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FPSE, Genève, cour sur Stress: Analyse, Intervention, Maîtrise

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1 FPSE, Genève, cour sur Stress: Analyse, Intervention, Maîtrise
Stress et travail sur les processus respiratoire : Quelques applications Michel Heller, Dr. Phil, FSP/AVP/EABP Contact: Références: Michel Heller (2008). Psychothérapies Corporelles. Fondements et méthodes. Louvain: de Boeck. Michael C. Heller (2012). Body Psychotherapy: history, concepts & methods. New York: W.W. Norton.

2 I. Stress & Dimensions de l’Organisme

3 L’axe du stress (HPA) Depuis les travaux de Selye, l’axe du stress désigne une entité physiologique qui interagit avec les pensées, le comportement, le corps et le métabolisme.

4 L’axe du stress interagit
Avec la psyché, le corps, Le comportement et Le métabolisme

5 Systèmes de régulation physiologiques de l’organisme
Régulation de l’organisme et de ses dimensions selon le Système des Dimensions de l’Organisme (SOD) Psyché Corps Compor- tement Métab- olisme Systèmes de régulation physiologiques de l’organisme

6 Dimensions I, le corps. Le mot corps est régulièrement utilisé pour désigner l’organisme, la dimension physiologique ou somatique, le comportement et ce sur quoi travaillent les gymnastes et les physiothérapeutes. C’est ce dernier sens que je retiens ici. Les dynamiques corporelles regroupent surtout l’ensemble des mécanismes qui permettent à l’organisme de s’adapter aux contraintes de la gravité. La gravité influence toutes les parcelles d’un organisme, mais l’organisme contient une série de dispositifs qui sont surtout conçus pour gérer cette tâche : le squelette, les muscles et le système nerveux sensori-moteur.

7 Exemple d’analyse du comportement au sein d’une interaction (Mead & Bateson 1942: mother & infant in Bali) Le comportement adapte l’organisme à des objets spécifiques et vise alors une virtuosité. Le comportement est généralement abordé par d’autres professions, comme celle des comportementalistes, ou ceux qui étudient la communication nonverbale.

8 Dimension III, le métabolisme.
Le métabolisme est la gestion, au niveau du milieu interne et des cellules, de l’énergétique de l’organisme. Nous sommes ici au cœur de l’autorégulation physiologique. Cette dimension est surtout étudiée dans des disciplines comme la biochimie, ou l’étude des mécanismes d’homéostasie en physiologie.

9 métabolisme & organisme
Activité métabolique oxygène et nutrition Activité physiologique et affective Activité comportementale et cognitive

10 II. Respiration interne & externe

11 Respiration externe http://www. cegep-ste-foy. qc

12 Respiration interne http://www. cegep-ste-foy. qc

13 http://www. google. ch/imgres. imgurl=http://medicalimages. allrefer

14 III. Interventions sur la respiration
1. Respiration douce qui augmente la capacité métabolique de gérer plus d’oxygène sans retraumatiser.

15 III.1. Respiration douce qui augmente la capacité métabolique de gérer plus d’oxygène sans retraumatiser Exercice sportif: il y a augmentation de la consommation d’oxygène, mais l’énergie ainsi crée est tout de suite dépensée. Il n’y a donc pas forcément accommodation de la capacité métabolique à gérer une plus grande variabilité de l’oxygène. Par exemple lorsqu’un sportif arrête de faire du sport son organisme augmente considérablement son poids, parfois de façon difficilement réversible.

16 III.1. Respiration douce qui augmente la capacité métabolique de gérer plus d’oxygène sans retraumatiser Une légère hyper oxygénation crée un état d’euphorie qui ressemble causé par une augmentation des endomorphines. Cet état ne devient digeste que lorsque l’exercice est suivi d’un moment d’immobilité relaxante qui permet à l’organisme et la psyché d’intégrer l’augmentation d’activité métabolique. Mais à nouveau cette stratégie ne permet qu’une petite accommodation de l’activité métabolique basale. Une plus forte hyper oxygénation est rarement intégrée par l’organisme. Il mène à des états euphoriques et affectifs intenses, des états de transes qui requièrent une éducation psychologique intense pour devenir gérables. En effet les émotions qui émergent dans cet état ne sont pas prévisibles: grande joie, activation du réflexe orgastique, émergence de mémoires refoulées, grandes peurs, colères gigantesques, etc. Une forte oxygénation mène aussi à des crises de tétanies qui peuvent provoquer de plus grandes peurs encore. Ces crises sont rarement dangereuses, mais elles peuvent réveiller le réflexe de sursaut, une réaction de peur qui va ensuite diminuer l’activation métabolique. Nous sommes ici si proches des mécanismes de l’axe du stress, que de tels exercices peuvent retraumatiser ou même créer de nouvelles formes de traumatismes engendrées par la procédure thérapeutique. Il y a alors hyperdépendance envers le thérapeute, et en même temps une immense peur de toutes interventions thérapeutiques.

17 III.1. Respiration douce qui augmente la capacité métabolique de gérer plus d’oxygène sans retraumatiser Il y a alors un apport d’oxygène qui inhibe l’axe du stress… mais ce travail exige une patience que la personne stressée est souvent incapable d’avoir. C’est pourquoi l’utilisation d’exercices respiratoires exige un cadre sécurisant. Dans la mesure où le stress est avant tout induit par une agression répétée de l’environnement, la restauration de la confiance envers un entourage est la priorité de toutes les approches thérapeutiques. À l’intérieur de cette priorité, il faut avant tout utiliser des modes d’interventions (cognitifs, comportementaux, émotionnels, corporels, etc.) que le ou la patiente peut intégrer. Dans certains cas, l’exercice respiratoire s’impose. Dans d’autres cas, il faut les éviter, mais observer la respiration. Dès que la personne bâille, soupire, s’étire, respire mieux avec le ventre, nous savons que nous sommes sur la bonne voie. Ainsi une bonne connaissance de la respiration est utile même lorsque l’on utilise des modes d’intervention verbaux.

