La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Séminaire de psychopathologie 14 janvier 2010 implications du modèle cognitivo-comportemental en psychopathologie Marie Bronnec (et Valérie Sabran)

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Séminaire de psychopathologie 14 janvier 2010 implications du modèle cognitivo-comportemental en psychopathologie Marie Bronnec (et Valérie Sabran)"— Transcription de la présentation:

1 séminaire de psychopathologie 14 janvier 2010 implications du modèle cognitivo-comportemental en psychopathologie Marie Bronnec (et Valérie Sabran)

2 les troubles anxieux la dépression les conduites addictives les troubles de personnalité

3 Les troubles anxieux Analyse fonctionnelle Information Objectif de la thérapie Hiérarchie des comportements problèmes Évaluation quantitative

4 Les troubles anxieux : information Boucle de lanxiété : modèle cognitif Règles de base de lanxiété - plateau - finit par décroître - diminue quand on sexpose

5 Les troubles anxieux : information TCC efficaces ( OMS, NIMH ) BZD : dépendance (composante psychologique et composante physique : tolérance et sevrage) Lanxiété fait partie de la vie Le stress augmente les performances Normal / pathologique

6 Les troubles anxieux : évaluation Du comportement problème Méthodes de mesure –Aide au diagnostic –Suivre lévolution = évaluation du changement Évaluation externe (thérapeute) Auto-évaluation (patient)

7 Les troubles anxieux : évaluation Évaluation externe : HAMILTON, 1959 –14 items, trad. Pichot 1981 –Score global + 2 sous scores Auto-évaluation : échelles des peurs de WOLPE et LANG FSS III –Trad. COTTRAUX, 1982 –72 items en 4 groupes

8 Lanxiété sociale : évaluation auto-évaluation : échelle dAffirmation de Soi de RATHUS, 1973 –30 items –Score entre –90 et + 90 Évaluation externe : jeux de rôle

9 Les troubles anxieux : objectif de la thérapie choix du comportement problème comportements annexes

10 Techniques Thérapeutiques C & C Relaxation Exposition Affirmation de soi

11 Tb anxieux : formes principales 1. Attaque de panique 2.Agoraphobie +/- TP 3.Phobie sociale 4.Phobie simple 5.Anxiété généralisée 6.TOC 7.Stress post-traumatique

12 PHOBIE SOCIALE « peur irrationnelle des situations où le sujet est exposé au regard dautrui » INHIBEAFFIRMEAGRESSIF

13 PHOBIE SOCIALE Inhibé : nie ses droits au profit des autres Agressif : fait valoir ses droits au détriment des autres Affirmé : fait valoir ses droits en respectant ceux des autres

14 PHOBIE SOCIALE Croyances de base : Inhibé : « je dois toujours être daccord avec les autres pour être aimé » Agressif : « je dois dominer les autres » Affirmé : « dans la vie, il faut négocier, nous sommes tous égaux »

15 PHOBIE SOCIALE Manifestations somatiques Cognitions fortes : peur dêtre jugé, ridicule Comportements dévitement ++ Pas de renforcement positif : famille, école Renforcement - : évitements Auto-renforcement cognitif: faible estime de soi

16 PHOBIE SOCIALE Déroulement de la thérapie 1.A F, cible 2.Relaxation 3.Exposition imagination, in vitro 4.Affirmation de soi : seul ou en groupe

17 1. Situations cibles Précises Quotidiennes Hiérarchisées

18 2. Relaxation : conditions Thérapeute formé Environnement calme, tranquille Attitude passive Concentration 10 min Diminution tonus musculaire Schultz ou Jacobson Apprentissage

19 2. Relaxation : résultats 1.Relâchement musculaire 2.Respiration ralentie 3.Rythme cardiaque ralenti 4.Chaleur, dilatation des vaisseaux + respiration profonde à lapparition dune manifestation anxieuse

20 3. Exposition En imagination ou in vitro Aux scénarii catastrophes Les répéter jusquà diminution significative de la peur Continuer régulièrement lexposition

