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Economie industrielle: la dimension horizontale de lentreprise Emilie-Pauline Gallié 20 avril 2007.

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1 Economie industrielle: la dimension horizontale de lentreprise Emilie-Pauline Gallié 20 avril 2007

2 Frontières de la firme Dimension verticale Dimension horizontale La frontière horizontale de la firme se réfère aux quantités et la gamme des biens et services que produit une firme. La taille optimale des firmes (dans la dimension horizontale) dépend fondamentalement des économies de coûts. La présence de ces économies de coûts exerce une influence sur la taille des firmes et sur les structures de marché. Les frontières horizontales de la firme diffèrent selon les industries et au sein dune industrie. Certaines industries ne sont composées que de firmes de taille importante (ex : microprocesseurs (Intel), aéronautique civil (Airbus, Boeing)). structure de marché différentes Certaines sont composées majoritairement de petites firmes (ex : industrie du conseil où même les firmes les plus importantes ne réalisent au final quune part faible du total des ventes).

3 Définition des coûts Un coût fixe, F, est une dépense qui ne varie pas en fonction du niveau de la production Coût fixe: Coût de production indépendant des quantités produites. Ils sont : liés à la structure de lentreprise, indépendants du niveau de lactivité, tant que la structure névoluent pas, varient par palier en fonction des modifications de structures Exemple: achat ou location de machine., loyer assurance Ex : publicité, marketing, dépense de R&D Les coûts variables (CV) sont des coûts de production dépendant des quantités produites. Ex : matières premières, transport sur vente On les exprime donc le plus souvent en fonction du volume de la production CV= CV(Q) Les coûts totaux (C) sont la somme des coûts fixes et des coûts variables On a C= C(Q)= F+CV(Q)

4 Définition des coûts Les concepts de coût total et de coût variable sont liés à celui de coût marginal (Cm) Coût marginal = laugmentation du coût qui découle de la production dune unité supplémentaire. Dit autrement, le coût marginal correspond à la variation du coût total engendré par la production dune unité supplémentaire de bien Formellement : Cm(Q) = C(Q)- C(Q-1) Soit encore :

5 Définition des coûts Le coût moyen (CM) correspond pour un volume donné de production au coût supporté par unité produite. Ce coût moyen peut se scinder en deux : Coût Fixe Moyen (CFM) = coût fixe divisé par le volume de production Coût Variable Moyen (CVM) : il est égal au coût variable divisé par le volume de production Le coût moyen apparaît alors comme la somme du coût fixe moyen et du coût variable moyen

6 Définition des coûts En résumant :

7 Définition des coûts Coût fixe moyen est une fonction hyperbolique de type 1/x Cest une fonction décroissante du volume de production : au fur et à mesure de laugmentation de la production les coûts fixes sont répartis sur une production de plus en plus importante, donc le coût fixe moyen diminue. Sa courbe est décroissante et convexe

8 Définition des coûts La forme de la courbe du coût variable moyen est un peu plus difficile à établir car elle dépendra de la croissance des coûts avec le niveau de production. Le coût variable moyen : il peut prendre des formes variables en fonction du type de processus de production. La courbe de coût variable moyen a généralement une forme en J Selon la présence et l'importance des rendements d'échelle croissants, nous pouvons avoir une zone plus ou moins importante de décroissance des CVM (c'est une approximation conceptuelle- si l'on fait abstraction des facteurs fixes). Mais cette décroissance sera en général suivie d'abord par une constance et ensuite par une zone de croissance. On obtient alors une courbe en U.

9 Définition des coûts Le coût moyen : il résulte de la somme du coût fixe moyen et du coût variable moyen. On obtient alors une courbe de coût moyen en U. Cette courbe indique le coût unitaire en fonction du volume de production. Le coût marginal : la forme généralement constatée de la courbe de coût marginal est en U

10 Définition des coûts QQQ Coût moyenCoût variable moyenCoût fixe moyen

11 Définition des coûts Relation entre CM et Cm

12 Définition des coûts Coûts fixes versus coûts irrécouvrables Les coûts fixes peuvent être définis comme cette partie des coûts totaux quil est nécessaire de supporter à chaque période de production indépendamment du volume de production Lélimination des coûts fixes nest possible quà long terme par larrêt total de la production Un investissement est dit totalement irrécouvrable dès lors que labandon de lactivité de production auquel il est associé se traduit par la perte de linvestissement consenti La dépense associée à lengagement dun tel investissement est irréversible et il nexiste pas de possibilité de redéployer lactif vers une autre activité ou de le revendre Les coûts sont qualifiés de récupérables quand ils sont recouvrables en cas de cessation de lactivité et dirrécupérables dans le cas inverse Les coûts fixes ne sont pas systématiquement totalement irrécupérables, cest le plus souvent une question de degré

