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® 2009 Pearson Education France Microéconomie 7 e édition Robert Pindyck Daniel Rubinfield Michel Sollogoub transparents traduits par Vincent Dropsy.

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1 ® 2009 Pearson Education France Microéconomie 7 e édition Robert Pindyck Daniel Rubinfield Michel Sollogoub transparents traduits par Vincent Dropsy

2 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Chapitre 5 Incertitude et comportement du consommateur

3 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Questions du chapitre 1.La description du risque 2.Les préférences vis-à-vis du risque 3.Réduire le risque 4.La demande dactifs risqués 5.Léconomie comportementale

4 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur 1. La description du risque Pour décrire quantitativement le risque, on doit connaître : 1.toutes les issues possibles ; 2.la probabilité que chaque issue se réalise.

5 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Probabilité Une probabilité est la possibilité quun événement donné se produise. On peut interpréter une probabilité : 1.Objectivement À partir de la fréquence des événements passés. 2.Subjectivement À partir de perceptions quun événement se produira.

6 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La description du risque Quelle que soit linterprétation des probabilités, elles sont utilisées pour calculer deux grandeurs importantes qui nous aident à décrire et à comparer des choix risqués : 1.valeur espérée ; 2.variabilité.

7 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Valeur espérée La valeur espérée associée à une situation incertaine est la moyenne pondérée des gains ou des valeurs associées à tous les événements possibles : –La valeur espérée mesure la tendance centrale – le gain ou la valeur attendue.

8 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Valeur espérée : un exemple Un investissement dans une exploration pétrolière offshore compte deux événements possibles : –succès, gain de 40 euros/action ; –échec, gain de 20 euros/action. Sur 100 % des explorations, 25 % ont eu du succès et 75 % ont subi un échec : –probabilité (succès) = 1/4 ; –probabilité (échec) = 3/4.

9 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Valeur espérée : un exemple E(Gain) = Pr(succès).Gain(succès) + Pr(échec).Gain(échec) E(Gain) = (1/4).40 euros + (3/4).20 euros = 25 euros

10 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Valeur espérée Plus généralement, quand il y a n événements possibles : –Gains X 1, X 2 … X n –Probabilités Pr 1, Pr 2 … Pr n

11 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité La variabilité est égale à la différence qui existe entre toutes les issues possibles dune situation incertaine.

12 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : un exemple Supposons que vous devez choisir entre deux emplois qui ont le même revenu espéré de euros par mois. Le premier emploi est fondé sur des commissions : le revenu gagné dépend des quantités vendues. Le second emploi est salarié.

13 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Pour le premier emploi, il y a deux gains de probabilités égales : –2 000 euros pour un effort de vente très fructueux ; –1 000 euros pour un effort de vente moins fructueux. Pour le second emploi, il y a 99 % de probabilité que vous gagniez euros, mais il y a aussi 1 % de probabilité que la société fasse faillite et que vous ne receviez que des indemnités de 510 euros. Variabilité : un exemple

14 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : un exemple Revenu en euros État 1État 2 Prob.RevenuProb.Revenu Emploi 1 : commission 0,520000,51000 Emploi 2 : salaire fixe 0, ,01510

15 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : un exemple Revenus espérés : Emploi 1 : commissions Emploi 2 : salaire fixe

16 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité Les valeurs espérées du revenu sont les mêmes, mais leurs variabilités ne le sont pas. Une plus grande variabilité des valeurs espérées implique un plus grand risque. La variabilité provient des écarts de gains, cest- à-dire de la différence entre le gain espéré et le gain effectif.

17 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : un exemple Écarts du revenu espéré (en euros) État 1Écart 1État 2Écart 2 Emploi Emploi

18 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : écart-type La moyenne des écarts pondérés par les probabilités est toujours égale à zéro. Pour surmonter ce problème et obtenir une mesure positive de la variabilité, on élève chaque écart au carré. La variabilité est mesurée en calculant lécart- type : la racine carrée de la moyenne pondérée des carrés des écarts entre les gains associés à chaque événement et leur valeur espérée. Cest une mesure de risque.

19 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : écart-type Lécart-type est représenté par σ :

20 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Variabilité : un exemple Écarts 2 du revenu espéré (en euros) État 1(Écart 1) 2 État 2(Écart 2) 2 Emploi (500) (-500) 2 Emploi (10) 2 510(-990) 2

21 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Écart-type : exemple 1 Les écarts-types des deux emplois sont : Lemploi 1 a un écart-type plus grand et est donc plus risqué que lemploi 2.

