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Christine Mohr Chabeuil, le 1 ier octobre 2010 Psychologue clinicienne Diplômée Facultés de Paris XIII et Lyon II DIU de Victimologie Tel : 06.65.70.45.45.

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1 Christine Mohr Chabeuil, le 1 ier octobre 2010 Psychologue clinicienne Diplômée Facultés de Paris XIII et Lyon II DIU de Victimologie Tel : DEVELOPPEMENT PSYCHO- SEXUEL de la NAISSANCE à lADOLESCENCE la NAISSANCE à lADOLESCENCE 1

2 Complexité du développement: Complexité du développement: Une vision limitée à une seule approche est très restrictive mais parfois certaines approches sont inconciliables sur un certain nombre de points. Ci- dessous approche non exhaustive : approche biologique, intégrative (Catherine Cabanis), ethnopsychologique, comportementaliste, etc. Chacun de ces courants et (ou) disciplines comportent eux-mêmes beaucoup dorientations différentes importantes. Une vision limitée à une seule approche est très restrictive mais parfois certaines approches sont inconciliables sur un certain nombre de points. Ci- dessous approche non exhaustive : approche biologique, intégrative (Catherine Cabanis), ethnopsychologique, comportementaliste, etc. Chacun de ces courants et (ou) disciplines comportent eux-mêmes beaucoup dorientations différentes importantes. –approche développementaliste (Piaget mais aussi Lécuyer, A. Stéri, O. Houdé, etc): cest une approche généraliste qui ne tient pas compte des aspects individuels, ni du corps (pas objectivable pour les cognitivistes); motricité et en expérimental, cest le rapport aux objets physiques sans considérer les effets des interactions; lenfant en se développant accumulerait sans perte. (cf document joint pour les divers stades) –approche clinique psychanalytique (S. Freud, M. Klein, D. Winnicott, Roussillon, Anzieu, etc) : le sujet est plus important que le collectif; vision rétrospective des adultes sur leur enfance; lenfant est difficilement dissocié de sa mère et de son père avec dimension relationnelle prépondérante; il y a à la fois des gains et des pertes, le temps psychique nest pas un temps linéaire (notion de laprès-coup). Place prépondérante de lInconscient. Freud reste un pionnier, que ces théories soient considérées par chacun comme valides ou pas. 2

3 - approche neuropsychologique : (Broca, Wernické, Damasio, etc) discipline scientifique et clinique étudiant les fonctions mentales supérieures dans leurs rapports avec les structures cérébrales au moyen d'observations menées auprès de patients présentant des lésions cérébrales accidentelles, congénitales ou chirurgicales. Les tests neuropsychologiques permettent dapprécier et quantifier un trouble cognitif après une affection cérébrale mais aussi les capacités mnésiques, langagières, praxiques, gnosiques, etc. Les troubles des apprentissages dorigine instrumentale sont pris en charge par la neuropsychologie (origine psychologique associée ou pas). Approche évoquée compte tenu des problèmatiques « dys ». - approche ethnopsychologique: ( Biernès, Paduart, Breton) Caractéristiques psychiques spécifiques à certains peuples et groupes sociaux. Présupposé: personnes rencontrant des difficultés et non pas ayant des difficultés: la difficulté nest pas dans la personne mais dans linterrelation entre la personne et un environnement qui demande quelque chose. Cette approche permet une double entrée: du côté du sujet, du côté du socius (lun et lautre étant lié). Caractéristiques psychiques spécifiques à certains peuples et groupes sociaux. Présupposé: personnes rencontrant des difficultés et non pas ayant des difficultés: la difficulté nest pas dans la personne mais dans linterrelation entre la personne et un environnement qui demande quelque chose. Cette approche permet une double entrée: du côté du sujet, du côté du socius (lun et lautre étant lié). 3

4 Notion de norme culturelle (culture française, subculture, universalité) et despace de jeu entre les différentes normes. La norme se définie/anormalité et lanormalité/ norme. De ce fait, la terminologie « dys » est refusée… approche intégrative: prend en compte les diverses approches approche intégrative: prend en compte les diverses approches 4

5 AVANT LA NAISSANCE - On est le produit de désirs parentaux accompagnés de tout laspect transgénérationnel doù limportance de la place de lenfant à venir dans le psychisme de la mère, du père et du couple : enfant biologique du couple ou pas, adoption (en lien aussi avec labandon), grossesse spontanée ou « médicalisée » (fécondation artificielle, etc), contexte de larrivée de cette grossesse dans lhistoire personnelle de chacun, etc. Etre Femme et (ou) être Mère? Différenciation entre le désir de grossesse et le désir de devenir mère : clivage ou complémentarité? Place de lenfant imaginaire et de lenfant réel dans le psychisme parental: clivage ou deuil possible de cet enfant imaginaire. Grossesse de la mère et …grossesse du père…avec remaniements psychiques amenés par la maternité et la paternité. 5

6 - Il est difficile de se représenter ce qui se passe chez le fœtus et le nourrisson mais la psychanalyse utilise des hypothèses de reconstruction, ce qui se passe plus tard et que lon observe en cours de cure de psychanalyse denfant ou dadulte. On utilise aussi lobservation directe des bébés ainsi que les expériences de la neurobiologie. Notre Petite Enfance et Enfance étant pour Freud inscrites dans le refoulement, pour dautres dans une amnésie infantile non-pathologique. –Il nest pas exclu que le fœtus commence à avoir des interactions avec lenvironnement et pas seulement à un niveau biologique mais aussi à un niveau affectif observation confirmée par la clinique : 6

7 à un niveau conscient avec une signification « secondaire » rationnelle (signification du même mot dans un contexte différent rationnel): il a existé une immense émotion ou angoisse de notre mère, une modification importante du rythme cardiaque, … nous signifiant telle situation pour nous ex-foetus comme étant dangereuse, une situation de peur, même si objectivement, il ny a pas de raison davoir peur. à un niveau conscient avec une signification « secondaire » rationnelle (signification du même mot dans un contexte différent rationnel): il a existé une immense émotion ou angoisse de notre mère, une modification importante du rythme cardiaque, … nous signifiant telle situation pour nous ex-foetus comme étant dangereuse, une situation de peur, même si objectivement, il ny a pas de raison davoir peur. Ex: « accoucher est extrêmement dangereux … ma mère est décédée en accouchant de moi en pleine nuit, seule» Ex: « accoucher est extrêmement dangereux … ma mère est décédée en accouchant de moi en pleine nuit, seule» à un niveau inconscient avec une signification « primaire » irrationnelle (signification première non rationnelle): il se fait connaître à laide de laffect et peut- être décalé par rapport au premier. Quand le décalage est grand entre ces deux niveaux, cela produit un symptôme. à un niveau inconscient avec une signification « primaire » irrationnelle (signification première non rationnelle): il se fait connaître à laide de laffect et peut- être décalé par rapport au premier. Quand le décalage est grand entre ces deux niveaux, cela produit un symptôme. Ex: « je ne sais pas pourquoi jai peur, je nai pas de raison davoir peur mais il y a une raison en moi qui explique cette peur, et cette raison est inconnue » Ex: « je ne sais pas pourquoi jai peur, je nai pas de raison davoir peur mais il y a une raison en moi qui explique cette peur, et cette raison est inconnue » 7