13 Définition des coûts Économies déchelle = baisse du coût unitaire (=CM) qui accompagne lélévation de léchelle de production Pourquoi ? Présence de rendements déchelle croissants Si on double la quantité de facteurs utilisés, la production fait plus que doubler Le coût, à prix des facteurs de production constants, double Le rapport Coût / Volume de Production décroît Rendement déchelle croissant: CM décroissant constant: CM constant décroissant: CM croissant Souvent, pendant l'expansion de son output, la firme passe successivement à travers ces trois étapes

14 Définition des coûts Économies et déséconomies déchelle

15 Définition des coûts Point remarquable : Q* permet la minimisation du coût moyen Ce point correspond à la Taille Minimale Optimale (TMO) Si lon souhaite quun volume de production donné soit réalisé au moindre coût, il faut un nombre de firmes qui soit un multiple de la TMO Ex : si on souhaite produire 1000 et que la TMO est de 200, il faut alors 5 firmes Le nombre de firmes, n*, permettant de produire au moindre coût un quantité Qd est alors : n*=Qd/Q*

16 Définition des coûts Activités porteuses de forte économie déchelle : activité basée sur production de connaissance, info. Leur coût de diffusion est faible (voir nul), leur coût de conception est très élevée ex : site internet : tout le coût est dans la conception du site, il dépend très peu du nombre de clients Les sources déconomies déchelle Etalement des coûts fixes La division du travail Les conditions dapprovisionnement plus avantageuses : pouvoir de négociation La loi des grands nombres …

17 Définition des coûts Les sources de déséconomies déchelle Les difficultés de coordination dans les entreprises La perte de créativité Les limites à la division du travail Laccroissement des rigidités des entreprises Les difficultés liées à la croissance de la productivité (ex : Fordisme démobilisation de la main dœuvre) Plus forte vulnérabilité des entreprises aux aléas La hausse des coûts de vente et de distribution …

18 Définition des coûts Economie de gamme ou denvergure Cas de la multiproduction Économies de gamme sil est moins coûteux de produire X biens au sein dune entreprise plutôt que dans X entreprises Il s'agit d'une réduction des coûts obtenue par la production conjointe de plusieurs biens plutôt que de les produire séparément. L'élément essentiel est la présence de facteurs de production communs et / ou complémentaires au niveau du système de production. Ex: Dans le système de santé, les groupements interhospitaliers relèvent de ce mécanisme économique. Formellement, production de 2 biens A et B en quantités QA et QB, on a des économies de gamme si : C(QA,QB) < C(QA,0) + C(0,QB) Phénomène qui tend à accroître les économies déchelle au niveau agrégée (i.e. mesurées sur Q = QA+QB)

19 Définition des coûts Facteurs à lorigine des économies de gamme : La production dun bien entraîne automatiquement la production dun autre bien La production dun ensemble de plusieurs biens repose sur lutilisation dun facteur de production commun La production de plusieurs biens peut entraîner lamortissement de dépenses non liées à la production sur un volume dactivité plus important Source principale : existence de facteurs de production ayant des caractéristiques de bien collectif une fois acquis pour la production dun bien, ils sont disponibles sans coût pour la production dun autre bien

20 Définition des coûts Économies dapprentissage = baisse des coûts unitaires qui accompagne la croissance de la production cumulée Autre appellation : « économies déchelle dynamique » Ce qui compte est lévolution au cours du temps Ex : la fabrication des avions constat dune baisse denviron 20% du nombre dheures de main dœuvre par unité de poids davion à chaque doublement de la quantité produite Sources : Amélioration de lhabileté de la main dœuvre Amélioration de lorganisation de la production Modification du design du produit pour en faciliter la production Adaptation des équipements aux spécificités du processus de production

21 Fusions et acquisitions Définitions : Larticle 371 alinéa 1 de la loi du 24 juillet 1966 précise quune fusion est « lopération par laquelle deux ou plusieurs sociétés se réunissent pour nen former plus quune seule, soit par labsorption dune ou de plusieurs sociétés par une autre, soit par la réunion des sociétés objets de la fusion dans une nouvelle société crées à cet effet ». La législation fait peser de lourdes obligations sur les sociétés qui fusionnent. fusion =r la réunion de une ou plusieurs entreprises en une seule entité Les fusions permettent de restructurer les secteurs au niveau mondial. Le nombre dopération ainsi que les montants moyens en jeun sont globalement en augmentation depuis une vingtaine dannées Exemples : BNP rachète Paribas en 1999 France Telecom rachète Orange (GB) pour un montant de 328 milliard de francs. Vivendi rachète universal, Mittal rachète Arcelor