21 4.Travail cognitif, exemple : Pour intervenir sur les pensées automatiques : 1.Relier émotion, comportement et souci (S) 2.Mettre au jour les pensées automatiques 3.Questionner les pensées automatiques 4. Reconnaître et modifier les postulats

22 Flèche descendante Erreur minime ou un seul retard Dispute avec chef Renvoi Chômage Pauvreté Maladie « je meurs seule à lhôpital »

23 5. Affirmation de soi Travailler les 3 dimensions –Le comportement non verbal : dans la relation, les attitudes –La communication : écouter, parler, dialoguer. Importance de lempathie –Le cognitif

24 5. Affirmation de soi : stratégie comportementale Entraînement : préparer lexposition Application : la vivre Evaluation : auto renforcement, critique Correction

25 5. Affirmation de soi : les grands thèmes Engager une conversation Maintenir une conversation Faire une demande Faire un refus Faire une critique Répondre à une critique

26 les troubles anxieux la dépression les conduites addictives les troubles de personnalité

27 la dépression rappel sur le conditionnement opérant : S O R C + / - le stimulus ne déclenche pas une réponse mais lévoque la réponse est sélectionnée par les conséquences sur lorganisme et sur lenvironnement, conséquences propres à chaque organisme le conditionnement opérant présuppose un être actif dans son environnement

28 la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : « impuissance apprise » absence dévénements plaisants disparition des renforcements sociaux positifs extinction des comportements perte de motivation, aréactivité…

29 la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : « impuissance apprise » Seligman (1975) : « la dépression résulterait de la perte par le sujet de la possibilité de faire une liaison entre laction et le renforcement positif ». analogue expérimental de la dépression humaine : –boîte à deux compartiments, dont lun électrifié –les chiens apprennent à sauter du côté non électrifié pour être à labri –puis la moitié des chiens est soumise à des chocs inévitables. Ils sont ensuite replacés dans la boîte à deux compartiments. 2/3 dentre eux ont « désappris » quils pouvaient sauter du côté non électrifié. Limpuissance apprise disparaît avec les AD. –la moitié « contrôle » conserve lapprentissage de léchappement aux chocs –ajout dune dimension cognitive : ils ne peuvent agir sur lenvironnement

30 la dépression modèles dérivés du conditionnement opérant : « impuissance apprise » reformulée Abramson, Seligman et Teasdale (1978) : le rôle des attributions un déprimé face à un échec a un jugement de causalité : –internal : le sujet sattribue toute la responsabilité de léchec –stable : léchec est définitif –global : léchec sétend à tous les domaines de lexistence du sujet un déprimé face à un succès a un jugement de causalité : –external : le hasard ou les autres sont la cause du succès –instable : cela ne durera pas –spécifique : lévénement est isolé

31 la dépression modèles cognitifs : Ellis il ne présente pas un modèle expérimental, mais de pensée clinique la dépression, comme tous les autres états émotionnels, est la conséquence de pensées irrationnelles ayant un fondement biologique modèle ABC : –A : activating event (événement) –B : belief (croyance) –C : consequence (émotion ou comportement) (dépend de B)

32 la dépression modèles cognitifs : Ellis les implications thérapeutiques objectifs : –modifier le système de croyances –augmenter la confiance et lestime de soi –apprendre au patient quil peut choisir daller mieux… ou pas démarche : –rechercher les croyances irrationnelles

33 la dépression modèles cognitifs : Ellis les 10 croyances irrationnelles « vous devez avoir du talent et être capable de vous réaliser dans quelque chose dimportant » « vous devez être aimé et approuvé en tout et toujours par tout le monde » « ceux qui vous font du mal sont mauvais et doivent être punis »…

34 la dépression modèles cognitifs : Ellis les implications thérapeutiques modèle A B C D E : Rational Emotive Therapy –A : activating event –B : belief –C : consequence –D : débattre (le patient doit prouver ce quil dit) discriminer (il apprend à distinguer envie/besoin, inconvénients/avantages) définir (il doit préciser ce quil veut dire, concrètement) –E : effet de la thérapie (nouvelle philosophie de vie)

35 la dépression modèles cognitifs : Ellis le style du thérapeute actif et directif pédagogue utilise la confrontation et la rééducation utilise le renforcement positif nexploite pas les phénomènes du transfert utilise lhumour