8 LENFANT de MOINS de 6 ans ou « PETITE ENFANCE » –Beaucoup dauteurs ont fait et font lhypothèse dune indistinction primaire entre le bébé et sa mère au cours des premières semaines de la vie: un état anobjectal (sans objet extérieur, restant focalisé sur le sujet). Dautres pensent quil est inutile, voire nuisible de postuler une telle indistinction primitive. Dautres encore prennent ces deux approches en compte. –Importance de la maturité nerveuse –Sexologie: présence dorgasme possible chez le bébé (frottement cuisses, etc…) –Quelle est la part dinné de lhérédité et de lacquis ? Linné: ce qui est inscrit dans notre patrimoine génétique Linné: ce qui est inscrit dans notre patrimoine génétique Lacquis: lié à lenvironnement dans lequel on évolue (influence des relations avec le couple parental, la famille, les relations sociales, la culture, le milieu géographique, lhistoire) Lacquis: lié à lenvironnement dans lequel on évolue (influence des relations avec le couple parental, la famille, les relations sociales, la culture, le milieu géographique, lhistoire) 8

9 Approche développementale du nourrisson Approche développementale du nourrisson (environ 0 à 2 ans) (environ 0 à 2 ans) La grande question sur les précocités du nourrisson : La grande question sur les précocités du nourrisson : connaissances apprises mais non innées. Piaget abandonne la psychanalyse après la guerre pour se tourner vers la méthode expérimentale et le cognitivisme 1. Intelligence Sensori-Motrice selon Piaget (ISM : 6 stades de 0 à 2 ans) : forme d organisation de lactivité mentale sous un double aspect (moteur ou intellectuel et affectif; dimensions individuelle et sociale) -Stade (0 à 1 mois): réflexes archaïques (succion, marche automatique, grasping, Babinski (flexion gros orteil) -Stade II (2 à 7 mois): premières habitudes, réactions circulaires sur le corps propre, construction de schémas nouveaux 9

10 -Stade III (8 à 11 mois): coordination vision-préhension, début des réactions circulaires secondaires, lobjet a un début de permanence qui prolonge laccommodation -Stade IV (12 mois): coordination des schémas daction en séquence (moyens, but), début de décentration -Stade V (fin de 1 ère année): réactions circulaires tertiaires; découvertes de moyens nouveaux adaptés (support, bâton, ficelle) par tâtonnement; extension de lespace par la locomotion -Stade VI (18 mois à 2 ans): constitution dune logique de laction par lintervention et non seulement la découverte 10

11 2. Acquisitions motrices: essentiellement fruits de la maturation nerveuse 3. Accès à la symbolisation: Capacité de remplacer un objet absent (mère) par un objet présent (doudou) Capacité de remplacer un objet absent (mère) par un objet présent (doudou) Capacité au jeu, à limitation, au dessin ( jeu de faire semblant à un objet externe): Capacité au jeu, à limitation, au dessin ( jeu de faire semblant à un objet externe): –le jeu permet dévacuer lagressivité, la destructivité. Il y a toujours une ressemblance physique ou de couleur (ex: herbe pour salade). Très important dans les psychothérapies denfants: les jouets sont en lien avec les angoisses des enfants. –limitation différée à partir de 18 mois: imitation en labsence du modèle, imitation dans le but de déjouer la colère des parents (les faire rire, lhumour désarme bien leur ressenti) –le dessin: il peut exprimer beaucoup de choses que lenfant ne peut pas dire 11

12 Base qui permet daccéder à la parole, au langage: le mot renvoie à la chose Base qui permet daccéder à la parole, au langage: le mot renvoie à la chose –1 ère langue: bains de mots et bain de langue, monolangue, lalangue (Ionesco puis Lacan, peau des mots et chair de la langue, comme le sens de cocorico ou de quiriquiqui du coq selon le pays)ou mamanais (langage parlé spontané des parents quand ils sadressent à un bébé) –Discours des enfants (2-3 ans): répétition des mots pris au vol, fabulations, compréhension au pied de la lettre, lien entre le parler et le faire, comprend au pied de la lettre et très arbitraire –Pour certains auteurs langage différencié de la pensée comme un instinct, pour dautres comme les psychanalystes existence dun rapport conscient et inconscient (Bion, Winnicott, Roussillon) 12

13 4. Acquisition de la distinction Moi / Non Moi, monde intérieur / monde extérieur (durant les deux premières années de la vie). Pour les comportementalistes (contrairement aux psychanalystes), le nourrisson est distinct de sa mère dès la naissance. Ils pensent quil est inutile, voire nuisible, de postuler une indistinction primitive Pour les comportementalistes (contrairement aux psychanalystes), le nourrisson est distinct de sa mère dès la naissance. Ils pensent quil est inutile, voire nuisible, de postuler une indistinction primitive. Construction du réel et permanence de lobjet : dès 8 semaines pour Bower (entre 18 mois et 2 ans pour Piaget) Le réel est ce qui nous entoure, ce que lon ne peut pas contourner. Le réel est perçu par les sens - les sens peuvent nous tromper. La réalité cest ce que lon construit, on parle de réalité psychique (il peut y avoir des discordances, cf. les illusions optiques). La réalité prend différentes formes avec lâge. Un adolescent peut imaginer les raisons pour lesquelles un bateau flotte – pour un enfant, un bateau flotte toujours, cest comme çà. Pour un personnage qui avance derrière un mur, puis passe derrière, lenfant attend du regard quil sorte de derrière le mur: à 8 semaines, peu importe ce qui sort mais surprise si rien Pour un personnage qui avance derrière un mur, puis passe derrière, lenfant attend du regard quil sorte de derrière le mur: à 8 semaines, peu importe ce qui sort mais surprise si rien 13

14 . Identité de lobjet: à partir de 5 mois pour Bower (plus tard pour Piaget); lenfant trouve bizarre si un autre personnage sort de derrière le mur.. Imitation (nécessité de comprendre que la personne est différente de soi et nécessité dune représentation): imitation précoce du bébé de quelques jours imitant les mimiques du visage mais dans une forme de fusion avec lenvironnement; vers mois imitations délibérées venant sans intention bien claire avec représentation. Amodalité sensorielle (travaux de Bower): toutes les modalités sensorielles sont confondues puis distinction entre elles puis coordination. Par exemple reconnaissance visuelle à 3s. de quelque chose que le bébé a touché avec sa bouche (tétine à picots et tétine lisse), disparition à 2 ou 3 mois. -transfert du toucher vers la vue: 2 mois -transfert de la vue vers le toucher: 5 mois -dans les deux sens: 6 mo is 14

