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LA DYSLEXIE-DYSORTOGRAPHIE. Définition Déficit durable (et non retard) dinstallation et dautomatisation des mécanismes de lecture et décriture sans cause.

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1 LA DYSLEXIE-DYSORTOGRAPHIE

2 Définition Déficit durable (et non retard) dinstallation et dautomatisation des mécanismes de lecture et décriture sans cause avérée. On estime quil existe environ 5% denfants dyslexiques dans la population soit un enfant par classe.

3 Diagnostic différentiel On ne peut en aucun cas parler de dyslexie si: Le niveau defficience intellectuel est < 90 La scolarité est irrégulière Il existe des carences affectives ou éducatives Il existe un trouble visuel, auditif ou des lésions cérébrales Il existe un trouble de la personnalité ou une immaturité psycho affective importante.

4 Dyslexie et retard dapprentissage La dyslexie se caractérise par une durabilité et une ténacité des troubles résistant même à la rééducation orthophonique. Cest laspect spécifique des troubles plutôt que le degré datteinte qui interpelle. Le retard est transitoire et peut être comblé par le soutien scolaire.

5 Le diagnostic positif de dyslexie Il doit être pluridisciplinaire avec au minimum: un bilan psychologique (test de QI) un bilan orthophonique du langage écrit (voire du langage oral si nécessaire) parfois un bilan neuropédiatrique et/ou psychomoteur.

6 Le bilan orthophonique, dont la passation est individuelle, seffectue à laide de tests standardisés afin dévaluer le décalage par rapport à la norme. Le décalage en lecture, pour être significatif, doit être dau moins 18 à 24 mois. Le diagnostic définitif ne peut donc être posé avant le CE2. Un diagnostic précoce est-il envisageable ?

7 Avant le CE2, afin de tenter de repérer une future dyslexie, on teste rigoureusement lensemble des pré-requis indispensables à la mise en place de lécrit, à savoir: Le langage oral Le pôle auditif : discrimination de phonèmes, mémoire auditive verbale, conscience phonologique. Le pôle visuel : discrimination de graphèmes, mémoire visuelle verbale, balayage visuel. Lorganisation spatiale et temporelle.

8 Le graphisme et la coordination oculo- manuelle, la latéralité. Lattention, la concentration et la motivation. En cas de dyslexie-dysorthographie, un ou plusieurs de ces pré-requis sont particulièrement atteints. Un retard de langage nentraine pas systématiquement une dyslexie mais constitue un frein évident à la mise en place de lécrit.

9 Rappel des mécanismes de lecture La lecture syllabique ou par assemblage: permet de lire nimporte quel mot régulier et les non-mots. Elle est lente, hachée et coûteuse en énergie. La lecture globale ou par adressage: permet de lire les mots irréguliers rapidement. Ne permet de lire que les mots appris.

10 Les différents types de dyslexie La dyslexie phonologique : atteinte de la voie dassemblage se caractérise par une difficulté à acquérir et respecter la correspondance graphème-phonème, occasionnant: des confusions auditives (f/v par ex), visuelles (b/d par ex) des inversions (pla/pal ou ein/ien), des oublis ou ajouts de lettres. La lecture globale nest pas touchée, cest le découpage et lenchaînement syllabique qui sont atteints. La lecture de mots nouveaux est donc délicate.

11 La dyslexie de surface : atteinte de la voie globale. se caractérise par une difficulté à se constituer un lexique orthographique. La lecture est lente, hachée et les mots irréguliers (femme, chorale…) ne peuvent être identifiés ou sont lus littéralement. Les ressources attentionnelles déployées lors de lidentification sont telles que laccès au sens peut être perturbé. La voie dassemblage syllabique est préservée.

12 La dyslexie mixte : atteinte des deux voies. Cest le trouble le plus fréquemment rencontré. La dyslexie visuo-attentionnelle. Trouble de lattention et la discrimination visuelles occasionnant des sauts de mots ou de lignes, des erreurs didentification de mots proches (ex: orange/orage ). Laccès au sens dun texte est très souvent perturbé. Les voies globale et syllabique ne sont pas touchées.

13 Chacune de ces dyslexies peut être plus ou moins sévère. Elles touchent plus fréquemment les garçons que les filles.

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17 Les étiologies Nombreuses théories mais deux courants se détachent: lorigine génétique : familles de dyslexiques. lorigine neurologique : particularités anatomiques du cerveau ou anomalies de répartition des deux hémisphères entraînant un déficit du traitement visuel ou phonologique.