36 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) cétait initialement un psychanalyste héritage fort dans sa conceptualisation de la dépression la dépression est le résultat dun système cognitif « primitif », où sont regroupés des concepts de manière globale et absolue, ainsi que des pensées irrationnelles, des rêves et des fantasmes les processus primaires dominent chez le déprimé ; à linverse, le sujet non déprimé traite les informations de façon plus mature, plus logique, plus nuancée, en faisant appel aux processus secondaires la dépression est une maladie de la pensée, où le sujet perd ses facultés de raisonnement

37 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) la triade cognitive : filtre biaisé vision de soi : « je suis nul » (issue dexpériences traumatiques et de critiques ) vision du monde : « la vie est difficile » (les obstacles sont permanents…il interprète tout en termes derreurs) vision de lavenir : « bouché » (continuation, voire confirmation de sa souffrance)

38 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) « le déprimé ignore linformation positive et/ou ne retient que linformation négative » « le déprimé se maltraite en traitant mal linformation » le déprimé présente des schémas cognitifs inconscients, stockés dans la MLT, qui filtrent linformation en ne retenant que les aspects négatifs de lexpérience vécue les schémas contiennent un ensemble de règles inflexibles (postulats silencieux), présentés sous une forme impérative : –« je dois tout le temps et toujours tout réussir » –« je dois tout le temps et toujours être aimé de tout le monde »

39 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les schémas sont latents et silencieux, mais activables par des stimuli environnementaux spécifiques ce sont des anticipations : ils marquent laction du passé sur le présent ils traitent automatiquement linformation, selon un fonctionnement inconscient ils sont acquis au cours dexpérience précoces ils résultent de linteraction entre apprentissage et contraintes du SNC, et sont probablement couplés à des structures neuronales

40 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) SCHEMAS COGNITIFS (STRUCTURES PROFONDES) FILTRE DES PROCESSUS COGNITIFS DISTORSION perturbation profonde et stable des mécanismes de la pensée logique EVENEMENTS COGNITIFS (STRUCTURES SUPERFICIELLES) monologues intérieurs : « tu ne vaux rien, tu ne feras jamais rien… »

41 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) inférence arbitraire : tirer des conclusions sans preuves, sur la base dinformations inadéquates « Si je parle beaucoup à la réunion, les autres vont me rejeter à cause de mon excès de pouvoir. Si je ne parle pas, ils vont penser que je ne leur apporte rien et ne suis daucune aide » abstraction sélective : se centrer sur un détail hors du contexte, de sorte que la forme et la signification globale de la situation ne sont pas perçues « Elle ne ma pas dit bonjour ce matin. Même si elle ma parlé durant la journée, je pense quelle me fait la tête et finalement que personne ne maime »

42 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) surgénéralisation : étendre à toutes les situations possibles une expérience malheureuse isolée « Jai échoué au travail, cest le signe que je vais échoué à lavenir pour tout » maximalisation/minimisation : attribuer une plus grande valeur aux échecs et dévaloriser les réussites personnalisation : surestimer les relations entre les événements indésirables et lindividu

43 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) les distorsions cognitives (ou erreurs logiques) style de pensée dichotomique le sujet senferme dans lalternative du tout ou rien et se soumet à un ensemble dimpératifs catégoriques tyranniques : –« il nest rien sil nest pas tout ce quil devrait être » –« il ne vaut rien sil na pas tout ce quil devrait avoir » il ny a pas de modulation entre des idéaux grandioses et souvent vagues, et le sentiment dimpuissance à les atteindre. Le sujet senferme dans linaction.