15 . Intentionnalité (ex: un enfant de 10 mois qui veut attraper un jouet hors du parc va tirer la couverture pour approcher lobjet): vers 5 mois pour Bruner, bien plus tard pour Piaget. Intentionnalité (ex: un enfant de 10 mois qui veut attraper un jouet hors du parc va tirer la couverture pour approcher lobjet): vers 5 mois pour Bruner, bien plus tard pour Piaget. Déplacement dans lespace (préfigure larithmétique élémentaire selon M. Klein): dun point à un autre réversibilité (8+4 -> 12-4=8), composition ( …), associativité ( = 20=10x2=5x2x2). On retrouve des problèmes important à ce niveau dans la dyscalculie: auparavant ces enfants étaient considérés comme déficients intellectuels. Aujourdhui une prise en charge globale est organisée avec maintien en école ordinaire.. Déplacement dans lespace (préfigure larithmétique élémentaire selon M. Klein): dun point à un autre réversibilité (8+4 -> 12-4=8), composition ( …), associativité ( = 20=10x2=5x2x2). On retrouve des problèmes important à ce niveau dans la dyscalculie: auparavant ces enfants étaient considérés comme déficients intellectuels. Aujourdhui une prise en charge globale est organisée avec maintien en école ordinaire.. Etc.. Etc. 15

16 Approche développementale du jeune enfant (environ 2 à 6 ans) (environ 2 à 6 ans) - 2 ans: période des opérations symboliques et pré-opératoires: lenfant imite des modèles avec les parties du corps propre quil naperçoit pas directement (ex: froncement du front) - 2 ans: période des opérations symboliques et pré-opératoires: lenfant imite des modèles avec les parties du corps propre quil naperçoit pas directement (ex: froncement du front) - 3 ans: intégration dun objet en tant que substitut dun autre objet (ex: une pierre devient un coussin) - 4 à 5 ans: début du symbolisme dans activités ludiques avec pensée figurale égocentrique, explications magiques. Notion de réciprocité non acquise. 16

17 Approche psychanalytique: organisation de la pulsion avec développement de la libido jusquà environ 6 ans (ou organisation pré-génitale) Dautres auteurs (Winnicott, F. Tustin, Ferenczi, J. Piaget et H. Wallon) font lhypothèse dune indifférenciation primaire (monisme) entre le nourrisson lui-même et le monde au cours des premières semaines de vie (relation fusionnelle avec la mère en régression): Dautres auteurs (Winnicott, F. Tustin, Ferenczi, J. Piaget et H. Wallon) font lhypothèse dune indifférenciation primaire (monisme) entre le nourrisson lui-même et le monde au cours des premières semaines de vie (relation fusionnelle avec la mère en régression): La naissance: séparation corps de la mère / corps du bébé par la coupure du cordon ombilical. Le cri primal (Otto Rank) est la première séparation des corps mère-enfant (il existe un postulat que parfois cela sest mal passé). La naissance: séparation corps de la mère / corps du bébé par la coupure du cordon ombilical. Le cri primal (Otto Rank) est la première séparation des corps mère-enfant (il existe un postulat que parfois cela sest mal passé). Transition: le bébé reste collé à la mère: tout mère / enfant, fusion à la mère Transition: le bébé reste collé à la mère: tout mère / enfant, fusion à la mère Passage à deux entités séparées: période difficile du sevrage, préoccupation maternelle primaire, rôle pare-excitation de la mère. Passage à deux entités séparées: période difficile du sevrage, préoccupation maternelle primaire, rôle pare-excitation de la mère. 17

18 Pour la psychanalyse, insistance sur le corps et les ressentis corporels: le jeune bébé produit des sensations internes en liaison avec lextérieur (froid, chaud, …). Puis peu à peu, différenciation entre les sensations venant du dehors et du dedans, la peau étant linterface. Par ailleurs, lenfant à la naissance est forcément pris dans une relation. Lenfant ne se différencie pas de la mère, cest la mère qui fait différencier lenfant. Cest aussi elle qui introduit le père. Cet enfant en état de détresse (faim, froid, etc) est dans un état de tension forte qui alerte quelquun, une personne attentive va avoir une action bien spécifique qui va lui apporter la satisfaction. Lenfant sapaise: il garde une trace mnésique du visage de cette personne et lorsque la même tension se réapparaît, lenfant revoit cette trace mnésique, cet autre secourable parviendra à apaiser lenfant. Une mémoire liée à laffect. Mais la réalité étant toujours décevante, il y aura toujours un décalage entre la première satisfaction et les autres: colère et pensées destructrices, déception, nostalgie, etc 18

19 –« La relation à lObjet occupe une place centrale dans le développement de la personnalité » A. Ciccone (lObjet = objet damour; Objet primaire = mère) –Naissance à la vie psychique (devenir Sujet): Position adhésive ou autistique: identification par adhésivité (« le sein » = la mère est le bon objet) Position adhésive ou autistique: identification par adhésivité (« le sein » = la mère est le bon objet) Position symbiotique ou paranoïde-schizoïde (il existe un bon objet et il existe un mauvais objet car frustration): identification par projection; clivage et crainte de détruire le bon objet, idéalisation Position symbiotique ou paranoïde-schizoïde (il existe un bon objet et il existe un mauvais objet car frustration): identification par projection; clivage et crainte de détruire le bon objet, idéalisation en clinique, utilisation du pareil Position dépressive avec angoisse dépressive (lenfant prend conscience que bon et mauvais objet ne font quun, objet global, mère suffisamment bonne): refoulement. Possible que réintroduction du père qui donne du plaisir à la mère. Sortie de la fusion/symbiose ou la séparation. Position dépressive avec angoisse dépressive (lenfant prend conscience que bon et mauvais objet ne font quun, objet global, mère suffisamment bonne): refoulement. Possible que réintroduction du père qui donne du plaisir à la mère. Sortie de la fusion/symbiose ou la séparation. en clinique, utilisation du Je et utilisation du différent. Pulsion: tout ce qui va embraser psychiquement notre corps = poussée dexcitation directionnelle: source (oralité, anal, etc) à la recherche dun but (satisfaction de la pulsion et apaisement de la tension) avec un objet (ce par quoi se satisfait la pulsion). Pour Freud, tout abaissement dune tension est ressenti comme du plaisir (sexualité), en évitant le déplaisir, le tout à un niveau conscient ou inconscient. Pulsion: tout ce qui va embraser psychiquement notre corps = poussée dexcitation directionnelle: source (oralité, anal, etc) à la recherche dun but (satisfaction de la pulsion et apaisement de la tension) avec un objet (ce par quoi se satisfait la pulsion). Pour Freud, tout abaissement dune tension est ressenti comme du plaisir (sexualité), en évitant le déplaisir, le tout à un niveau conscient ou inconscient. 19

