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18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble1 Approche n Sciences et technologies de l information : nouveaux enjeux n Pour une.

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1 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble1 Approche n Sciences et technologies de l information : nouveaux enjeux n Pour une approche interdisciplinaire n Définir les sciences cognitives? n Un exemple : la vision La question du sens n Des médiations techniques : quelques exemples

2 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble2 Le « symbol grounding problem » n Definition (Stevan Harnard, 1990) u How can the semantic interpretation of a formal symbol system be made intrinsic to the system, rather than just parasitic on the meanings in our heads? u How can the meanings of the meaningless symbol tokens, manipulated solely on the basis of their (arbitrary) shapes, be grounded in anything but other meaningless symbols? n The problem is analogous to trying to learn Chinese from a Chinese/Chinese dictionary alone ;

3 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble3 La chambre chinoise J. Searle, 1980 n supposons que l'on soit dans une pièce fermée avec la possibilité de recevoir et d'envoyer des symboles (via un clavier et un écran, par exemple) ; n on dispose de caractères chinois et de règles de travail (instructions) permettant de produire certaines suites de caractères en fonction des caractères introduits dans la pièce ; n étant donnée une question, l'application des règles ne peut que conduire à donner la bonne réponse, mais sans que l'opérateur ait compris quoi que ce soit, puisqu'il ne connaît pas le chinois ; n il aura juste manipulé des symboles qui n'ont pour lui aucune signification ; n un programme informatique, se trouve dans la même situation que l'opérateur dans la chambre chinoise : il ne dispose que de symboles et de règles régissant leur manipulation ;

4 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble4 ELIZA J. Weizenbaum, 1966 n Patiente : Les hommes sont tous semblables. n Eliza : En quoi ? n Patiente : Ils nous embêtent toujours pour une raison ou pour une autre. n Eliza : Pourriez-vous me donner un exemple précis? n Patiente : Bon, mon ami m'a fait venir ici. n Eliza : Votre ami vous a fait venir ici. n Patiente : Il dit que je suis déprimée la plupart du temps. n Eliza : Je suis désolée d'apprendre que vous êtes déprimée. n Patiente : C'est vrai. Je suis malheureuse. n Eliza : Croyez-vous que venir ici vous aidera à ne plus être malheureuse? n Patiente : J'ai besoin d'aide, ça au moins c'est certain. n Eliza : Qu'est ce que ça signifierait pour vous de recevoir de l'aide? n Patiente : Je pourrais peut-être apprendre à m'entendre avec ma mère. n Eliza : Parlez-moi de votre famille.

5 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble5 Cognition cannot be just symbol manipulation n The standard reply of the symbolist (e.g., Fodor 1980, 1985) is that the meaning of the symbols comes from connecting the symbol system to the world « in the right way » ; n But it seems apparent that the problem of connecting up with the world in the right way is virtually coextensive with the problem of cognition itself ; n Many symbolists believe that cognition, being symbol-manipulation, is an autonomous functional module that need only be hooked up to peripheral devices in order to "see" the world of objects to which its symbols refer ; n Unfortunately, this radically underestimates the difficulty of picking out the objects, events and states of affairs in the world that symbols refer to, i.e., it trivializes the symbol grounding problem ;

6 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble6 Construction du sens Rastier : les dimensions du connaître n connaître met en jeu 3 sphères : la sphère physique (interactions physiques, capacité à percevoir et manipuler), la sphère sémiotique (interactions verbales, gestuelles, musicales, capacité à produire des signes) et la sphère des représentations (capacité à manipuler les symboles) ; n ces sphères opèrent sur 3 zones : la zone identitaire (je), la zone proximale (tu, vous) et la zone distale (il, on, ça, ce qui n est pas présent ici et maintenant) ; n la sphère sémiotique : lieu de médiation entre le monde physique et le monde des représentations ; n le langage : lieu privilégié de l activité interprétative que nous déployons pour constituer et modifier notre entour ; lieu privilégié du couplage entre l individu et son entour culturel ;