22 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Écart-type : exemple 1 Revenu 0, ,2 Emploi 1 Emploi 2 Lemploi 1 a un plus large étalement et un écart-type plus grand, et donc un risque plus grand que lemploi 2. Probabilité

23 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Écart-type : exemple 2 On peut étendre ce calcul décart-type à plus que deux événements possibles : –Dans un emploi 1, les revenus sont équiprobables de à euros par tranches de 100 euros. –Dans un emploi 2, les revenus sont équiprobables de à euros par tranches de 100 euros. Les probabilités peuvent aussi être inégales : cf. exemple 3 ci-dessous.

24 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Écart-type : exemple 3 Emploi 1 Emploi 2 La distribution des gains associés à lemploi 1 a un plus grand étalement et un plus grand écart-type que lemploi 2. Revenu Probabilité

25 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La prise de décision : exemple 3 Quel emploi choisir si les probabilités sont inégales ? –Lemploi 1 a un plus grand étalement et un plus grand écart-type : sa distribution est moins pointue (les gains extrêmes sont plus probables) et il est plus risqué que lemploi 2. La majorité des travailleurs choisira lemploi 2 (même revenu espéré et moindre risque).

26 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La prise de décision : exemple 4 Supposons quon ajoute 100 euros à chacun des gains du premier emploi, de telle sorte que le revenu espéré soit maintenant de euros. –Emploi 1 : revenu espéré de euros et un écart-type de 500 euros. –Emploi 2 : revenu espéré de euros et un écart-type de 99,5 euros.

27 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La prise de décision Quel emploi choisir si les probabilités ET les revenus espérés sont inégaux ? –La décision dépend de lattitude vis-à-vis du risque. –Certains voudront prendre plus de risque pour espérer gagner plus dargent (par exemple les entrepreneurs). –Dautres voudront prendre moins de risque au prix dun revenu moindre (par exemple les fonctionnaires).

28 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Risque et prévention du crime Lattitude vis-à-vis du risque a aussi un effet sur la propension à violer la loi. Des amendes peuvent être préférables à lincarcération pour prévenir certaines sortes de crimes. En pratique, il est coûteux et difficile darrêter les individus qui transgressent les lois. Donc, les amendes doivent être supérieures aux coûts pour la société.

29 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Risque et prévention du crime Exemple : supposons quune ville veuille éviter que les automobilistes se garent en double file. Hypothèses : 1.En se garant en double file, un automobiliste typique économise 5 euros en terme de temps employé à chercher une place de parking (ou à se garer dans un parking payant). 2.Lautomobiliste est neutre au risque. 3.Il ne coûte rien dappréhender quelquun en double file.

30 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Risque et prévention du crime Une amende supérieure à 5 euros dissuadera les automobilistes de se garer en double file : –Le bénéfice de se garer en double file (5 euros) est inférieur au coût (6 euros). –Si ce bénéfice était supérieur à 6 euros, alors, lautomobiliste transgresserait la loi.

31 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Risque et prévention du crime Le même effet de dissuasion est obtenu : –en imposant une amende de 50 euros avec une probabilité égale à 10 % de se faire prendre amende espérée de 5 euros ; –ou en imposant une amende de 500 euros avec une probabilité égale à 1 % de se faire prendre amende espérée de 5 euros.

32 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Risque et prévention du crime Les coûts dapplication de la loi sont réduits avec une forte amende et une faible probabilité. La plupart des automobilistes préfèrent ne pas prendre de risques.

33 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur 2. Préférences vis-à-vis du risque Les principes précédents sappliquent aussi aux choix du consommateur et sur lutilité quil retire du choix entre des alternatives risquées. –Le consommateur retire de lutilité de son revenu – ou plus précisément du panier de biens que son revenu lui permet dacheter. –Ses gains sont mesurés en termes dutilité plutôt quen euros.

34 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Préférences vis-à-vis du risque : un exemple (1) Une femme reçoit un revenu de euros par mois, qui lui procure 13,5 unités dutilité. Elle étudie la possibilité de changer demploi, qui néanmoins a un risque : –une probabilité de 50 % de gagner euros ; –une probabilité de 50 % de gagner euros.

