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Histoire des arts Une commande politique

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Présentation au sujet: "Histoire des arts Une commande politique"— Transcription de la présentation:

1 Histoire des arts Une commande politique
Une nouveauté relative car depuis toujours existe une pratique des œuvres d’art dans les disciplines du « pôle des humanités ». Un texte de cadrage paru au BO du 28 août 2008. Histoire « des arts » au pluriel et non « histoire de l’art » (discipline universitaire héritière des « Beaux arts » et qui concerne traditionnellement peinture, sculpture et architecture), tous les arts sont concernés et en particulier, au collège, la musique. Il est important de ne pas concevoir cet enseignement comme une nouveauté absolue, les professeurs des disciplines artistiques, d’histoire géographie et de Lettres pouvant à juste titre affirmer qu’ils le pratiquent « depuis toujours ». Nous verrons (diapo suivante) qu’il s’agit en fait d’une nouvelle approche. Il s’agit d’une commande politique émanant du plus haut niveau de l’Etat, à l’automne A cette date la réécriture des programmes des trois principales disciplines concernées (arts plastiques, histoire-géographie et éducation musicale) est quasiment achevée, de ce fait l’histoire des arts ne tient dans le texte de ces programmes qu’une place limitée. Il faut donc se référer aussi au texte de cadrage paru au BO du 28 août Cet « arrêté d’organisation de l’enseignement de l’histoire des arts » transcende les disciplines puisqu’il définit les contours d’un « enseignement » partagé par toutes les disciplines, en particulier celles du « pôle des humanités » . Il transcende aussi les cycles scolaires puisqu’il concerne l’école primaire, le collège, le lycée.

2 Extraits du préambule du texte de cadrage
De quoi s’agit il? Extraits du préambule du texte de cadrage « L’enseignement de l’histoire des arts est un enseignement de culture artistique partagée. Il concerne tous les élèves. Il est porté par tous les enseignants. Il convoque tous les arts. » « ..l’ histoire du monde s’inscrit dans des traces indiscutables: les œuvres d’art de l’humanité. L’enseignement de l’histoire des arts est là pour en donner les clés, en révéler le sens, la beauté, la diversité et l’universalité. » L’important est l’idée de « culture artistique partagée ». Jusqu’alors le dessein commun des disciplines se référant aux différents arts restait implicite. Il s’agit de le rendre explicite: Faire en sorte que les enseignants se sentent co-responsables du développement d’une culture artistique cohérente. Faire en sorte que les élèves perçoivent que leur culture artistique se construit progressivement et de manière cohérente dans les différentes disciplines.

3 Les grands axes Un enseignement :
obligatoire ( premier degré 2008/second degré 2009, tout le collège) centré sur les œuvres d’art transdisciplinaire impliquant la constitution d’équipes de professeurs instaurant des situations pédagogiques nouvelles sans renoncer aux spécificités de chaque discipline et à la pratique artistique dans toutes ses composantes. évalué (un carnet de bord, dans les bulletins, au DNB) et contribuant à la validation du socle. A la rentrée 2009, l’enseignement de l’histoire des arts doit s’appliquer obligatoirement dans toutes les classes du collège. Il est intégré aux nouveaux programmes d’éducation musicale et d’arts plastiques qui s’appliquent dès septembre de la sixième à la troisième. En histoire et géographie dont seul le programme de sixième change à la rentrée en intégrant l’HDA, l’histoire des arts doit cependant trouver sa place même dans les classes de 5ème, 4ème et 3ème encore soumises à l’ancien programme. Il suppose le contact avec les œuvres d’art, par le biais de reproductions ou d’enregistrements ou mieux encore par le contact direct avec les œuvres: musée, rencontre avec des artistes, concerts etc. Il s’agit d’un enseignement transdisciplinaire (dimension essentielle) mais dispensé dans un cadre disciplinaire (différent en ce sens d’un IDD même si, dans les établissements où existent encore des IDD, ce dispositif est un lieu idéal pour faire de l’HDA). Donc, chaque enseignant d’histoire géographie, d’arts plastiques, d’éducation musicale a la responsabilité (même seul) de tenir compte de la composante HDA de ses programmes. L’impossibilité de constituer une équipe ne peut donc pas justifier l’absence d’un enseignement d’HDA. Il est essentiel de rassurer les professeurs d’arts plastiques et d’éducation musicale. L’HDA ne se substitue pas à la pratique artistique qui constitue toujours le cœur de leurs disciplines. Tous les professeurs des disciplines artistiques étudient déjà des œuvres d’art du passé et de la période contemporaine, il s’agit donc seulement, par le choix des œuvres, par le choix de problématiques communes etc. de mettre, pour les élèves, de la cohérence entre les approches des différentes disciplines. La question de l’évaluation n’est pas simple mais il est certain que cet enseignement doit être évalué. Un carnet de bord papier (cahier ou plus commode, classeur) ou sous une forme numérique sur le « Cartable en ligne » est un excellent moyen de rassembler les œuvres étudiées dans les différentes disciplines, les analyses que les élèves en ont faites etc. Ce carnet peut être évalué en classe de sixième, cinquième et quatrième. Une colonne HDA peut apparaître dans les bulletins (avec ou sans note mais avec une appréciation). En classe de troisième, pour le Brevet l’évaluation est obligatoirement orale (cf. diapositive n° 14)

