe AM (même âge mental) : Les performances du groupe SW sont inférieures à celles du groupe AM sur les aspects pragmatiques de la narration, excepté pour les évaluations sociales (SW>AM).

15 Conclusion Narration Pour lindice des évaluations sociales, les performances du groupe SW sont supérieures à celles des typiques. COMMENT PEUT-ON INTERPRETER CE RESULTAT ?

16 Tâche 2 : Linteraction collaborative Objectif : Reproduire un modèle de dessin sur ordinateur avec laide de sa mère (chacun a sa souris pour faciliter lalternance). Les deux souris ne peuvent pas fonctionner en même temps. Etape 1 : Phase de familiarisation à lordinateur et au logiciel de dessin. Etape 2 : Réalisation du dessin pendant 20 à 30 minutes.

17 Les indices pragmatiques - La dynamique interactive : le rapport des tours de parole de lenfant sur ceux de la mère. - La coopération : les demandes de la mère réalisées ou non par lenfant. - Les actes de langage : les assertifs, les directifs, les expressifs et les promissifs.

18 La dynamique interactive SW = SD ; SW et SD < AC et AM ; AC = AM. Tours de parole Plus le rapport est proche de 1, plus linteraction est équilibrée.

19 Le rapport des tours de parole

20 Les actes de langage Expressifs : SW > SD et AC ; SW = AM ; SD = AC = AM %

21 Les expressifs %

22 La coopération : les demandes de la mère non réalisées par lenfant. SW > SD et AC et AM ; SD = AC = AM. %

23 Les demandes non réalisées %

24 Conclusion Interaction collaborative Par rapport au groupe SD (origine génétique, même âge chronologique et même âge mental) : Les groupes SW et SD présentent la même dynamique interactive. Les enfants SW expriment davantage leur état psychologique que les enfants SD. Les enfants SW réalisent moins les demandes de leur mère que le groupe SD. Par rapport au groupe AC (même âge chronologique) : Les enfants SW parlent moins que les enfants AC. Les enfants SW expriment davantage leur état psychologique que les enfants AC. Les enfants SW réalisent moins les demandes de leur mère que le groupe AC. Par rapport au groupe AM (même âge mental) : Les enfants SW parlent moins que les enfants AM. Les enfants SW expriment autant leur état psychologique que les enfants AM. Les enfants SW réalisent moins les demandes de leur mère que le groupe AM.

25 Pour lindice des expressifs, les performances du groupe SW sont supérieures à celles des typiques. COMMENT PEUT-ON INTERPRETER CE RESULTAT ? Conclusion Interaction collaborative

26 Conclusion Générale Points fortsPoints faibles Narration Niveau cognitifSchéma narratif Évaluations sociales Développement typique Évaluations sociales Schéma narratif Interaction Niveau cognitifExpressifsCoopération Développement typique ExpressifsCoopération Dynamique En résumé : expression des états mentaux = point fort quel que soit le contexte. Adaptation à linterlocuteur = point faible, dautant plus dans un contexte contraignant.

27 Lintonation des enfants et adolescents porteurs du syndrome de Williams : effet sur les auditeurs.

28 Définition de leffet perlocutoire Leffet perlocutoire correspond à leffet, intentionnel ou non, produit par le locuteur sur le destinataire du message. Par exemple : convaincre, émouvoir.

29 Lintonation, un indice de leffet perlocutoire Lintonation fait partie de la prosodie et se définit autour de trois paramètres : - la fréquence fondamentale (exprimée en Hertz, Hz) indiquant la mélodie, et plus précisément la hauteur ou le pitch. - la durée (exprimée en secondes, s) : le débit de parole caractérisé par l'allongement ou le rythme. - lintensité (exprimée en décibel, dB) : puissance sonore.

30 Intonation et syndrome de Williams Intonation souvent qualifiée de particulière Variations importantes de la fréquence Accentuations Voix rauque Ici, on étudie leffet de la variation et de laccentuation sur lauditeur.

31 Syndrome de Williams et effet perlocutoire Objectif : Lhypersociabilité des enfants et adolescents porteurs du syndrome de Williams peut être perçue grâce à lintonation par des auditeurs. Tâche : Faire écouter des extraits de narrations produites par les enfants et adolescents et les faire juger par des auditeurs non experts. Les extraits sont issus des narrations produites par les enfants et adolescents des groupes SW, AC et AM.

32 Syndrome de Williams et effet perlocutoire Le matériel Énoncés sélectionnés : même longueur et même information. 24 énoncés : 12 identiques et 12 différents. 12 identiques : 3 fois le même énoncé (SW, AC et AM)4 énoncés SWACAM A19 ans 4 mois9 ans 7 mois6 ans 10 mois A29 ans 9 mois9 ans 11 mois6 ans 6 mois A317 ans 6 mois17 ans 8 mois7 ans 10 mois A418 ans 11 mois18 ans 8 mois9 ans 8 mois

33 Le questionnaire - Identification de la personne : genre ? et âge ? - Caractéristiques de la personne : Réservée ou sociable ? Détachée ou impliquée ? Hésitante ou sûre delle ? Parler au quotidien ou jouer un rôle ? - Impressions sur lauditeur : Habituel ou inattendu ? Neutre ou amusée ? Ennuyeux ou dynamique ? Mal articulée ou bien articulée ?

34 Le questionnaire Les fichiers sons et les questions sont présentées à laide dun logiciel informatique. Les réponses sont enregistrées à laide du logiciel.

35 Le questionnaire Les fichiers sons et les questions sont présentées à laide dun logiciel informatique. Les réponses sont enregistrées à laide du logiciel. A votre avis, la personne est : RéservéeSociable 1234

36 Les résultats : Comment le locuteur est-il perçu ? Détachée (1) ou impliquée (4) ? SW > AC ; SW = AM ; AC < AM

37 Les résultats : Comment le locuteur est-il perçu ? Réservée (1) ou sociable (4) ? SW > AC ; SW = AM ; AC < AM

38 Les résultats : Quelle impression a lauditeur ? Mal (1) ou bien articulée (4) ? SW < AC et AM ; AC = AM

39 Les résultats : Quelle impression a lauditeur ? Habituel (1) ou inattendu (4) ? SW > AC ; SW = AM ; AC < AM

40 Les résultats : Quelle impression a lauditeur ? Ennuyeux (1) ou dynamique (4) ? SW > AC ; SW = AM ; AC < AM

41 Les résultats : Quelle impression a lauditeur ? Neutre (1) ou amusée (4) ? SW > AC ; SW = AM ; AC < AM

42 Bilan des résultats Le locuteur SW est perçu comme sociable et impliqué (comme le groupe AM). A lécoute du locuteur SW, lauditeur a une impression inattendue, amusée, dynamique (comme le groupe AM) et mal articulée. Pour ces deux dimensions, les résultats montrent quavec lâge, les jugements se rapprochent du groupe AC. Le profil du groupe SW est perçu comme étant plus proche du groupe AM que du groupe AC.

43 Conclusion générale Les capacités pragmatiques dans le SW constituent un profil singulier : - pour chaque tâche, - pour la comparaison des tâches, - pour lintonation. Pour chaque tâche, mise en évidence de lhypersociabilité, caractéristique dans le SW.

44 Je vous remercie de votre attention.


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