35 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Préférences vis-à-vis du risque : un exemple (1) Lutilité dun revenu de euros = 18. Lutilité dun revenu de euros = 10. Elle doit calculer et comparer lutilité espérée de cet emploi risqué avec son utilité effective (de son emploi sans risque) égale à 13,5.

36 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Préférences vis-à-vis du risque Lutilité espérée est la somme des utilités associées à tous les événements possibles, pondérées par la probabilité de réalisation de chacun de ces événements. E(u) = Prob.(Utilité 1) *Utilité 1 + Prob.(Utilité 2)*Utilité 2

37 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Préférences vis-à-vis du risque : un exemple (1) Dans notre exemple, lutilité espérée est : E(u) = (1/2)u(1000) + (1/2)u(3000) = 0.5(10) + 0.5(18) = 14 –Lutilité espérée E(u) de ce nouvel emploi est égale à 14, et supérieure à lutilité de lemploi actuel (sans risque) de 13,5 : donc, elle changera demploi.

38 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Préférences vis-à-vis du risque Les individus sont différents dans leur façon dappréhender le risque. Ils peuvent : être averses au risque ; être neutres au risque ; avoir du goût pour le risque.

39 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque Aversion au risque : –Un individu est averse au risque sil préfère un revenu donné certain à un revenu risque ayant la même valeur espérée. –Une telle personne présente un diminution de lutilité marginale du revenu. –Laversion au risque est lattitude la plus commune. Par exemple, la plupart des gens ont une assurance-vie et aiment les emplois stables.

40 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque Un individu a un choix entre : –un emploi avec un revenu certain de euros avec une probabilité de 100 % et un niveau dutilité égal à 16 ; –un emploi avec un revenu de euros avec une probabilité de 50 % (utilité = 18) ou un revenu de euros avec une probabilité de 50 % (utilité = 10).

41 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque Revenu espéré de lemploi risqué : E(R) = (0,5)(3000) + (0,5)(1000) E(R) = 2000 euros Utilité espérée de lemploi risqué : E(u) = (0,5)(10) + (0,5)(18) E(u) = 14

42 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque Le revenu espéré des deux emplois est le même (2 000 euros), mais le travailleur averse au risque gardera lemploi sans risque, car son utilité espérée (16) est plus grande que lutilité de lemploi risqué (14).

43 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Revenu (euros) Utilité Le consommateur est averse au risque parce quil préfère un revenu certain de euros au revenu espéré mais incertain de euros. E A C D Aversion au risque F

44 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque Pour un individu averse au risque, les pertes sont plus importantes (en terme de variation dutilité) que les gains : –Une augmentation de euros du revenu (de à euros) génère une hausse de lutilité de 2 unités. –Une diminution de euros du revenu (de à euros) entraîne une perte de lutilité de 6 unités.

45 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Neutralité au risque Un individu est neutre au risque sil est indifférent entre un revenu certain et un revenu incertain ayant la même valeur espérée. Lutilité marginale du revenu est constante pour un individu neutre au risque.

46 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Neutralité au risque Les valeurs espérées sont les mêmes : –pour lemploi risqué… E(R) = (0,5)(1000) + (0,5)(3000) = 2000 euros E(u) = (0,5)(6) + (0,5)(18) = 12 –… et pour lemploi sans risque : R= 2000 euros u = 12

47 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Revenu (euros) Utilité A E C Le consommateur est neutre au risque et indifférent entre des événements certains et incertains, avec le même revenu espéré. Neutralité au risque

48 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Goût pour le risque Un individu a du goût pour le risque sil préfère un revenu incertain à un revenu certain ayant la même valeur espérée. –Exemples : aventuriers, joueurs (au casino, au loto), certains criminels, etc. Lutilité marginale du revenu est croissante pour un individu neutre au risque.

49 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Goût pour le risque Valeurs espérées pour lemploi risqué : E(R) = (0,5)(1000) + (0,5)(3000) = 2000 euros E(u) = (0,5)(3) + (0,5)(18) = 10,5 Valeurs pour lemploi sans risque : R= 2000 euros u = 8

50 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Revenu (euros) Utilité Le consommateur a du goût pour le risque parce quil préfère le revenu risqué au revenu sans risque. Goût pour le risque 3 A E C 8 18 F 10.5

51 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Prime de risque La prime de risque est le montant monétaire maximal quun individu averse au risque paiera pour éviter de prendre un risque. Le montant de la prime de risque dépend des alternatives risquées auxquelles les individus font face.