4 L’arrêté d’organisation structure cet enseignement
autour de trois piliers

5 Pilier 1, les temporalités: les périodes historiques
Calquées sur le programme d’histoire Pilier 1, les temporalités: les périodes historiques 6e De l’Antiquité au IX e s 5e Du IXe à la fin du XVII e s 4e XVIII et XIXe s 3e Le XXe et notre époque 2de 1ère etc. Les œuvres d’art entrant en résonnance les unes avec les autres au travers du temps et de l’espace, ce découpage chronologique n’est pas une contrainte absolue. Pour prendre un exemple extrême, que ferait le professeur d’éducation musicale en classe de sixième, les musiques de l’époque mésopotamienne ou même celles de la Grèce antique nous étant largement inconnues? Il faudra bien, par exemple, que le musicien utilise des œuvres largement postérieures pour montrer comment la musique a repris des thèmes (mythes, légendes etc.) antiques. Ce pilier « temporalités » met en fait l’accent sur l’un des objectifs des concepteurs de cet enseignement: assurer aux élèves une meilleure connaissance de la succession dans le temps des grandes œuvres de l’histoire de l’humanité. L’essentiel n’est pas que les élèves soient capables de localiser telle ou telle œuvre dans le temps avec une précision extrême, il n’est pas question de leur faire ingurgiter des chronologies. En revanche il faut qu’ils sachent replacer une œuvre dans son contexte (Versailles ne se comprend pas sans le projet politique de Louis XIV), la situer par rapport à une autre (La Villa Rotonda de Vicence reprend des éléments du Panthéon d’Hadrien et non l’inverse), repérer les influences, les continuités et les ruptures (Picasso a « dans les yeux » Le bain turc d’Ingres et les masques africains lorsqu’il peint Les demoiselles d’Avignon) etc. Aucun artiste n’a jamais créé dans l’ignorance absolue de ses prédécesseurs, les élèves doivent pouvoir le comprendre et l’expliquer.

6 Pilier 2: les domaines. Tous les arts
Les « arts de l’espace  » Architecture, urbanisme, arts des jardins, paysage aménagé etc.… Les « arts du langage » Littérature écrite et orale (roman, nouvelle, fable, légende, conte, mythe, poésie, théâtre, essai, etc. inscriptions épigraphiques, calligraphies, typographies etc. Les « arts du quotidien » Arts appliqués, design, métiers d’art, arts populaires etc. Les « arts du son » Musique vocale, musique instrumentale, musique de film et bruitage, technologies de création et de diffusion musicale Les « arts du spectacle vivant » Théâtre, musique, danse, mime, arts du cirque, arts de la rue, marionnette, arts équestres, feux d’artifices, jeux d’eaux etc. Les « arts du visuel » Arts plastiques,( architecture, peinture, sculpture, dessin et arts graphiques, photographie etc.); illustration, BD Cinéma, audiovisuel, vidéo, montages photographiques, dessins animés, et autres images, Arts numériques. Pocket films, jeux vidéo Il va de soi que tous ces domaines artistiques ne doivent pas être abordés chaque année mais sur l’ensemble des années collège.

