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Capacité de pratiques médico- judiciaires 1 Certificats médicaux : réglementation Dr. F. CANAS.

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1 Capacité de pratiques médico- judiciaires 1 Certificats médicaux : réglementation Dr. F. CANAS

2 2 Définitions Certifier : assurer quune chose est vraie Certificat : « cest une attestation, par écrit, de ce quune personne sait, a vu ou entendu. En ce sens, nimporte qui peut délivrer, à nimporte qui, un écrit déclarant véridique ce quil contient. Cela vaut ce que cela vaut, sous réserve de contrôle. Lautorité du signataire, quand il est médecin, confère en revanche aux énonciations une valeur toute spéciale et généralement grande » (L. Kornprobst, 1957) Le certificat médical est lattestation écrite des constatations cliniques et paracliniques, positives ou négatives, concernant létat de santé dun individu qui a bénéficié dun examen médical

3 3 Introduction Certains certificats « obligatoires » constituent une dérogation relative au secret médical et doivent être connus La plupart des certificats médicaux sont « facultatifs » et le médecin doit les établir à bon escient, pour éviter la multiplicité des certificats inutiles et souvent mal rédigés Il existe des certificats « coutumiers » dont lutilité peut être discuté La rédaction dun certificat ne peut se concevoir quaprès un examen du malade et dans des termes mesurés et objectifs La responsabilité disciplinaire, pénale et civile du médecin est engagée chaque fois quil accepte de rédiger un certificat médical

4 4 Code pénal et certificat 1 Le code pénal incrimine : – Létablissement dun faux certificat faisant état de faits matériellement inexacts – La falsification dun certificat originairement sincère – Lusage de certificats ainsi établis ou altérés – La corruption, tant active que passive, dune personne agissant dans le cadre de sa profession, pour délivrer un certificat faisant état de faits matériellement inexacts

5 5 Code pénal et certificat 2 Art : le Code Pénal punit d1 an demprisonnement et damende le fait détablir une attestation ou un certificat faisant état de faits matériellement inexacts… Art : mais 5 ans demprisonnement et damende si profession médicale ! Art : « … est puni de 10 ans demprisonnement et damende le fait de faciliter, par quelque moyen que ce soit, lusage illicite de stupéfiants, de se faire délivrer des stupéfiants au moyen dordonnances fictives ou de complaisance…. » Art : escroqueries et apparentées

6 6 Code civil et certificat Art 1135 : « Les conventions obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que l'équité, l'usage ou la loi donnent à l'obligation d'après sa nature » Art 1142 : « Toute obligation de faire ou de ne pas faire se résout en dommages et intérêts, en cas d'inexécution de la part du débiteur » Art 1147 : « Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts… » Art 1382 : « Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer »

7 7 Code déontologie et certificat La rédaction des certificats médicaux fait partie intégrante de lexercice médical en ce qui concerne les certificats, attestations et documents à caractère obligatoire législatif ou réglementaire (art 76) permettant au patient dobtenir les avantages sociaux auxquels son état lui donne droit (art 50) Le médecin ne doit délivrer aucun rapport tendancieux ou certificat abusif (art 28), céder à des demandes abusives (art 50) ou se livrer à des fraudes ou abus de cotation (art 29)

8 8 Règles générales 1 Le certificat médical doit être justifié ; vérifier quil servira à faciliter lobtention par son malade des avantages sociaux auxquels son état lui donne droit ou satisfaire à des obligations législatives ou réglementaires Il est remis en mains propres au demandeur sauf exceptions : – Pour un mineur ou un majeur protégé représentant légal – Pour une réquisition autorités requérantes – Certificat de naissance, de décès, dinternement… – Certificat établissant la relation entre la mort dun pensionné militaire et laffection pensionnée : remis aux ayants droits – Certificat concernant le décès de la victime dun accident du travail ou dune maladie professionnelle : remis au conjoint survivant

9 9 Règles générales 2 Le médecin rédacteur doit personnellement examiner le patient Le médecin doit refuser le certificat et adresser à plus compétent que lui sil ne sestime pas suffisamment spécialiste dans le domaine Le médecin reste juge de lopportunité de délivrance du certificat Le médecin ne doit délivrer aucun certificat de complaisance (art 28 CDM et CP) Attention : un certificat médical peut avoir des implications financières, sociales voire politiques

