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Comprendre les risques psychosociaux, les dépister, savoir intervenir Dr Julien Cohen Service de Psychiatrie et dAddictologie CHU SAINTE MARGUERITE Burnout,

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1 Comprendre les risques psychosociaux, les dépister, savoir intervenir Dr Julien Cohen Service de Psychiatrie et dAddictologie CHU SAINTE MARGUERITE Burnout, dépression, suicide et conduites addictives

2 Les risques psychosociaux recouvrent des risques professionnels qui portent atteinte à l'intégrité physique et à la santé mentale des salariés : stress, harcèlement, épuisement professionnel, violence au travail... Ils peuvent entraîner des pathologies professionnelles telles que des dépressions, des maladies psychosomatiques, des problèmes de sommeil, des conduites addictives, mais aussi générer des troubles musculo-squelettiques, des maladies cardio-vasculaires Définition des risques psychosociaux

3 Les étudiants, surtout faisant des études délites, font partie dune population particulièrement à risque en terme de: Addictions: Alcool (Binge Drinking), Cannabis, Cocaine Troubles du comportement alimentaire (Boulimie) 1% dans la population générale…20% chez les étudiantes!! Troubles anxieux, Dépressions Suicide Pourquoi une telle sur-répresentation de ces troubles parmi les étudiants? Pourquoi sintéresser aux risques psychosociaux?

4 Pouvons nous tous être concerné? Comme dirigeant dentreprise: La gestion des risques psychosociaux est aujourdhui importante dans le plan de fonctionnement dune entreprise. Des actions sont possibles: dépister ces risques, avoir des actions de prévention, proposer des solutions et des orientations. Savoir gérer une crise grave (suicide sur le lieu de travail, alcoolisme dun salarié) Au contact des étudiants, population qui sur-répresente ces troubles Les troubles psychiatriques et addictifs sont fréquents dans la population, et encore plus fréquent chez les actifs. Nous pouvons tous être confronté à un moment à un problème de stress, de dépression, daddictions.

5 A lheure ou je vous parle… 8 millions de français souffrent dune dépression 2.5 millions souffrent dalcoolisme 25% de la population présentera au moins un trouble psychiatrique au cours de sa vie 45% des actifs se disent concernés par le stress professionnel Une tentative de suicide toutes les 4 minutes, un à deux suicides de salariés sur son lieu de travail par jour

6 Nous aborderons la problématique des conduites addictives, en milieu étudiant et sur le milieu du travail Le stress pathologique et répété, grevant la qualité de vie, pouvant induire: Un épuisement professionnel ou Burnout, lui-même pouvant conduire… A la dépression, véritable pathologie psychiatrique, qui peut se compliquer, au stade ultime Dune tentative de suicide Nous aborderons aujourdhui

7 Plan 1. Conduites addictives 1. Stress et Burnout 2. Dépression 3. Suicide

8 Deux petites histoire pour commencer…hélas vraie Mr R, 48 ans, chef dune grande entreprise. Aucun antécédents médicaux ni psychiatriques. Investissement professionnel intense depuis 10 ans, a la limite du Workalcoholism Stress de plus en plus important « je vais gérer seul » « je nai pas le droit daller moins bien » Augmentation des consommation dalcool le soir en rentrant, pour « décompresser » et gérer le stress de plus en plus important Décompensation brutale lors dun trajet professionnel: Crise de pleurs, crise dangoisse à répétition, douleur thoracique nécessitant un passage aux urgences. Diagnostic: Burnout professionnel. Evolution rapide en dépression sévère: Sentiment de culpabilité, dévalorisation, tristesse, reste dans son lit, ne fait plus rien de la journée, idées suicidaires de plus en plus intense. Y aurait-il eu des actions de préventions? Aurait-on pu éviter den arriver là? Comment aider Monsieur R

9 Mlle T, 25 ans étudiante en 3eme cycle dans une formation délite rejoint pour un stage une entreprise de pointe. Elle présente des antécédents danorexie à ladolescence, va actuellement très bien Il sagit de quelquun dextrêmement perfectionniste, méticuleuse, apprécié dans son travail. Elle a toujours eu dexcellents résultats scolaires. Le degré dexigence est très élevé dans son entreprise, tout le monde sinvestit à 200% et évoluent dans un contexte de stress important, ce qui entretient la réputation délite de lentreprise. Après 4 mois de stage, Mlle T est retrouvé pendue sur son lieu de travail. Aurait-on pu prévoir ce geste? Len empêcher? Quelle est la responsabilité de lentreprise? Quelles en sont les conséquences sur lentreprise?

