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PANCREATITES AIGUES.

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1 PANCREATITES AIGUES

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3 C’est un syndrome abdominal aigu déterminé par l’autodigestion de la glande pancréatique
- aboutissant à la constitution de foyers nécrotico-hémorragiques - avec épanchement de la cavité péritonéale d’un liquide séro-hématique toxique et - une atteinte des viscères nobles par une véritable toxémie enzymatique Rares en pathologie d’urgences abdominales, elles se caractérisent par: la gravité du pronostic des formes nécrosantes

4 CAUSES ET MECANISMES

5 o o A L T o

6 le trypsinogène est activé en TRYPSINE sous l’effet de l’entérokinase.
A l’état physiologique: les enzymes du suc pancréatique sont présentes dans la cellule acinaire sous forme inactive (le TRYPSINOGENE étant contenu dans les grains de zymogène). Ces enzymes deviennent seulement actives dans la lumière intestinale lorsque le trypsinogène est activé en TRYPSINE sous l’effet de l’entérokinase. Dans les pancréatites aigues: l’alcool et la lithiase biliaire se comportent comme des facteurs déclenchant.

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8 L’alcool en augmentant la viscosité du suc pancréatique, entraînerait la formation de bouchons protéiques avec comme conséquence une inflammation locale et une augmentation des pressions en amont Le calcul en augmentant la pression intra-canalaire favorise la rétro-diffusion du suc pancréatique La conséquence est l’activation prématurée du trypsinogène en trypsine

9 Ainsi: L’alcool et le calcul augmenteraient la pression intra-canalaire (l’obstruction etant due a un bouchon proteique ou lithiasique) Avec activation du trypsinogène en trypsine Issue des sucs pancréatiques hors des canaux excréteurs et leur activation Entraînant une autodestruction par digestion enzymatique d’une partie plus ou moins importante du pancréas

10 DIAGNOSTIC POSITIF

11 1. DOULEUR: - abdominale aigue, épigastrique, avec irradiation dorsale soulagée par l ’anté-flexion (chien de fusil) - accompagnée de nausées et vomissements - l’examen abdominal souvent pauvre mais discordant +++ 2. BIOLOGIE: - amylasémie (précoce), amylasurie +++ - lipasémie ++++ et trypsine sérique Une amylasémie très élevée est en faveur d’une origine biliaire - l’hyperleucocytose neutrophyle

12 …ainsi, pour faire le diagnostic de pancréatite aigue,
L’association entre une douleur abdominale typique et l’élévation ≥ 3 N de la lipasémie Suffit pour le diagnostic! Sinon, scanographie en urgence car l’échographie est souvent imprécise…

13 3. ASP + Radiographie THORACIQUE:
- Iléus réflexe régional Calcifications dans la région pancréatique Absence de pneumopéritoine +++ Parfois épanchement pleural de la base gauche 4. L’ECHOGRAPHIE: (diagnostic et étiologie) - souvent gênée par la distension gazeuse, peut montrer - une lithiase biliaire +++ - un épanchement péritonéal

14 Calcifications dans la région pancréatique

15 Echographie normale du pancréas

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17 PA avec œdème autour de D2
PO avec œdème duodénal PA avec thrombus partiel V porte PA avec écrasement VMS

18 5. TDM: (angio-scan) valeur diagnostic et pronostic,
il est surtout indiqué en urgence en cas de doute, sinon, réalisé à la 48ème heure ++ - il montre: . PO: augmentation de volume, hypodense . PANH: la nécrose (zone ne se rehaussant pas après injection de produit de contraste, + 3 cm ou + 30% du parenchyme) . Des coulées de nécroses extra-pancréatiques et rétro-péritonéales . Une infection de la nécrose (présence de bulles d’air en son sein) - il permet: . d’évaluer le % de nécrose et la stadification