10 10 Formes du certificat Se font sur un imprimé ou un formulaire les certificats de : décès, accident du travail, maladie professionnelle ou à caractère professionnel, invalidité, maladies contagieuses et vénériennes, examen, prénuptial, demande dentente préalable, allocation déducation spéciale… Se font sur papier à en-tête les certificats de : constatations de violences volontaires/involontaires, agression sexuelle, (in)aptitude et dispense sportive, éviction scolaire, IVG, hospitalisation sous contrainte, impossibilité de scolarité, reprise de travail, bonne santé, exonération du ticket modérateur, réserve daptitudes, consolidation, usure prématurée de lorganisme…

11 11 Certificat sur réquisition versus certificat à la demande En cas de certificat établi sur réquisition : le certificat ainsi rédigé est considéré par la justice comme un élément de preuve En cas de certificat établi à la demande du patient : le certificat ainsi rédigé a seulement valeur de témoignage

12 12 Certificats prévus par la loi 1 Déclaration des sévices sur des mineurs ou sur une personne qui nest pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son état psychique ou physique (art CP) Déclaration des violences physiques, sexuelles ou psychiques avec laccord de la victime majeure (art CP) Déclaration des crimes qui sont en train ou sur le point dêtre commis (art CP) Certificat de constatation de violences (art 60 CPP) Déclaration des maladies contagieuses, vénériennes ou nosocomiales (CSP :art L3113-1, L11, R11-2 et R11-3, R ; décrets du 6/5/1999 et du 5/10/2001) Certificats relatifs à la conception : IVG (art L CSP), ITG (art L CSP), certificats prénuptiaux (art 63 CC et L CSP), certificats pré et post natals (art L et 3 CSP), déclaration des naissances (art 55, 56 et 57 CC) Déclaration des décès (art L363-1 Code des Communes)

13 13 Certificats prévus par la loi 2 Hospitalisation sous contrainte : HDT (art L à L CSP) et HO (art L à L CSP) ; protection des incapables majeurs (art L CSP et L490 CC) Signalement des alcooliques dangereux (art L355-2 CSP) Certificat pour usage illicite de stupéfiants (art L CSP) Certificat de levée de corps (art 74 CPP et 81 CC) et de garde à vue (art 63-3 CPP) Certificat de vérification de létat alcoolique (fiche B à remplir suite à une réquisition pour alcoolémie ; loi du 8/12/1983) Certificats dobtention ou daggravation dune pension militaire (loi du 3/4/1955) Certificats dépendants de la législation sociale : accident du travail (art L441-6 CSS), maladie professionnelle (art L461-5 CSS) ou à caractère professionnel (art L461-6 CSS), arrêt maladie, arrêt de travail…

14 14 Art (version du 2/1/2004) L'article n'est pas applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la révélation du secret. En outre, il n'est pas applicable : 1º A celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu'il s'agit d'atteintes sexuelles, dont il a eu connaissance et qui ont été infligées à un mineur ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique ; 2º Au médecin qui, avec l'accord de la victime, porte à la connaissance du procureur de la République les sévices ou privations qu'il a constatés, sur le plan physique ou psychique, dans l'exercice de sa profession et qui lui permettent de présumer que des violences physiques, sexuelles ou psychiques de toute nature ont été commises. Lorsque la victime est mineure, son accord n'est pas nécessaire ; 3º Aux professionnels de la santé ou de l'action sociale qui informent le préfet et, à Paris, le préfet de police du caractère dangereux pour elles- mêmes ou pour autrui des personnes qui les consultent et dont ils savent qu'elles détiennent une arme ou qu'elles ont manifesté leur intention d'en acquérir une. Le signalement aux autorités compétentes effectué dans les conditions prévues au présent article ne peut faire l'objet d'aucune sanction disciplinaire.