10 CONDUITE ADDICTIVES ET TRAVAIL

11 Lhistoire des drogues se confond avec celle de lhumanité… 1 er trace écrite relative à lopium: 4000 av JC, dans les plaines sumériennes « la plante qui apporte la joie » La consommation de toxiques est une constante quelque soit la civilisation, la société, lépoque. Ce nest pas lexpérimentation qui pose un problème! En France on trouve 12 millions de français consomment de l alcool quotidiennement (2,5 millions dalcoolique) 13 millions de fumeurs 2.4 millions de consommateurs de psychotropes, consommateurs quotidien de cannabis

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14 ESPAD ; CAN - GP Figure 51a. Proportion of all students who have used marijuana or hashish during the last 30 days Pourcentage détudiants ayant fumé du cannabis durant le dernier mois

15 Définition de l'addiction L'addiction se caractérise par : l'impossibilité répétée de contrôler un comportement la poursuite de ce comportement en dépit de la connaissance de ses conséquences négatives Il existe : des addictions comportementales, des addictions aux produits. Laddiction aux produits se traduit par ; lusage nocif ou la dépendance à ce produit.

16 USAGE NOCIF ET DEPENDANCE P = Facteurs de risque liés au Produit Dépendance Complications sanitaires psychologiques et sociales Statut social du produit E = Facteurs d Environnement familiaux : fonctionnement familial, consommation familiale sociaux exposition :consommation nationale, par âge, sexe, groupe social marginalité copains I = Facteurs Individuels (de vulnérabilité et de résistance) n génétiques n biologiques n psychologiques n psychiatriques Interactions : Produit (P)x Individu (I) x Environnement (E)

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18 Laddiction est une maladie du cerveau

19 Alcool

20 LAlcool Toxique humain le plus répandu Peu de représentations négatives de labus, beaucoup de représentations positives de la consommation Poids du lobbying très important, peu de prévention, « bien culturel »: consommation moyenne: 16L/an Evolution des consommations: Binge Drinking Alcoolisme féminin Age de consommation de + en + jeune morts/an 8% des buveurs consomment 50% de lalcool vendu en France…

21 Cinétique Absorption digestive ralentie par la consommation concomitante de nourriture, accélérée par le jeûne et les boissons gazeuses Alcoolémie maximale en 30 à 60 minutes à jeun, en ~ 2 heures avec un repas Décroissance de lalcoolémie g/l par heure la vitesse délimination augmente chez le consommateur chronique et le fumeur

22 Les risques liés à la consommation Intoxication alcoolique=ivresse alcoolique: vertiges, troubles de la coordination, excitation psychomotrice, troubles de la conscience pouvant aller jusquau coma. Intoxication chronique: Atteintes organiques hépatiques, nerveuses et cardiovasculaires Tolérance et dépendance; Sevrage alcoolique: Sevrage végétatif, pré-délirium, délirium tremens

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24 Evolution des consommations La consommation a explosé entre la fin des années 80 et le début des années 2000 Elle diminue actuellement, les modes de consommation évoluent

25 Risques liés à la consommation aiguë Toxicité globale faible Dépendance faible : 10% des usagers Syndrome amotivationnel Trouble anxieux: fréquent Troubles psychotiques: rare (adolescence++) Troubles somatiques si intoxication chronique: rare

26 Les opiacés Héroïne: produit dérivé de la morphine se présentant sous forme de poudre Souvent coupée à la caféine, au talc Médicaments dérivés de la codéine (dérivé morphinique): néocodion, sirop pour la toux. Traitements substitutifs: méthadone, subutex (buprénorphine)

27 Syndrome de sevrage Apparition très rapide après larrêt ou la réduction 12 à 14h après la dernière prise: bâillements, larmoiement, rhinorrhée, mydriase, sueurs, anxiété. 24h: contractions musculaires, irritabilité, insomnie, anorexie, nausée,douleurs, frissons. 3 ème jour: diarrhées, vomissements, déshydratation, tachycardie, HTA, angoisse majeure. 8 ème jour: régression des signes avec persistance possible de fatigue et trouble du sommeil La dépendance psychique dure des années

28 Complications de l'addiction aux opiacés Overdose (trouble de la conscience, myosis bilatéral,dépression respiratoire, coma, mort) 15% d'héroïnomanes contaminés par le VIH, 70% par le VHC Diminution du nombre de décès par overdose et des contaminations depuis l'apparition des produits de substitution.