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20 Pancréatite oedémateuse

21 P. aigue nécrotico-hémorragique

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23 Pancréatite nécrosante

24 Pancréatite nécrosante

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28 DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE Les 2 principales causes de pancréatites sont l’alcool et la lithiase biliaire: elles représentent 90% des causes de pancréatites aigues en France…

29 DOSAGES INDICATION SIGNIFICATION
- Lipasémie +++ - Amylasémie - Amylasurie - Douleur pancréatique - Pancréatite aigue - Inflammation ou nécrose pancréatique Phosphatases alcalines Bilirubine - Gamma GT - Lithiase biliaire - P. Chronique - Tumeur - Obstacle sur la voie biliaire principale - Stéatorhée - Diarrhée - Amaigrissement - Insuffisance pancréas exocrine - Glycémie (à jeun) - Hyperglycémie provoquée - Polydipsie - Polyphagie - Insuffisance pancréas endocrine - ACE - CA 19.9 - Suivi - Cancer

30 LA LITHIASE BILIAIRE: 50%
- c’est volontiers une femme, plus de 50 ans . ALAT: augmentation précoce et transitoire . Gamma GT, PAL et bilirubine augmentées . Amylasémie et amylasurie très élévées - rechercher et traiter immédiatement une lithiase de la voie biliaire principale +++ (écho, TDM, écho-endoscopie, bili-IRM puis CPRE)

31 Echo-endoscopie Dans cette coupe, trois calculs du cholédoque et un calcul vésiculaire sont visibles.

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33 Lithiase Reflux Wirsungien

34 Lithiase du bas cholédoque: dilatation wirsungienne avec calcifications

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36 2. L’ALCOOLISME CHRONIQUE: 40%
Il s’agit le plus souvent de poussées de pancréatite aigue sur pancréatite chronique La PA survient donc sur un pancréas déjà malade (voire très « fatigué »)

37 C’est une fibrose inflammatoire chronique qui aboutit à la destruction du parenchyme exocrine puis endocrine, avec: - présence de calcifications pancréatiques - modification de l’architecture - dilatation du Wirsung (50%)

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41 VBP W Poussée de PA sur PC: calcifications intra- et extra-canalaire

42 Calcul vésiculaire + PA

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44 … donc, PA PC Tumeur Lithiase Alcool Alcool

45 3. LA PANCREATITE AIGUE IDIOPATHIQUE: 10%
- lorsque la cause est indéterminée, il faut se méfier d’une petite tumeur intra-canalaire, répéter les examens et surveiller les nouveaux épisodes de PA. - le diagnostic est habituellement celui d’une micro-lithiase. 4. LES PANCREATITES IATROGENES: 2% - aziathropine, furosémide, tétracyclines, érythromycine, cimétidine - (+++) post-instrumentales (CPRE), post-opératoires 5. LES PANCREATITES METABOLIQUES: - hypercalcémie et hypertriglycéridémie ++

46 6. LES PANCREATITES INFECTIEUSES:
- oreillons, rubéole, ascaris MICI 7. LES PANCREATITES OBSTRUCTIVES: - penser à l’ampullome et aux tumeurs intra-canalaires papillaires ou mucineuses, cancer 8. IL RESTE: - les P A génétiques - les P A dysimmunitaires

47 Résumons-nous: Clinique: douleur pancréatique typique
Biologie: amylasémie, amylasurie, lipasémie Imagerie: importance du scanner (48ème H) Étiologie dominée par la lithiase et l’alcool Gravité de la PA sur PC par rapport à la pancréatite lithiasique

48 LES CRITERES DE GRAVITE 1. Le terrain et les défaillances viscérales 2
LES CRITERES DE GRAVITE Le terrain et les défaillances viscérales 2. CRP élevée (+15O) à 48H 3. Le score bio-clinique de RANSON à 48H 4. La classification TDM de BALTHAZAR, à 48H

