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Epistémologie Cours master 2 recherche 2006-2007 Benoît Bardy.

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1 Epistémologie Cours master 2 recherche Benoît Bardy

2 Situation de la science Retour réflexif sur les pratiques : EPISTEMOLOGIE - centrale dans nos sociétés - volonté de rationalisation - un moyen dappréhender le monde - méfiance

3 Quest ce que lEpistémologie? Un discours (epistemé) rationnel sur la connaissance (logos) qui pose des questions sur : - lobjet - les principes métaphysiques - les conclusions (valeur de la science) - lexistence dun savoir intangible - les principes méthodologiques - la démarcation science/non science

4 Lexistence dun savoir intangible? Le savoir définitif nexiste pas Ex : Lamarck (1809) / Darwin (1859) Vitalisme: la vie est irréductible à la matière. Idée que Dieu crée la vie - La fonction crée lorgane (cou de la girafe) - Hérédité des caractères acquis Mécanisme: d'inspiration matérialiste. La vie n'est qu'un mécanisme, qu'une forme particulière de la matière. Deux principes fondamentaux: des variations ou mutations individuelles ; la pression de la sélection naturelle

5 Lobjet La science doit construire son objet Où sarrête la définition de lobjet ? Animal - Environnement Sciences de la terre - du vivant - humaines - sociales Où sarrête la discipline é tudiant lobjet ?

6 Les principes métaphysiques Toute science repose sur des principes indémontrables Ex : Aristote ( av J.C.) Ex : Galilée ( ) Physique: Science de la nature: principe interne de mouvement et de repos Réfutation du principe aristotélicien de limmobilité - Principe de relativité (poissons et papillons)

7 Perception directe / perception indirecte: monde réel / monde représenté

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9 Les principes méthodologiques Nécessité de principes directeurs -Méthode inductive (ex : Newton ) partir de lexpérience, des faits, de lobservation pour remonter aux principes généraux et construire une théorie (1687). -Méthode déductive (ex : Descartes) va des principes aux conséquences. Fondée sur lintuition et la formulation dhypothèses (1637). -Méthode expérimentale (ex : Claude Bernard) La science expérimentale (1878)

10 Les conclusions Valeur de la science : problème de lobjectivité Toute observation est en soi une intervention

11 La démarcation science /non science K. Popper ( ) la réfutabilité, le falsificationisme Sciences herméneutiquers : recherche et production de sens (donc de connaissance du réel) par la rencontre de deux subjectivités: celle de l'interprète, et celle qui a produit l'objet à interpréter. Rejet ( et non acceptation) de lhypothèse

12 Nature et structure du discours scientifique idées de la science - normative : savoir universel absolument fondé - descriptive : déterminer le contenu, la forme les objets techniques, la valeur des propositions - causalement explicative: A -> B - prédictive: y = f(x)

13 Construction des concepts L obstacle épistémologique (Bachelard) Quand on cherche les conditions psychologiques des progrès de la science, on arrive bientôt à cette conviction que c'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer des obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain : c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, des lenteurs et des troubles. C'est là que nous montrerons des causes de stagnation et même de régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie que nous appellerons des obstacles épistémologiques. La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres. Elle n'est jamais immédiate et pleine. Les révélations du réel sont toujours récurrentes. Le réel n'est jamais « ce qu'on pourrait croire » mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser. La pensée empirique est claire, après coup, quand l'appareil des raisons a été mis au point. En revenant sur un passé d'erreurs, on trouve la vérité en un véritable repentir intellectuel. En fait, on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites, en surmontant ce qui, dans l'esprit même, fait obstacle à la spiritualisation (La formation de lesprit scientifique).