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16 16 Les 3 parties du certificat médical de constatations Certificat rédigé sur papier libre ou mieux à en-tête Ce qui est allégué par le patient : cest le récit de ce qui lui est arrivé, les symptômes quil dit éprouver ou avoir éprouvés… Ce qui est constaté par le médecin : les signes cliniques et les résultats dinvestigations paracliniques… Les conséquences médico-légales et médico- sociales qui découlent de lexamen : ITT, arrêt de travail…

17 17 Certificat de constatations : 1ère partie Nom, prénom, qualification et adresse du médecin rédacteur Motif et date de la consultation Nom, prénom, date de naissance et domicile du patient : rappelons que le médecin nest pas chargé détablir lidentité et la domiciliation du demandeur qui se présente à lui quand il ne le connaît pas Allégations et doléances du sujet : cest le récit de ce qui lui est arrivé et ses plaintes. Les symptômes quil dit éprouver ou avoir éprouvé, le médecin les transcrit « le malade déclare avoir…, il ressentirait des douleurs… ». Il faut énoncer les déclarations du demandeur en les lui attribuant. Lusage du conditionnel, des guillemets dans tout ce qui est récit ou doléances doit servir davertisseur pour lautorité qui lira le certificat

18 18 Certificat de constatations : 2ème partie Constatations : description des symptômes, des constatations recueillies au cours de lexamen médical. Les signes cliniques, les résultats dinvestigations paracliniques donnent maintenant un caractère objectif qui engage la responsabilité du médecin Si le diagnostic nest pas évident, il vaut mieux faire une analyse sémiologique solide quun diagnostic qui reflète souvent plus les intuitions du médecin que les que renseignements fournis par ses sens

19 19 Règles de la description Utiliser la terminologie adéquate : érythème, dermabrasion, contusion, ecchymose, hématome, plaie franche, plaie contuse… Description très précise de la lésion en la localisant par rapport à des repères anatomiques, avec sa dimension, sa latéralisation, sa couleur et sa profondeur Si lexamen laisse suspecter des lésions profondes, celles-ci devront être mentionnées par la phrase : « à confirmer par des examens complémentaires ». Il faut se borner à décrire les lésions constatées sans omettre les signes négatifs Evaluer, si possible le délai post-traumatique : lhématome de couleur jaune-verdâtre ne peut correspondre à une lésion du jour-même mais à un délai post-traumatique denviron 6 jours Lorsque laspect des lésions le permet, préciser lorigine de la lésion. Exemple : « laspect de la plaie est compatible avec celui dune plaie causée par un instrument tranchant »

20 20 Certificat de constatations : 3ème partie Conséquences : les conséquences sont parfois dordre médical (examens paracliniques demandés, thérapeutique prescrite…) ou social (arrêt de travail…). Elles peuvent être aussi médico-légales : ITT, incapacité permanente… Signature manuscrite du médecin rédacteur : il ne faut donc jamais utiliser un tampon reproduisant celle-ci sous peine de nullité du certificat. Un tampon identificateur du praticien peut éventuellement être utilisé mais ne noyant pas le signature Remise/motif : habituellement le certificat est remis entre les mains du demandeur avec une formule du type « certificat délivré sur la demande de M… et remis en main propre à lintéressé sur sa demande pour servir et valoir ce que de droit » Si possible, signature du demandeur après la formule « reçu le… ». Recommandation de lOrdre des Médecins : ainsi le demandeur du certificat ne pourra accuser le médecin de violation du secret professionnel

21 21 Règles absolues de rédaction Tout certificat doit être rédigé clairement et lisiblement sil est manuscrit Tout certificat doit comporter deux identités : – Celle du médecin rédacteur – Celle du demandeur Il est fortement conseillé de faire un double du certificat et de le conserver dans le dossier du patient Les 3 dates : – Date des faits allégués par le patient – Date de lexamen médical – Date de rédaction et de délivrance du certificat

22 22 Les différentes circonstances médico-légales Certificat médical de constatations initiales (violences volontaires ou involontaires) – Pièce fondamentale pour porter plainte et décider de la compétence du tribunal – Pièce fondamentale pour une éventuelle expertise Certificat(s) éventuel(s) dévolution des lésions (violences volontaires ou involontaires) Certificat final de guérison ou de consolidation (violences volontaires ou involontaires) Certificat dans le cadre dune agression sexuelle Signalement de sévices à enfants et à handicapés Certificat dexamen de cadavre (fiche de levée de corps)