20 Je préfèrerai organisations pulsionnelles à stades de développement en référence à un enchaînement progressif dorganisations intermédiaires mais non linéaires, chacune des organisations intermédiaires laissant des strates dans notre développement. Les organisateurs centraux laissant la place à dautres organisateurs tout en continuant à exister (résolution toujours « partielle » de la pulsion). La sexualité adulte en est le résultat: construction de la Subjectivité, cest-à-dire la manière dont le sujet se construit, peut dire « Je », mais aussi dont il donne sens à ce quil rencontre de lui ou du monde extérieur. Passage dune organisation à lautre/ mode de rapport entre mère et enfant. Je préfèrerai organisations pulsionnelles à stades de développement en référence à un enchaînement progressif dorganisations intermédiaires mais non linéaires, chacune des organisations intermédiaires laissant des strates dans notre développement. Les organisateurs centraux laissant la place à dautres organisateurs tout en continuant à exister (résolution toujours « partielle » de la pulsion). La sexualité adulte en est le résultat: construction de la Subjectivité, cest-à-dire la manière dont le sujet se construit, peut dire « Je », mais aussi dont il donne sens à ce quil rencontre de lui ou du monde extérieur. Passage dune organisation à lautre/ mode de rapport entre mère et enfant. - organisation pulsionnelle orale (à partir de la naissance): la zone érogène prévalente est bucco-labiale: la bouche, la langue, la sphère digestive avec aussi la vision, le toucher (D. Anzieu). « Cest TOUT qui sent » dira F. Dolto (manger des yeux, dévorer du regard,…). Le médiateur est le sein ou son substitut. Cette organisation est donc en lien avec labsorption, le remplissage, lalimentation (mais aussi chanter, fumer, etc). Une 1 ière forme passive où lenfant reçoit (succion, absorption du lait, etc) puis une 2 ème forme active au moment de la poussée dentaire à 6-8 mois avec pulsion agressive (risque alors de réaction de rétorsion maternelle, …). Organise donc sa libido et son monde relationnel. Pathologie: angoisse de dévoration ou dengloutissement, de séparation du corps maternel, autisme, anorexie, boulimie, conduites addictives adultes, etc 20

21 -organisation pulsionnelle anale (à partir de la fin de la 1 ère année): la zone érogène (ou érotisme anal) est la zone anale orifice anal, fesses, intériorité. Objet: selles et au-delà toute une dynamique relationnelle (maitrise avec manipulation ou satisfaction de lautre). Lenfant commence à comprendre quil a un pouvoir sur ladulte quand il veut et comme il veut: lenfant dispose de ses excréments comme dune monnaie déchange, souvent objet de chantage entre mère et enfant. Souvent anticipation du besoin par la mère: confusion alors ente envie et besoin. En lien donc avec la maîtrise des choses et des personnes … mais aussi lavarice et son contraire, banquier, difficulté à se séparer, etc: influence sur la pensée, arrivée de lopposition, relation de type sado-masochiste (enfant manipule violemment les objets ou est le souffre douleur des autres), organisation de la théorie sexuelle infantile (conception digestive de lorigine des enfants avec rôle obscur pour le père), découverte de la mort en observant les animaux (sens de la mort: immobilisation). But: plaisir auto-érotique car enfant considère ses selles comme une partie de son corps. 21

22 – organisation pulsionnelle phallique ( à partir 3 ans): la zone érogène est le sexe phallique: masturbation la zone érogène est le sexe phallique: masturbation Source: urètre, clitoris, pénis Source: urètre, clitoris, pénis Objet: si pénis présenté comme objet phallique, peur et vécu de manque de la petite fille qui na pas lidée de lexistence du clitoris Objet: si pénis présenté comme objet phallique, peur et vécu de manque de la petite fille qui na pas lidée de lexistence du clitoris Découverte de la différence anatomique entre fille et garçon (avoir ou pas un pénis) : le primat du génital (il existe un seul sexe). Garçon possède un pénis donc se vit supérieur, le plus fort et fille se vit inférieure, simagine que clitoris va pousser et pense à une punition de la mère à son égard. Vers 5-6 ans menace de castration chez garçon (peut le perdre) et prise de conscience de la fille quelle nen a pas (mais pense que mère a et quelle est responsable de son absence). Découverte de la différence anatomique entre fille et garçon (avoir ou pas un pénis) : le primat du génital (il existe un seul sexe). Garçon possède un pénis donc se vit supérieur, le plus fort et fille se vit inférieure, simagine que clitoris va pousser et pense à une punition de la mère à son égard. Vers 5-6 ans menace de castration chez garçon (peut le perdre) et prise de conscience de la fille quelle nen a pas (mais pense que mère a et quelle est responsable de son absence). avec période daffirmation de soi, plus grande curiosité intellectuelle/adultes et /différence des sexes avec période daffirmation de soi, plus grande curiosité intellectuelle/adultes et /différence des sexes 22

23 capacité à différer la satisfaction de ses pulsions (demain, année prochaine, …acquisition progressive) capacité à différer la satisfaction de ses pulsions (demain, année prochaine, …acquisition progressive) Plusieurs rivaux auprès de la mère: père, frères et soeurs Plusieurs rivaux auprès de la mère: père, frères et soeurs Complexe dŒdipe ( aussi décrit complexe dElectre pour la forme féminine) : importance dun juste équilibre dans la réaction parentale (complexe= liaison entre la pulsion et linterdiction; complexes familiaux de Lacan, etc.; Œdipe en lien avec la mythologie) Complexe dŒdipe ( aussi décrit complexe dElectre pour la forme féminine) : importance dun juste équilibre dans la réaction parentale (complexe= liaison entre la pulsion et linterdiction; complexes familiaux de Lacan, etc.; Œdipe en lien avec la mythologie). / parent du même sexe que lenfant: un mélange entre amour (identification) et haine (rivalité dans la séduction du parent du même sexe). / parent du sexe opposé à lenfant: séduction Le garçon ne changera pas dobjet damour primaire contrairement à la fille : complexe dŒdipe différent. Complexe de castration lié (différent aussi pour la fille et pour le garçon). A lissu de la résolution partielle du complexe dŒdipe, intégration infantile de la différence des sexes, de la différence des générations et intériorisation du Surmoi (base et modèles des interdits) 23

24 Pathologie de lorganisation phallique: énurésie (maintien dune sexualité plus ancrée dans la mère), comportement parental castrateur si interdits trop posés (conflit, cristallisation à cette organisation pulsionnelle), origine de la construction psychique perverse, etc. Pathologie de lorganisation phallique: énurésie (maintien dune sexualité plus ancrée dans la mère), comportement parental castrateur si interdits trop posés (conflit, cristallisation à cette organisation pulsionnelle), origine de la construction psychique perverse, etc. Lorsque Freud parle des plaisirs « pervers polymorphes » de lenfant, il sagit de traits multiples non figés chez lenfant alors quils sont intégrés dans notre sexualité adulte. Lorsque Freud parle des plaisirs « pervers polymorphes » de lenfant, il sagit de traits multiples non figés chez lenfant alors quils sont intégrés dans notre sexualité adulte. Notre histoire est vivante: ce qui sy est passé, nous lavons à la fois conservé, engrangé, imprimé tel quel, et en même temps, et cest çà grandir et évoluer, nous lavons remaniée, réinterprétée après-coup. Notre histoire est vivante: ce qui sy est passé, nous lavons à la fois conservé, engrangé, imprimé tel quel, et en même temps, et cest çà grandir et évoluer, nous lavons remaniée, réinterprétée après-coup. 24