29 Cocaïne Poudre blanche floconneuse et cristalline Souvent coupée (sucre, fécule de maïs, talc, laxatif, etc…. ) Voie de consommation: sniffée, ingérée, injectée Peut être mélangée à lhéroïne (SpeedBall: consommation par voie IV) Problème de la disponibilité importante et laccessibilité facile: Prix en baisse!

30 Cocaïne Le crack ou free-base (= cocaïne base) Obtenu par la transformation de la cocaïne mélangée avec du bicarbonate de sodium (crack) ou de l'éther ou de l'ammoniaque (free-base). Sous forme de bloc de cristaux ou de poudre Consommation par inhalation de la fumée

31 Cocaïne Dépendance à la cocaïne: Importante, fréquente Syndrome de sevrage hypersomnie, fatigue, anhédonie, anergie, ralentissement psychomoteur, tristesse, difficultés de concentration, appétit augmenté, envie deuphorie cocaïnique importante Craving (besoin irrepressible de consommer) : dépendance psychique intense Complications médicales, psychiatriques, sociales, légales

32 Exemple de nouveau consommateur Le Businessman trip Produit DMT (diméthyltryptamine ) Consommation: inhalation ou fumée Effet: perte immédiate de contrôle, hallucinations, euphorie, impression « dêtre éjecté du fut dun canon atomique », Death Near Experiences, (trips psychotiques) Rapidité daction: 10 secondes à 1 minute Durée: 15 minutes Retour à la normale: 45 minutes Les psychostimulants et autres drogues de synthèses

33 70 à 90 % des adultes jouent quelques fois dans leur vie Prévalence du jeu pathologique est denviron 0,5 à 2 % dans les pays occidentaux comportement du joueur proche de celles des addictions avec substance Syndrome de sevrage obsession du jeu Tolérance : besoin croissant de jouer pour se refaire et surtout pour retrouver la sensation forte, similaire à celle dune drogue. Dépendance : si pas de jeu =angoisse, irritabilité quête du « produit » (argent) par vols, escroqueries... Les addictions comportementales: Le jeux pathologiques

34 Travail: workalcoholic (ou workaholic) Achats compulsifs Addictions sexuelles Nourriture Sport Jeux vidéos Crackberry Etc… Les autres addictions comportementales

35 Liens entre toxicomanie et entreprise Effets de la toxicomanie en entreprise: accidents du travail et erreurs professionnelles baisse de la productivité et absentéisme durée des effets Effets de l entreprise sur la toxicomanie: les professions à risque le « dopage » en entreprise: performance, peur...

36 Le dépistage

37 Les stupéfiants 16 septembre 1916: apparition du décret sur les stupéfiants Code pénal loi du 31 décembre 1970 interdit lusage de substances illicites en entreprise, objectifs: réprimer le trafic, sanctionner pénalement l usage de stupéfiants tout en proposant une alternative thérapeutique, assurer la gratuité des soins et l anonymat pour les usagers qui le souhaitent Aspects juridique du dépistage

38 Dispositions particulières pour l alcool Éviter lalcool sur le lieu de travail interdiction d introduire, de distribuer, de laisser introduire ou distribuer des boissons alcoolisées ou de laisser entrer ou séjourner des personnes en état d ivresse sur le lieu de travail (art. L.232 du Cdt); aucun avantage en nature ou salaire en boisson alcoolisée (art.L et R.143-1). Éviter lingestion dalcool sur le lieu de travail mise à disposition d eau potable et fraîche; mise à disposition de boisson non alcoolisée pour les salariés travaillant dans des conditions les amenant à se désaltérer fréquemment. Aspects juridique du dépistage

39 Le stress professionnel..

40 40 Sondage TNS Sofres de juillet 2008 Thème : « les Français et leur travail » personnes interrogées « Quel est le premier mot auquel vous pensez quand vous pensez à votre travail ? » stress (78% des répondants)