14 - jusquà la Renaissance : âme - au 17° : le mécanisme - au 18° : lorganisation - au 20° : linformation Ex : le concept de vie

15 3 critères pour une théorie scientifique (Popper) - Cohérence interne - Progrès /précédente - Testabilité

16 Les révolutions scientifiques La logique des révolutions scientifiques - Kuhn, 1962 Pré-science: bourgeonnement, voies diverses Science normale: maturit é, consensus, paradigme dominant Crise paradigmatique: Anomalies, incapacit é du paradigme dominant à expliquer les donn é es secondaires - R é sistances extrêmes de la communut é (p è res fondateurs) -> Modification ad hoc de la th é orie dominante -> é megence d un paradigme alternatif Résolution de la crise: émergence dune nouvelle science normale

17 Rapports entre science et réalité La connaissance scientifique est une connaissance approchée. " une science a l'âge de ses instruments de mesure " (Bachelard)

18 Science et Idéologie Toute vie sociale suppose des représentations symboliques qui valorisent ou non tel ou tel comportement, telle ou telle valeur : cest lIdéologie qui a 3 fonctions - intégration - dissimulation - renversement

19 2 grands types de rapports entre Science et Idéologie - sciences et idéologies « scientifiques » - sciences et autres formes didéologie religieux politique moral

20 Sciences et intérêts - personnel - technique - pratique - émancipatoire

21 Sciences et responsabilité - le chercheur est-il responsable? - le directeur de laboratoire? - La communauté scientifique? - Le comité déthique?

22 Quelques exemples

23 Le casse-tête de la biologie: lorigine des espèces « est-ce que lhomme descend du singe ? » Linné ( ) et Buffon ( ) : le fixisme

24 Jusqu'à la fin du XIXe siècle la doctrine officielle et universellement admise était celle de la Bible où il est écrit: «Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon». Dieu dit: «Faisons l'homme à notre image, comme notre ressemblance et qu'il domine sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre».

25 Le lamarckisme ( ) Les changements survenus à la surface du globe ont provoqué des modifications dhabitat, donc des conditions et des modes de vie des organismes, les contraignant à sadapter ; ainsi, le non-usage de tel organe impose sa perte ; les organismes tendent vers la complexité croissante et le perfectionnement de génération en génération. Créateur du terme « biologie » hérédité des caractères acquis

26 Le darwinisme ( )

27 Trois bases fondamentales de la théorie de lévolution : - la sélection naturelle est si rigoureuse que la moindre variation utile fait triompher la lignée qui la possède - depuis toujours la faune et la flore ont évolué Sélection naturelle - les lignées présentent dinnombrables variations de détails

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29 Le darwinisme social (1870) Les lois de Darwin sappliquent à toute communauté : Cest la « survie du plus apte » (survival of the fittest) Dangers : - Colonialisme - Eugénisme - Xénophobie - Antisémitisme

30 La biologie moléculaire Le XXe siècle coïncide avec la naissance génétique : - redécouverte des travaux de Mendel (1866, précisément en 1900) - élaboration de la théorie chromosomique de l'hérédité au début du siècle - découverte de l'ADN comme support biochimique de l'information génétique - élucidation de sa structure - explosion de la biologie moléculaire à partir des années 70. La biologie moléculaire XXI siècle : patrimoine génétique de l'homme décrypté

31 Un concept central : le hasard "le rôle du hasard en biologie moléculaire", Jean-Jacques Kupiec ingénieur et Docteur en biologie à l'Institut Cochin Comment se construit un être vivant ? La biologie moléculaire des années a imposé l'image d'une mécanique bien réglée, excluant le hasard et guidée par le programme génétique déposé dans les chromosomes. Ce paradigme doit être maintenant réévalué parce qu'il est en contradiction avec les données expérimentales. A la place, on peut suggérer une autre théorie. Les espèces évoluent grâce au hasard des mutations triées par la sélection naturelle. Les cellules se comportent de la même manière. Elles se différencient parce qu'il y a du hasard dans leur fonctionnement et s'adaptent à leur micro- environnement constitué par les autres cellules. Ainsi, le développement de l'embryon n'est pas l'exécution d'un programme mais une extension de la sélection naturelle à l'intérieur de lorganisme

32 Systèmes complexes et auto-organisation

33 Défis et enjeux de la complexité: véritable défi pour la connaissance Dans tous les domaines de la recherche, il nest question que «dobjets complexes» ou de «systèmes complexes». Cela ne signifie pas quun accord définitif existe entre les scientifiques sur la nature de cette «complexité», surabondamment repérée et invoquée. D'un point de vue général, la notion de complexité repose sur l'idée fondamentale selon laquelle un système articulant des éléments divers constitue un tout qui est différent de la somme de ses parties. Elle implique que l'organisation même de ces éléments produit des émergences, autrement dit qu'elle développe des propriétés spécifiques qui ne sont pas déductibles de la connaissance de chacun de ces éléments.

