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Analyse et enseignement des activités de grimpe Des variétés de formes de pratique à l’EPS.

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1 Analyse et enseignement des activités de grimpe Des variétés de formes de pratique à l’EPS

2 Plan du cours 1ère partie: problèmes à résoudre, ressources nécessaires, principes d’action et enjeux de formation I- Les différentes formes de pratique –1- formes de pratiques/lieux/modalités/motivations –2- supports et reliefs II- Problèmes sémioteurs III- Problèmes psycho-sensorimoteurs IV- Problèmes énergimoteur V- problèmes émotionmoteur et gestion de la sécurité VI- Contradictions essentielles VII- difficulté en escalade et niveau d’exigence VIII- Enjeux de formation et EPS 2ème partie: étapes de progrès, apprentissage et enseignement. I- problématique d’apprentissage et choix éducatifs II- les grandes étapes III- Niveaux comportementaux et passage d’une étape à une autre IV- construction de progressions et de situations –1- 2 axes de transformation –2- 3 dimensions sur lesquelles jouer –3- 5 catégories de variables dans la construction des tâches –4- intervention de l’enseignant: sécurité passive, sécurité active et principes d’intervention –5- Rôle des autres, organisation sociale et principes de fonctionnement –6- Méthodes d’apprentissage à privilégier, degré de guidage, type de situations en fonction des objectifs.

3 I- Les différentes formes de pratique 1- formes de pratiques/lieux/modalités/motivations SAE Pan ou bloc Mur Performance difficulté ou vitesse Musculation et entraînement Propédeutique milieu naturel Danse escalade

4 Milieu naturel Bloc Circuits enfants Falaise école

5 Milieu naturel Grandes voies équipées Terrain d’aventure Falaise Montagne Aventure Hédonisme; loisir Rapport à la nature

6 2- supports et reliefs dalle dièdre dévers Surplomb, vertical, arête

7 2- supports et reliefs cheminée fissure Colonne (Calcite) ou drapé Arête

8 2- support et reliefs pilier Esc en bombé Gouttes d’eau stalactite

9 Supports et reliefs Une variété dans un même lieu à utiliser pour faire apprendre

10 II- probl è mes s é mioteurs: 1- Construire, se repr é senter,m é moriser, mettre en oeuvre le cheminement ou itin é raire de progression en fct du but, des ancrages, des zones faciles ou difficiles en le s é quentialisant (zones de repos et de d é cision) a- information sur topo b- information visuelle avant: lecture prédictive

11 c- -reprise d’information pendant pour vérification (réactive), -complément (prédictive): conflit sémantique- sensori-moteur. avant: prédictive; espace des formes et espaces des lieux idéomoteur; référentiel exo centré Pendant: prédictive aux arrêts complément d’information, vérification; Réactive: dialogue sensorimoteur- idéomoteur

12 d- comment? Principes de construction -Difficulté dépend de la Complexité informationnelle sémiotrice de la voie (structuration, lisibilité, caractéristiques du support, longueur, quantité de variation notamment d’orientation Pas la même complexité en fonction des formes de pratiques (pan, bloc, SAE, falaise école, grande voie, terrain d’aventure) et des supports (variété, ligne organisatrice: couleur, fissure, dièdre, dévers, surplomb) Il s’agit –d’organiser le cheminement général jusqu’au but en fonction de zones de décision remarquables (changement de direction, changement de reliefs) à partir d’une vue d’ensemble partant du but puis en allant du bas vers le haut grâce notamment aux points d’ancrage (points d’appui). –De séquentialiser ce cheminement en portions de plus en plus petites en fonction des zones de repos permettant reprise d’information,des zones faciles, des zones difficiles (construction de sous-but). Plutôt du haut vers le bas (En fonction de la hauteur) pour réintégration ensuite dans la représentation d’ensemble. –Trouver les PME (source CH Dupuy, thèse 1986)