41 La qualité de vie … selon les employés Sondage TNS Sofres de juillet 2008 : « Selon vous, parmi ces mots, quels sont ceux qui décrivent le mieux la façon dont la plupart des gens vivent leur travail ? » Stress : 78% Intérêt : 43% Corvée : 30% Ennui : 19% Plaisir : 20% Souffrance : 16% Dynamisme : 19% 41

42 42 Etat des lieux 50% à 60% des arrêts de travail seraient liés au stress ! En France, le coût du stress au travail (données 2000) : Équivaut à 10% à 20% des dépenses de la branche Accidents du travail / Maladies professionnelles de la Sécurité sociale Le stress « coûterait » 1 milliard deuro annuel

43 La qualité de vie … selon les employés Sondage TNS Sofres de juillet 2008 : « Par rapport à il y a quelques années, diriez-vous qu'en France, les conditions de travail se sont nettement améliorées, plutôt améliorées, plutôt dégradées ou nettement dégradées ? » Nettement améliorées : 4% Plutôt améliorées : 30% Plutôt dégradées : 40% Nettement dégradées : 14% 43 34% 54%

44 Le « stress » : une formulation commode Moins chargée que « souffrance », moins connoté « psy » Permet au personnel de poser un problème sans savancer sur son contenu. Peu déstabilisant pour la direction puisque lon dit tout et rien. Évoque des contenus scientifiques dont aucun des acteurs na la maîtrise. Oriente donc du côté de lélucidation savante. Au final, elle permet de souligner lexistence dun problème sans avoir à soutenir le débat social quil impliquerait.

45 les réactions de lorganisme au stress

46 Principales modifications physiologiques Eprouver du stress est normal, bénéfique souvent. Cest une réaction immédiate, brutale, de courte durée. Elle met lorganisme en état de combattre ou fuir: décharge dadrénaline Elle mobilise les réserves énergétiques Augmentation de la productivité, de la capacité de travail? Management par le stress viable?

47 Au-delà de lurgence Le Stress chronique est profondément toxique pour lorganisme La réaction durgence sépuise rapidement (jours, semaines, mois?) Le stress chronique est à lorigine des effets négatifs sur la santé.

48 Effets à long terme Perturbations favorisant lathérosclérose. Pathologies coronariennes. Troubles gastro-intestinaux (ulcères, constipation, diarrhée). Impact sur la vie familiale Problèmes psychiatriques: Burnout, Dépression, Suicide, conduites Addictives

49 Un nouvel aspect de la gestion du stress Nous ne sommes pas tous égaux devant le stress les stratégies d'adaptation (au stress), le coping, sont prépondérantes. Ces stratégies sont les cibles psychothérapeutiques privilégiés pour améliorer la gestion du stress

50 Les schémas de pensée Un schéma de pensée est une « grande règle de vie », qui me définit Le paradoxe de certains schémas: ils favorisent la productivité et lexcellence, mais expose fortement à des troubles psychiatriques Le grand classique: le schéma de perfectionnisme: « si ce que je fait nest pas parfait alors cest nul »

51 les facteurs de risque au stress

52 Le modèle à trois composantes de Karasek. Exigences psychologiques (quantité et complexité du travail, contrainte de temps); Autonomie (autorité décisionnelle, autonomie professionnelle); Soutien social (soutien social, collègue, direction)

53 53 Modèle KARASEK Les situations à risques pour la santé sont celles où la demande est forte et les marges de manœuvre disponibles insuffisantes. Le risque est aggravé si la personne bénéficie dun faible soutien social, et dune faible latitude de décision

54 54 Modèle KARASEK Situer les salariés sur 2 axes selon: la quantité de travail, les exigences la latitude décisionnelle, lautonomie en abscisse Quatre cadrans : « détendus » (faible quantité, forte latitude); « passifs » (faible quantité, faible latitude); « actifs » (forte quantité, forte latitude); « tendus » (forte quantité, faible latitude) Répercussions négatives pour la santé chez les « tendus » Répercussions psychologiques chez les « actifs »

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57 Lautonomie dans le modèle de KARASEK … ou comment éviter le stress apprendre des choses nouvelles ne pas effectuer des tâches répétitives être créatif mobiliser un haut niveau de compétence décider comment je fais mon travail assurer des activités variées pouvoir influencer le déroulement mon travail développer mes compétences professionnelles

58 Burn out « épuisement du carburant dune fusée avec pour conséquence la surchauffe et le bris de la machine »

59 Herbert J. Freudenberger (1974) Psychiatre (Agence de soin de santé alternative). Observations sur les volontaires qui travaillaient dans un centre pour toxicomanes: baisse des capacités émotionnelles, perte de motivation et d'engagement. Processus se développant sur environ un an et s'accompagnant de symptômes mentaux et physiques.