34 - La seule prise en considération des "interactions entre les éléments" ne suffit plus: il faut développer de nouveaux instruments de pensée, permettant de saisir des phénomènes de rétroaction, des logiques récursives, des situations d'autonomie relative. Il sagit là dun véritable défi pour la connaissance, aussi bien sur le plan empirique que sur le plan théorique. - Dans le domaine des sciences mathématiques, physiques, chimiques ou biologiques, les bases conceptuelles de létude de la complexité existent. Elles montrent que la résolution dun système complexe, composé dun grand nombre déléments en interaction, passe précisément par un changement conceptuel du niveau de description pour révéler lémergence de nouvelles propriétés. - En sciences humaines et sociales, la notion de complexité devient opératoire si elle permet de sortir du mythe positiviste selon lequel l'"explication" d'un phénomène impose d'en traiter en "éliminant le contexte".

35 Sattacher à la complexité: un renversement épistémologique - L'exploration de la complexité se présente comme le projet de maintenir ouverte en permanence, la reconnaissance de la dimension de limprédictibilité. - L'exploration de la complexité se présente comme le projet de maintenir ouverte en permanence, dans le travail dexplication scientifique lui-même, la reconnaissance de la dimension de limprédictibilité. - Un des outils principaux de l'approche de la complexité dans les divers champs du savoir est la mise en œuvre de la différenciation des temporalités et des changements d'échelle. Schéma stratégique CNRS

36 Différenciation des temporalités et des changements d'échelle Différentes temporalités de la nanoseconde au siècle (être humain) Int é gration des diff é rentes temporalit é s Différentes échelles despace micro / meso / macro Intégration des différentes spatialités Persistances et changement à différentes échelles Persistances - Invariants transformationnels Mutualité Persistances / Changements Intégration / Enslavement des niveaux

37 implications de diverse nature : - soit en suscitant un véritable renversement épistémologique - comme l'opère la "physiologie inverse - soit en ouvrant de nouveaux espaces de recherche à travers l'accès à un niveau d'analyse de l'objet demeuré fermé jusque là - soit encore en renouvelant les pratiques de la comparaison et en relançant, sur des bases nouvelles, des approches qui semblaient épuisées. Ainsi le développement de la micro-histoire a indiscutablement contribué au renouveau des approches macro-historiques prenant en compte la durée longue. Cette considération de la complexité invite aussi à repenser la distinction entre les sciences nomologiques, qui prétendent à lénonciation de lois explicatives, et les sciences herméneutiques et/ou descriptives qui abandonnent, par définition, toute idée dun point de vue explicatif unitaire, au-delà de la simple différenciation ordinaire des sciences dites «dures» et des sciences humaines et sociales.

38 Systèmes complexe - auto-organisation Illustrations auto-organisation -banc de poissons / vols oiseaux - dunes / nature / pommes de pin -Etc… (note: photos enlevées du fichier, trop lourdes à télécharger)

39 Weimerskirch et al., 2001

40 Les rouleaux de Bénard Pas de contraintes: Mouvements aléatoires des molécules liquides Contraintes: Refroidissement (surface) et réchauffement (fond): Structure des molécules en rouleau Pas de contrôleur central Coordination spontanée entre les molécules froides et chaudes les contraintes (température) guide la formation (et le changement) de la coordination

41 Approche prescriptive du mouvement Existence de processus cognitifs, de règles, de symboles (représentations, schémas, programmes moteurs) Ordre moteur comme conséquence de l ordre interne prescription du mouvement (planification, programmation, exécution) Changement dans la mouvement comme la conséquence du changement des mécanismes prescriptifs Adams - Schmidt - Wolpert