7 Pilier 3: les thématiques
Arts, créations, cultures Arts, espace, temps Arts, Etats et pouvoir Arts, mythe et religions Arts, techniques, expressions Arts, ruptures, continuités Ces thèmes sont volontairement très vastes pour permettre aux équipes de définir à l’intérieur de chacun des problématiques fédératrices. Il n’est pas question de les aborder toutes mais d’en choisir une ou deux par classe ou par niveau.

8 Un exemple de thématique
Toutes les thématiques sont présentées de la même manière dans le texte officiel Certaines sont plus accessibles que d’autres, au choix des équipes.

9 Des problèmes… Mais des solutions
La part des programmes à consacrer à l’histoire des arts: 50% en éducation musicale et arts plastiques, 25% en histoire-géographie. Aucun pourcentage n’est imposé, dans le texte du BO, aux Lettres, langues et toute autre discipline potentiellement concernée, par exemple les mathématiques, la physique, la technologie etc… Mais des solutions Les pourcentages s’appliquent aux contenus de programmes et non au temps Toutes les disciplines étant pourtant citées dans le texte, chacune peut trouver sa place dans cet enseignement, en particulier les Lettres..mais pas seulement. « Les pourcentages s’appliquent aux contenus de programmes et non au temps » Cela signifie en clair que, lorsqu’un professeur d’histoire, dans le cadre de son cours habituel sur les pratiques religieuses à Athènes au Vème siècle, explique l’architecture du Parthénon il fait une part des 25% du programme consacré à l’HDA. La participation des professeurs de Lettres est indispensable et on peut s’étonner que la discipline ne soit pas présente dans le texte du BO alors que théâtre, poésie, littérature etc. sont au nombre des domaines artistiques retenus. L’EPS a toute sa place dans le domaine des arts de la danse, des arts du cirque ou encore de l’anatomie. Pour ce qui est des autres disciplines et en particulier des disciplines scientifiques, elles ont beaucoup à dire: perspective, ondes, métrique, matière, structure et résistance des matériaux, anatomie etc… (cf diapo suivante)

10 Un exemple de thématique où les disciplines scientifiques trouvent
toute leur place

11 Des problèmes… Mais des solutions L’organisation des équipes
L’adaptation des professeurs des disciplines artistiques aux choix thématiques de TOUTES les équipes. Mais des solutions Rôle du conseil pédagogique et des réunions d’équipes. Lecture des programmes des autres disciplines. Pour un niveau de classe, limiter à deux (ou trois) dans l’année les moments où TOUS les professeurs concernés de ce niveau se retrouvent autour d’une œuvre, d’une thématique ou d’une période. L’organisation des équipes: L’idéal serait une rencontre dès la fin de l’année scolaire pour prévoir les premières pistes et une autre à la prérentrée pour affiner. Ce n’est possible que dans les établissements où les équipes sont stables. Dans tous les autres cas: profiter de la prérentrée. Connaître les programmes des autres disciplines est indispensable. Il serait souhaitable aussi de ménager, autant que faire se peut, une plage horaire de liberté commune aux disciplines du pôle des humanités de chaque niveau. L’argument de l’impossibilité de se rencontrer tomberait de soi. Sur le fond, un cours préparé à deux ou trois est un cours prêt, or la préparation d’un cours fait partie du travail normal de l’enseignant. Partager à deux ou trois les recherches est en outre plutôt un gain qu’une perte de temps. Et puis….on peut utiliser les moyens modernes de communication…. La question TRES IMPORTANTE des professeurs des disciplines artistiques Un professeur d’arts plastiques ou d’éducation musicale est souvent « seul de son espèce » dans l’établissement. Admettons qu’il y ait 3 classes par niveau, et que dans chaque classe les professeurs d’HG, Lettres et autres aient choisi une thématique différente, des œuvres différentes, cela supposerait que les professeurs des disciplines artistiques s’adaptent à longueur d’année à 12 progressions différentes, c’est impossible. La solution réaliste retenue est donc la suivante: sur un niveau de classe les professeurs de toutes les disciplines se retrouvent autour d’une même thématique, d’une même œuvre ou d’une même période une ou deux fois au maximum dans l’année, ce sont les temps forts de l’HDA. Dans l’intervalle, en respectant au mieux les trois piliers, chacun organise son enseignement d’HDA à sa guise. Exemple en classe de sixième: premier temps fort autour du mythe d’Enée pour toutes les classes de sixième, thématique « Arts, espace, temps » deuxième temps fort autour de la Chine des Han ou de l’Inde des Gupta, thématique « Arts, création, culture » Entre temps, le professeur d’histoire et géographie est un peu le « gardien du temps » et les professeurs des disciplines artistiques privilégient autant que faire se peut, des œuvres se référant à la période allant de l’antiquité au IXème siècle de notre ère.