60 Freudenberger « les gens, comme les immeubles, sont parfois victimes dincendie; sous leffet de la tension produite par la vie dans notre monde complexe, leurs ressources internes se consument comme sous laction des flammes, ne laissant quun vide immense à lintérieur même si lenveloppe externe semble plus ou moins intacte »

61 Freudenberger Profil type: – Compétent, dynamique, inspirant confiance – Refusant tout compromis, sinvestissant sans compter – Veux concrétiser un idéal – Sépuise à vouloir atteindre un but irréalisable – Naccepte pas les limites dans la recherche dun idéal – Frustration liée à labsence de récompense, de reconnaissance individu convaincu que lénergie ne lui fera jamais défaut

62 Christina Maslach (1976) Psychologue sociale. Comment les gens font-ils face à l'activation émotionnelle entraînée par le travail ? Intérêt particulier pour les stratégies telles que le « detached concern » (l'idée de mêler la compassion et la distance émotionnelle). Découverte : les stratégies de défense personnelle ont un effet important sur l'identité professionnelle et sur le comportement au travail.

63 Maslach (1975) Le burnout est une triade: Épuisement physique et/ou psychique Déshumanisation: perte dempathie, détachement excessif, cynisme Manque daccomplissement personnel: situations difficiles répétées, démotivantes, perte destime de soi, sentiment dinutilité

64 Diagnostic Léchelle de Maslach (MBI) Echelle dauto évaluation 22 questions

65 Un modèle à trois composants Epuisement émotionnel : dimension voisine de ce que l'on entend par stress. Dépersonnalisation : réponse négative, insensible, ou excessivement détachée à ceux qui sont les destinataires du service ou du soin. Déficit d'accomplissement : perte des sentiments de compétence, de réalisation personnelle et destime de soi.

66 Critères diagnostiques État affectif négatif Conditions de travail difficiles Aspirations idéalistes Diminution marquée des performances Bon fonctionnement professionnel antérieur Pas de problème psy antérieur Irréversible sans aide extérieure Saméliore+++ après larrêt du travail

67 Professions à risque Relation daide / de responsabilité envers lautre: Professions de santé Travailleurs sociaux Enseignants Avocats Postes de nuit / nuisance Tâches répétitives / monotones Conflit réalité / idéal recherché Travail contraignant / stressant

68 Prévention Auto évaluation Psychologue dans le service? Sécouter, écouter ses proches Améliorer relations / communication Changer lenvironnement Changer lindividu….. Demander de laide Freudenberger: – « se centrer sur soi même et prendre contact avec ses aspirations profondes » – « redevenir intime avec soi même et les autres »

69 « Savoir reconnaître une dépression »

70 Épidémiologie Trouble fréquent Prévalence vie entière: 13 à 21% Prévalence à 1 an: 5 à 8% Nette prédominance féminine Sexe ratio: 2 femmes/1 homme Problème de santé publique Répercussions fonctionnelles et sociales Source dinvalidité Evolution chronique Importance des taux de rechute et de récidive Risque de récurrences

71 Handicaps lies aux maladies (DALY) Infections respiratoires basses Diarrhées Troubles périnataux Dépression Majeure Unipolaire Coronaropathies Maladies cérébrovasculaires TuberculoseRougeole Accidents de la Voie Publique Anomalies congénitales Paludisme Bronchopneumopathie Chronique Obstructive Chutes Coronaropathies Dépression Majeure Unipolaire Accidents de la Voie Publique Maladies cérébrovasculaires Bronchopneumopathie Chronique Obstructive Infections respiratoires basses TuberculoseGuerreDiarrhéesVIH Troubles périnataux Violence Anomalies congénitales Daprès JF Greden,