49 à l’admission pendant les 48H
Le score de RANSON: à l’admission pendant les 48H G glycémie sup 11mM B chute des bases sup 4mM A âge O PaO2 inf 6O L leucocytes + 16OOO U urée sup 1,8 mM L LDH sup 350 U/L C calcémie inf 2 mM A SGOT sup 250 U/L H chute hématocrite sup 10% E eau séquestrée sup à 6 L = pancréatite aigue grave si 3 critères ou plus sont réunis… le risque de décès est = à 33%

50 La classification de BALTHAZAR (gravité D et E)
Basée sur le TDM abdominal avec injection de produit de contraste durant 48H. Il permet de suivre l’évolution de la PA, De différencier oedème et nécrose (défaut de rehaussement du parenchyme après injection) De préciser l’extension de la nécrose De mettre en évidence une collection, et de Guider la ponction pour découvrir une surinfection de la nécrose A = Pc normal B = Pc élargie (diffus ou localisé) C = B+ inflammation de la graisse péri-pancréatique D = 1 coulée péri-pancréatique E = + d’1 coulée avec bulle de gaz (infection) Morbidité et mortalité élevée pour les stades D et E +++

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52 LES COMPLICATIONS se voient dans les formes sévères la mortalité globale est de 10%: % dans les formes oedémateuses % des les formes nécrotique graves

53 LES COMPICATIONS GENERALES
1. État de choc et CIVD 2. Les défaillances multi-viscérales: SDRA, insuffisance rénale, pulmonaire, hépatique 3. Dénutrition (protéolyse musculaire) 4. Installation d’un diabète en cas de nécrose étendue (insulinodépendant)

54 LES COMPLICATIONS LOCALES
1. L’infection de la nécrose (+++) - suspectée devant l’aggravation du tableau (fièvre, baisse EG, choc), et la montée de l’hyperleucocytose et CRP - le diagnostic est porté par la ponction sous TDM des coulées de nécrose avec étude microbiologique - peut aboutir à la formation d’abcès, suspectés sur un syndrome de suppuration profonde - elle impose drainage + ATB 2. L’apparition des pseudo-kystes (+++) est plus tardive (3ème semaine)

55 Pancréatite aigue avec nécrose surinfectée

56 Pseudo-kystes de la tête du pancréas

57 DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

58 Éliminer une affection médicale:
- IDM +++ - embolie pulmonaire Éliminer une affection chirurgicale: - une occlusion haute du grêle - une perforation d’ulcère - un infarctus mésentérique

59 TRAITEMENT

60 1 - ne peut se concevoir qu’en centre spécialisé ou USI 2 - nécessite une surveillance pluriquotidienne pour déceler et traiter une complication

61 TRAITEMENT MEDICAL 1. Des désordres généraux:
- lutter contre le choc et l’hypovolémie - lutter contre la douleur (AINS et salicylés contre-indiqués) - lutter contre l’infection (ATB) 2. Des problèmes locaux: - mise au repos du tube digestif (jeune+SG) - lutter contre la dénutrition grâce à une nutrition artificielle (entérale +++ ou parentérale)

62 TRAITEMENT INTERVENTIONNEL
1. Si surinfection de la nécrose pancréatique: - drainage per-cutané sous écho ou chirurgical 2. Si confirmation de PA biliaire: - sphinctérotomie endoscopique en urgence +++ - cholécystectomie 6 semaines après

63 Drainage et lavage sous TDM

64 Traitement chirurgical

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66 … en résumé: Il existe 2 formes de PA: oedémateuse et nécrosante
Les P. oedémateuses sont les plus fréquentes, 8O à 85% des cas et leur évolution est bénigne La principale cause de PA est la lithiase biliaire L’alcool est la 2ème cause, mais dans ce cas il’ s’agit souvent d’une poussée de PA sur PC Le diagnostic est porté devant l’association d’une douleur abdominale évocatrice et d’une augmentation de la lipase (>3)