52 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Prime de risque : un exemple Dans lexemple précédent, un individu a un emploi risqué dont le revenu est de euros avec une probabilité de 50 % ou de euros avec une probabilité de 50 %. Son revenu espéré est de euros, avec une utilité espérée de 14 (point F). Cet individu est prêt à payer jusquà 400 euros (= ) pour éliminer ce risque tout en obtenant la même utilité (point C).

53 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Revenu (euros) Utilité La prime de risque est égale à 400 euros car un revenu certain de euros donne le même niveau dutilité quun revenu incertain avec une valeur espérée de euros A C E G 2000 Prime de risque F Prime de risque: un exemple

54 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et revenu Les individus averses au risque préfèrent des variabilités de revenu plus faibles. Cette variabilité fait augmenter la prime de risque. Nouvel exemple : –Un(e) employé(e) peut percevoir un revenu de euros avec une probabilité de 50 % (utilité = 20 : point G) ou un revenu nul avec une probabilité de 50 % (utilité = 0 : point 0).

55 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et revenu Nouvel exemple (suite) : –Le revenu espéré est toujours égal à euros, mais lutilité espérée tombe à : E(u) = (0,5)u(0) + (0,5)u(4000) = 0 + 0,5(20) = 10 –Le revenu certain est de euros avec une utilité de 16. –Si un individu choisit le nouvel emploi risqué, son utilité perd 6 unités (de 16 à 10).

56 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Revenu (euros) Utilité La prime de risque est égale à euros car un revenu certain de euros donne le même niveau dutilité quun revenu incertain avec une valeur espérée de euros A G 2000 Prime de risque F Prime de risque : un exemple 16

57 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et revenu Nouvel exemple (suite) : –Il peut recevoir 10 unités dutilité en choisissant lemploi sans risque, qui paie euros. –La prime de risque est donc de euros, car il sera prêt à renoncer à ce montant pour avoir la même utilité espérée (10) que lemploi risqué.

58 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et courbes dindifférence On peut aussi décrire le degré daversion au risque dun individu en termes de courbes dindifférence établissant une relation entre le revenu espéré et la variabilité du revenu (mesurée par lécart-type). Comme le risque nest pas désiré, plus le niveau de risque est élevé, plus le revenu espéré nécessaire pour rendre lindividu aussi satisfait est élevé. Les courbes dindifférence ont donc une pente croissante.

59 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et courbes dindifférence Écart-type du revenu Revenu espéré Individu fortement averse au risque : une augmentation de lécart-type requiert une forte hausse du revenu pour maintenir son niveau de satisfaction. U1U1 U2U2 U3U3

60 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Aversion au risque et courbes dindifférence Écart-type du revenu Revenu espéré Individu faiblement averse au risque : une augmentation de lécart-type requiert une faible hausse du revenu pour maintenir son niveau de satisfaction. U1U1 U2U2 U3U3

61 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur 3. Réduire le risque Les consommateurs sont généralement averses au risque et désirent réduire le risque, de trois façons : 1.diversification ; 2.assurance ; 3.obtention de plus dinformation.

62 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Réduire le risque : diversification Diversification –« Il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. » –On peut réduire le risque en répartissant les ressources entre une variété dactivités dont les résultats ne sont pas liés ou négativement corrélés. Exemple : –Supposons quune entreprise a le choix de produire soit des climatiseurs, soit des appareils de chauffage (radiateurs), soit la moitié de chacun. –La probabilité quil fasse chaud ou froid est de 50 %. –Que doit décider le chef dentreprise ?

63 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Diversification : un exemple (euros) Temps chaud Temps froid Climatiseur Radiateurs

64 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Diversification : un exemple Si lentreprise ne produit et ne vend que lun ou lautre, son revenu sera de ou de euros. Son revenu espéré serait : E(R)= 0,5(12000) + 0,5(30000) = euros

65 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Diversification : un exemple Si lentreprise produit la moitié de chacun, ses ventes seraient la moitié de chacun. Sil fait chaud, son revenu espéré sera de euros pour les climatiseurs et de euros pour les radiateurs : au total euros. Sil fait froid, son revenu espéré sera de euros pour les climatiseurs et de euros pour les radiateurs : au total euros.

66 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Diversification : un exemple En diversifiant, le revenu espéré est égal à euros, sans risque. La diversification réduit (ou même élimine, comme ici) le risque. Lentreprise peut réduire le risque en diversifiant parmi une variété dactivités dont les résultats sont négativement corrélés.