18 III.1. Respiration douce qui augmente la capacité métabolique de gérer plus d’oxygène sans retraumatiser Plus une personne a une capacité métabolique est faible plus elle risque d’hyper oxygéner facilement. Il y a des personnes que je qualifie parfois d’anorexiques de l’oxygène. Après un léger exercice respiratoires, elles ont déjà la tête qui tourne, et une impression d’écœurement. Dès que ces signes se manifestent le thérapeute sait que cette personne ne peut pas intégrer plus d’oxygène. Une intervention sur une personne stressée mène souvent à ce genre de constat. Il faut donc trouver une façon de doser l’apport d’oxygène en respectant les règles suivantes: 1. La personne se sent plus vitale et n’entre pas dans un état d’extase, qui équivaut souvent à un état de dissociation. 2. La personne peut apprécier l’apport d’oxygène sans devoir aussitôt dépenser l’acquis en bougeant. 3. Il y a alors un apport d’oxygène qui inhibe l’axe du stress… mais ce travail exige une patience que la personne stressée est souvent incapable d’avoir.

19 IV. Réflex de sursaut Un indice corporel qui permet d’évaluer le stress d’une personne, ou sa capacité d’intégrer un style d’intervention, est le réflex de sursaut. Voir: - Braatøy, T. (1954). Fundamentals of psychoanalytic technique. New York: Wiley. - Heller, M. (2008). Les psychothérapies corporelles. Louvain: De Boeck.

20 IV. Réflex de sursaut Définitions.
Dans les premières semaines de vie, quand il a peur, l’enfant bouge dans le vide, comme s’il cherchait quelqu’un à qui s’agripper. C’est le réflex de Moro.

21 IV. Réflex de sursaut Ensuite ce reflexe s’active quand il est surpris par un son fort. L’enfant se recroqueville d’un coup, avec les jambes et les bras qui se rapprochent du thorax.

22 IV. Réflex de sursaut Le réflexe de sursaut se manifeste, par exemple, quand vous entendez un bruit soudain ou que quelque chose surgit dans votre champ de vision. Votre tête se déplace vers l'arrière et vers le bas et se rapproche de votre dos, et vos épaules montent pour protéger la zone vulnérable à l'arrière de votre cou. Vos bras raidissent, vos mains se contractent, et vos jambes plient. Souvent répétée, cette réaction de peur momentanée peut persister et ainsi créer un déséquilibre léger, mais continu dans le tonus musculaire à travers votre corps, et ce déséquilibre peut devenir une habitude imperceptible qui échappera à votre conscience. (http://www.canstat.ca/startle-french.html)

23 IV. Réflex de sursaut Ekman et Friesen ont observé que le sursaut en place si rapidement que même des acteurs entrainés n’arrivent pas à refaire ce geste sans avoir peur.

24 IV. Réflex de sursaut Un bon travail thérapeutique avec une personne stressée, respiratoire notamment, essaye de dénouer une réaction de sursaut chronique, qui s’est intégrée dans les tensions musculaires, les dynamiques respiratoires et posturales.

25 IV. Réflex de sursaut Les personnes qui sont phagocytées par un reflex de sursaut ont non seulement un raccourcissement des muscles extenseurs, mais aussi le thorax coincé sur l’inspire, et un diaphragme rigide. Il est donc utile d’aider: - 1. Une expiration douce du thorax - 2. Provoquer des bâillements qui détendent le diaphragme - 3. Laisser se développer la respiration du ventre. Bref mobiliser une réaction respiratoire qui détend sans faire fondre, et tonifie en même temps.

26 IV. Reflex de sursaut: exemple d’exercice utile
Demander à la personne de rester ainsi: Certaines personnes ne supportent pas l’immobilité. Il faut alors leur trouver une relaxation active, ce qui existe.

27 V. Conclusion Dès que l’on touche à des réactions qui mobilisent toutes les dimensions de l’organisme, il faut tenir compte des faits suivants: 1. les réactions intra-organismes sont déjà incroyablement complexes. 2. Elles sont toutes calibrées par le contexte. 3. La variabilité entre individus et d’un individu d’un moment à l’autre est énorme. C’est notamment vrai pour une personne stressée, qui peut passer d’un PTSD à un comportement habituel en un quart de secondes.

28 V. Conclusion Ceci implique:
1. Aucun style d’intervention n’est adéquat pour toutes les personnes qui ont un même diagnostic. Ceci est même vrai pour les antidépresseurs distribués aux patients dépressifs. 2. Le thérapeute doit avoir la finesse, le tact et une érudition en techniques d’intervention (psychique, corporelles, comportemental et affective) qui lui permet de s’adapter à chaque cas. Dans le cas de gens traumatisés, elles ont déjà subi assez de chocs produits par leur environnement. Ce n’est pas au thérapeute d’en rajouter un autre en voulant à tout pris imposer une stratégie donnée à un patient qui a besoin d’autre chose.

29 Références Levine, P.A. (2004). Panic, biology, and reason: giving the body its due. Dans I. Macnaughton (ed.). Body, Breath & consciousness: Berkeley : North Atlantic Books. Ogden, P; Minton, K. & Pain, C. (2006). Trauma and the Body: A Sensorimotor Approach to Psychotherapy. New York: W. W. Norton. Rothschild, B. (2000). Le Corps se souvient: Psychophysiologie et traitement des traumatismes. Louvain, De Boeck Université.


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