72 Rupture avec létat (psycho-socio-professionnel) antérieur Sémiologie : Triade Symptomatique Complication : Suicide DC/an (INSERM, 1995) TS/an 2/3 des personnes DCD par suicide étaient dépressives

73 SEMIOLOGIE La dépression est un état pathologique de lhumeur qui associe plusieurs éléments appartenant à trois registres de troubles: Tristesse pathologique de lhumeur, perte des interets Ralentissement psychomoteur Symptômes somatiques

74 THYMIE DEPRESSIVE Douleur morale (Conscience douloureuse du trouble) Culpabilité intense : (« cest de ma faute, je men veux énormément »)

75 THYMIE DEPRESSIVE Auto-dévalorisation : fait de se dévaloriser, de diminuer sa valeur (« je ne vaux rien, jai échoué, je nen suis pas capable ») Pessimisme : tendance à n'envisager que les aspects négatifs des événements (« je ny arriverai jamais, le monde est pourri»)

76 THYMIE DEPRESSIVE Émoussement affectif : Anesthésie affective : incapacité à ressentir des affects (joie, ennui, dégoût...)

77 Symptômes SOMATIQUES Touchent les fonctions instinctuelles : Insomnie dendormissement ou matinale, réveils nocturnes; Somnolence diurne, hypersomnie non réparatrice.

78 Traitement Antidépresseur Ex : Inhibiteur de la recapture de sérotonine (IRS) Durée minimale = 6 mois Psychothérapies De soutien Thérapies cognitivo-comportementales (TCC) Dinspiration analytique ou psychanalyse Thérapie familiale ou systémique

79 Evolution Guérison le plus souvent après quelques mois Rechutes et récidives dépressives Dépression chronique ou récurrente (> 2 ans) : 20 % cas Symptomatologie résiduelle : 50% cas Dépression résistante : persistance de symptômes après 2 trts AD bien conduits de familles différentes, à posologies efficaces et pendant une durée suffisante (4 à 6 semaines chacun)

80 Conclusion Maladies fréquentes Traitements adaptés Risque = le suicide +++

81 « Savoir reconnaitre et évaluer des idées suicidaires »

82 SUICIDE Décès/an2 ème Cause Mortalité chez ans (1 ère = AVP) 21 Décès / hab1 ère Cause Mortalité chez ans TS/an 1 Suicide/40 min 1 TS / 4 min 95% des patients qui se sont suicidés en parlent à un proche avant 70% consultent un médecin dans la semaine précédente

83 MODELISATION DE LA CRISE Passage à lacte ? solution suicide solution ?? Recherche active de solutions Flash Messages indirects Idées fréquentes, baisse destime de soi Rumination Message verbaux Cristallisation Plan suicidaire Recherche de moyens

84 L'urgence suicidaire est une mesure de la probabilité que la personne suicidaire passe à l'acte durant les prochaines 48 heures. L'urgence réfère donc à une probabilité à court terme. Cette mesure est d'autant plus importante qu'elle va servir dès le départ à orienter l'intervention. Importance de bien évaluer et de clarifier la situation en posant les questions : Où, Quand, Comment, Avec quoi?

85 Premières idées suicidaires Elles sont soit plus diffuses (ex. : idée de mort, idée d'être poussée accidentellement devant le métro, etc.) ou plus précises, mais très brèves et non ruminées. Après investigation, la personne dit : -ne jamais avoir pensé au suicide, -ne jamais avoir fait de tentative de suicide, -ne pas être suicidaire. 1 - Flashs ou idéations suicidaires

86 Pense au suicide quelques fois par semaine. Se pose des questions, Envisage cette possibilité de plus en plus sérieusement, Mais n'est pas encore obsédée quotidiennement par ce choix. 2 - Pensées suicidaires occasionnelles Pense au suicide régulièrement, chaque jour. Je me réveille tous les matins en me demandant si ça vaut la peine de continuer à vivre ; si je suis pas mieux de mourir, etc Pensées suicidaires fréquentes

87 Le suicide est la seule solution, ou bien semble être l'option principale. Elle ne sait pas ni comment ni quand. Il manque un ou des éléments de la planification. (Où, Quand, Comment, Avec quoi). 4 - La planification du suicide est en cours Menace de passer à l'acte au-delà de 48 heures. A le moyen ou a accès à ce moyen (ex. : le métro, pilules, etc.) 5 - La planification est complète au delà de 48h