23 23 LITT en 10 points ITT au sens pénal signifie incapacité totale de travail LITT connaît une définition établie par la jurisprudence et non une définition médicale Dans lITT, lincapacité nest pas totale : ainsi, elle nimplique pas nécessairement pour la victime limpossibilité de se livrer à un effort physique afin daccomplir elle-même certaines tâches ménagères Dans lITT, lincapacité ne concerne pas le travail au sens habituel du mot, mais les activités usuelles de la victime Lévaluation de lITT ne doit pas dépendre du courage ou de la situation sociale de la victime

24 24 LITT en 10 points (suite) Lévaluation de lITT sapplique au troubles physiques et psychiques, sources dincapacité, cest à dire toutes les fonctions de la personne Le médecin doit expliquer à la victime le sens de lITT et lui dire que cette évaluation ne remet pas en cause la durée de larrêt de travail éventuellement prescrit, qui constitue une incapacité professionnelle Le certificat doit être compréhensible par son destinataire qui nest pas médecin : écriture lisible, termes simples et précis évitant le jargon médical et les abréviations

25 25 LITT en 10 points (fin) Certains cas son difficiles : les violences essentiellement psychologiques en font partie. Bon sens et expérience clinique sont alors des aides précieuses ; le médecin a intérêt à motiver la durée dITT quil établit, en référence à des durées précises de perturbations des actes de la vie courante La rédaction dun certificat descriptif et lévaluation de lITT sont, pour la victime, un moment privilégié de passage dun état de blessé à celui de plaignant. Lécoute de la victime par le médecin en est une dimension importante

26 26 ITT et jurisprudence « Lincapacité totale de travail nimplique pas nécessairement limpossibilité de la victime de se livrer à un effort physique afin daccomplir elle-même certaines tâches ménagères » « …Le fait que lintéressé a volontairement repris partiellement ses activités professionnelles…ne saurait faire considérer que linfraction navait pas entraîné une ITTp pendant plus dun mois » - Repris dans un arrêt du 06/02/01 - « …ninterdit pas toute activité et le fait que lexpert ait indiqué une reprise intermittente, mais cependant partielle, ne signifie pas que lincapacité totale de travail ait cessé…» - Cour de Cassation -

27 27 Remarques concernant lITT LITT nest ni un arrêt de travail, ni une incapacité temporaire de travail, ni une incapacité fixée dans le cadre dexpertise ou dassurance LITT est donc possible chez un enfant, une personne en retraite ou sans emploi Attention : il nexiste pas de barème dITT alors quil existe des barèmes indicatifs dévaluation des taux dincapacité Un nombre croissant de magistrats sétonnent de la grande disparité qui peut exister dans les appréciations médicales des ITT La durée de lITT est proposée par le médecin mais fixée par le juge

28 28 Implications légales de lITT En cas de blessure involontaire (CP art et ): – Si ITT > 3 mois : délit, tribunal correctionnel – Si ITT 3 mois : contravention, tribunal de police En cas de blessure volontaire (CP art et ): – Si ITT > 8 jours : délit, tribunal correctionnel – Si ITT 8 jours : contravention, tribunal de police

29 29 Atteintes volontaires à lintégrité de la personne Articles du nouveau Code pénal Conséquences Cliniques Qualification et Sanction pénale Art. R Pas d'I.T.T. Contravention de 4è classe et peine complémentaire Art. R I.T.T. 8 jours Contravention de 5è classe et peine complémentaire Art I.T.T. 8 jours ou absence d'I.T.T. mais avec circonstances aggravantes Délit 3 ans et euros amende Art I.T.T > 8 jours Délit 3 ans et euros amende Art I.T.T. > 8 jours avec circonstances aggravantes Délit 5 ans et euros amende