25 Approche ethnopsychologique de lidentité Il existe 3 interdits symboliques universaux: tuer son prochain, manger son prochain, inceste. La transgression de ces interdits est parfois légale, parfois illégale. Lorganisation sociale que produisent ces cultures est centrée sur une des trois phases citées ci-dessous (trois phases sans la même intensité): 1) phase du sevrage tardif vers 4 - 5ans : comme la société dAfrique noire traditionnelle. Avant 3-4 ans, lenfant est dans la toute puissance puis sevrage brutal, du jour au lendemain, la mère senduisant le sein dun produit répulsif (souffrance traumatique de lenfant, repli sur lui, etc). Survie de lenfant que si intégration dans le groupe qui le prend en charge (remise en cause de lavance du développement psychomoteur, risque de carences alimentaires et vitaminiques. La mère se tourne alors vers un autre enfant à naître. La vision de la vie est une vision en spirale. Il existe une vie que lon voit (ici-bas) et une vie que lon ne voit pas (au-delà).La naissance biologique ne projette pas lenfant dans lici-bas, il est toujours dans lau-delà. Un rituel (passe dans lordre du culturel ce qui est naturel) avec le village tout entier sera nécessaire: cela marque les places et les statuts de chacun, la place dans la filiation, le lignage. La vision de la vie est une vision en spirale. Il existe une vie que lon voit (ici-bas) et une vie que lon ne voit pas (au-delà).La naissance biologique ne projette pas lenfant dans lici-bas, il est toujours dans lau-delà. Un rituel (passe dans lordre du culturel ce qui est naturel) avec le village tout entier sera nécessaire: cela marque les places et les statuts de chacun, la place dans la filiation, le lignage. 25

26 Lenfant est un être nouveau mais habité par lesprit de lancêtre qui revient ici-bas. Ex: si lancêtre est le père du père, lenfant peut être appelé papa par son père car celui-ci sadresse à lancêtre. Lenfant a alors un statut particulier, celui de lancêtre. La parole est à écouter à un double niveau: enfant et ancêtre. Ici la rivalité se fait / loralité: lenfant peut dire « mon père est le plus fort parce quil ma offert les plus beaux habits » (un bel habit contre la nourriture que lon prend). 2) phase phallique oedipienne: comme les pays du Nord industrialisés. La sexualité prime sur loralité. Beaucoup de rituels sont balayés par la société (chez nous, le baptême cétait donner le prénom du grand-père ou de la grand-mère). De nouveaux sont en train démerger. Dans lapproche anthropologique, pour le garçon / primat de langoisse de castration: cest lenjeu de lEtre; si je ne peux pas avoir ma mère parce que mon père me linterdit, il faut que je devienne plus puissant que mon père (loi). Lenfant identifie le savoir comme étant un moyen de puissance (déplacement de la pulsion sexuelle). La résolution oedipienne met lenfant dans une position de compétition, qui doit faire sa place plus grande que le père, contre le groupe (individualité). Pour la fille/ avoir ce que le père a, cest-à-dire le savoir: cest lenjeu davoir ou de ne pas avoir. 26

27 Chez les hommes célèbres, ceux sont surtout les femmes qui ont surtout continué: recherche du savoir et du pouvoir. En prise en charge RASED dans le système éducatif, 80% de garçons et 20% de filles. Puissance du père => rationnalité scientifique qui va primer sur la pensée magique => mythe du héros (western, …). Le passage à lâge adulte se fait au prix du meurtre symbolique de la mère (cf. le mythe dŒdipe daprès Sophocle). Chez les hommes célèbres, ceux sont surtout les femmes qui ont surtout continué: recherche du savoir et du pouvoir. En prise en charge RASED dans le système éducatif, 80% de garçons et 20% de filles. Puissance du père => rationnalité scientifique qui va primer sur la pensée magique => mythe du héros (western, …). Le passage à lâge adulte se fait au prix du meurtre symbolique de la mère (cf. le mythe dŒdipe daprès Sophocle). 3) Phase génitale: comme dans la société arabo-musulmane (cf lun des contes des milles et une nuits dans lequel le meurtre de la mère est impossible, limage devient clivée, mère sainte intouchable et femme dévalorisée prostituée). Le garçon est dans une enculturation première féminine puis passe dans un monde masculin brutalement à 10 ans. Le monde adulte des hommes renvoie à une organisation centrée sur la phase phallique (cf 2) alors que celui des femmes renvoie à la phase du sevrage (cf 1). Un troisième niveau: les grands-parents qui interviennent légitimement dans le groupe du sexe opposé. Cest en premier lieu une position clivée puis dans une positon équilibrée à la 3 ième génération. 3) Phase génitale: comme dans la société arabo-musulmane (cf lun des contes des milles et une nuits dans lequel le meurtre de la mère est impossible, limage devient clivée, mère sainte intouchable et femme dévalorisée prostituée). Le garçon est dans une enculturation première féminine puis passe dans un monde masculin brutalement à 10 ans. Le monde adulte des hommes renvoie à une organisation centrée sur la phase phallique (cf 2) alors que celui des femmes renvoie à la phase du sevrage (cf 1). Un troisième niveau: les grands-parents qui interviennent légitimement dans le groupe du sexe opposé. Cest en premier lieu une position clivée puis dans une positon équilibrée à la 3 ième génération. La prévalence est maternelle à la maison, paternelle à lextérieur. La prévalence est maternelle à la maison, paternelle à lextérieur. 27

28 LA LATENCE ( environ 6 ans à la pré-puberté) Approche développementale: - 6 à 7 ans: articulations des intuitions avec notion de résultat de transformation mais sans système densemble cohérent - 6 à 11 ans: période des opérations concrètes Importance de la latence: si elle est installée, bon pronostic (sublimation, refoulement) car meilleure résistance à leffractaire de ladolescence. Les enfants ne montrent plus leurs pulsions aux adultes même si pendant longtemps on a parlé de silence pulsionnel, de refoulement de la sexualité infantile (témoin le nombre de RDV sur cette période, problèmes dapprentissage des bases fondamentales, le célèbre exemple dEmma donné par Freud). Rapport extrêmement intense à lanalité (la scatologie). Quand la période de latence est tumultueuse ou pas de latence du tout, lexcitation continue. 28

29 - poursuite du travail dautonomisation de lenfant: jusquà lors cétait au sein de sa famille. Là, lautonomisation va se poursuivre par rapport à la famille. Il na plus besoin de papa/maman à côté de lui pour lui dire ce quil faut faire, pour lui dire comment il faut traiter tout une série de choses. Mais période particulièrement fragile. - instauration de ce quon a appelé « lâge de raison », cest-à-dire, lidentification et lintériorisation du surmoi post-oedipien, systèmes au-dedans de lenfant: capacité de réaliser les choses en symbole. Evolution du surmoi dans ses particularités issues de la famille: dans chaque famille, il y a des choses qui sont interdites et des choses qui sont permises, ce ne sont pas les mêmes de lune à lautre (découverte lors des invitations chez les copains où comparaison). Nécessité de transaction car règles de la société, etc. Lécole primaire va aider lenfant à consolider et déployer ses acquisitions en le confrontant à la nécessité dabstraction. 29