18 Les autres « DYS » La dysorthographie : trouble spécifique et durable de la production écrite (assemblage, adressage ou mixte).Elle est presque toujours associée à la dyslexie. La dyscalculie : trouble spécifique affectant la numération. Elle est souvent confondue avec les troubles logico-mathématiques.

19 La dysphasie : trouble grave, spécifique et durable du langage oral. Il se différencie du retard de langage par le caractère déviant des erreurs. Le langage ne suit pas la progression habituelle. La dyspraxie : trouble de lexécution de gestes mais aussi de la planification pour enchaîner certaines séquences de gestes. La dysgraphie : trouble persistant de la réalisation du geste graphique affectant la forme de lécriture.

20 Les signes dalerte dune dyslexie. En maternelle : un retard important de parole et/ou de langage affectera la mise en place de la conscience phonologique et donc de la mise en place de lassemblage syllabique. des difficultés de discrimination et de mémoire auditive et/ou visuelle. des problèmes dorganisation dans lespace et le temps.

21 Des troubles psychomoteurs : maladresse, difficultés de coordination des gestes. En école primaire : lenfant est plus brillant et rapide à loral quà lécrit. Il présente un bon potentiel cognitif, sait se concentrer, est motivé par les apprentissages et semble bien soutenu à la maison. Il existe un déséquilibre important entre les mathématiques et le français. On remarque une lenteur, des problèmes de copie, de nombreuses ratures, des difficultés dorganisation (cartable par ex.) Les difficultés résistent au soutien scolaire mis en place.

22 Les différents professionnels Le psychomotricien : soccupe de la motricité globale et fine, aide lenfant à se repérer dans lespace. Lergothérapeute : gère lutilisation et le maniement doutils (comme lutilisation du clavier dordinateur par ex) et la planification de taches à effectuer. Lorthophoniste : soccupe du langage oral (retard ou dysphasie), des pré-requis à lécrit, de la dyslexie-dysorthographie et de la dysgraphie.

23 Les fondements de la rééducation orthophonique La prise en charge est individuelle et personnalisée. Elle sélabore rigoureusement en fonction des troubles constatés lors du bilan. Elle tente de faire évoluer les mécanismes touchés ou trouve des moyens de compensation (hyperstimulation des domaines performants) afin de rendre lécrit le plus autonome possible. Les 3 étapes de la rééducation : installation de la procédure, entraînement et transfert.

24 Evolution de la dyslexie dans le temps Dans les formes légères, la rééducation et la cohésion de léquipe rendent les troubles discrets voire léradication de certains types derreurs. Parfois la dyslexie nest plus « visible » mais la dysorthographie demeure tenace Dans les formes sévères, lévolution est lente et très laborieuse et des moyens adaptés doivent être mis en place : pédagogie différenciée, outils tels que lordinateur portable.

25 Les aménagements scolaires Généralités : Mise en place du Projet Personnalisé de scolarité pour définir des objectifs pluridisciplinaires. En lecture : Laisser un temps supplémentaire pour lire les consignes et les textes voire len dispenser. Vérifier que les difficultés de déchiffrement ne font obstacle à la compréhension de la consigne. Privilégier la lecture silencieuse et en saidant du doigt ou dune règle. Adapter les écrits en augmentant la police décriture et les espaces interlignes, mettre en place un code couleurs pour les notions essentielles. Privilégier une présentation concrète (tableau, flèches, pictogrammes…)

26 En productions écrites : Diminuer les exigences quantitatives (autoriser les réponses non rédigées comme les mots-clés). Ne pas sanctionner les fautes dorthographe. Dans les rédactions, privilégier le fond plutôt que la forme. Pou les leçons, éviter les copies longues (proposer des photocopies ou clé USB). Laisser du temps supplémentaire pour transcrire ou se relire. Privilégier lévaluation orale.

27 En dictée : Passer un contrat pour la quantité à retenir et donner des aides mnémotechniques (surtout pour les dysorthographies de surface) plutôt que de faire écrire 10 fois les mots. Laisser un temps pour la relecture uniquement si lautocorrection est possible. En grammaire : abandonner la terminologie grammaticale et donner des aides concrètes. (ex : code couleurs pour la nature des mots).

28 Pour lorganisation générale : Vérifier la prise des devoirs dans le cahier de texte. Donner des aides facilitatrices pour se repérer ( couleurs de protèges cahiers pour prendre le bon cahier) Donner des frises chronologiques pour les échéances à respecter. Pour les dyslexies sévères, favoriser lutilisation de lordinateur portable octroyé par la MDPH et de ses logiciels de dictée vocale et de lecture automatisée. (ex: Dragon Naturally Speaking).

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