42 Approche émergente du mouvement Pas de « programme » de mouvement, pas de contrôle centralisé Le mouvement émerge de l interaction entre différentes contraintes Une structure auto-organisée Auto-organisation: apparition (et changement) d un état sans prescription par un agent externe état global résultant (émergeant) de l interaction entre les éléments locaux

43 Transitions perceptives

44 Plusieurs états stables Transition rapide et soudaine (pas détat intermédiaire) Fluctuations critiques Hysteresis Relaxation critique Caractéristiques de lauto-organisation

45 Schéma stratégique CNRS recherche fondamentale et recherche finalisée - priorités théoriques et outils de la recherche - entre des disciplines distinctes Repenser les distinctions

46 «recherche fondamentale» et «recherche finalisée» - recherche non comme un espace distribué en différents secteurs, plus ou moins étanches les uns aux autres, mais comme un espace intégré d'activités. -différents champs de savoir ne se développent pas "hors contexte" : ils entretiennent des relations étroites avec des savoir-faire, des moyens de production, des lieux et des intérêts multiples qui contribuent à les modeler et à orienter leur développement qui résulte ainsi du croisement de plusieurs logiques de production et d'appropriation du savoir, dont les logiques instrumentales font partie. - Les scientifiques ne sont ni les seuls intervenants, ni les seuls juges dans ce champ de pratiques. Il savent par exemple que leur activité est de plus en plus tenue de se développer dans des directions et selon des temporalités qui sont influencées, sinon prescrites, par des exigences sociales, politiques et économiques. - La démarche de recherche se trouve ainsi conduite à incorporer, de façon délibérée et explicite, la prise en charge de ses propres débouchés sur le terrain de laction, et elle en accompagne les effets retour » sur le terrain de la connaissance.

47 «priorités théoriques» et «outils de la recherche» - La définition des thématiques de recherche est désormais de plus en plus dépendante des choix faits en matière dinfrastructures de recherche. - Il nest plus possible de penser celles-ci comme le domaine de lintendance, par nature second et subordonné par rapport aux choix qui engagent lavancée de la connaissance. - Les sciences du vivant, les sciences et technologies de linformation, les sciences de lenvironnement, la physique et lastrophysique aussi bien que les sciences de lhomme et de la société vont se construire de plus en plus à partir des données nouvelles que les plates-formes technologiques leur permettent de constituer. - Celles-ci, en ouvrant le champ des possibles, renouvellent les méthodologies, et donc les problématiques de la recherche autant que ses modes dorganisation, à léchelle nationale et internationale.

48 entre des disciplines distinctes assignées à des « champs » et à des « méthodes » spécifiques et disjoints - Les grands secteurs de linnovation scientifique se situent définitivement à lintersection de plusieurs espaces disciplinaires dont ils font, du même coup, voler en éclats les frontières traditionnelles. - Ainsi le champ des sciences et technologies de linformation et de la communication, qui se constitue non seulement dans une dynamique des sciences de linformation et des systèmes, mais aussi dans lassociation des sciences humaines et sociales, des sciences du vivant, des sciences cognitives ou des nanosciences, illustre parfaitement ce mouvement de transdisciplinarité. - De façon plus générale, le développement de nouveaux secteurs de connaissance à l'interface des disciplines ne laisse désormais de côté aucun département scientifique. - La construction coopérative d'objets transdisciplinaires doit notamment permettre de redonner toute leur place aux sciences humaines et sociales, au-delà dune simple contribution aux autres secteurs de la recherche en termes dhumanisation de la science.

49 - En effet, l'intervention de ces sciences dans le processus interdisciplinaire ne concerne pas seulement les "enjeux sociaux" de la science, ni les "implications des nouvelles technologies". Elle entre de plain-pied dans la construction des objets de recherche eux-mêmes, dès lors qu'une série de repères fondateurs de la pensée et de l'action se trouvent aujourd'hui bousculés par l'avancée des connaissances. Conséquences - équilibre des secteurs de recherche (nouvelles priorités) - interdisciplinarité - transdisiplinarité - pluridisciplinarité -structuration de la recherche (CNU - Comité national - EPST -… - Politique de la recherche (ANR - PCRD) - Politique financière de la recherche


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