30 - immobilisation du corps (se déplacer plutôt à lintérieur de soi- même), imaginer les choses au-delà de la perception. Les enfants qui ont un mauvais surmoi post-oedipien sont en difficultés car ils continuent à symboliser-chose, à symboliser-moteur, à symboliser dans le jeu avec les actes moteurs véritables. Cela va lourdement les pénaliser. - confrontation avec le groupe denfants et lintériorisation de la question des règles communes: contenir quelque chose du principe général de tous les Surmoi, les règles de jeu retiennent la pulsion. Le Surmoi doit être exportable car sil est trop particulier, lenfant ne sera pas invité ou « sera bouc émissaire »et il sera en décalage. - accès à la symbolisation secondaire (apprentissage de lécriture et de la lecture après découverte de règles préexistantes à lenfant): jeu avec le langage (jeu de mots) cf. Alice aux pays des merveilles confrontée à un livre sans dialogue et sans image. Poursuite et réorganisation du travail de ressaisie de ce qui sest passé à lintérieur de nous, dans notre histoire.(à ladolescence: représentation après-coup de lhistoire et adulte, réorganisation notre rapport avec notre propre passé). La symbolisation comme mode de gestion de sa pulsion et de ses mouvements intérieurs. - accès à la symbolisation secondaire (apprentissage de lécriture et de la lecture après découverte de règles préexistantes à lenfant): jeu avec le langage (jeu de mots) cf. Alice aux pays des merveilles confrontée à un livre sans dialogue et sans image. Poursuite et réorganisation du travail de ressaisie de ce qui sest passé à lintérieur de nous, dans notre histoire.(à ladolescence: représentation après-coup de lhistoire et adulte, réorganisation notre rapport avec notre propre passé). La symbolisation comme mode de gestion de sa pulsion et de ses mouvements intérieurs. 30

31 - lenfant a besoin quil y ait un silence pulsionnel théorique suffisant autour de lui, de respecter sa pudeur, il a besoin de ne pas être trop excité pendant toutes ces années-là de façon à pouvoir réaliser tous les apprentissages dont il a besoin, qui sont des apprentissages intellectuels mais qui sont aussi des apprentissages sociaux. Auto-érotisation possible et fréquent lors grimper à la corde par exemple (lien non effectué) - besoin de vigilance parentale car menace de resexualisation du Surmoi, risque de culpabilité de lenfant. Risque lié au fantasme des parents: menace de relations sexualisées avec des adultes (rencontre lorsque seul au retour de lécole ou de chez un voisin comme de mouvements séducteurs, sadique ou un exhibitionniste) alors que lenfant a besoin de continuer à jouer avec la représentation et les images, pas avec les actes. Toutefois lenfant recherche le contact avec lautre dans une relation non génitale. « Lenfant a besoin dêtre Roi mais sans régner. » (Dolto) « La contrainte cest le handicap: le piano est abîmé, mais le pianiste est intact … » (Dolto) cf page suivante 31

32 Approche neuro-psychologique: Les « dysfficultés » dans les apprentissages apparaissent massivement à cette période: « des troubles de lintelligence à lintelligence troublée ». La réussite scolaire est en lien avec les compétences (innées ou acquises) et la motivation. Les causes déchec scolaire sont: - instrumentales (manque de moyens) : déficience globale, précocité, troubles spécifiques des apprentissages (enfants inattentifs, enfants dys (dyslexie, dysphasie, dyspraxie, dyslexie) - et /ou psychologiques (mauvaise utilisation des moyens): préoccupations (dépression, TOC, dysharmonie dévolution). Lévaluation du trouble des apprentissages: - bilan perceptif (ORL, ophtalmologique, etc) - examen neurologique (EEG …) - bilan orthophonique - bilan psychomoteur - évaluations psychométriques (QI…) - échelles de comportement (Conners) - test de personnalité (Patte Noire) 32

33 « LADOLESCENCE » ou LA PUBERTE « PSYCHOLOGIQUE »(date très variable) Du latin adultum-esse pour « devenir adulte ». Du latin adultum-esse pour « devenir adulte ». Définitions: ladolescence est une notion socio-culturelle, extrêmement variable selon la culture et la période donnée (dans certaines civilisations primitives où passage enfant-adulte par rites initiatiques, elle nexiste pas: confrontation à la mort, responsabilisation de sa propre vie). Dans notre civilisation, elle est présente à partir du XIXème siècle: elle commencerait à lentrée au collège et sur le plan légal se terminerait à 18 ans avec lacquisition du droit de vote et la responsabilité civile. Sur un plan débute avec la maturité sexuelle, ou puberté, et prend fin avec la maturité sociale. Cest une période de transition entre lenfance et lâge adulte, dévolution de la personnalité enfantine vers la personnalité adulte, de la dépendance sociale et économique totale vers l indépendance relative: transformation physique, psychique et sociale. Cest un processus et non pas un état. (cf. le mythe de Perséphone): cest lorganisation génitale proprement dite. Définitions: ladolescence est une notion socio-culturelle, extrêmement variable selon la culture et la période donnée (dans certaines civilisations primitives où passage enfant-adulte par rites initiatiques, elle nexiste pas: confrontation à la mort, responsabilisation de sa propre vie). Dans notre civilisation, elle est présente à partir du XIXème siècle: elle commencerait à lentrée au collège et sur le plan légal se terminerait à 18 ans avec lacquisition du droit de vote et la responsabilité civile. Sur un plan débute avec la maturité sexuelle, ou puberté, et prend fin avec la maturité sociale. Cest une période de transition entre lenfance et lâge adulte, dévolution de la personnalité enfantine vers la personnalité adulte, de la dépendance sociale et économique totale vers l indépendance relative: transformation physique, psychique et sociale. Cest un processus et non pas un état. (cf. le mythe de Perséphone): cest lorganisation génitale proprement dite. 33

34 –Laprès-coup pubertaire ou puberté « psychologique »: processus dadaptation psychique, de réaction et de remaniement psychique dans laprès-coup de la puberté (intérêt du psychologue). Processus évolutif visant à élaborer psychiquement leffraction pulsionnelle pubertaire qui « blesse » le Moi, la rupture causée par la puberté. Cest un travail de déconstruction et de reconstruction. Acquisition des structures psychiques et des modes identificatoires qui transforment lenfant en adulte –La puberté (déf. physiologique): changement maturatif du corps sexué (maturation des caractères sexuels primaires, apparition des caractères sexuels secondaires, maturité sexuelle). Lhorloge biologique est située dans les cellules de lhypothalamus -> hypophyse dès 9-10 ans: seins commencent à pointer vers 11 ans, règles à ans, dév. scrotum et testicules à partir de 12 ans, 1 ière éjaculation vers ans. –Le processus pubertaire: processus de devenir adulte. En psychanalyse, devenir adulte, cest trouver une place dans le monde dans lordre de la différenciation des sexes et des générations, ceci articulant linterdit et la satisfaction pulsionnelle. –La post-adolescence (déf. sociologique): processus qui dure plus longtemps dans le temps pour quelquun qui a un âge où on nest plus adolescent et encore pubertaire dans un conflit interne (Ex: un sujet de 25 ans vivant chez ses parents peut être séparé mais mal séparé) 34

