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Colloque du Centre dexpertise de Montréal en troubles graves du comportement Partageons nos expériences! Vendredi, le 5 octobre 2007. Lévaluation de la.

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1 Colloque du Centre dexpertise de Montréal en troubles graves du comportement Partageons nos expériences! Vendredi, le 5 octobre Lévaluation de la dangerosité dans un contexte communautaire : une démarche clinique en développement. Présenté par Jacques Bellavance, psychologue à lÉquipe TGC du CRDI-TED Gabrielle- Major et Chercheur praticien, membre de léquipe de recherche DI-TED et inter- sectorialité subventionné par le Fonds Québécois de la Recherche sur la Société et la Culture du Québec.

2 Objectifs de latelier: Préciser certains enjeux des CRDI-TED(s) lors lévaluation du risque de passage à lacte en contexte communautaire. Proposer et réfléchir à une démarche clinique susceptible de prévenir le passage à lacte de comportements criminels en milieu communautaire. Discuter dune méthodologie dévaluation du risque de passage à lacte en contexte communautaire. Préciser quelques difficultés à réaliser ce type dévaluation lors de la prestation de service en centre de réadaptation.

3 Contexte de cette présentation … Ce nest pas … une évaluation de laptitude à comparaître ou une évaluation de la responsabilité judiciaire. Présentation concerne la personne désignée comme lagresseur.

4 Contexte de cette présentation … Démarche clinique parallèle aux législations en vigueur au Qc (code civile et pénale) et au Canada (code criminel). Réflexions personnelles: nous tenons compte de ces dispositions lors de notre travail avec des intervenants du système judiciaire. Présenter et discuter dune démarche clinique dévaluation du risque de passage à lacte en milieu communautaire réalisée par des intervenants dun CRDI- TED.

5 Sondage Firme Bellavance et Bellavance Marketing Combien de praticiens ont eu à réaliser une évaluation du risque de passage à lacte ? Quel instrument avez-vous utilisé? Combien de praticiens ont eu à participer à une évaluation du risque de passage à lacte? Quel a été votre niveau de participation? Quels sont les difficultés que vous avez rencontré? Selon vous, quels sont les enjeux sous-jacents à cette démarche clinique? Selon vous, quel est le rôle des CRDI-TED(s)?

6 Enjeux entourant la démarche clinique. Aspect légal – réflexions personnelles: Respecter les droits fondamentaux de la personne – ceux de la victime comme ceux de lagresseur. Dispositions légales lors de la mise en place de services (sapplique pour certaines situations): En lien les conditions de la sentence, limplication de lagent de probation peut soutenir la mise en place de conditions favorisant la prévention de la récidive. Toutefois au terme de la sentence, le cadre de service avec les CRDI-TED(s) devient volontaire.

7 Enjeux entourant la démarche clinique. Aspect politique – réflexions personnelles : La mission et le rôle des partenaires publics entourant la personne présentant une DI sont bien définis mais il ny a pas de passerelle entre ces services – Fonctionnement en silo où la concertation dépend beaucoup du contexte de services ou des intervenants en cause. Milieux carcéraux – exécution de la sentence et réinsertion sociale. CRDI-TED – Offrir des services dadaptation, de réadaptation et dintégration sociale dans la communauté – Pas de précision sur notre rôle auprès des personnes ayant commis des actes criminels. Pas de vision générale sur les orientations à privilégier, sur les services à dispenser et sur les rôles de chacun.

8 Enjeux entourant la démarche clinique. Aspect administratif – réflexions personnelles: Soutien et services à ces personnes peuvent représenter des coûts importants sur une période plus ou moins prolongée. Mandat CRDI-TED peu développé = conséquences - il ny a pas de budget alloué pour cette clientèle.

9 Enjeux entourant la démarche clinique. Perspective clinique – réflexions personnelles : Pour certaines personnes, limpact fonctionnel au niveau cognitif de leur déficience intellectuelle peuvent les rendre plus vulnérables à récidiver surtout si certaines adaptations et suivis ne peuvent sorganiser. Dans ces conditions, limites du rôle des CRDI-TED quand la personne refuse le soutien. Question éthique: Que pouvons-nous faire tout en respectant les droits fondamentaux de cette personne?

