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I Notion de Dépendance : Autrefois, quand on parlait de DEPENDANCE, il sagissait essentiellement de Pharmaco- dépendance.

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18 I Notion de Dépendance : Autrefois, quand on parlait de DEPENDANCE, il sagissait essentiellement de Pharmaco- dépendance. Aujourdhui, on parle essentiellement de conduites de dépendance pour définir un style dexistence et de comportement. Un terme, actuellement très répandu – celui dADDICTION se mêle à cette notion de DEPENDANCE. On parlera daddiction : à un produit à une activité …. Cest pourquoi on rencontre souvent des addiction sans drogue telles que le jeu pathologique, les achats compulsifs, les addictions sexuelles, laddiction au travail, également les troubles des conduites alimentaires (Anorexie- Boulimie). Le terme ADDICTION est très intéressant dans le sens où provenant dun terme juridique anglais, il signifie SAISIE DU CORPS COMME GAGE DUNE DETTE IMPAYEE. Cce que le discours juridique contemporain nomme CONTRAINTE PAR CORPS.

19 Une idée capitale émane de cette notion de DEPENDANCE, celle dune dérive de la recherche du plaisir vers celle dune satisfaction dun besoin, avec les conséquences délétères quelle entraîne, à travers la compulsion de répétition (réalité clinique) liée au concept de pulsion de mort. Aujourdhui, ce terme dADDICTION prend un sens qui se complique un peu : 1. Soit : lagent exerce la contrainte sur le corps Ici, le sujet exerce une contrainte sur son propre corps comme objet de sa maîtrise. Cest ce que lon peut observer chez les anorexiques, certains boulimique, chez les bourreaux du travail, les joggers et les adeptes du body-building. 2. Soit : Le corps propre est lagent de la contrainte sur le sujet : Cest ce que les buveurs affirment éprouver comme BESOIN. Un besoin de boire avec cette image dun corps réduit à une pompe implacable. 3. Soit : cest un objet extérieur à la personne -dont la privation exerce sa contrainte persécutive la fois sur le corps et sur le sujet.

20 Cest ce que peuvent éprouver les drogués en état de manque quand la douleur et le FLIP les étreingent. Laccent ici est mis sur la référence au corps et renvoie à la notion de dépendance physique. · Selon ces différentes extensions possibles, on saperçoit combien cette référence peut varier selon la figure clinique. II.Interprétation Physiopathologiq ue de la dépendance : La pharmacodépendance distingue 3 facteurs importants : LA TOLERANCE (liée à laccoutumance) augmentation de dose pour un même effet Elle correspond à une diminution progressive des effets dune substance par la répétition de la même dose LA DEPENDANCE PSYCHIQUE Elle implique un comportement compulsif, un désir impérieux et irrépressible de consommer une substance La DEPENDANCE PHYSIQUE Elle est liée à lapparition dun syndrome dabstinence, de sevrage, à larrêt brutal de la prise de produit, se caractérisant globalement par des effets inverses de ceux développés initalement par celui-ci, faisant parler deffets rebonds.

21 Ces facteurs ne peuvent être cités sans aborder la notion de MANQUE, au niveau neuro- physiologique. Si lon prend comme points de repère La Douleur et le PLAISIR qui sont des mécanismes régulateurs, on peut expliquer le MANQUE comme une distorsion artificielle entre ces 2 mécanismes complémentaires. Lune des fonctions de la DOULEUR serait dannuler un plaisir excessif et vice-versa. Une douleur persistante finit par perdre en intensité : cest que, pour lutter contre edlle, lorganisme développe un mécanisme contraire : une nécessité de plaisir. Si la cause de la douleur disparaît, une période de plaisir euphorique sensuit -> ce qui peut expliquer lattrait pour le jogging, le marathon … Pour le toxicomane, ce serait linverse : - Soumis en permanence à une source extérieur de plaisir, son organisme développerait- comme frein- un mécanisme de souffrance. - Ainsi sexplique la diminution du plaisir et laccoutumance à la drogue. - Lors de larrêt de lintoxication, lorganisme va continue à « secréter » de la douleur, durant un certain temps – cest lexplication du syndrome de sevrage.

22 III Le syndrome de DEPENDANCE : Les classifications internationales proposent une approche trans nosographique de ce syndrome, avec des critères diagnostiques communs. En 1990 GOODMAN, regroupe de façon précise ces modalités comportementales comme des conduites de dépendance. Il propose 5 critères qui permettent un repérage précis de lensemble des pathologies addictives. 1/ Une impossibilité de résister à limpulsion. 2/ Une tension interne croissante avant dinitier le comportement. 3/ Un plaisir ou un soulagement au moment de laction. 4/Une perte de contrôle dès le début du comportement. 5/ Cinq des critères suivants : a) Préoccupation fréquente pour le comportement b) Engagement plus intense ou plus long que prévu à légard du comportement c) Efforts répétés pour réduire ou arrêter mais sans y parvenir d) Temps considérable passé ç réaliser le comportement ou à se remettre de ses effets e) Réduction des activités sociales professionnelles, scolaires, familiales, du fait du comportement. f) Lengagement dans le comportement empêche de remplir les obligations sociales, familiales ….. g) Poursuite malgré les problèmes sociaux, financiers, physiques. h) Agitation ou Irritabilité si impossibilité de réaliser le comportement.