30 30 Atteintes involontaires à lintégrité de la personne Articles du nouveau Code pénal Conséquences Cliniques Qualification et Sanction pénale Art. R Pas d'I.T.T. Contravention de 2è classe Art. R I.T.T. 3 mois Contravention de 5è classe Art. R Pas d'I.T.T. mais avec action délibérée Contravention de 5è classe Art I.T.T. > 3 mois 2 ans et euros amende Art I.T.T. 3 mois et avec action délibérée 1 an et euros amende Art I.T.T. > 3 mois et avec action délibérée 3 ans et euros amende

31 31 Rappel concernant les circonstances aggravantes Citons : – Victime mineure de 15 ans – Personne titulaire de lautorité publique – Agresseurs multiples – Violence intra « conjugale » – Violence en milieu scolaire – Utilisation dune arme Et la notion de « particulière vulnérabilité » due à lâge, maladie, infirmité, déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse et à condition que cet état soit « apparent ou connu de lagresseur »

32 32 Conséquences des certificats de constatations mal rédigés Desservir la victime Aggraver la sanction pour le responsable Obliger le magistrat à renouveler lexamen Mise en cause éventuelle de la responsabilité du médecin rédacteur : pénale, civile et ordinale

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34 34 Certificat lors des gardes à vue Toute personne placée en garde à vue peut à sa demande être examinée par un médecin désigné par voie de réquisition judiciaire Le médecin réquisitionné doit se prononcer sur laptitude ou non de la personne examinée à poursuivre la GAV dans les locaux de la police La durée légale de la garde à vue est de 24 heures ; elle peut être prolongée une fois de 24 heures (2ème visite médicale proposée à la personne) Dans certains cas tels les infractions à la législation des stupéfiants, la durée de garde à vue peut être portée à 4 jours : examen médical systématique toutes les 24 H Conférence de consensus à ce sujet courant 2004

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36 36 Hospitalisation à la demande dun tiers (HDT) 1 Quand les troubles mentaux du patient rendent son consentement impossible et quand son état rend indispensable des soins immédiats avec surveillance en milieu hospitalier Un tiers signe la demande manuscrite dadmission : membre de la famille, proche ou personne agissant dans son intérêt (ex : assistante sociale) à lexclusion des personnels soignants ou de la direction de létablissement hospitalier ; elle est valide 15 jours Demande accompagnée de 2 certificats médicaux établis par des médecins inscrits au conseil de lOrdre, datant de moins de 15 jours : – Le 1er certificat doit être rédigé par un médecin nexerçant pas dans létablissement hospitalier – Le 2ème certificat est établi par un médecin qui peut exercer dans cet établissement

37 37 Hospitalisation à la demande dun tiers (HDT) 2 Les 2 certificats constatent létat mental du patient (diagnostic non obligatoire), précisent lévolution de sa maladie en attestant que le consentement est impossible, quil y a nécessité de soins immédiats ainsi quune prise en charge en milieu hospitalier Actes réalisés en dérogation légale au secret professionnel Les 2 certificats médicaux et la demande du tiers sont remis au bureau des entrées de létablissement hospitalier : le directeur prononce lhospitalisation après avoir vérifié la légalité et la conformité En cas de péril immédiat (art L du CSP), le directeur peut prononcer ladmission au vu dun seul certificat auquel sadjoint la demande du tiers. Dans ce seul cas, le médecin certificateur peut exercer dans létablissement daccueil. Le certificat unique doit justifier de façon implicite, le péril imminent Certificats de 24H, de quinzaine puis mensuels obligatoires…

38 38 Hospitalisation doffice (HO) Concerne les malades mentaux compromettant lordre public et la sécurité des personnes. Il sagit alors dune mesure administrative prise par le préfet du département (préfet de police à Paris) Dans la procédure courante le médecin rédige une certificat médical circonstancié et le préfet prononce, au vu de celui-ci, lHO. Un médecin de létablissement ne peut pas être certificateur Dans la procédure durgence, en cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, le médecin atteste de la dangerosité du patient et le maire peut alors prendre des mesures durgence Le maire de la commune (commissaires de police à Paris) signent un arrêté provisoire sur lequel le préfet statue sous 24H. Faute de confirmation préfectorale, larrêté provisoire du maire ou du commissaire de police est caduc au bout de 48H

