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RISQUES DE CONTAMINATION LORS DUNE TRANSFUSION IFSI - 2007.

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1 RISQUES DE CONTAMINATION LORS DUNE TRANSFUSION IFSI

2 risque infectieux et transfusion2 INTRODUCTION Certains agents infectieux sont transmissibles par transfusion sanguine ; les virus, en particulier virus des hépatites et rétrovirus constituent le principal risque infectieux. Les progrès en matière de sécurité transfusionnelle ont permis de maîtriser presque totalement ce risque, mais il persiste un risque résiduel, très faible, lié essentiellement aux transfusions de PSL (Produits Sanguins Labiles) Pour quun agent infectieux soit transmis, 4 conditions doivent être remplies.

3 risque infectieux et transfusion3 PLAN DU COURS 1.Conditions de transmission dun agent infectieux par transfusion 2.Principaux agents infectieux transmissibles 3.Prévention du risque infectieux en transfusion 4.Risque résiduel

4 risque infectieux et transfusion4 1 - CONDITIONS DE TRANSMISSION DUN AGENT INFECTIEUX PAR TRANSFUSION 1)LE DONNEUR –En bonne santé apparente –MAIS porteur dun agent infectieux « PORTEUR SAIN » 2) LE RECEVEUR –Certains sujets sont plus sensibles à certains agents infectieux –Exemples: Immunodéprimés Femmes enceintes (infections fœtales graves)

5 risque infectieux et transfusion5 1- CONDITIONS DE TRANSMISSION DUN AGENT INFECTIEUX PAR TRANSFUSION (suite) 3)LAGENT INFECTIEUX Pour quun agent infectieux contamine un patient lors dune transfusion, il faut: Quil ne soit pas détecté par les analyses systématiques de qualification des dons: don de sang pendant la « fenêtre sérologique » Quil résiste aux températures de conservation des produits sanguins Quil résiste aux procédés dinactivation virale appliqués à certains produits sanguins

6 risque infectieux et transfusion6 1- CONDITIONS DE TRANSMISSION DUN AGENT INFECTIEUX PAR TRANSFUSION (suite) 4)LE PRODUIT SANGUIN Catégorie Plasma et MDS (Médicament Dérivé du Sang) = albumine, facteurs de coagulation, immunoglobulines Bénéficient de traitements physico-chimiques dinactivation virale qui les rendent pratiquement exempts de risque de transmission virale PSL cellulaires = globules rouges, plaquettes Trop fragiles pour bénéficier des traitements actuels dinactivation virale Nature Certains agents infectieux ne sont transmis que par certains produits (ex: globules rouges et paludisme)

7 risque infectieux et transfusion7 2 - PRINCIPAUX AGENTS INFECTIEUX TRANSMISSIBLES VIRUS –Hépatites virales post-transfusionnelles –Rétrovirus BACTERIES –Contamination bactérienne du produit –Syphilis PARASITES = Paludisme ATNC: Agents transmissibles non conventionnels

8 risque infectieux et transfusion8 VIRUS: HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES 1) HEPATITE A Transmission par lingestion deau contaminée par des matières fécales infectées. Transmission par voie parentérale ou sexuelle tout à fait exceptionnelle Les sujets recevant régulièrement des produits sanguins (ex: hémophiles) sont les plus exposés: on les protège en les vaccinant contre lhépatite A.

9 risque infectieux et transfusion9 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES 2) HEPATITE B Clinique Incubation moyenne 2 mois Hépatite aiguë 60% sont asymptomatiques 40% asthénie, anorexie, ictère, nausées Très rarement, forme grave: hépatite fulminante (< 1%) Biologie phase aiguë: Transaminases hépatiques augmentées (20 à 100 fois la normale) Détection dantigène HBs dans le sang puis danticorps anti HBc Guérison 90% des cas Biologie: détection danticorps anti HBs dans le sang

10 risque infectieux et transfusion10 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE B Clinique (suite) Hépatite B chronique (10%) : virus persiste des années ; 20% se compliquent par une cirrhose et au stade de cirrhose, 20% développent un cancer du foie à 5 ans. Biologie phase chronique –Détection dantigène HBs dans le sang si positif: –Recherche de lADN du virus dans le sang: –Négatif = porteur inactif du virus ; à surveiller par dosage de transaminases tous les 6 mois –Positif = hépatite chronique, prévoir une prise en charge spécialisée Le traitement permet de stopper lévolution de plus de 50% des cas.