22 Fusions et acquisitions Instruments possibles de fusion : accord amical négocié entre les directions et soumis aux actionnaires, offre de rachat des actions en bourse (OPA, OPE) amicale ou hostile, acquisitions négociée d'actifs ou déléments d'une firme... 2 modes de croissance pour une entreprise : La croissance interne = création de nouvelles capacités de production La croissance externe = acquisition de tout ou partie dentreprises existantes on parle alors de « fusions & acquisitions » processus lourd qui affecte toute la structure de lentreprise

23 Fusions et acquisitions 2 modalités principales pour les opérations de « fusions & acquisitions » : Prise de contrôle par transferts dactifs perte dautonomie juridique et financière Fusion : une nouvelle entreprise est crée Fusion-absorption : la firme a est absorbée par B Scission Acquisition par prise de participation financière Acquisition de B par A prend la forme dune prise de participation financière de A dans B. Les 2 firmes gardent leur autonomie juridique.

24 Fusions et acquisitions On distingue habituellement trois types d'opérations : entre des concurrents produisant sur un même marché : fusion dite horizontale (ex. deux chaînes de supermarchés ou deux fournisseurs d'accès Internet) entre des firmes intervenant à différentes étapes d'un processus de production sur un marché : fusion verticale (ex. un producteur de pétrole et un raffineur, l'exploitant d'une infrastructure et un distributeur de contenus ou de services) entre des firmes sans relation de rivalité-substitution, ni complémentarité : fusion conglomérale formation d'un groupe industriel diversifié

25 Fusions et acquisitions Justification des F&A La recherche de lefficacité économique Les F&A qui augmentent lefficience sont socialement bénéfiques. Les synergies = Principal facteur explicatif des F&A. Elles correspondent au supplément de valeur consécutif à un regroupement dentreprises et qui ne peuvent être obtenues que par la réalisation effective du regroupement (Husson,1990). Les synergies peuvent sexprimer de plusieurs façons : Complémentarités, chaque partenaire recherchant chez lautre ce quil ne possède pas. Recherche déconomie déchelle tant industrielles que commerciales La minimisation des coûts de production est nécessaire à la survie de lentreprise : nombreux exemple de F&A entre firme concurrente pour accroître taille et profiter déconomie déchelle Laccroissement de la taille optimale

26 Fusions et acquisitions Justification des F&A La recherche de lefficacité économique La recherche déconomies déchelle La recherche déconomies de gamme Un moyen spécifique de pénétration des marchés étrangers Diminution du coût des facteurs de production Une réduction du risque associé à la pénétration dun marché étranger Le contournement des barrières tarifaires et non tarifaires Maîtrise de la filière de production par réduction des coûts de transaction (si fusion verticale) Un moyen dacquisition de technologies

27 Fusions et acquisitions La recherche dun pouvoir de marché Réduction du nombre des firmes actives sur un marché réduction de la concurrence. Création de barrières à lentrée : la taille acquise après la f&A place lentreprise dans une position de force face à la concurrence potentielle. Mais également motivations purement financières : cas où une firme acquiert la majorité des titres dune autre firme, simplement dans le but de sapproprier les bénéfices industriels. Dans ce cas, il ny a pas nécessairement rapprochement industriel. Ces opérations sont réalisées dans le but de réaliser « une bonne affaire » ou déliminer un concurrent gênant. aujourdhui pratique plus rare car stratégie de recentrage. Modification de la concentration du marché, pouvoir de marché

28 Fusions et acquisitions Critiques envers les fusions-acquisitions Les fusions ont pour but de créer de la valeur supplémentaire à laddition simple de deux sociétés (1+1=3) il arrive que le résultat dun regroupement nobtienne pas le résultat escompté, cest-à-dire où 1+1 est même inférieur à 2. Les raisons de ses échecs sont le plus souvent des cultures dentreprise trop différentes, une mauvaise gestion dune offre hostile (la proie se sentant humiliée) ou une mésentente des dirigeants. Coût social. Du fait des synergies mises en place via restructurations. Cache manque de stratégie. Création de conglomérats. Création de mastodontes. Les regroupements dentreprises peuvent également mener à la création de géants incontrôlables.