7 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble7 sphère sémiotique sphère des re- présentations sphère physique zone proximale sphère sémiotique sphère des re- présentations sphère physique zone distale zone identitaire sphère sémiotique sphère des re- présentations sphère physique Rastier : les dimensions du connaître

8 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble8 Construction du sens Rastier : les dimensions du connaître n le sens : le résultat d une tension entre le couplage des 3 sphères (physique, sémiotique et représentationnelle) et le couplage des trois zones (identitaire, proximale, distale), via leurs sphères sémiotiques ; n il ne s agit donc pas tant de chercher à parcourir l axe vertical des sphères (lien entre espace physique et représentations) mais l axe horizontal des zones pour restituer leurs frontières, leurs transitions et leur unité ; la construction du sens : une tension entre spécificité cognitive et diversité culturelle

9 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble9 La pragmatique n Prendre le contrepied des philosophes qui considèrent les phrases comme représentant des états de choses qui peuvent être vrais ou faux ; n Charles Morris (1938) : à côté de la syntaxe et de la sémantique qui traitent des signes linguistiques et de leur concaténation, la prag- matique traite des rapports entre les signes et leurs utilisateurs ; n Austin (1970), Searle (1972) : théorie des actes de langage ; une conviction : la communication humaine est l'accomplissement de certains types d'actes sur létat du monde ; n il faut distinguer la phrase en tant quentité grammaticale et lénoncé fait au moyen de cette phrase ; n cest lénoncé contextuellement situé, non la phrase, qui représente un état de choses simplement vrai ou faux ;

10 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble10 La théorie des actes de langages n Trois actes sont impliqués dans lénonciation : lacte locutoire (acte de dire quelque chose ), lacte illocutoire (action que le locuteur souhaite exercer sur lallocutaire en sadressant à lui) et lacte perlocutoire (effet que lacte produit sur lallocutaire et sur celui qui parle) ; n Actes illocutoires (daprès S. Pesty - HdR) : u Acte assertif : le locuteur exprime comment les objets auxquels il se réfère sont dans le monde. Il sagit des assertions, des informations, des témoignages, des démentis… u Acte commissif : le locuteur sengage à accomplir une action. Il sagit des promesses, des vœux, des menaces… u Acte directif : le locuteur fait en sorte que linterlocuteur accomplisse une action. Il sagit des demandes, des questions, des ordres, des conseils… u Acte expressif : le locuteur manifeste son état mental face à un état de chose. Il sagit des excuses, remerciements, félicitations, récriminations… u Acte déclaratif : le locuteur accomplit au moment de lénonciation laction quil dit accomplir. Il sagit des définitions, des condamnations, des ratifications…

11 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble11 De lart du dialogue : un exemple… n Dans lensemble de ces quatre séquences, y en a-t-il une, ou plus, où les deux interactants se sont compris ? Daprès S. Pesty - HdR - 16 décembre 2004

12 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble12 Meunier : le texte comme système sémiotique n Une articulation entre de multiples informations : perceptuelles, praxiologiques, normatives, épistémiques, ipséïques et didactiques ; n praxiologiques : opérations qui articulent l ensemble des perceptions en regard de buts et d intentions, qui les organisent au sein de stratégies d action ou les transforment en situations d interventions (aspect narratif); n normatives : modalités qui régulent l ajustement de l action, sa qualité (catégorisations déontiques, esthétiques etc) ; n épistémiques : jugement sur la validité des connaissances, leur fiabilité et leur acceptabilité selon les croyances du sujet ; n ipséiques : identification du sujet comme acteur ou objet dans un processus - image du sujet que projette le texte et dans laquelle il se reconnaît ou non ;

13 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble13 épistémiques normatives ipséiques praxiologiques

14 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble14 La pragmatique n un énoncé nest pas interprété en isolation mais relativement à un contexte qui correspond à un ensemble de propositions que linterlocuteur croit vraies ou probablement vraies ; n ce contexte nest pas donné une fois pour toutes, mais construit énoncé après énoncé ; n Les assomptions contextuelles sont tirées de lenvironnement cognitif de linterlocuteur, qui recouvre : u des données tirées de lenvironnement physique de linterlocuteur, cest-à-dire des données de la perception ; u des données tirées de la mémoire à court terme, cest-à-dire provenant de linterprétation de lénoncé immédiatement précédent ; u des données tirées de la mémoire à moyen terme, cest-à-dire provenant de linterprétation dénoncés antérieurs, mais encore proches dans le temps ; u des données tirées de la mémoire à long terme.