39 39 Les formules à retenir HDT Procédure normale : « Les troubles présentés par le patient rendent impossible son consentement. Son état impose des soins immédiats assortis dune surveillance constante en milieu hospitalier. Cet état de fait justifie son hospitalisation sur demande dun tiers dans un établissement mentionné à larticle L du Code de la Santé Publique, selon les termes de larticle L du Code de la Santé Publique » HDT Péril imminent : « Il existe un péril imminent pour la santé du malade. Les troubles présentés par le patient rendent impossible son consentement. Son état impose des soins immédiats assortis dune surveillance constante en milieu hospitalier. Cet état de fait justifie son hospitalisation sur demande dun tiers dans un établissement mentionné à larticle L du Code de la Santé Publique, selon les termes de larticle L du Code de la Santé Publique » HO Procédure normale : « Les troubles présentés par … nécessitent des soins, compromettent la sûreté des personnes et portent atteinte, de façon grave, à lordre public. Létat du patient justifie son hospitalisation doffice dans un établissement spécialisé habilité à soigner les personnes atteintes de troubles mentaux, mentionné à larticle L du Code de la Santé Publique, selon les termes de larticle L du Code de la Santé Publique » HO Procédure durgence : « Les troubles présentés par … nécessitent des soins, constituent un danger imminent pour la sûreté des personnes et portent atteinte, de façon grave, à lordre public. Létat du patient justifie son hospitalisation doffice dans un établissement spécialisé habilité à soigner les personnes atteintes de troubles mentaux, mentionné à larticle L du Code de la Santé Publique, selon les termes de larticle L du Code de la Santé publique »

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41 41 Certificat prénuptial 1 Art 63 CC : obligation dun certificat médical avant le mariage (tout médecin peut procéder à lexamen et le rédiger) Art L CSP : « le médecin qui procède à un examen en vue de mariage ne pourra délivrer le certificat prénuptial et dont le modèle a été établi par arrêté (7/5/1992) quau vue des résultats danalyse ou dexamens dont la liste est fixée par voie réglementaire » Examens obligatoires pour les femmes < 50 ans : – Sérologies de la rubéole et de la toxoplasmose en labsence de documents écrits prouvant son état dimmunité – Groupe sanguin ABO, Rhésus RAI si le groupe sanguin ouvre une possibilité dimmunisation

42 42 Certificat prénuptial 2 Test de dépistage du VIH proposé aux futurs conjoints Remise de la brochure dinformation du CFES Il communique ses constatations, les résultats des examens effectués et signale leur portée : recours à une consultation de conseil génétique ou spécialisée Dans les cas graves, communication écrite Établi en 1 seul exemplaire Valide 2 mois Frais couverts par les caisses de Sécurité Sociale ou par le service de laide médicale

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45 45 Déclaration des naissances Faite dans les 3 jours de laccouchement à lOfficier détat civil du lieu de naissance (jour de laccouchement non compté dans ce délai) Déclaration par le père ou à défaut les docteurs en médecine ou en chirurgie, sage-femme, officier de santé ou autres personnes qui assistent à laccouchement… Articles 55, 56 et 57 du Code Civil Si les père et mère de lenfant naturel, ou lun deux, ne sont pas désignés à lOfficier détat civil, il ne sera fait sur les registres aucune mention à ce sujet Larticle R645-4 du Code Pénal classe la non déclaration en contravention de 5ème classe

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47 47 Certificats coutumiers… mais facultatifs Certificat pour voter par correspondance Certificats de non contagion, de non contre-indication à la vie en collectivité, de bonne santé apparente. Formules à utiliser : « en bonne santé apparente » ou « sans altération de santé cliniquement appréciable » Certificat attestant une invalidité ou un handicap Certificat dexonération du ticket modérateur Certificat déviction scolaire ou de dispense sportive Certificats exigés pour certains emplois (entrée dans la fonction publique) ou pour la signature de certains contrats (assurance individuelle) Certificat médical de non contre-indication à la pratique dun sport Etc… Prudence et objectivité si acceptation de rédiger un tel certificat