29 Fusions et acquisitions Fusions- acquisitions une des modalités de la concentration (concentration = fusions-acquisitions, prises de contrôle, création dentreprises communes…) Pourquoi exerce-t-on un contrôle sur les opérations de concentration ? Les concentrations peuvent conduire à lapparition de firmes disposant de positions dominantes sur certains marchés ces entreprises sont capables daugmenter leurs prix sans craindre une diminution de leurs profits (effet pouvoir de marché) risque dune perte de surplus pour les consommateurs cf. cours précédents. Les concentrations peuvent avoir des effets positifs en termes defficacité économique : Par ex : meilleure exploitation des économies déchelle conduisant à une baisse des coûts moyen de production ; augmentation des ressources mobilisables pour la R&D,… possibilité dun gain en terme defficacité statique et defficacité dynamique

30 Fusions et acquisitions Arbitrage entre effet de pouvoir de marché et effet defficacité Williamson (1968) : 2 firmes ayant la même fonction de coût (le même coût moyen C0 constant) se font concurrence en prix. Le prix déquilibre est P0 et la quantité produite est Q0 Les 2 firmes décident de fusionner : Effet defficacité : le coût moyen passe de C0 à C1 (avec C1P0)

31 Fusions et acquisitions A C P P1P1 P0P0 C0C0 C1C1 Q0Q0 Q1Q1 Q B D Avant fusion : surplus global = A + B + C Après fusion : surplus global = A+B+D Gain si D > C

32 Fusions et acquisitions Des gains modestes en efficacité productive savèrent en général suffisants pour contrebalancer les effets négatifs de la hausse des prix argument repris par les économistes de lEcole de Chicago pour plaider la suppression du contrôle des concentrations. Si lon suit cette démarche, les opérations de concentration donnant lieu à de forts gains defficacité devraient être autorisées vision trop naïve : il existe dautres effets liés aux opérations de concentration modification de la nature du processus concurrentiel au sein des marchés (notamment, possible apparition de collusion tacite entre les acteurs) Dans les faits, les concentrations ne sont pas interdites per se (= systématiquement) mais évaluées selon la règle de raison : Tendance à privilégier le surplus des consommateurs plutôt que le surplus global (plus au niveau de lUE quaux USA)

33 Fusions et acquisitions La législation au sein de lUnion Européenne : Règlement n°4064/89 remplacé par le Règlement n°139/2004 Principe général : les opérations de concentration risque dentraver de manière significative la concurrence effective, notamment par la création ou le renforcement dune position dominante, sont interdites 2 risques liés à la concentration : Diminution des pressions concurrentielles qui pèsent sur une ou plusieurs entreprises Modification de la nature de la concurrence sur le marché peut favoriser la coordination entre les firmes Méthode suivie : définition du marché pertinent + examen de limpact de la concentration

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35 Fusions et acquisitions Fusion Sanofi-Aventis Acceptation sous condition par la Commission Craintes sérieuses que la concurrence ne soit réduite au détriment des patients souffrant de cancer colorectal ou dinsomnie, entre autres maladie Mais il existe des synergies accroissement des capacités de la R&D économies déchelle dans la production des médicaments et leur commercialisation Sanofi a réussi à apaiser les craintes en proposant de vendre ou de concéder des licences pour une série de médicaments.

36 Fusions et acquisitions Fusion : Hewlett Packard et Compaq-Computer en 2002 Le rapprochement entre HP et Compaq a été annoncé le 4 septembre Il obtient un avis favorable puisque le 31 janvier 2002 la commission de régulation antitrust de la Commission Européenne sest prononcée en faveur de ce projet de fusion. Lanalyse de la Commission Européenne montre que cette fusion ne risque pas de conduire à une situation de monopole. En effet, HP ne sera pas en mesure daugmenter ses prix et le public aura toujours une offre suffisamment variée de produits et dinnovations. Si ce projet de fusion a reçu laccord de la Commission Européenne, des sondages montrent néanmoins quune majorité de clients de HP et de Compaq est opposée au projet de fusion. La clientèle craint que cette fusion paralyse le service clientèle de la nouvelle société durant une longue période. Un autre opposant à cette fusion sont les syndicats Français de HP et Compaq qui craignent les inévitables restructurations entraînées par la fusion. Ainsi, Sur les salariés (90000 chez HP et chez Compaq), personnes devraient être remerciées. Les dirigeants souhaiteraient même ramener les effectifs à Obtenir laccord des actionnaires qui se prononceront le 19 mars pour HP et le 20 mars pour Compaq.

37 Fusions et acquisitions Fusion Total Fina / Elf Aquitaine La fusion des 2 entreprises part de marché cumulée des 2 entreprises = environ 60% sur les autoroutes françaises Autorisation sous conditions : Dans le cadre de la fusion, revente de 70 stations services à des concurrents sur les autoroutes.


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