67 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Diversification financière La diversification est particulièrement importante pour les investisseurs en Bourse. Si un individu investit tout son argent dans une seule action, le risque est élevé. Si un individu investit son argent dans un portefeuille dactions diversifiées (dont les rendements sont négativement ou faiblement corrélés), le risque diminue. –Exemple : fonds commun de placement (FCP). Mais les prix des actions sont souvent positivement corrélés et il reste un risque non diversifiable (fluctuations du marché boursier).

68 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Réduire le risque : assurance Les individus averses au risque sont prêts à payer pour éviter le risque. Si le prix de lassurance est égal à la perte attendue (par exemple, une police avec une perte attendue de euros coûtera euros), les individus averses au risque sassureront suffisamment pour couvrir toutes les pertes financières dont ils pourraient souffrir.

69 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Réduire le risque : assurance Insurance = assurance. Burglary = cambriolage. Expected Wealth = richesse espérée. Standard Deviation = écart-type.

70 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Réduire le risque : assurance Pour un consommateur averse au risque, la garantie dun revenu constant quels que soient les événements est préférable (en terme dutilité) à une situation où cet individu jouit dun revenu élevé en labsence de pertes et dun revenu faible lorsque les pertes se réalisent. Lutilité espérée avec assurance est supérieure à lutilité espérée sans assurance.

71 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Assurance : la loi des grands nombres Les compagnies dassurances savent quen vendant un grand nombre de polices (contrats) elles font face à un risque relativement faible, grâce à la loi des grands nombres : –Bien que les événements uniques se produisent de façon aléatoire et soient largement imprévisibles, la réalisation moyenne de nombreux événements similaires peut être prévue.

72 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Assurance : neutralité actuarielle Les compagnies dassurances peuvent être sûres que, pour un nombre suffisant dévénements, le total des primes de risque payées sera égal au montant total des remboursements à effectuer. Lorsque la prime dassurances est égale au remboursement espéré, lassurance est actuariellement neutre. Comme les compagnies dassurances doivent aussi couvrir des coûts dadministration et faire un certain profit, elles fixent le niveau des primes au-dessus des pertes attendues.

73 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Assurance : neutralité actuarielle Certaines catastrophes (tsunami, tremblement de terre, etc.) sont tellement peu probables dans le court terme que certaines compagnies nassurent plus pour ces risques. –Leurs pertes espérées ne peuvent pas être correctement estimées. –Les gouvernements ont dû se substituer aux compagnies dassurances.

74 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Réduire le risque : la valeur de linformation Les individus prennent souvent des risques parce quils manquent dinformation. Linformation est donc un bien ayant de la valeur et les individus paieront pour lobtenir. La valeur de linformation complète est la différence entre la valeur espérée dun choix en information complète et la valeur espérée en information incomplète.

75 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La valeur de linformation : un exemple La consommation individuelle de lait a diminué au fil des années aux États-Unis. La recherche a montré que : –la demande pour le lait est saisonnière (plus grande au printemps) ; –lélasticité-prix de la demande est négative et faible ; –lélasticité-revenu est positive et élevée.

76 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La valeur de linformation : un exemple En concentrant la publicité pour le lait au printemps, les producteurs de lait peuvent accroître leur profit de 9 % ou de 4 millions de dollars américains. Le coût de cette information était relativement faible, alors que sa valeur (profits supplémentaires de 4 millions de dollars américains) était relativement élevée.

77 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur 4. La demande dactifs risqués La plupart des individus sont averses au risque. Cependant, ces mêmes individus investissent dans des actifs risqués. –Pourquoi ? –Comment décident-ils du risque à prendre ? Pour répondre à ces questions, on doit examiner la demande dactifs risqués.

78 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La demande dactifs risqués Un actif est ce qui fournit un flux monétaire ou un flux de services à son détenteur : –Exemples : maison, compte épargne, bon du trésor, action en Bourse… Le flux monétaire associé à la propriété dun actif (par ex. une action en Bourse) peut être explicite (par ex. dividendes) ou implicite (par ex. gain ou perte réalisée en capital = variation positive ou négative de la valeur de lactif à la vente).