48 48 Certificat post-mortem et assurance-vie Il ne doit pas comprendre de diagnostic précis de la cause de la mort mais comprend lidentité du défunt et la date de constatation du décès Il faut se faire présenter par le demandeur la police dassurance-vie et sassurer que le demandeur est bien le bénéficiaire du contrat Dans la majorité des cas, il suffit dindiquer quil sagit dune « mort naturelle », dune « mort accidentelle » ou mieux « les circonstances du décès ne sont pas de nature à mettre en jeu les exclusions de la garantie prévues dans le contrat dassurance » : certificat négatif

49 49 Autres certificats post-mortem Reversion de pension : possibilité de certificat pour aider une famille dans ses démarches (pension militaire, indemnité dinvalidité suite à un accident du travail, indemnité de maladie professionnelle) ; obligatoirement diagnostic de laffection dont souffrait le patient Rente en viager : possibilité de certifier que le patient, ayant vendu son bien en viager, souffrait déjà au moment de la signature du contrat, de la maladie dont il est finalement décédé Successions : possibilité dattester, sans donner de renseignement sur le diagnostic, quun état de démence existait au moment où un testament a été rédigé

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51 51 Définition La réquisition est lacte par lequel une autorité judiciaire ou administrative fait procéder à un acte médico-légal qui ne peut être différé La personne requise devient lors de cet examen un auxiliaire de justice dans le cadre de la mission qui est précisée dans la réquisition

52 52 Contenu de la réquisition Document écrit, la réquisition comporte : – Lidentité et la fonction du requérant, – Larticle du Code qui fonde sa demande, – Lénoncé précis de la mission, – La nécessité pour les non experts inscrits de prêter serment – La date et la signature du requérant La réquisition est nominative

53 53 Formes de la réquisition Sil sagit dune réquisition judiciaire, elle émane dun magistrat appartenant le plus souvent au Parquet ou dun OPJ agissant soit sur délégation dun magistrat ou de son propre chef (art 60 du CPP) Sil sagit dune réquisition administrative, lacte émane dun maire, dun préfet ou dun OPJ agissant en qualité de représentant de létat (ex : placement doffice, intoxication..) mettant en cause un règlement spécifique de Santé Publique

54 54 Circonstances de la réquisition Réquisition pour examen de cadavre (art 74 du CPP) Examen clinique dun sujet présumé être sous lempire de lalcool (art R19 du Code des débits de boisson) Examen clinique de victimes de blessures volontaires ou non, de viol (art 60 du CPP) Autopsie complète dun cadavre en vue de la détermination de la cause du décès (art 74 du CPP)

55 55 Autres exemples de mission Examen clinique dun gardé à vue (art 63-3 du CPP), toxicomane ou non Recherche de présence de stupéfiants dans lorganisme de trafiquants par les agents des douanes en vertu de la loi du 31/12/1987 (body packers) Détermination de lâge réel dun sujet Détermination de létat médico-psychologique ou psychiatrique dune victime ou dun gardé à vue …

56 56 CAT devant une réquisition Le praticien doit répondre « à la mission, toute la mission et rien que la mission » Le médecin doit se présenter à celui ou celle quil doit examiner et lui dire lobjet de sa mission La confidentialité de lexamen médical doit être préservée Lors de lexamen dun gardé à vue, la police ne peut arguer du risque dévasion pour demeurer présent pendant lexamen ; mais attention… En présence dun refus dêtre examiné par la personne faisant lobjet de la réquisition, le praticien requis devra constater ce refus et en faire mention expresse Le rapport remis à lautorité requérante est accompagné dun mémoire dhonoraires dont les tarifs sont fixés par le CPP (art R 117) et suivent les variations des actes de la nomenclature générale des actes médicaux

57 57 La forme du certificat médical doit mettre en valeur des points constants : Rappel de la mission Recueil succinct des doléances sans interprétation Constatations médicales, descriptif (schéma corporel) avec datation des lésions constatées Évaluation sil y a lieu de lITT, corporelle et/ou psychologique Pour un GAV, compatibilité ou non avec le maintien dans les locaux de police ; prescription médicale si besoin est, avec posologie détaillée Identité du médecin rédacteur, celle de la personne examinée et lieu dexamen. Rapport signé, daté (heure et jour) et accompagné de la prestation de serment sil sagit dun médecin non expert