10 État de la question – Données probantes: Particularités des personnes présentant une DI en milieu carcéral: 3.7 à 9 % de la population carcérale au Canada (Croker et al., 2002) sur-représentation (Coffey, Procopiow, & Miller, 1989; Gardner, Greaber, & Machkovitz, 1998). Types doffenses – population carcérale DI vs population carcérale générale: Aucune différence significative entre les deux groupes (Croker et al., 2007). Difficultés de communication et de compréhension des adultes présentant une DI peuvent compromettent leurs capacités à bénéficier des services et des programmes répondant à leurs besoins (Croker et al., 2007). Constats des recherches réalisées en milieux carcéraux: Données actuarielles identifiées par les recherches auprès de populations de détenus ou de personnes présentant des problèmes de santé mentale ne sont pas valides pour personnes présentant DI (Turner, 2000) – Recherches en milieux carcéraux = échantillons non représentatifs de cette population (adultes DI non judiciarisés).

11 État de la question – Données probantes: Constats des milieux correctionnels (suite): Environnement carcéral est inadéquat pour mettre en place des traitements et des programmation pouvant répondre aux besoins de cette population (causes possibles: nombre limité de détenus DI, manque de connaissances et de ressources) (Coffey, Procopiow & Miller, 1989; Simpson, Martin & Green, 2001). En contrepartie - Expériences positives en Pennsylvanie de partenariat entre divers services: service de probation, santé mentale et services de réadaptation (Wood & White, 1992). Au Québec, recherche (Crocker et al, en cours) pour identifier les adultes présentant une DI, cerner la spécificité psyho-sociale, criminelle et les besoins de service Conséquence: Possible augmentation des demandes de service aux CRDI-TEDs.

12 État de la question – Données probantes: Évaluation de dangerosité vs Évaluation du risque de récidive: De façon générale, la question de lévaluation de la dangerosité est souvent posée de façon dichotomique: cette personne est- elle dangereuse? oui ou non Théoriquement, lévaluation du risque de récidive est une estimation où le clinicien doit pouvoir préciser les conditions pouvant prévenir le passage à lacte. Débat sur lefficacité des évaluations actuarielles vs cliniques Début 2000 – Production de grilles contenant des données historiques (modèle actuariel) et clinique – ex.: HCR20 (Inventaire de psychopathie)

13 État de la question – Données probantes: Évaluation de dangerosité vs Évaluation du risque de récidive (suite): Début Population adultes DI - manque de données actuarielles (identifications des variables significatives) Conséquence: Prédominance des modèles cliniques pour évaluer le risque de récidive de cette population. Modèle de traitement sont des extrapolations des programmes sadressant à la population en générale (Johnston, 2002). Population adulte DI - aucune recherche démontre lefficacité des outils dévaluation sadressant à la population en générale. (Johnston, 2002).

14 État de la question – Données probantes: Évaluation de dangerosité vs Évaluation du risque de récidive (suite): Aucune recherche a démontré lefficacité du modèle dévaluation du risque de récidive auprès dadultes présentant une DI (Johnston, 2002). Autres démarches cliniques ou nouveaux outils actuariels sur lévaluation du risque de récidive pour les adultes présentant une DI: Behavioral Risk Management, Ward et Bosek, 2002 Dynamic Risk Assessment and Management System (DRAM), Lindsay et al Risk Manageability of intellectual disabled Sex Offenders, Boer, Tough, and Haaven, 2004). Recherche préliminaire - aucun de ces outils nest disponible en français

15 État de la question – Données probantes: Évaluation de dangerosité vs Évaluation du risque de récidive (suite): Indications cliniques à considérer - Quelques recherches soulignent des aspects particuliers à lévaluation du risque de récidive auprès dadultes présentant une DI – tenir compte: santé physique habilités intellectuelles, sociales et de communication les expériences de vie passée de la personne (Johnston, 2002). Variables significatives du risque de récidive auprès de certains adultes présentant DI – une plus grande impulsivité et une incompréhension des règles sociales augmenteraient les conflits personnels et les agressions envers les intervenants (Whittington, 1996). Dans ce contexte, la démarche dévaluation du risque de récidive de Mikkelsen et Stelk (2003) savère la plus connue et la plus utilisée actuellement.