11 risque infectieux et transfusion11 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE B Maladie universelle: lOMS évalue à 350 millions le nombre de porteurs chroniques dans le monde ; en France concerne personnes et entraîne 1500 décès par an. Modes de transmission: Parentérale Le sang et ses dérivés sont très contaminants Le risque de transmission du virus B dun patient infecté à un soignant lors des soins est élevé (estimé entre 2 et 40%) Sexuelle Périnatale: cette transmission mère-enfant, dite « verticale » peut être prévenue en injectant aux nouveau-nés de mères porteuses du virus des immunoglobulines anti HBs et en débutant simultanément une vaccination contre lhépatite B Transmission

12 risque infectieux et transfusion12 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE B Dépistage de lhépatite B chez les donneurs de sang –Recherche dantigène HBs depuis 1971 –Recherche danticorps anti HBc (1988) Le risque de transmission de lhépatite B par transfusion nest pas nul, cest pourquoi on protège les patients transfusés régulièrement en les vaccinant contre lhépatite B

13 risque infectieux et transfusion13 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES 3) HEPATITE C Clinique Incubation moyenne 5 à 12 semaines Hépatite aiguë: > 90% asymptomatiques < 10% ictère Biologie phase aiguë: Transaminases hépatiques modérément augmentées Détection danticorps anti HCV dans le sang 1 à 2 mois après lépisode aigu, taux fluctuant

14 risque infectieux et transfusion14 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE C Clinique (suite) Hépatite C chronique (70%) : virus persiste des années ; 20% se compliquent par une cirrhose et au stade de cirrhose, 20% développent un cancer du foie à 5 ans. Biologie phase chronique –Détection danticorps anti VHC dans le sang si positif: –Recherche de lARN du virus dans le sang: –Négatif (1/3 des cas) trace dune guérison spontanée –Positif (2/3 des cas) infection chronique par le VHC, prévoir une prise en charge spécialisée Le traitement permet de guérir lhépatite C dans plus de 50% des cas.

15 risque infectieux et transfusion15 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE C Transmission LOMS évalue à 170 millions le nombre de porteurs chroniques dans le monde ; en France elle concernerait 0.9% de la population et est à lorigine de 3500 décès par an. Modes de transmission Parentérale Transfusion: le dépistage des donneurs de sang porteurs du virus est récent (1990) : de nombreux sujets ont donc été contaminés par transfusion avant cette date. Accident par exposition au sang: le risque dinfection après piqûre accidentelle par aiguille souillée est estimé à 2à 5% Toxicomanie IV: prévalence du virus C chez les toxicomanes = 80% Sexuelle : très rare Intra familiale, mère-enfant: rare

16 risque infectieux et transfusion16 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES HEPATITE C Dépistage de lhépatite C chez les donneurs de sang –Recherche danticorps anti HCV (1990) Fenêtre sérologique moyenne = 66 jours –Dépistage génomique viral (DGV) hépatite C (juillet 2001) Fenêtre sérologique moyenne = 10 jours

17 risque infectieux et transfusion17 HEPATITES VIRALES POST TRANSFUSIONNELLES 4) HEPATITE D Le virus de lhépatite D est un virus défectif qui a besoin du virus de lhépatite B pour se multiplier Transmission: –En même temps que virus B = co-infection –Secondairement chez un sujet déjà porteur du virus B = surinfection –Touche surtout les toxicomanes par voie IV Transmission par transfusion exceptionnelle grâce au dépistage de lhépatite B chez les donneurs

18 risque infectieux et transfusion18 VIRUS: RETROVIRUS 1) VIH:virus immunodéficience humaine Structure – clinique: voir cours SIDA Transmission: –Parentérale: Transfusion:le VIH est présent dans les cellules du sang et le plasma: avant 1985 (dépistage du virus) tous les produits sanguins (sauf lalbumine et les immunoglobulines) ont été contaminants Toxicomanie IV –Sexuelle –Mère – enfant Dépistage du VIH chez les donneurs de sang –Recherche danticorps anti VIH 1 et 2 (août 1985) Fenêtre sérologique moyenne = 22 jours –Dépistage génomique viral (DGV) VIH (juillet 2001) Fenêtre sérologique moyenne = 11 jours