13 d- Observables et principes d’actions: A- observables –ligne de cheminement.(par où il grimpe; suppose pour l’enseignant de pouvoir imaginer le cheminement –Rythme de progression. –Lieux d’arrêt,(suppose pour l’enseignant de pouvoir prévoir les zones d’arrêt pertinentes –rapport temps de déplacement sur temps total. B- principes d’action –Grimper lentement dans le facile pour se reposer et anticiper sur la suite –S’arrêter dans les zones de décision avant les zones difficiles pour préparer l’action à venir –Grimper vite dans les zones plus difficiles

14 2- É laborer des s é quences d ’ action par analyse intra et inter figurale et projection de soi en action. A-Séquence d’action: unité de base en escalade. Succession de mouvements entre 2 points de repos, entre 2 zones d’équilibration. Comprend donc une phase de rééquilibration pour préparer le mouvement, une phase de déplacement et une phase de réquilibration en fin de mouvement B- Nécessite une analyse de chaque prise et une mise en relation des prises par rapport à une simulation et une émulation des actions: se voir et se sentir en train de grimper. C- Suppose d’avoir des solutions à disposition.

15 D- Principes de construction des séquences Recherche des infos remarquables organisatrices de la prise d’information et des mouvement à partir d’une vue d’ensemble puis de proche en proche pour formulation d’hypothèses et vérification par analyse plus précise des prises complémentaires.

16 E- difficulté sémiotrice des séquences Difficulté dépend de la complexité informationnelle (liée aux prises, lisibilité, orientation entre elles, quantité utile, densité, dimension informative des événements, mais aussi complexité réalisationnelle des mouvements à envisager…) Dépend donc des formes de pratique et des caractéristiques des supports, reliefs et prises.

17 3- Analyser, interpréter la forme des prises, leur sens préférentiel d’utilisation et leur rôle (notamment main, pieds) pour décider de l’action à exercer Orientation principales des prises: horizontale, verticale, oblique, inversée Taille Forme: plate, crochetante, trou, ronde, bosselée etc. Qualité: adhérente, piquante, lisse? Mais relation aux autres

18 Observation de la construction de séquences Observables: –dimension espace extra personnel de locomotion ou espace d’action. –Espace d’information –Rythme de déplacement dans la séquence et longueur des séquences. –Nombre de déplacements successifs –Nombre de prises testées/prises utilisées

19 III- problèmes psychosensorimoteurs 1- Analyse biomécanique simple Réactions de force du support de sens contraire et proportionnelle à l’action du grimpeur 3 cas: –forces de réaction vers le haut: combinaison de forces concourantes –Forces à dominante divergentes: composition de forces –Forces opposées: opposition de forces

20 Oppositions de forces Une part importante des forces sert à se maintenir La dimension propulsive est faible

21 2- agir efficacement sur les prises grâce à un compromis entre leur sens préférentiel d’utilisation et les relations aux autres prises A- préhensions et manipulations (coordinations manuelles) - En crochetage (avec les différentes directions) - en paume (adhérence) - en à plat (tendu, arqué) (grattonnage) - en opposition pouce-doigts (pincette) - en coincement (doigts, poings, mains) gonflement ou torsion. - en verrou (main plus avant bras action motrices: en traction, en poussée avec toute ou partie de la main

22 B- pose des pieds et actions pieds (pédiculation) Pose: carre interne, externe, pointe, avant pied, talon, tout techniques: –Grattonnage: Poser, appuyer –Adhérence: poser appuyer en descendant talon –Grattonnage + adhérence: poser + griffé par tirer en appuyant –Crochetage: pointe, talon –Coincement –Verrou –lolotte Les actions: poser, appuyer (le pied), charger (le corps (cf équilibration), pousser, tirer, crocheter, tourner (rotation sur avant pied souvent suivi d’un rentré de genou)

23 C- Analyse fonctionnelle et règles d’action Tâche de pointage: une phase balistique (vision périphérique) et une phase de guidage (vision centrale). Conflit vitesse-précision et sémantique-sensorimoteur. Rôle du toucher + sensations kinesthésiques Guider l’action jusqu’à son terme en vision centrale surtout pour les pieds (sensations plus difficiles) donc se reculer pour voir Agir autant que possible perpendiculairement à la surface principale de la prise en utilisant le poids du corps pour augmenter la force donc transférer le poids du corps