15 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble15 La communication comme un parcours intentionnel en quête de sens (Greimas) n selon Greimas, le récit structure la quête de sens selon les mêmes principes que la langue ; il cherche donc des structures syntaxiques du récit, similaire aux structures de la langue ; n il en a proposé un schéma dynamique (schéma actanciel) en 6 fonctions : u le destinateur a le pouvoir de donner ou refuser (un objet, un ordre), qui provoque ou entrave le mouvement de l'action ; u le destinataire reçoit le bien ou l'action ; u le sujet désire, vise, poursuit une chose, un bien, une personne ; u l'objet, donné ou recherché ; u l'adjuvant apporte de l'aide en agissant dans le sens du désir ou en facilitant la communication (il peut y avoir des adjuvants de chacune des fonctions précédentes) ; u l'opposant entrave l'action en s'opposant soit à la réalisation du désir, soit à la communication de l'objet (il peut y avoir des opposants de chacune des fonctions précédentes) ;

16 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble16 La construction du sujet - recherche du sens - comme une quête (M. Linard) n la forme dramatique de scénario qui structure le récit fournit la structure temporelle dun parcours suivi par le sujet dans sa quête d'objets ; n c'est elle qui agence en un tout cohérent rôles sociaux, motifs, intentions et dispositions des acteurs, buts rationnels et conditions effectives de l'action, contraintes fonctionnelles des tâches et hasard des situations ; n les sujets ne sont actifs et leurs actes ne sont significatifs et organisés que parce qu'ils sont motivés, c'est-à-dire psychologiquement animés par la quête d'objets ou d'états désirables, donc absents ou momentanément insatisfaisants ; n ce sont le manque et le déséquilibre qui structurent l'activité intentionnelle et non pas le principe de transformation en soi ;

17 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble17 Vincent : construction du sujet et narration n 2 versants à l espace sémiotique d un individu : cognitif et communicationnel ; la psychose schizophrénique comme disharmonie entre ces 2 processus (constitution du soi et relation à autrui) ; n pour établir une relation avec autrui, il est nécessaire de modéliser les stratégies intentionnelles réciproques qui permettent la mise en jeu de l interaction ; n importance de la pragmatique comme constituant de lhumain, comme capacité à investir la réalité ; corrélation entre apragmatisme et difficulté à se constituer une histoire propre, à se vivre comme être singulier dont l histoire détermine les choix de vie ; n l écriture de l histoire singulière du sujet permet la construction d une «narration autobiographique» indispensable à la construction du sujet - peut-être ne faut-il cesser d écrire son histoire pour sassurer une singularité, c est-à-dire avoir une intentionnalité ;

18 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble18 Vacherand-Revel : Rationalité de lhumain Du sens comme rationalité? n ne pas enfermer l usager dans la conception d une entité purement rationnelle, intellectualisée et consciente, laissant dans l ombre dautres parties essentielles du réel humain et social qui ne sont pas réductibles au calcul ; n souligner la nature émergente, contingente, de l activité humaine : sensibilité à l environnement, à la dynamique des interactions et caractère improvisé de cette activité ;

19 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble19 Vacherand-Revel : Rationalité de l humain n une activité réelle est faite de flexibilité et d opportunisme et il nous faut réfuter l hypothèse cognitiviste d une structure cognitive permanente à travers les situations pour au contraire s insérer dans une temporalité ; n contrairement aux théories de la résolution de problème, un être humain ne s engage pas dans l action avec une série d objectifs pré-spécifiés rationnellement selon un modèle a priori du monde ; n il cherche ses informations dans le monde, selon une activité exploratoire qui mobilise les ressources matérielles, symboliques et sociales disponibles ;