16 Démarche clinique expérimentée Objectifs: Assurer la sécurité physique et psychologique de la victime et de lagresseur. Prévenir la récidive du ou des comportements criminels. Répondre aux besoins résidentiels et socioprofessionnels de la personne « désignée agresseur » dans un contexte communautaire.

17 Démarche clinique expérimentée … 5 étapes … Signalement de lagression – intervention durgence. Analyse multi-modale et mise en place dinterventions à court terme. Poursuivre lévaluation du risque de récidive. Mise en place des interventions dadaptation et de réadaptation. Modalité de suivi clinique.

18 Démarche clinique expérimentée … Étape I - Signalement de lagression – intervention durgence: Évaluation de lévènement: Analyse fonctionnelle en référant spécifiquement à lévènement. Vignette clinique: Homme de 47 ans. Agression sexuelle: attouchement envers une co- résidante. Au moment de lagression, il est seul avec la victime. Ressource intermédiaire mixte. Équipe de réadaptation reçoit le soutien conseil du sexologue pour lélaboration dun PII (respect des règles sociales).

19 Démarche clinique expérimentée … Étape I - Signalement de lagression – intervention durgence (suite): Mise en place de conditions de vie pour prévenir la récidive: « À court terme, vaux mieux être plus restrictif pour protéger des victimes potentielles ». Vignette clinique: Retrait du milieu résidentiel vers résidence à assistance continue TGC. Démarche de consentement avec la victime concernant un signalement possible à la police. Accompagnement de la personne accusée dagression. Accompagnement de la victime pour voir les moyens disponibles pour assurer sa sécurité si retour de M. Annonce à M. du non retour dans sa ressource résidentielle suite à lagression = faire le lien entre le comportement criminel et ce changement résidentiel.

20 Démarche clinique expérimentée … Étape II – Analyse multi-modale (évaluation plus approfondie du comportement criminel en cause) et mise en place dintervention à court terme: Rencontre de discussions cliniques: En référant analyse fonctionnelle initiale - poursuite de la cueillette dinformations pour lanalyse multi-modale. Faire une recension des agressions au cours de la dernière année – début de lévaluation du risque récidive. Vignette clinique: Description du TGC: M. fait des attouchements envers les femmes mais plus souvent ces gestes sadressent à des hommes. Suite à une suspension du travail pour une agression sexuelle, il brise des objets et il défonce un mur avec son poing.

21 Démarche clinique expérimentée … Étape II – Analyse multi-modale (évaluation plus approfondie du comportement criminel en cause) et mise en place dintervention à court terme (suite): Rencontre de discussions cliniques (suite): Vignette clinique: Grille dhypothèses explicatives: Absence daccompagnement amène le non-respect des règles sociales au niveau du respect du consentement. M. rencontre beaucoup de difficultés à contrôler ses impulsions quand il est inactif. M. rencontre de grandes difficultés à demander de laide ce qui le rend plus vulnérable à agresser (observations de léquipe de réadaptation et évaluation psychologique de 6 ans (âge mantal): écart significatif QI performance plus élevé QI verbale). Lors des agressions physiques, il arrête immédiatement quand un intervenant lui indique darrêter et il suit ses consignes.

22 Démarche clinique expérimentée … Étape II – Analyse multi-modale (évaluation plus approfondie du comportement criminel en cause) et mise en place dintervention à court terme (suite): Rencontre de discussions cliniques (suite): Vignette clinique: Grille dhypothèses explicatives (suite): M. na pas appris à gérer son excitation sexuelle et sa colère. La conséquence à ses agressions sexuelles (retrait et perte de revenu) augmente lanxiété et accentue le risque de brie de matériel. Lors des dernières agressions, il y a eu des changements de médications psychiatriques comme si ces modifications rendraient M. plus désinhibé. M. X, neuropsychologue et M. Y, psychologue considèrent que M. présente de limpulsivité ce qui pourrait être en cause lors des agressions.