24 E- Difficulté dépend: –Complexité informationnelle de la prise –Complexité réalisationnelle : coordination à effectuer pour la tenir –Intensité: taille de la prise, déperdition de forces, composante propulsive et composante de maintien

25 E- observation type de pose des pieds pose des mains, Prises utilisées précision, bruit, guidage visuel

26 3- Construire une é quilibration statique et dynamique organis é e par rapport aux pieds et int é grant la dynamique du mouvement. Mettre en œ uvre une propulsion compl è te grâce au placement des forces au dessus des appuis. Statique: Ligne d’appui et surface d’équilibration; ligne d’action principale et ligne d’action secondaire; Dynamique: c’est le rythme et donc les accélérations qui permettent le maintien sur le rocher Nécessite: action efficace sur les prises, transfert du poids du corps, complémentarité des forces

27 a- Lignes d’appui, surface d’équilibration et lignes d’action Ligne d’appui Ligne d’action principale Future ligne d’action principale

28 b- Équilibration et propulsion sur un plan incliné: combinaison de forces dominant Pas de déperdition à condition d’être au dessus des appuis et de transférer pour propulser. La composante de maintien et la composante propulsive sont confondues; réactions du support servent toutes ou presque à l’équilibration et à la propulsion

29 c- Équilibration et propulsion sur plan vertical, dièdre ouvert; composition de forces et utilisation d’oppositions. poids réaction R1 R2 R3 R4 Actions pied G et main D à la fois équilibratrice et propulsive; réactions R1 et R2 présentent une forte composante orientée dans le sens opposée au poids et servant en même temps à l’équilibration. Actions main G et pied D surtout équilibratrices grâce à la mise en place d’oppositions. Les réaction R3 et R4 n’ont pratiquement pas de composante propulsive

30 d- Équilibration en dièdre fermé, cheminée, fissure, dévers ou en surplomb: oppositions dominantes Il faut à la fois des réactions du rocher qui s’opposent à la pesanteur et qui créent des oppositions pour se maintenir et donc des actions des membres ramenant le corps vers le rocher. La grimpe dynamique va être fondamentale avec parfois utilisation de points d’appui dynamiques.

31 e- La question du transfert Solution 1 Solution 2 Latéral: quelles actions motrices pour quel déplacement? Antéro-postérieur: le limiter au maximum dans l’espace et le temps; c’est l’accélération qui permet le maintien. poids Ligne d’action Ligne d’action 1ère Ligne d’action 2ème Solution? Il y a bien nécessité d’un transfert vers la G mais il devra être suivi soit d’une mise de profil droit pour venir en dülfer soit d’un appui pied droit haut à droit, soit d’une montée pied droit en coincement dans la fissure. P

32 F- analyse fonctionnelle, principes et règles d’action Musculature antigravitaire fondamentale, musculature économique donc à privilégier. Musculature jambe, cuisse, bassin puissante et économique donc à privilégier Construction d’un nouveau référentiel pédo-centré à mettre en relation avec référentiel manuocentré Cependant équilibre plus stable physiquement en suspension Principe général: organiser l’équilibre par rapport au pied Règles d’action –Augmenter surface d’équilibration et ligne d’appui pieds (inconvénient: transfert plus difficile) –Augmenter force sur appuis pieds par transfert et recul de la paroi –Replacer pieds dans l’axe des mains pour construire ligne d’action verticale –Grimper en mouvement dès qu’il y a déséquilibre vers l’arrière.