44 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) la thérapie repose sur : –lanalyse du discours à la recherche de pensées négatives et derreurs cognitives –le questionnement socratique pour mettre à jour les schémas et la prise de distance vis à vis deux

45 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) identifier les pensées négatives : –questions directes –monitoring des pensées négatives –échelles des pensées négatives –jeux de rôle

46 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) modifier les pensées négatives : –rechercher des preuves –rechercher des pensées alternatives –évaluer la probabilité ou la véracité de chaque pensée –tester les hypothèses du sujet au travers dexpériences –décentrer (« que dirait un ami dans cette situation ? »)

47 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) identifier les schémas : –souligner les « il faut… », « je devrais… » –généraliser à partir de situations précises : « avez-vous la même attitude à dautres moments ? » –technique de le flèche descendante : « et alors… » –aider le sujet à tirer les conclusions lui-même

48 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) modifier les schémas : –identifier les avantages et les inconvénients –identifier les preuves pour ou contre les schémas –remettre en cause ses schémas par expériences –admettre la nature arbitraire de ses schémas

49 la dépression modèles cognitifs : Beck et al. (1979) le style du thérapeute : –humaniste –empathique –capable de susciter lexpression de lémotion, sans juger ni réprimer –capable de créer un climat de confiance, une alliance thérapeutique

50 les troubles anxieux la dépression les conduites addictives

51 rappel sur le conditionnement répondant : théorie qui sintéresse aux résultats dun apprentissage dû à lassociation entre des stimuli de lenvironnement et les réactions automatiques de lorganisme 3 grandes variables : –lenvironnement qui stimule (S) –lorganisme ou lindividu qui est stimulé (O) –la réponse ou le comportement de lorganisme suite à la stimulation (R) S O R

52 les conduites addictives stimulus inconditionnel NOURRITURE interaction sociale présence dalcool présence dhéroïne / injection réponse inconditionnelle stimulus neutre conditionnel CLOCHE boisson alcoolisée ami buveur attirail / injection placebo réponse conditionnelle le conditionnement répondant : SALIVATION satisfaction, convivialité craving symptômes de sevrage / effets de défonce

53 les conduites addictives le conditionnement répondant : il est à lorigine dau moins quatre types de traitements comportementaux des addictions : - exposition au stimulus - contrôle du stimulus - relaxation - thérapies aversives

54 les conduites addictives le conditionnement opérant : sensation de manque émotions négatives renforcement - CONSOMMATION renforcement + sensations agréables bénéfices sociaux (Loi de leffet de Thorndike)

55 les conduites addictives Stimulus Organisme Réponse Conséquence Modèle Attention / rétention mnésique Réalisation du comportement Motivation externe (renforcement) (Bandura) rappel sur lapprentissage social :

56 les conduites addictives lapprentissage social : PERSONNE (cognitions, émotions) ENVIRONNEMENT COMPORTEMENT (modèle bidirectionnel de Bandura)

57 les conduites addictives lapprentissage social : Les mesures thérapeutiques reposant sur la théorie de lapprentissage social sont : - lentraînement à laffirmation de soi - lentraînement aux compétences pour faire face aux situations à haut risque

58 les conduites addictives rappel sur les théories cognitives : –soccupent des processus de pensées –cognition : acquisition de savoirs sur le monde, par la perception, lattention, la mémoire –traitement de linformation : stimulus schéma cognitif pensées automatiques comportement

59 les conduites addictives les théories cognitives : stimulus interne ou externe schéma cognitif (attentes, croyances) pensées automatiques craving croyances permissives recherche de la substance poursuite / reprise de la consommation modèle cognitif de maintien de la conduite addictive de Beck

60 les conduites addictives stimulus interne ou externe schéma cognitif (attentes, croyances) pensées automatiques craving croyances permissives recherche de la substance poursuite / reprise de la consommation tristesse « on se sent moins triste avec un shoot » « un shoot me fera du bien » craving « juste un, ça ne me fera pas de mal » recherche dargent achat et consommation dhéroïne modèle cognitif de maintien de la conduite addictive de Beck

61 les conduites addictives les théories cognitives : mécanismes cognitifs de maintien des boulimies faible estime de soi préoccupations concernant le poids et la silhouette restriction alimentaire crises dhyperphagie incontrôlées vomissements provoqués Fairburn, Marcus et Wilson (1993)

62 les conduites addictives les théories cognitives : les distorsions cognitives les plus fréquentes dans les TCA raisonnement dichotomique : bonne/mauvaise graisse, bons/mauvais aliments… inférence arbitraire : « cet aliment se transforme immédiatement en graisse », « les aliments jaunes font grossir », « il vaut mieux manger une tartelette aux fruits quun gâteau au chocolat » maximalisation : « si je prends 1 kg, je vais être grosse, cest bien la preuve que je narrive pas à me contrôler »