23 Démarche clinique expérimentée … Étape II – Analyse multi-modale (évaluation plus approfondie du comportement criminel en cause) et mise en place dintervention à court terme (suite): Mise en place des interventions en référant à la grille dhypothèses explicatives de lanalyse multi-modale … Vignette clinique: Généraliser et adapter le cahier de communication avec séquence de pictogrammes. Amener à son psychiatre nos observations concernant les effets comportementales de certaines médications. Demander une évaluation neuropsychologique pour évaluer si limpulsivité pour être en cause dans les manifestations des TGC et préciser les pistes dintervention à préconiser

24 Démarche clinique expérimentée … Étape II – Analyse multi-modale (évaluation plus approfondie du comportement criminel en cause) et mise en place dintervention à court terme (suite): Interventions à court terme en référant aux comportements criminels commis au cours de la dernière année = précisions sur les conditions de vie pour prévenir la récidive. Vignette clinique: Offrir une garde à vue sous forme de supervision visuelle et du personnel capable de réaliser un retrait, si nécessaire. Mettre en place une programmation sous forme d'horaire. Suspendre la sanction de perte de revenu suite à une agression. Revoir le soutien et la programmation tant au niveau de lhébergement que du travail afin de pouvoir appliquer les conditions de prévention de la récidive.

25 Évaluation du risque de récidive dactes criminels chez des personnes présentant DI - Criminal offenders with mental retardation: risk assessment and the continuum of community-based treatment programs, Mikkelsen et Stelk (2003) Présentation des variables permettant de préciser lincidence réel et le classement de la probabilité du risque (traduction libre): Sévérité Définition: comportement anti-social pouvant donné lieu à des poursuites judiciaires. Fréquence Définition: nombre de présentation du comportement criminel au cours dune période prédéterminée. Latence Définition: période de temps écoulé depuis la dernière manifestation du comportement criminel.

26 Latence Fréquence Gravité ModéréÉlevé Faible Significatif Évaluation du risque de récidive dactes criminels chez des personnes présentant DI - Criminal offenders with mental retardation: risk assessment and the continuum of community-based treatment programs, Mikkelsen et Stelk (2003)

27 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et Stelk (2003): Vignette clinique: Incidence réel et classement de la probabilité du risque : Agression physique : Type de comportement : Défonce mur à coup de poing, brie de matériel et lance un objet bouillant. Sévérité : Niveau dagressivité physique: 5/10 Niveau de risque : Niveau 6/8 - Haut niveau de sévérité et bas niveau de fréquence lors dévènement récent.

28 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Incidence réel et classement de la probabilité du risque : Agression physique - Dautres comportements dagressions physiques depuis lâge adulte: Type de comportement : Frappe sa mère ou un enfant sur la rue - Sévérité : Niveau dagressivité physique: 6/10. Niveau de risque : Niveau 7/8 - Haut niveau de sévérité et haut niveau de fréquence lors dévènements passés. (30 ans) Type de comportement : Bries de vitre - Sévérité : Niveau dagressivité physique: 5/10. Niveau de risque : Niveau 5/8 - Haut niveau de sévérité et bas niveau de fréquence lors dévènement passé. (vingtaine dannée).

29 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Incidence réel et classement de la probabilité du risque : Agression physique - Dautres comportements dagressions physiques depuis lâge adulte (suite): Type de comportement : Frappe à coup de pied sa victime qui décède de ses blessures - Sévérité : Niveau dagressivité physique 10/10. Niveau de risque : Niveau 5/8 - Haut niveau de sévérité et bas niveau de fréquence lors dévènements passés. (vingtaine dannée) Constat: Ces comportements se sont présentés lors de son séjours en institution.