33 4- propulsion a- analyse Ligne de propulsion: elle correspond à l’orientation de la résultante des forces de réaction de chacun des appuis appliquée au CDG. Elle se décompose en une composante propulsive parallèle à l’inclinaison du support (ligne de pente) et une composante de maintien perpendiculaire au rocher

34 b- Mettre en œuvre une continuité propulsive partant des appuis pieds, relayée par les bras grâce à un gainage et à un fonctionnement à dominante proximo- distale locomotion stabilisée par équilibration statique à chaque appui. locomotion semi/dynamique avec continuité propulsive; la fin du mouvement précédent s’intègre dans le mouvement suivant Propulsion dynamique: le rythme des mouvements successifs et notamment les accélérations au passage des déséquilibres passagers dans chaque mouvement et entre les mouvements permet l’équilibre dans la progression. Propulsion par jeté: équilibration de départ puis propulsion, équilibration en l’air avec préparation réception, enfin réception qui permet la rééquilibration sur le rocher.

35 c- Les propulsions dominantes en fonction caractéristiques du support et configurations prises Dalles, dièdres cheminées, prises horizontales ou obliques rentrantes, combinaison de forces : locomotion à dominante stabilisée. Mur verticaux, composition de forces, rétablissement, entrée et sortie de surplomb, prises inversées: locomotion à dominante semi-dynamique Mur verticaux avec fissures et/ou succession prises verticales ou inversées alignées, dévers, surplomb, toit (sauf si coincements possibles), oppositions de force et déséquilibre arrière: dominante dynamique Blocs, pans, sortie de toits, prises éloignées: jeté.

36 d- Gagner en amplitude grâce au placement des forces au dessus de l’appui, à une poussée et à une extension complètes des différentes articulations, à l’utilisation de prises pieds intermédiaires pour grouper-dégrouper, à des lignes d’action croisée et à une mise de profil, à une grimpe dynamique. Plus la ligne de propulsion est confondue avec la ligne d’action principale plus c’est facile. Principe d’action correspondant: déplacer les appuis par rapport aux mains et charger les appuis pour construire des lignes d’action confondues avec la composante propulsive des lignes de propulsion donc avec le sens de déplacement Drapeau homolatéral de profil Pied main homolatéral de face

37 e- Observation propulsion Posture et ouverture des charnières Amplitude: nombre de prises de mains Rapport prises de mains/prises de pieds selon les supports Fréquence gestuelle: déplacements par unité de temps et par séquence Indice de grimpe: rapport amplitude/fréquence (à rapporter au type de support, à sa difficulté et aux dimensions de sa difficulté.

38 5- Les coordinations a- analyse Caractériser les coordinations en fonction des orientations des actions des différents membres: coordination de gestes Caractériser les coordinations globales du corps dans l’action en fonction : –des chaînes tissulaires considérées –de la succession des déplacements –De la position du corps Étudier les successions de coordinations globales et leur compatibilité: coordinations d’actions Évaluer la difficulté en fonction de l’écart aux coordinations naturelles

39 Tirer bras- pousser jambes de face homolatérale Tirer pousser homomorphe Tirer pousser contralatéral Serrer int, pousser B- coordinations simples de face: combinaison de forces

40 Coordinations simples de face: écarter; composition de forces Écarter pieds et mains: oppositions D-G Homomorphe: 2 pieds puis 2 mains Alternance contralatéral et homomorphe.

41 C- Coordinations complexes de face 1-3: une traction main, 3 poussées ou appuis (combinaison) Tirer-pousser sans décrocher 4 poussées (combinai son) Tirer- pousser sur inversé

42 D- Coordinations profils simples en combinaison tirer- pousser Homolatéral contralatéral

43 E- Coordinations complexes en écarter (composition) De profil De face

44 F- Coordinations complexes profil (oppositions)

45 G- Coordinations complexes oppositions 1-3 Profil Face

46 H- coordinations d’actions simples Changement de direction avec mêmes coordinations Passer de tirer- pousser de face à serrer de face et à écarter de face Passer de tirer- pousser de face à tirer-pousser de profil homomorphe

47 I-Coordinations d’actions moins simples De face à profil contra latéral D’écarter de face à écarter de profil De serrer de face à profil

48 J- coordinations d’actions complexes De profil homolatéral à contralatéral en succession même côté Changement de profil en rotation Rétablissement avec passage de face à profil