67 L’échographie est le 1er examen pour reconnaître une origine lithiasique
Le scanner est utile en cas de doute, mais est indispensable pour évaluer les lésions à partir de la 48ème heure Le pronostic est apprécié par les score de Ranson et Balthazar Le traitement en urgence est avant tout symptomatique, nutritionnel et endoscopique

68 LES PSEUDO-KYSTES DU PANCREAS

69 Un pseudo-kyste du pancréas est une collection liquidienne organisée intra ou extra-pancréatique qui contient du suc pancréatique pur ou de la nécrose liquéfiée. Le pseudo-kyste n’a pas d’épithélium propre: il est limité par une paroi fibreuse et granuleuse plus ou moins épaisse. C’est une complication fréquente (40%) de la pancréatite chronique Selon leur mécanisme on distingue: - pseudo-kystes nécrotiques: 1/3 - pseudo-kyste rétentionnels: 2/3

70 PK tête PK queue PK tête PK Queue PK corps

71 Les pseudo-kystes nécrotiques compliquent les poussées de PA (avec nécrose) sur PC: ils résultent d’une coulée de nécrose Les pseudo-kystes rétentionels résultent de la distension puis de la rupture canalaire en amont d’un obstacle (amas protéique)

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74 Pseudokystes corps et queue

75 La gravité des pseudo-kystes est liée à leurs complications
Les petits kystes intra-pancréatiques peuvent régresser dans 25% des cas Les kystes extra-pancréatiques, volumineux (+ 4cm), évoluant depuis plus de 6 semaines risquent de se compliquer et doivent être traités

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77 - l’infection - la douleur . Du duodénum: sténose
- les compressions . De la voie biliaire principale: ictère . Du duodénum: sténose . Veineuse: HTP segmentaire - la rupture . Dans un organe creux . Dans la cavité péritonéale - l’hémorragie intra-kystique - l’infection - la douleur

78 CLINIQUE

79 1. La compression de la voie biliaire:
- ictère rétentionnel progressif, sans fièvre - tests biologique de cholestase - l’écho + TDM montre une dilatation de la voie biliaire principale et intra-hépatique, ainsi que le pseudo-kyste - l’écho-endoscopie précise la sténose régulière du bas cholédoque - la CPRE réalisée en pré-opératoire montre la hauteur de la sténose

80 Apparition d’un pseudo-kyste du pancréas

81 2. La compression duodénale:
- vomissements alimentaires et bilieux - la fibroscopie montre une sténose duodénale extrinsèque, sans lésion muqueuse (ulcère ou cancer) - le TOGD montre la sténose duodénale avec stase et dilatation d’amont

82 Pseudo-kyste de la tête

83 3. l’hypertension portale segmentaire:
correspond à la compression de la veine mésentérique supérieure, de la splénique ou de la veine porte: - splénomégalie avec circulation collatérale - hémorragie digestive par rupture de VO - la fibroscopie confirme le diagnostic

84 6. L’infection: mortelle dans 20% des cas
4. La rupture: - réalise un tableau de péritonite mortelle dans 20% des cas. - la ponction du liquide séro-fibrineux montre un taux élevé d’amylase 5. L’hémorragie: - complication rare mais gravissime due à l’érosion vasculaire par le pseudo-kyste - intérêt diagnostic et thérapeutique de l’artériographie (embolisation), sinon = chirurgie 6. L’infection: mortelle dans 20% des cas - syndrome de suppuration profonde = Drainage + ATB

85 TRAITEMENT

86 Il s’adresse aux pseudo-kystes douloureux ou compliqués:
1. Echographie interventionnelle: = la ponction-drainage 2. Traitement endoscopique: = la kysto-gastrostomie 3. Traitement chirurgical: = lorsque les autres thérapeutiques sont inefficaces: dérivation kysto-gastrique ou kysto-jéjunale

87 Ponction-drainage et affaissement du pseudo-kyste

88 Dérivation W-JJ

89 … la vie ne vaut rien, mais
ne vaut la vie !


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