79 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Les actifs risqués et sans risque Un actif risqué fournit un flux monétaire au moins en partie aléatoire. –Exemples : location dun appartement, gains en capital, pour bons ou actions… Un actif sans risque fournit un flux monétaire connu avec certitude. –Exemples : bon du trésor gardé jusquà maturité, certificat de dépôt à court terme …

80 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La demande dactifs risqués Les individus détiennent des actifs en raison des flux monétaires que ceux-ci génèrent. Pour comparer un actif à un autre, on peut penser à ce flux monétaire en terme de prix ou de valeur dun actif. Le rendement dun actif est le rapport du flux monétaire total quil rapporte (en incluant les gains/pertes en capital) à son prix.

81 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La demande dactifs risqués Un individu détenant un actif risqué espère que le rendement de cet actif sera supérieur au taux dinflation (pour augmenter son pouvoir dachat). Le rendement corrigé de linflation (réel) dun actif est le rendement nominal moins le taux dinflation.

82 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La demande dactifs risqués Puisque les rendements ne sont pas connus avec certitude, les investisseurs prennent des décisions sur la base de rendements espérés. Le rendement espéré dun actif est la valeur espérée de ce rendement. –Certaines années le rendement effectif sera supérieur au rendement espéré, et dautres années il sera inférieur.

83 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Investissements : risque et rendements ( ) Common stocks = actions en Bourse (indice S&P 500). Long-term corporate bonds = obligations de long terme. U.S. Treasury bills = bons du Trésor américains. Real rate of return = taux réel de rendement. Risk (Standard Deviation) = risque (écart-type).

84 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur La demande dactifs risqués Plus le rendement espéré dun investissement est important, plus le risque quil induit est également important. Un investisseur averse au risque doit donc choisir entre un rendement espéré plus élevé (risque plus élevé) et un risque moins élevé (rendement espéré moins élevé).

85 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Un investisseur a le choix entre des actifs risqués (par exemple des actions en Bourse) et des actifs sans risque (par exemple des bons du Trésor), ou une combinaison des deux. Pour déterminer le montant que linvestisseur mettra dans chaque actif, on calcule le rendement R P et le risque σ P de son portefeuille.

86 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements R f = rendement certain dun bon du Trésor. –Le rendement espéré dun actif sans risque est égal à son rendement effectif. R m = rendement espéré dune action représentative de la Bourse. On suppose que R m > R f : sinon aucun investisseur averse au risque nachèterait dactions.

87 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements b = part de lépargne placée en Bourse. (1-b) = part de lépargne placée en bons du Trésor. Le rendement espéré R P dun portefeuille est la moyenne pondérée du rendement espéré des deux actifs :

88 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements : un exemple Exemple : R m = 12 %, R f = 4 %, et b = 1/2

89 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Dans quelle mesure ce portefeuille est-il risqué ? Une mesure du risque est lécart-type : –Écart-type de lactif risque = m –Écart-type du portefeuille = p –Alors, on peut montrer (puisque f =0) que :

90 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Pour déterminer comment linvestisseur choisit les parts b et (1-b), on peut montrer quil fait face à un arbitrage rendement-risque analogue à la droite de budget du consommateur :

91 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Cette droite de budget décrit larbitrage entre le risque p et le rendement espéré R p. Le rendement espéré du portefeuille R p augmente lorsque lécart-type p de ce rendement augmente.

92 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements La pente de cette droite de budget est le prix du risque. Elle nous dit quel risque supplémentaire un investisseur est prêt à encourir pour obtenir un rendement plus grand :

93 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Si linvestisseur ne veut pas prendre de risque, il investit tous ses fonds dans les bons du Trésor (b=0) et reçoit un rendement espéré R f. Si linvestisseur veut recevoir un rendement quil espère plus élevé, il peut investir tous ses fonds dans les actions boursières (b=1), qui rapporte un rendement espéré R m, mais avec un écart-type de m. Enfin, il peut investir un partie de ses fonds dans chaque type dactif, rapportant un rendement espéré entre R f et R m, avec un écart-type inférieur à m, mais supérieur à zéro.

94 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements On peut tracer des courbes dindifférence qui montrent les combinaisons de risque et de rendement qui donnent la même satisfaction à linvestisseur. Comme pour le consommateur, linvestisseur optimise son portefeuille dactifs en tenant compte de ses préférences et de sa droite de budget.