30 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Incidence réel et classement de la probabilité du risque : Agression sexuelle : Type de comportement : Il touche au pénis dun homme sans son consentement - Sévérité : Niveau dagressivité sexuelle 5/10. Niveau de risque : Niveau 8/8 - Haut niveau de sévérité et haut niveau de fréquence lors dévènement récent. Type de comportement : Il touche aux seins dune femme sans son consentement - Sévérité : Niveau dagressivité sexuelle 5/10. Niveau de risque : Niveau 6/8 - Haut niveau de sévérité et bas niveau de fréquence lors dévènement récent.

31 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Incidence réel et classement de la probabilité du risque : Agression sexuelle (suite): Type de comportement : Il se masturbe dans un endroit public - Sévérité : Niveau dagressivité sexuelle 3/10. Niveau de risque : Niveau 3/8 - Bas niveau de sévérité et haut niveau de fréquence lors dévènement passé. Constat: Ces comportements sont recensés depuis son intégration dans la communauté.

32 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Histoire légale: Quinze agressions physiques ou sexuelles documentées et une accusation criminelle (homicide involontaire fin vingtaine). Jugement – Acquitté pour cause daliénation mentale Sentence: Mandat Lieutenant Gouverneur, pendant dix ans et lever depuis une dizaine dannées. Impact clinique: Expérience du processus judiciaire – possibilité davoir des souvenirs, expérience pourrait avoir effet dissuasif Dans le cas contraire, personne se fait dire que certains comportements sont illégaux mais aucune suites concrètes = expérience permet lapprentissage Option = sensibilisation policier communautaire

33 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Facteurs déstabilisants Caractéristiques personnelles : Schizophrénie résiduelle Retard mental moyen Voir résultats de lévaluation neuropsychologique

34 Démarche clinique expérimentée … Résultats évaluation neuropsychologique: Vignette clinique: Caractéristiques personnelles de son profil neurocognitif: Altération marquée des mécanismes dinhibition entraînant un trouble de la régulation émotionnelle et comportementale. Difficulté au niveau de sa mémoire de travail et de la communication (mode visuel à privilégier). Capable de faire des apprentissages de type procédural avec un rythme lent en privilégiant lutilisation de séquences visuelles et des mesures de reconnaissance pour favoriser le rappel

35 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Facteurs déstabilisants (exemples) Listes des contre-indications comportementales et au niveau de la supervision - à éviter: Le laisser seul sans supervision dans un endroit peu fréquenté. Appliquer des mesures contraignantes en prenant pour acquis quil comprend. Demander de respecter des règles verbales. Quand il fait des demandes, lui donner des réponses vagues et imprécises. Lui demander verbalement de se contrôler.

36 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Facteurs déstabilisants (exemples) Listes des contre-indications comportementales et au niveau de la supervision - à éviter: Faire un arrêt dagir en lui touchant comme le prendre par le bras. Lors dune colère, le laisser seul sans supervision visuelle. Effets médicamenteux pouvant favoriser la manifestation de TGC : Baisse de certaines médications ou introduction de certaine médication – amène de ladésinhibition (nouveaux comportements observés : X).

37 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Facteurs stabilisants (exemples) M. accepte et collabore aux interventions de soutien et de réadaptation proposées par les intervenants connaissant lensemble de sa programmation. Accepte de prendre sa médication. Sil présente des signes de désinhibition comme X, il serait important de voir à devancer le rendez-vous chez son psychiatre et lui décrire les comportements en cause, leur fréquence et leur intensité. Sassurer que sa chambre soit à proximité des lieux de vie communautaire. Lui interdire de se retrouver à des endroits peu fréquentés par le personnel comme le sous-sol ou létage des chambres, sil y a lieu.

38 Démarche clinique expérimentée … Étape III - Poursuivre lévaluation du risque de récidive. : Démarche de Mikkelsen et al. (2003) (suite): Vignette clinique: Facteurs stabilisants (exemples) Plan dintervention individualisé et fiche descalade - utiliser les scénarios sociaux du cahier de communication. Ne jamais le laisser seul avec des personnes pouvant être des victimes potentielles: personne de petite taille, présente des difficultés de communication et être moins autonome que M.. Porter une attention spéciale aux personnes ayant des conflits régulièrement avec M.. Lors dun conflit, il faut demeurer à proximité pour intervenir. Points de référence spécifique pour les agressions sexuelles: Comportement X, description de lintervention proposée.