19 risque infectieux et transfusion19 RETROVIRUS 2) HTLV:Human T Lymphotropic Virus 2 variétés: HTLV I et HTLV II (rare) Répartition endémique au Japon, Caraïbes, Afrique noire, Amérique du sud 2 types de pathologies: hématologiques ou neurologiques Transmission: –Parentérale Transfusion: cest un virus intra-leucocytaire ; la déleucocytation des produits sanguins (1998) a considérablement réduit le risque de transmission Toxicomanie IV –Sexuelle – mère-enfant (allaitement) Dépistage du HTLV I et II chez les donneurs de sang Recherche danticorps anti HTLV I et II 1989 départements doutremer 1991 métropole

20 risque infectieux et transfusion20 BACTERIES 1) Contamination bactérienne du sang –Cest la multiplication dans une poche de sang dune bactérie, provenant du donneur ou de lenvironnement. –Cela peut provoquer une accident transfusionnel grave avec choc septique pouvant entraîner le décès –Le risque bactérien est évalué environ à 1 accident pour produits sanguins transfusés 2) Syphilis –Premier agent infectieux à avoir fait lobjet dun dépistage systématique chez les donneurs de sang (1956) –Transmission par transfusion exceptionnelle

21 risque infectieux et transfusion21 PARASITES Paludisme post transfusionnel Parasite du paludisme peut être présent dans les hématies du sujet infecté même en labsence de tout signe clinique:il peut donc être transmis par transfusion Prévention de la transmission par transfusion : lentretien médical pré-don repère les donneurs ayant séjourné en zone dendémie – si retour < 4 mois: pas de don –Si retour > 4 mois: don possible avec recherche danticorps anti palustre pour repérer les sujets infectés

22 risque infectieux et transfusion22 ATNC: Agents Transmissibles Non Conventionnels Ce sont des particules protéiques très résistantes, les prions. Elles sont impliquées, chez différents mammifères, dans des pathologies neurologiques appelées Encéphalopathies Subaiguës Spongiformes Transmissibles. La forme humaine est la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ): –MCJ classique: personne âgées, démence, décès en 6 à 7 mois –MCJ génétique –MCJ iatrogène: 90 cas dans les années 80 contaminés par hormone de croissance extraite dhypophyse humaine –Nouveau variant de la MCJ: transmission à lhomme de la forme bovine de la maladie: patients jeunes, troubles psychiatriques, décès en 14 mois Juin 07: 162 cas au Royaume-Uni et 22 cas en France

23 risque infectieux et transfusion23 ATNC: Agents Transmissibles Non Conventionnels (suite) Prévention dune hypothétique transmission par transfusion (principe de précaution) –Exclusion du don de sang des sujets ayant pour antécédents: MCJ dans la famille Traitement par hormone de croissance, greffe de cornée, de méninge Transfusions sanguines Séjour dans les Iles britanniques > 1 an entre 1980 et 1996 –Déleucocytation des produits sanguins

24 risque infectieux et transfusion PREVENTION DU RISQUE INFECTIEUX EN TRANSFUSION Sélection médicale des donneurs Qualification biologique des dons –Analyses systématiques: Hépatite B: Antigène HBs, Anticorps anti HBc Hépatite C: Anticorps anti HCV, DGV VIH: Anticorps anti VIH, DGV HTLV: Anticorps anti HTLV Syphilis –Analyses ciblées: paludisme, cytomégalovirus (cf. cours PSL) Procédés physico-chimique dinactivation virale (plasma et dérivés) Utilisation de produits recombinants génétiques (hémophiles) Utilisation rationnelle des produits (unités pédiatriques) Recours à la transfusion autologue

25 risque infectieux et transfusion25 4- RISQUE RESIDUEL Malgré les mesures préventives prises, il persiste un risque résiduel de transmission dagents infectieux, essentiellement des virus. Lestimation du risque résiduel est basée sur un calcul mathématique: cest le nombre de dons potentiellement contaminants pour un virus et qui ne sont pas détectés. Estimation du risque résiduel pour les principaux virus sur la période : VIH: 1 don / dons VHC: 1 don / dons VHB: 1 don / dons


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