58 58 Quelques points importants La réquisition ne concerne que les médecins ? – Non : elle peut concerner des personnes non médecins Le médecin requis est toujours choisi sur une liste dexperts près une cours dappel ou la Cour de cassation ? – Non : le magistrat peut choisir un médecin non inscrit sur une liste dexpert sil juge que les compétences dudit médecin vont permettre deffectuer avec succès la mission qui lui a été confiée. Formule : « Je prête serment de donner mon avis en honneur et conscience » Le patient peut demander un double du rapport au médecin requis ? – Non, mais il peut en demander un double à lautorité requérante

59 59 La réquisition est impérative Le médecin est tenu de déférer à la réquisition et à elle seule sous peine damende Il ne peut sy soustraire quen cas de : – Force majeure (impossibilité physique ; prise en charge dune urgence vitale dans le même temps) – Demande dépassant ses compétences Ou sil intervient en tant que médecin traitant de la personne à examiner Ou sil est allié, parent ou proche de cette personne

60 60 En ce qui concerne léventualité dune réquisition du MT de lintéressé : Une distinction doit être opérée selon le contenu technique de la mission S'il s'agit d'une simple constatation, la réquisition du médecin traitant est alors possible (exemple de la prise de sang pour recherche du taux d'alcoolémie ou du groupe sanguin) Par contre, lorsque la mission implique un recours au raisonnement médical pour interpréter les constatations techniques (ex. : donner son avis sur l'origine des blessures), cette mission peut être assimilée à une opération relevant du domaine de l'expertise et donc soumise aux mêmes exigences (arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation du 4/11/87). Ainsi, dans ces cas-là, le médecin traitant doit refuser la réquisition pour des raisons déontologiques ne pouvant être expert et médecin traitant (art 105 CDM)

61 61 Exemple de réquisition à personne Nous, Albert MUDAS, Officier de Police Judiciaire, en résidence à Reims, agissant en vertu des dispositions de larticle 60 du Code de Procédure Pénale. Prions et, au besoin, requérons monsieur le Docteur Jean AIMAR, à leffet de procéder aux actes ci-après : Bien vouloir nous délivrer un certificat médical descriptif des blessures de Monsieur Sam SUFFI, de nous mentionner le nombre de jours dITT et de nous donner la destination de ce patient Monsieur le Docteur Jean AIMAR prêtera serment par écrit dapporter son concours à la justice en son honneur et conscience en tête de son rapport Pour sa garantie personnelle et afin quil nen ignore et ait à sy conformer, lui remettons loriginal de la présente réquisition judiciaire Fait à Reims le … Signature de lOPJ

62 62 CONCLUSIONS Après le colloque singulier entre un médecin et un malade, le certificat médical constitue une ouverture vers un tiers. C'est parce que le contenu en est libre qu'il doit être destiné à l'intéressé car seul le malade peut disposer de son secret. Toutes les autres circonstances nécessitent la plus grande prudence avant de signer. Le médecin doit établir avec conscience et objectivité les documents destinés à faire valoir des prérogatives justes. Il lui incombe même le devoir de prendre l'initiative de la rédaction de tels certificats. A l'inverse, c'est aussi un devoir de refuser les demandes abusives qui desservirait autant le solliciteur que le rédacteur.

63 63 Bibliographie P Fornes : médecine légale, toxicologie, médecine du travail (Concours médical internat) TW Faict : médecine sociale, médecine légale, éthique et déontologie (Ellipses) MC Roure-Mariotti : formulaires administratifs/certificats médicaux (Masson) Emmanuel Roubertie et al. : Docteur, cest juste pour un certificat (éditions scientifiques L&C) AL Ducher : Vade mecum de la prévention des problèmes médico-légaux aux urgences (les études hospitalières) Guides de lAP-HP : Urgences médico-judiciaires (Doin éditeurs/AP-HP) P Peton, H Coudane : certificat de décès, certificat de coups et blessures, la réquisition (Rev Prat, 1997, 47, ) CD-ROM : Guide dexercice professionnel/commentaires du code de déontologie F Canas : aspect médico-légal des certificats médicaux / à propos de la rédaction des certificats sur papier libre (mémoire DESC de médecine légale)


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