39 Démarche clinique expérimentée … Étape IV - Mise en place des interventions de réadaptation et dadaptation. Vignette clinique: Mesure dadaptation (exemple): Reprendre les modalités dintervention - facteurs de stabilisation de lévaluation du risque de récidive. Mesures réadaptation (exemples): Voir sil est capable dapprendre à interpeller les intervenants lors des situations où il est en conflit avec un pair ou lorsquil se sent exciter, voir sil apprend à demander de laide, malgré les acquisitions, demeurer à proximité pour soutenir rapidement (apprentissage de type procédurale).

40 Démarche clinique expérimentée … Étape IV - Mise en place des interventions de réadaptation et dadaptation (suite). Vignette clinique: Mesures de réadaptation (exemples) Démarche dapprentissage à privilégier: utiliser des séquences dactions ou scénarios sociaux pourrait amener à moyen ou long terme des apprentissages procédurale. Situations de crises, utiliser PII et fiche descalade pour rendre plus systématique le soutien à offrir. Imager dans PII et fiche descalade (comportements présentés et le type dactions suggérées). Inclure dans PII et fiche descalade lensemble de la démarche de résolution de problème.

41 Démarche clinique expérimentée … Étape V - Modalités de suivi clinique (suite): But: Avoir un processus de révision permettant lapplication à long terme des interventions dadaptation permettant de prévenir la récidive. Vignette clinique: Effets non désirés suite à lefficacité des mesures dadaptation et de réadaptation = peut rendre le personnel moins rigoureux dans lapplication de cette programmation et ainsi, augmenter le risque de passage à lacte. Sassurer de planifier modalités de suivis continues en référant à certains indicateurs comme lapplication des mesures dadaptation et lutilisation de la fiche descalade etc… afin de procurer un encadrement continu à M..

42 Avantages et désavantages de la méthodologie dévaluation de Mikkelsen et Stelk (2003): – réflexions personnelles … Avantages: Évaluation précise et opérationnelle (recommandations applicables dans la communauté avec soutien et encadrement) afin de préciser les services de réadaptation et dadaptation nécessaires. Désavantages: Démarche clinique dévaluation non validée empiriquement. Donc, nécessité dune évaluation rigoureuse et régulière des mesures dinterventions recommandées. Réserve au niveau de la valeur psychométrique de cette évaluation surtout en cas de litige.

43 Avantages et désavantages de la méthodologie dévaluation de Mikkelsen et Stelk (2003): – réflexions personnelles … À venir … Souhaitable: Voir les valeurs psychométriques des trois outils suivants: Behavioral Risk Management, Ward et Bosek, Dynamic Risk Assessment and Management System (DRAM), Lindsay et al Risk Manageability of intellectual disabled Sex Offenders, Boer, Tough, and Haaven, 2004). Évaluer la pertinence de traduire et dadapter loutil le plus performant.

44 En guise de conclusion: Incontournable – Disposer dune démarche dévaluation du risque de récidive dactes criminels et la mise en place de services adaptés aux besoins de ces personnes – Mais … nécessité de le faire avec lensemble des partenaires. Possibilité de refus de traitement – Conséquence: mettre fin à lapplication des mesures de prévention de la récidive. Question éthique: certaines caractéristiques individuelles rendent la personne plus susceptibles de récidive surtout si les conditions de prévention ne peuvent sappliquer. Devoir de protection mais jusqu`à quel point … Responsabilités des CRDI-TED(s) – à préciser de façon systémique (en partenariat) … Responsabilités professionnelles – réflexions en cours sur le positionnement professionnel et zone dinfluence en lien avec lensemble de nos partenaires …

45 Remerciements … Dr Guy Sabourin, Ph.D., Directeur du Centre dexpertise de Montréal en troubles graves du comportement Mme Annie Côté, éducatrice CRDI-TED Gabrielle-Major Mme Josée Sévigny, éducatrice CRDI-TED Gabrielle-Major


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