88 La personne menace de passer à l'acte dans les 48 heures. La personne a en main le moyen qu'elle a choisi ou a accès à ce moyen (ex. : le métro, pilules, etc.) 6 - La planification est complète dans les 48h Menace de passer à l'acte immédiatement. Le moyen retenu est disponible (pilules, arme à feu chargée, etc.) et la personne menace de l'utiliser durant l'appel ou immédiatement après avoir raccroché. 7 - La planification du suicide est complète

89 La personne a mis en œuvre son plan d'action (ex. : a absorbé des médicaments, a commencé à s'auto mutiler, etc.) L'intervenant n'a pas à évaluer ou à juger lui-même de la létalité du moyen utilisé. 8 - Tentative effectuée 9 - Décès

90 Comment reconnaître et évaluer la crise suicidaire Évaluer les facteurs de risque (OMS) Les facteurs individuels Les facteurs familiaux Les facteurs psychosociaux Évaluer la dangerosité et lurgence

91 Les facteurs individuels Antécédents suicidaires de l'individu Présence de problèmes de santé mentale (troubles affectifs, abus et dépendance à l'alcool et aux drogues, troubles de la personnalité, etc.) Présence de troubles de santé physique (maladie, handicap, etc.)

92 Les facteurs psychosociaux Présence de difficultés économiques persistantes Isolement social et affectif de l'individu Séparation et perte récente de liens importants, deuil Difficultés scolaires ou professionnelles

93 Évaluation de la dangerosité et de lurgence Il est souhaitable dexplorer six éléments: 1. Le niveau de souffrance 2. Le degré dintentionnalité 3. Les éléments dimpulsivité 4. Un éventuel élément précipitant 5. La présence de moyens létaux à disposition 6. La qualité du soutien de lentourage proche

94 Évaluation de la dangerosité et de lurgence Evaluation: Endroit calme Laisser libre cours à lexpression des affects Aborder le sujets des idées suicidaires Où, Quand, Comment, Avec quoi?

95 Évaluation de la dangerosité et de lurgence (HAS) Urgence FaibleUrgence MoyenneUrgence Elevée Intentionnalité suicidaire floue Intentionnalité établieRésolution suicidaire forte Relation de confiance avec un médecin, recherche de communication Importante souffrance psychique avec demande daide Souffrance patente, ou au contraire complètement tue. Recherche de solution alternative au suicide Suicide perçu comme seule issue possible à la crise Entourage de bonne qualité Isolement social Absence de scénarioScénario élaboré mais sans date arrêtée Scénario élaboré et planifié à brève échéance Pas daccès direct à un moyen suicidaireAccès direct à un moyen suicidaire létal Absence de pathologie psychiatrique prémorbidePathologie prémorbide (dépression…)

96 Évaluation de la dangerosité et de lurgence Urgence faible = suivi ambulatoire Urgence moyenne = suivi ambulatoire Urgence élevée = hospitalisation

97 Conclusion : Suicide en milieu de travail Etat des connaissances : Etudes de la prévalence du suicide en milieu de travail restent rares. 300 à 400 salariés suicidés / an en France (enquête Inspection médicale du Travail de basse Normandie en 2003 )

98 Suicide en milieu de travail : état des connaissances Professions à risque : Militaires, Policiers, Médecins, Infirmières, Agriculteurs, Finances … Traits communs à ces professions : Stress Exposition à des incidents critiques Pression émotionnelle Anxiété liée au risque derreur Confrontation à la mort… Accès facile à des méthodes létales

99 Suicide en milieu de travail : spécificité de la prévention Situation durgence ET problème global plus répandu dans lentreprise (Combalbert, 2008) Intérêt dun prise en charge psychologique individuelle ET collective Accroitre la résistance individuelle (Stage de gestion du stress…) (Combalbert & Lançon, 2004)

100 Impact du suicide dun travailleur Au niveau de la direction: Culpabilité (facteur déclenchant) Désorganisation, difficulté de communiquer si léventualité na pas été soulevée Au niveau des collègues: Culpabilité de ne pas avoir « vu les indices » Tristesse, colère, confusion, sentiment de trahison Effet de contagion Etat de stress post traumatique, deuil compliqué


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