20 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble20 Une vision rationnelle du monde? Voir le monde comme je suis, non comme il est. Paul Eluard

21 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble21 Ricoeur - lart comme singularité Le sens comme rapport au monde n l oeuvre d art : le fait qu un artiste a saisi la singularité d une conjoncture, d une problématique nouée pour lui en un point unique et qu il y répond par un geste unique ; n Cézanne et la montagne Ste Victoire : rend justice à quelque chose qui n est pas l idée de montagne mais qui est sa singularité ici et maintenant ; rend compte de la manière qua l artiste d habiter le monde ;

22 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble22 Ricoeur - l art comme universalité n l expérience esthétique engage en même temps un spectateur lui aussi dans un rapport de singularité avec la singularité de l oeuvre ; c est le jeu entre l imagination et l entendement qui est communicable, qui est partageable ; n ainsi, cette question singulière à laquelle l artiste a donné une réponse singulière acquiert une communicabilité et devient universable ; n aller jusqu au bout de l exigence de singularité c est donner sa plus grande chance à l universalité : un paradoxe probablement à soutenir ; n l art remet en question la conception de vérité comme adéquation au réel ou capacité à se frayer un chemin dans le réel ;

23 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble23 Ricoeur - l art comme métaphore n l art traite la réalité de façon allusive, et dit sur cette réalité des choses qui ne correspondent à aucune description connue, mais qui induisent des possibilités relationnelles inexplorées : on est là dans un univers où règne la polysémie - une intention de signifier qui va au delà de l événement, qui cherche à rassembler tous les aspects qui seraient dispersés dans les descriptions - n en parlant, on ne peut que distribuer la polysémie selon des axes de langages différents et dispersés - l oeuvre d art : un effet comparable à celui de la métaphore où plusieurs niveaux de signification sont empilés, retenus et contenus ensemble dans une même expression ;

24 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble24 Ricoeur : le langage comme (re)création n pb de l innovation sémantique : comment crée-t-on du sens en parlant? en mettant ensemble des champs sémantiques incongrus - c est la métaphore - ou en construisant une intrigue - c est le récit ; n le langage comme configuration (opérations narratives à l oeuvre à l intérieur même du langage sous la forme de la mise en intrigue de l action) et refiguration (le langage est réorganisé de manière créatrice par la métaphore - transformation de l expérience sous l effet du récit) ; n le langage comme capacité à réorienter, à restructurer une expérience, à produire une manière nouvelle d habiter le monde ;

25 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble25 Shank : le texte comme capacité à découvrir n pour G. Shank le réseau internet est une machine sémiotique qui produit un sens en favorisant 2 fonctions : n une fonction cognitive, l inférence abductive, qui permet à l homme de construire l explication d un phénomène à partir des éléments dont il dispose ; n la sérendipité, ou capacité à découvrir, inventer, créer ou imaginer quelque chose de non trivial sans l avoir délibérément cherché ; n la sérendipité concerne donc l'observation d'un fait qu'on n'avait pas anticipé, suivi d'une abduction correcte ; n la connaissance comme capacité d étonnement, d évoquer, d aller vers ce qu elle n est pas (Merleau-Ponty) ;

26 18 octobre 2005Master Information Cognition Apprentissage - Grenoble26 Habermas/Lyotard : légitimité du savoir n Pour Habermas, le critère de validité du savoir dans une société guidée par la technique et la science ne peut résider que dans le principe du consensus, qui s obtient par le truchement du dialogue entre individus en tant qu intelligences connaissantes et volontés libres ; n pour Lyotard, la légitimation se fait par le dissensus : le système nest légitimé que sil suscite linvention de coups nouveaux dans les jeux qui existent ou l invention de nouveaux jeux - pour les artistes, les savants et les logiciens ce qui est en jeu cest de dire ou faire autre chose ;


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