63 les conduites addictives les techniques pour traiter les boulimies : –arrêt de la restriction alimentaire, en ré-instaurant un rythme régulier de repas –auto-évaluation des comportements alimentaires –information nutritionnelle –relaxation –exposition avec prévention de la réponse (« pour éviter lévitement ») –résolution de problème, avec adoption de comportements alternatifs aux boulimies (renforcements positifs immédiats) –restructuration cognitive concernant le poids, la nourriture, limage corporelle, lestime de soi… –amélioration des compétences sociales

64 les conduites addictives les techniques pour traiter lanorexie : La priorité est de supprimer les comportements les plus dangereux pour le sujet. –1er objectif : diminution des comportements inadaptés (restriction, ritualisation, durée des repas, erreurs cognitives, anxiété…) –2ème objectif : augmentation de la fréquence des comportements adaptés (réintroduire les aliments évités, recommencer à manger avec les autres…) –3ème objectif : instaurer de nouveaux comportements

65 les conduites addictives lexemple du jeu pathologique : le conditionnement répondant champ des classiques réflexes conditionnés des mécanismes de ce type sont évoqués pour expliquer certains aspects de la dépendance, et notamment limportance du contexte, du cadre, des rituels associés à la conduite addictive les programmes de traitement dinspiration comportementaliste font une grande part à ce versant de conditionnement répondant : notamment lorsquils insistent sur la nécessité, pour un sujet, déviter les lieux, les ambiances, les rituels, qui sont rattachés au jeu lui-même

66 les conduites addictives lexemple du jeu pathologique : le conditionnement opérant tout comportement émis régulièrement à une fréquence élevée peut être lui-même utilisé comme renforçateur les machines à produire du hasard (machines à sous, cartes à gratter, etc) ont alors valeur de programmes de renforcement aléatoires si le jeu est assimilé à un comportement, il est tentant de voir dans largent du gain un renforçateur. Cest ainsi que les machines sont traitées par les concepteurs, qui visent par définition à renforcer le comportement-cible mettre de largent dans la machine…

67 les conduites addictives lexemple du jeu pathologique : lapproche cognitive la première motivation des joueurs est de gagner de largent. Cet aspect de la conduite est renforcé en cas de gains initiaux (phase de gain ou big win) on remarque un rapport particulier que le joueur entretient avec le hasard : conviction en sa propre capacité à influencer le cours du jeu exemples : –entre des jeux où les probabilités objectives de gain sont les mêmes, et totalement indépendantes de lactivité du joueur, celui-ci aura dautant plus tendance à sattribuer le résultat quil aura exercé une part active dans le déroulement de la séquence de jeu. –les joueurs pathologiques entretiennent plus que dautres une conception non conforme aux logiques mathématiques, qui leur fait nier ou sous-estimer la part du hasard dans le déroulement du jeu.

68 les conduites addictives lexemple du jeu pathologique : « un programme canadien dévaluation et de traitement des joueurs excessifs »

69 les conduites addictives Évaluation initiale : Objectifs : –Établir un premier contact. Faire naître une relation de confiance –Écouter le joueur pour bien comprendre ce qui lamène à consulter –Faire une évaluation quantitative et qualitative de ses pb liés au jeu –Mesurer la perception defficacité personnelle dans les situations à risque, ainsi que la perception de contrôle sur le jeu –Évaluer différentes variables liées directement ou indirectement aux habitudes de jeu –Évaluer les comorbidités

70 les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : Analyse de la séance de jeu : –Identifier les pensées erronées du joueur par rapport au jeu (conviction de gagner et tendance à prédire lissue du jeu) –Déterminer ce qui déclenche lenvie de jouer, ainsi que les pensées et les émotions qui laccompagnent –Préciser le style de jeu spécifique du joueur –Comprendre comment il joue et pourquoi il ne peut arrêter décrire en détail la dernière séance de jeu