23 Des données cliniques confirmées par des études épidémiologiques soulignent limportante comorbidité des conduites de dépendance entre elles. Lexpérience des cliniciens met en évidence la fréquence des passages dun comportement addictif à un autre, au cours du temps parfois favorisées par des prises en charge trop spécifiques,ce qui justifie des approches globales de la dépendance, plus dans la prévalence dune modalité relationnelle « ce quessaie de favoriser le travail en Réseaux en intervenant de manière pluri- disciplinaire » que dans lapproche pour lappétence dun produit déterminé. Un autre trait commun à lensemble des pathologies addictives est la RECHERHCE DE SENSATIONS. Ce modèle a été proposé par Zuckermann dès 1963 et plus que jamais validé actuellement (Echelle de Zuckermann) Daprès la définition qui en est donnée, le concept de recherche de sensations correspondrait au besoin dexpériences nouvelles et complexes …. En relation avec la nécessité de maintenir un niveau optimum élevé dactivation cérébrale (avec un niveau optimum de stiumlation ou dactivation).

24 Après des analyses factorielles à grande échelle, Zuckermann a mis en avant 4 facteurs déterminants : - Une recherche de danger et daventure - Une recherche dexpériences. Expériences nouvelles - Un style de vie non conventionnel – expériences excitantes dautant plus quelles seront illégales ….. - Un facteur de desinhibition. Ce facteur regroupe lensemble des attitudes hédoniques et extraverties. Lutilisation dalcool ou dautres substances dans un but de désinhibition sociale Le goût des fêtes Le besoin de variétés et dexpériences diverses sans la vie sexuelle. - Un facteur de susceptibilité à lennui. A travers ce facteur, sexprime une vive aversion pour la monotonie, pour toute activité routinière et répétitive. Une impatience générale quand rien ne change [ Ce facteur serait une des motivations constantes de lalcoolisation chez les jeunes et même chez les alcooliques ] - Notons que la recherche de sensations est en lien direct avec le système de récompense » système catécholaminergique », donc sur un plan neuro - physiologique mais également en lieu avec des éléments de personnalité tels que limpulsivité – lextraversion, ou encore la sociopathie.

25 IV Toxicomanie et Structure de Personnalité : Le produit utilisé, ce produit restera toujours externe pour un sujet. Cest pourquoi vouloir faire coïncider ou faire se correspondre le fait de prendre un produit et un fonctionnement mental sera toujours voué à léchec. Bergeret se positionne clairement quant au fait quil ny a pas de structure spécifique aux toxicomanes. Cependant, il décrit : - des aménagements partiels. - Une violence fondamentale - Une précarité de lanaclitisme relationnel - Une prédilection pour des manifestations agies au détriment de la parole. Inversement, la description des état limites est étroitement liée à celle des état daddiction. Il faut bien garder à lesprit que nombre de toxicomanes peuvent être état-limite, sans pour autant dire que toute personne organisée selon un mode état-limite est toxicomane. Le toxicomane peut se situer dans la structure névrotique, comme dans la structure psychotique.

26 V Le Fonctionnement psychique : Chez le toxicomane, nous assistons à de grandes difficultés délaboration psychique qui favorisent le passage à lacte. Les conduites addictives sont également appelées les pathologies de lAGIR. Ces pathologies tendent à confondre DESIR et BESOIN. La structure du désir comporte le fait que lobjet-cause de désir est par définition évanescent et inatteignable. La prise de drogue fonctionne comme un leurre : cest à dire quelle permet à un sujet de croire que lobjet existe et quil est atteignable. Avec les sujet névrosés toxicomanes, il est essentiel de ne pas répondre à leur demande manifeste, afin que ceux-ci puissent sengager dans un processus analytique. Nous savons que toute demande implique un au-delà : - Il y a le plan de la demande - Et celui du désir, soumis à la Loi. Les toxicomanes ont tendance à nous les faire oublier dans la mesure où ils insistent sur le fait que le manque, avec les recherches substitutives quil suscite, est dordre chimique et quil ne renvoie pas, comme chez les autres sujets névrosés à un manque à avoir.