95 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Rendement espéré R p Le point de tangence (*) entre U 2 et la droite de budget est le choix optimal puisquil donne le rendement le plus élevé pour un risque donné. RfRf Droite de budget RmRm R*R* U2U2 U1U1 U3U3

96 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Les individus diffèrent dans leurs comportements vis-à- vis du risque. Un individu très averse au risque (A) investira presque toute son épargne dans des bons du Trésor et obtiendra un rendement espéré à peine plus grand que R f. Un individu peu averse au risque (B) investira beaucoup moins dans des bons du Trésor et plus dans des actions en Bourse et obtiendra un rendement espéré plus élevé, mais avec un plus grand écart-type.

97 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Larbitrage entre risque et rendements Rendement espéré R p Avec la même droite de budget, linvestisseur A choisira un rendement et un risque faibles, alors que linvestisseur B choisira un rendement et un risque plus élevés. UAUA RARA UBUB RfRf Droite de budget RmRm RBRB

98 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Investissements en Bourse : risque et rendements dans les années 1990 Dans les années 1990, beaucoup de gens ont commencé à investir dans la Bourse pour la première fois : –Le pourcentage de familles aux États-Unis qui ont directement ou indirectement investi en Bourse est passé de 32 % en 1989 à 49 % en –Le même phénomène sest produit en Europe, mais avec un pourcentage moindre. La raison principale est une hausse des rendements des Bourses mondiales. Mais, en 2000, les Bourses ont chuté fortement !

99 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur 5. Léconomie comportementale Les comportements individuels contredisent parfois les hypothèses qui sous-tendent notre modèle standard des choix du consommateur. Notre compréhension de ces choix serait améliorée si on pouvait obtenir plus dinformation sur les comportements humains en économie pour lincorporer dans des modèles plus réalistes : cest lobjectif de léconomie comportementale.

100 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Il existe beaucoup dexemples de ces contradictions dans les choix des consommateurs. Lun des plus classiques est : –Jouer au loto, bien que le gain espéré soit inférieur au prix du ticket.

101 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Les points de référence : –Les modèles économiques reposent sur lhypothèse que les consommateurs accordent des valeurs uniques aux biens et aux services quils achètent. Cependant, les psychologues ont trouvé que la valeur perçue peut dépendre des circonstances. Supposons que vous pouvez acheter un billet pour la prochaine finale de la coupe du monde de football au prix officiel de 150 euros. Mais vous découvrez aussi que vous pouvez le revendre sur Internet pour 500 euros. Cependant, vous décidez daller au match plutôt que vendre le billet, bien que vous neussiez jamais payé plus de 200 euros pour acheter le billet initialement.

102 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Un point de référence est une situation dans laquelle un individu prend une décision : –Exemple : détenir le billet pour la finale de la coupe du monde est le point de référence. Les individus naiment pas perdre ce quils possèdent déjà. Ils valorisent souvent les biens quand ils les possèdent à un niveau plus élevé que quand ils ne les possèdent pas. Lutilité dune perte est souvent plus élevée que lutilité dun gain du même montant. Lutilité de la vente du billet est plus élevée que lutilité du gain initial de son achat.

103 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Léquité : –Les considérations déquité influencent les comportements des agents économiques. Exemple : dons à des œuvres charitables… –Limpression quun prix est trop élevé peut conduire un consommateur à renoncer à lachat dun bien alors même que le prix serait par ailleurs acceptable. –Un chef dentreprise peut proposer à un employé un salaire plus élevé que celui du marché, pour rendre le travailleur plus productif (« théorie du salaire defficience »). Cependant, le travailleur peut être moins productif sil pense que ce salaire nest pas équitable.

104 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Les lois de probabilité –Les individus névaluent pas toujours les événements incertains en tenant compte des lois de probabilité. –Les individus ne maximisent pas toujours leur utilité espérée. –Les individus sont enclins à surestimer la probabilité que certains événements se produisent, à cause dun manque dinformation (« loi des petits nombres »). Exemple : le loto.

105 Microéconomie, 7 e éd. – R. Pindyck, D. Rubinfiled, M.Sollogoub ® 2009 Pearson Education France Chapitre 5 – Incertitude et comportement du consommateur Léconomie comportementale Jusquà maintenant, la théorie a expliqué beaucoup de choix de consommateurs, mais pas tous. Léconomie comportementale est un champ en développement qui essaie dapporter un éclairage et de donner plus de précisions sur ces situations qui ne sont pas bien expliquées par le modèle standard du consommateur.


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