35 Une tâche principale paradoxale : se séparer de ses parents en leur présence. Le processus de crise est normal, labsence de crise est anormale. Une tâche principale paradoxale : se séparer de ses parents en leur présence. Le processus de crise est normal, labsence de crise est anormale. Deux courants psychanalytiques de pensées sopposent : Deux courants psychanalytiques de pensées sopposent : –Il y a une coupure, une fracture entre lenfance et la puberté. « Tout repart à zéro » centré sur la question de la menace (P. Gutton, D. Douville, S. Lesourd) –Ladolescence est une continuité de lenfance (E. Mandet, P. Jeammet) Approche développementale: Approche développementale: 12 à 14 ans: période des « opérations formelles »: raisonnement hypothético- déductif, opérations combinatoires, groupes bi-réversibles Approche neuro- biologique: 9-13 ans/fille et ans/garçon: quelques éléments ci-dessous - vers lâge de 12 ans, le cerveau a atteint sa taille définitive. Mais lamélioration des techniques dimagerie cérébrale prouve aujourdhui que la maturation du cerveau est incomplète jusquà 20 ans, voire 25 ans - sécrétion de la sérotonine décalée: répercussion sur le sommeil, suicide? - vision modifiée/ interprétation mimique (colère et tristesse à lidentique) - responsable des modifications morphologiques méconnaissables à lui-même 35

36 Les enjeux principaux: Les enjeux principaux: la remise en chantier de la différence des sexes et des générations le temps du primat du phallus (oedipien) ou génital infantile: en terme dopposition phallique dans laquelle le féminin nexiste pas(existence de celui qui a et celui qui na pas, notion de bisexualité infantile). Fantasmatiquement, lenfant se perçoit complet, ayant imaginairement les deux sexes. Lenfant est dans lauto érotisme. le temps du primat du phallus (oedipien) ou génital infantile: en terme dopposition phallique dans laquelle le féminin nexiste pas(existence de celui qui a et celui qui na pas, notion de bisexualité infantile). Fantasmatiquement, lenfant se perçoit complet, ayant imaginairement les deux sexes. Lenfant est dans lauto érotisme. Le temps du primat du génital ou génital adolescent: en terme de complémentarité et daltérité, de bisexualité (existence de deux sexes distincts, notion de bisexualité génitale). Nouveau type de plaisir (éprouvés orgasmiques) avec un hétéro érotisme. Renoncement à la bisexualité infantile. Bisexualité génitale parfois expérimentée. Le temps du primat du génital ou génital adolescent: en terme de complémentarité et daltérité, de bisexualité (existence de deux sexes distincts, notion de bisexualité génitale). Nouveau type de plaisir (éprouvés orgasmiques) avec un hétéro érotisme. Renoncement à la bisexualité infantile. Bisexualité génitale parfois expérimentée. 36

37 - lexistence dune nouvelle pulsion génitale totalement étrangère à lhistoire de lenfant: cest le contraire dun après-coup de la génitalité infantile (le sexe nest pas ce quon lui avait annoncé enfant). Ladolescent va trouver une source génitale interne pour lui alors quauparavant elle était lié à sa mère, comme par exemple les érections nocturnes et matinales (avec ou sans éjaculations). Plusieurs phases dans laccession à la sexualité adulte: homosexualité de groupe, homosexualité individuelle, phase transitoire dépressive puis phase hétérosexuelle. La phase dhomoérotisme: possibilité dattirance auto-érotique quand peur de lautre sexe (souvent masturbation sexuelle) pendant 1 à 3 ans où attachement: ce nest pas un ancrage définitif mais un partage dérotisme, non une consommation de sexe. Lorientation sexuelle nest définitive quenviron 3 ans après linstallation de la puberté. On ne naît pas femme ou homme, on le devient. -le travail de deuil des identifications oedipiennes et pré-oedipiennes avec la séparation psychique davec les parents travail de deuil presque définitif des « objets » damour parentaux, comme objets électifs des pulsions sexuelles reformulation de linterdit de linceste. 37

38 Paradoxalement comment ladolescent va-t-il faire pour séparer radicalement de ses parents sans lesquelles il ne serait pas au monde et dont il dépend encore? Tout se passe sur une double scène: Paradoxalement comment ladolescent va-t-il faire pour séparer radicalement de ses parents sans lesquelles il ne serait pas au monde et dont il dépend encore? Tout se passe sur une double scène:. la scène intérieure (de la confrontation aux parents idéalisés de lenfance). la scène extérieure ( de la relation actuelle aux parents). Réponse de lenvironnement: Pour les parents et pour ladolescent, pour tout adulte référent, pour le psychologue, la difficulté est de ne pas confondre les deux, parvenir à ce que lune ne cache pas lautre. La tâche de ladulte face à un adolescent, cest survivre à la destructivité. Ladulte doit être là sans être complètement détruit par ladolescent. Réponse de lenvironnement: Pour les parents et pour ladolescent, pour tout adulte référent, pour le psychologue, la difficulté est de ne pas confondre les deux, parvenir à ce que lune ne cache pas lautre. La tâche de ladulte face à un adolescent, cest survivre à la destructivité. Ladulte doit être là sans être complètement détruit par ladolescent. - lanalité est très fortement réinvestie, faire languir lautre comme exiger des réponses immédiatement mais prendre beaucoup de temps avant de donner ses propres réponses - lanalité est très fortement réinvestie, faire languir lautre comme exiger des réponses immédiatement mais prendre beaucoup de temps avant de donner ses propres réponses - le complexe de lintrusion, cest-à-dire appartenir au même monde que ses pairs du même âge (importance des « marques », …) et ne pas y supporter les intrus (parents, fratrie plus jeune, etc.) - le complexe de lintrusion, cest-à-dire appartenir au même monde que ses pairs du même âge (importance des « marques », …) et ne pas y supporter les intrus (parents, fratrie plus jeune, etc.) 38

39 - refonder son narcissisme (remanier la manière dont il pense avoir une valeur à ses propres yeux et donc aux yeux des autres, différenciation du Moi et du Non-Moi). Le regard de lautre peut avoir une dimension paranoïde et parfois ce miroir ne renvoie pas au familier.. dominance du Moi-Idéal qui caractérise lenfance: gratification parentale, Moi reposant directement sur le besoin narcissique des parents (attente, projet dans lequel le couple parental inscrit lenfant). Empreinte jamais effacée mais évolution dans une relation dialectique avec lIdéal du Moi. dominance de lIdéal du Moi qui caractérise le post-pubertaire (ce qui me permet dêtre Je): le processus de séparation entamée laisse la place à du Tiers, au sens des valeurs culturelles et sociales, groupales organisant la vie des parents et quils ont transmis implicitement ou explicitement à lenfant (place de la société). IL ny a pas que le narcissisme des parents. Le projet adolescent est un mixe des deux. Se forme en réaction au besoin narcissique des parents (projet parental négatif ou positif) et en sinspirant des valeurs transmises. Pathologie lorsque prédominance du Moi-Idéal. 39