27 Ce que le toxicomane – névrosé tente dannuler, cest quil lui faut passer du stade de la FRUSTRATION (où le manque st imaginaire et lobjet réel) à celui de la CASTRATION (om lobjet est imaginaire et la manque symbolique) à travers la PRIVATION (où lobjet est réel et le manque symbolique). Pour passer du stage de la FRUSTRATION à celui de la CASTRATION, le petit névrosé est obligé den passer par le langage, cest àp dire de nommer ses objet – causes de désir, selon un code oral, anal ou phallique. Il ne peut le faire quà travers les signifiants de la demande. La toxicomanie permet à lindividu de croire au leurre que son désir nest pas corrélé à un objet – cause de désir, mais à un objet. Avec les toxicomanes – névrosés, le leurre serait de croire que le travail analytique passe par lexamen de leurs relations avec la drogue comme objet et non que la drogue est un support- signifiant au niveau de la demande. Lorsque lobjet réel, la DROGUE, vient à lui manquer, il faut que le toxicomane – névrosé renonce à la combler immédiatement par la satisfaction dun besoin, faute de quoi, aucune élaboration ne sera possible, pour lui, sur le sens de ce manque. Il lui faut reconnaître que ce nest pas du produit dont il est frustré, mais damour. Le Deuil que le toxicomane névrosé à effectuer ne concerne en aucune manière la Droque –comme objet, mais quil concerne le deuil du PHALLUS.

28 VI Le rapport au produit : La prise de toxiques, son utilisation systématique, les particularités de la dépendance répondent à une souffrance psychique que le sujet tente de résoudre et quil ne fait que transformer en une autre : cest lillusion toxicomaniaque. Le toxicomane est donc bien un sujet psychiquement dépendant dun toxique. La toxicomanie, dans la perspective psychopathologique, ne peut être réduite au statut de symptôme dépendant de la structure mais comme un processus complexe combinant : - Une forme de souffrance psychique - Et une solution par le toxique (solution dont les effets constituent le processus toxicomaniaque En ce sens, le toxicomane poursuit une illusion. La rencontre avec le toxique introduit une forme particulière dorganisation des processus psychiques. *Ce poison qui se transformer en remède « doù le terme grec Pharmakon » et qui vient protéger la psyché de la détresse, transforme également le sujet en horloger de son propre corps à la faveur dun circuit auto-érotique. Ainsi la présence de lActe lemporte sur lActe de la présence.

29 Dès lors, la mort approchée est une forme dauto-conservation paradoxale qui vise à assumer une continuité dêtre hors du lien avec lautre. Ce pharmaKon, dont laction représente bien une « suppression toxique » de la douleur, permet également une restauration de lobjet hallucinatoire ( lié au processus de séparation) Cette opération du produit vient en réponse à un manque délaboration du corps qui évoque un trouble du narcissisme ou un manque délaboration du corps pulsionnel. « Ces 2 processus sont directement liés à une défaillance de la fonction symbolique. » Ainsi, autour dun même processus, peuvent se glisser des fonctionnements psychiques différents. Nous trouvons, en conséquence : Drogue = Résolution de ce qui est perçu comme une faille, une ouverture, une béance dramatique Drogue = Illusion de la Toute – Puissance Intolérance à la Frustration Jouissance par rapport à la Mort. La dépendance, au sens psychique – est à rapporter à la sensibilité du sujet aux réponses de lenvironnement, à la possibilité ou non daccomplir les processus dintériorisation et en particulier dintrojection.

30 La carence des mécanismes internes serait à lorigine de la soumission aux objets extérieurs. Soumission qui entraînera une menace de destruction quand les objets externes défaillent « lExpérience aliénant e » LActe toxicomaniaque serait une incorporation réelle dun objet partiel mais sans quil ny ait pour autant dincorporation imaginaire, ceci avec 3 conséquences principales : · Elle doit être répétée à chaque absence · Elle aliène le sujet à lobjet · Elle se situe hors langage et ne peut être exprimée, pas plus que ne peuvent lêtre la perte et les sentiments quelle occasionne. Dans la toxicomanie, comme dans dautres addictions, le corps se réduit le plus souvent au somatique. La toxicomanie aboutit à une désexualisation de ce corps au point que, plus rien ne semble se jouer sur la scène psychique et que ce corps paraît exister quen fonction de quelques sensations - dont limportance, la force, viennent empêcher lexpression des affects ou des représentations. Le toxicomane met ainsi en place un système circulaire. Tension à Produit Absence de produit à Réduction des tension

31 Avec ce système, il invalide les autres manifestations corporelles et psychiques et surtout, il annule ce que ce fonctionnement doit à lautre, véritable déni de laltérité. Ainsi ce que lon qualifie de Réduction toxicomaniaque, se retrouve dans la transformation - Du désir en besoin - Du corps en machine - De la satisfaction en action spécifique - Du manque en besoin impérieux (état de manque) La nécessite de sevrage apparaît quand le produit en vient à être représenté comme possédant une emprise sur le sujet : Emprise telle que la douleur annihile le sentiment didentité.


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