71 les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : définition du hasard et situation à risque : –Clarifier avec le joueur la définition du hasard –Faire la distinction entre jeux dadresse et jeux de hasard –Sensibiliser le joueur aux situations à risque et à son discours intérieur, et faire en sorte quil puisse le reconnaître –Démontrer au joueur linfluence de ce discours intérieur sur sa décision de jouer –Prendre connaissance de la chaîne des comportements liés au jeu excessif

72 les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : les erreurs de pensées : –Informer le joueur des différents pièges des jeux de hasard et dargent afin quil puisse reconnaître ses erreurs de pensée –Semer un doute chez le joueur en ce qui concerne ses croyances par rapport au jeu

73 les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : les exercices « à moi de jouer » : –Aider le joueur à remettre en question ses pensées erronées concernant le jeu –Faire prendre conscience au joueur quil a le pouvoir de jouer ou non

74 les conduites addictives Dimension cognitive du traitement : les exercices « à moi de jouer » :

75 les conduites addictives Prévention de la rechute : –Préparer le joueur à léventualité dune rechute –Discuter de la rechute –Donner le texte : « les mesures durgence » « je reste calme… » « jidentifie les pensées qui mont mené au jeu » « je me rappelle les principes du hasard » « je me rappelle de tous les efforts faits… » « je me rappelle des avantages à arrêter » « je demande de laide »

76 les conduites addictives Dimension comportementale du traitement : (facultative) Identification des situations à risque et des problèmes associés (exposition au jeu, problèmes financiers ou relationnels, manque doccupation…) Établissement de lordre de priorité des divers problèmes à régler Choix et mise en application des diverses stratégies comportementales (entraînement à la résolution de problèmes, aux compétences sociales) Exposition au jeu...

77 les conduites addictives Évaluation post-traitement : Faire le point sur ce qui a été acquis pendant le traitement Prendre des mesures quantitatives et qualitatives des habitudes de jeu et sa façon de percevoir les jeux de hasard et dargent Mesurer la perception defficacité personnelle devant les situations à risque, ainsi que sa perception de contrôle sur le jeu Évaluer limpact de la modification des habitudes de jeu sur les différents aspects de la vie du joueur

78 les conduites addictives Suivi : (minimum un an) Vérifier le maintien dans le temps des améliorations Prendre des mesures quantitatives et qualitatives des habitudes de jeu et sa façon de percevoir les jeux de hasard et dargent Mesurer la perception defficacité personnelle devant les situations à risque, ainsi que sa perception de contrôle sur le jeu Évaluer limpact de la modification des habitudes de jeu sur les différents aspects de la vie du joueur

79 les troubles anxieux la dépression les conduites addictives les troubles de personnalité

80 Troubles de personnalité Plusieurs modèles théoriques : Kelly, 1955 La personnalité est définie par lensemble des constructions mentales personnelles que nous établissons pour interpréter le monde Kaléidoscope Insatisfaction et souffrance Consulte quand dépression, addiction

81 Troubles de personnalité 2 Buts de la thérapie: identifier les pensées dysfonctionnelles et remonter aux postulats ou schémas profonds –Technique questionnement socratique –Colonnes de Beck

82 Troubles de personnalité 3 On évalue aussi : estime de soi degré daffirmation axe I Facteurs de maintien Retentissement vie professionnelle, affective

83 Troubles de personnalité 4 Le patient va définir ses objectifs de thérapie Pointillisme thérapeutique

84 Troubles de personnalité 5 Vision de soi Vision des autres Le monde est Ma vie est croyance de base

85 Troubles de personnalité 6 Vision de soi : je suis incomprise, différente, les autres me trouvent faible, bête Vision des autres : sont méchants, mal intentionnés, les relations sont risquées Le monde est : hostile Ma vie est : pauvre, insatisfaisante, triste

86 Troubles de personnalité 7 « si je me laisse approcher par les autres, je cours un risque, je vais me faire avoir »


Télécharger ppt "Séminaire de psychopathologie 14 janvier 2010 implications du modèle cognitivo-comportemental en psychopathologie Marie Bronnec (et Valérie Sabran)"

Présentations similaires


Annonces Google