40 Les effets: Ladolescent découvre quil na pas demandé à venir au monde mais quil peut sapproprier sa vie. Présentation des nouveaux objets libidinaux (petit(e) ami(e), nouvel objet acceptable ou pas dans lespace familial). Ladolescent est dans un conflit sans résolution: il a besoin dêtre compris (être pensé par les parents comme dans lenfance) et à la fois besoin de ne pas être compris (besoin de renoncer à çà). Etre trop compris, cest dangereux pour ladolescent, souvent vécu comme une menace. Le début de la puberté est un moment de grande étrangeté qui ne prédispose pas à exprimer son mal être auprès dun adulte, dun tiers. Ladolescent rentre dans les questions autour de lillusion (la relation à lautre est-elle vraie, le para-normal, locculte, la politique, …). Le danger, la menace, est vécu comme provenant du dehors et du dedans. La souffrance psychique de ladolescence peut révéler des problématiques relevant de difficultés relationnelles, dinhibition, de fléchissement scolaire mais aussi pour certains à des impasses de développement plus graves (tentatives de suicide pour vivre autrement, anorexie, fugues, perte de contact avec la réalité, hallucinations, conduites addictives, passages à lacte, automutilation,…). Tenter de mettre hors de soi ses angoisses peuvent donc aussi se manifester par de lagressivité, des actes anti-sociaux, à comprendre dans une position défensive. Les parents aussi se sentent menacer par la génitalité pubertaire de leur adolescent. 40

41 Lagir se situe sur ces deux scènes: il vise à attaquer les parents dans la relation actuelle à ceux-ci (besoin pour se différencier déprouver de lamour et de la haine). Lorsque trop de collage ou trop de distance, ladolescent ne sait plus où commence le contact symbolique et le contact physique. Le passage à lacte par la passivité ou par la fugue provoque la réaction de ladulte et permet à ladolescent de vérifier ce à quoi ses parents tiennent… Lacte délictueux fait référence à la quête de la loi et lacte transgressif fait référence à une quête identitaire. Lacte criminel est encore dun autre plan. Les angoisses de mort sont souvent présentes à travers des cauchemars dont ladulte se souvient encore, parfois envahissant le quotidien de ladolescent. La honte dêtre naît mortel et sexué sorigine aussi à ladolescence. Le psychologue clinicien va évaluer la conflictualité interne du sujet et la manière dont le sujet gère ce conflit interne. Ladolescent consulte peu mais lorsquil le fait, il a besoin dêtre écouté sans être trop interprétatif. Le groupe de paroles entre pairs est souvent une médiation plus acceptable (permet de supporter la solitude ensemble mais sans les parents). Demande de ladolescent: « je veux un interlocuteur, en dehors de ma famille »; il a besoin de penser tout seul et a besoin dun Tiers pour penser tout seul. Lorsquun adolescent refuse le soin, nécessité du travail psychique des parents pendant ladolescence de leur enfant 41

42 . Lécriture: le journal intime ou le blog, avec ou sans lecteur : - le journal intime sans lecteur tiers incarne un compagnon imaginaire, un confident bienveillant à qui lon va pouvoir parler, susceptible de fournir un étayage. Il doit venir compenser, prendre le relais, remplacer les figures parentales. Il sagit de sadresser au journal pour se voir. Peut aussi avoir une fonction daide ou doutil pour mettre en mots ce nouveau corps étrange, étranger et pour changer en étant témoin des changements internes, dans une continuité entre le passé et le présent. - le journal intime ou le blog avec lecteur(s): cest un moyen de sadresser à dautres, une sorte de lieu dépositaire dune demande, dune adresse à dautres (pairs, parents, etc). Winnicott: « il ny a quun remède à ladolescence, cest le temps. » Si on précipite le temps, perte de plasticité et on pousse vers la perversion. Donnez leur leur temps quotidien! Reconnaissance de la nécessité dune traversée du désespoir et de toute sa valeur intégrative. On peut aider le sujet à tenir le temps quil faut. Ladolescent demande à se quon le lâche, pas quon le laisse tomber. 42

43 BIBLIOGRAPHIE Dette de vie M. Bydlowski Dette de vie M. Bydlowski Le traumatisme de la naissance O. Rank Le traumatisme de la naissance O. Rank Mères vulnérables F. Molénat Mères vulnérables F. Molénat La constellation maternelle D.Stern La constellation maternelle D.Stern La grossesse du père de C.Colonna-Césari La grossesse du père de C.Colonna-Césari Développement cognitif du nourrisson Lécuyer – Stréri- Pécheux Développement cognitif du nourrisson Lécuyer – Stréri- Pécheux Naissance à la vie psychique A. Ciccone M. Lhopital Naissance à la vie psychique A. Ciccone M. Lhopital Lenfant et le monde extérieur D.Winnicott Lenfant et le monde extérieur D.Winnicott LŒdipe africain Marie Cécile et Edmond Ortigues LŒdipe africain Marie Cécile et Edmond Ortigues La vie sexuelle – les théories sexuelles infantiles S. Freud La vie sexuelle – les théories sexuelles infantiles S. Freud Envie et gratitude M. Klein Envie et gratitude M. Klein La représentation du monde chez lenfant J. Piaget La représentation du monde chez lenfant J. Piaget Même pas grave Olivier Revol Même pas grave Olivier Revol 43

44 Le langage et la pensée chez lenfant J. Piaget Le langage et la pensée chez lenfant J. Piaget Psychanalyse et pédiatrie F. Dolto Psychanalyse et pédiatrie F. Dolto Psychanalyse du lien tyrannique A. Ciccone Psychanalyse du lien tyrannique A. Ciccone Le journal dAnne Franck (version réécrite par le père ou deux journaux originaux dA. Franck) Le journal dAnne Franck (version réécrite par le père ou deux journaux originaux dA. Franck) Cliniques de lacte O. Douville Cliniques de lacte O. Douville Jeunesses à labandon O. Douville Jeunesses à labandon O. Douville Paroles pour adolescents ou le complexe du homard F. Dolto Paroles pour adolescents ou le complexe du homard F. Dolto Adolescences … rencontres au féminin S. Lesourd Adolescences … rencontres au féminin S. Lesourd Lépreuve du féminin à ladolescence C.Ternynck Lépreuve du féminin à ladolescence C.TernynckFilmographie Du bébé au baiser film de Thierry Berrod (2008) – version livre existe Du bébé au baiser film de Thierry Berrod (2008) – version livre existe Le journal dAnne Franck film de John Erman (1988) Le journal dAnne Franck film de John Erman (1988) Lesquive film de Abdellatif Kechiche (2004) Lesquive film de Abdellatif Kechiche (2004) Entre les Murs film de Laurent Cantet (2008) Entre les Murs film de Laurent Cantet (2008) Lol film de Lisa Azuelos (2009) Lol film de Lisa Azuelos (2009) 44


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