12 Mais des solutions Des problèmes… Tout est possible. …
beaucoup de partenariats existent déjà dans le cadre de l’accompagnement éducatif A coupler avec celles existant déjà, privilégier les sorties de proximité Des problèmes… Les formes de travail : pédagogie de projet? Type IDD? Situation de cours « traditionnelle »? Les partenariats Les sorties Tout est effectivement possible en fonction des moyens dont peut éventuellement disposer l’établissement, en fonction aussi de la place que l’établissement, dans le cadre du volet culturel du projet d’établissement, souhaite donner à l’HDA. On peut aussi penser qu’il faut commencer avec modestie et estimer que tout projet de rapprochement autour de l’HDA de deux ou trois professeurs est déjà un point positif, même si la mise en œuvre ne s’éloigne en rien du cours traditionnellement dispensé. Le texte du BO insiste sur les partenariats. Il faut les envisager dans la continuité de ce qui se fait dans le cadre du volet culturel de l’accompagnement éducatif et prendre l’attache .de la DAAC Les sorties ont évidemment un coût et ne peuvent se multiplier à l’infini. Il ne faut donc pas hésiter à privilégier des sorties de proximité et à valoriser les ressources locales : une visite architecturale de la commune est une excellente forme de « contact avec les œuvres »; il faut penser à l’école de musique, au centre culturel, au théâtre le plus proche etc.

13 L’évaluation au DNB un « entretien » oral d’environ quinze minutes
permet de vérifier les connaissances et les capacités acquises Il est organisé dans l’établissement sous l’autorité du CE ses modalités peuvent être diverses il peut concerner un ou plusieurs élèves En 2010: oral expérimental, épreuve facultative. A partir de 2011: note sur 20 coefficient 2 L’évaluation de l’Histoire des arts se fait à l’oral. Le carnet de bord, le classeur, le cahier, le dossier numérique ou toute autre production constituent des supports pour l’interrogation orale, ils ne sont pas notés. Cet oral, organisé sous l’autorité du chef d’établissement, peut prendre des formes extrêmement diverses en fonction des choix de l’équipe pédagogique et des possibilités réalistes de mise en œuvre. ce peut être un oral individuel ou collectif de quinze minutes devant deux professeurs, Ce peut-être un exposé en classe ou « devant une œuvre » dans un musée, il peut se dérouler à tout moment de l’année, il peut être intégré à une séquence pédagogique ou dans le cadre de l’accompagnement éducatif etc. La note attribuée prend en compte particulièrement: la maîtrise des connaissances et des capacités fixées par le texte du BO n° 40 du 29 octobre 2009 mais aussi la capacité à s’exprimer à l’oral en manifestant curiosité et motivation (Cf.les compétences du socle commun)

14 L’HDA est présente dans « l’attestation de maîtrise des connaissances
et compétences du socle » Compétence 5, item 4…. Mais pas seulement…. L’item 4 de la compétence 5 précise « avoir des repères en histoire des arts » Mais l’histoire des arts permet aussi de construire (et donc, in fine, de valider) d’autres compétences: Compétence 1: lire, écrire et s’exprimer à l’oral Compétence 4: dans le cadre des TUIC, « créer, produire, exploiter des données », « s’informer, se documenter » Compétence 7: « être autonome dans son travail » « s’impliquer dans un projet » « manifester curiosité, créativité, motivation ».


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