49 K- variables de complexification pour toutes les coordinations Hauteur des mains par rapport aux pieds et aux épaules Placement pieds par rapport aux mains (désaxé ou non) Écartement et distance entre prises Finesse et variété des compositions de forces à construire

50 l- Les coordinations principales en fonction des supports, des orientations et configurations des prises: filiations techniques. 1- Dalles, plan incliné positif, prises à dominante réaction vers le haut ou vers l’intérieur et le haut, fissures à coincement; traversées: –coordinations 2-2 pousser pieds- tirer main homomorphes, homolatérales, contralatérales –Coordinations 1-3 pousser pieds, tirer main, pousser main sous ligne d’épaule vers pied main, coordinations homolatérales dominantes. 2- Dièdre et prises obliques vers l’intérieur, ou bossettes ou verticales écartées, et fissures larges coincements pieds. –Dominante combinaison : Coordinations 1-3 pousser pieds, tirer main, pousser main sous ligne d’épaule vers pied main, coordinations homolatérales dominante. –Dominante opposition: Coordinations en écarter côté droit- côté gauche haut ou bas pour libérer un appui et transfert avec coordination homolatérale dominante. –Dominante opposition en haut, combinaison en bas: bras en écarter, pieds coincement en poussée

51 Les coordinations principales en fonction des supports, des orientations et configurations des prises. 3- Cheminées étroites en « renfougne »: –en tirer-pousser + coincement du corps ou en 1-3 pousser pieds- main, tirer une main.(combinaison) 4- Cheminées larges ou dièdre fermé ou dièdre avec un côté bonnes prises, un côté « lisse » (composition). –Oppositions dominantes en pousser-pousser dos- 4 membres ou dos + main ou pied et pieds- mains. 5- Colonnes larges crochetantes, « tronc d’arbre », mas de cocagne, cordes à grimper, fissures larges. –Combinaison et opposition de face: Tirer mains-serrer pieds –Composition et opposition de face : Serrer-serrer –Oppositions dominantes de face: Tirer mains basses -pousser pieds hauts.

52 Les coordinations principales en fonction des supports, des orientations et configurations des prises: filiations techniques suite 6- Support plus ou moins vertical, voir légèrement déversant, fissures, prises verticales mains relativement alignées, adhérences pieds ou prises obliques ou bossettes pieds plus ou moins décalées par rapport aux mains, arête en grimpant sur un côté (y compris en traversée). –Dominante composition de forces: de profil avec ligne d’action principale verticale et oppositions (ou drapeau) sur ligne d’action secondaire pour pallier effet porte. Coordinations contralatérales et homolatérales. –Dominante composition de forces; profil en torsion + lolotte, lignes d’action contralatérales –Oppositions de profil en tirer ceinture scapulaire et pousser jambes: paradigme de la dülfer. Alternance de coordinations contralatérales et homolatérales; –Mixte en succession

53 Les coordinations principales en fonction des supports, des orientations et configurations des prises: filiations techniques suite 7- Support vertical ou léger dévers (5 à 10°) et prises inversées mains, + départ de surplomb. –Dominante opposition haut-bas, coordination 1tirer-3 pousser, main basse-pied haut plus homolatéral de face principalement –Idem mais avec contralétaral de profil 8- déversant avec bord,surplomb avec arête, prises latérales crochetantes ou à plat large –Dominante combinaison de forces: de face, coordinations 1pousser pied en général dessous-3 tirer, 2 mains côté et/ou dessous, 1 pied côté crochetant tirer-appui.

54 Les coordinations principales en fonction des supports, des orientations et configurations des prises: filiations techniques suite 9- dévers, surplombs, toits. (ne pas décrocher!) –Dominante Combinaison de forces: tirer main et pousser pied en contralatéral de face avec passage profil (enroulé) avec lolotte –dominante combinaison de forces(peu rentable!) plus oppositions haut- bas: tirer mains, tracter pieds (griffé, crochet pointe, crochet talon) de face dominante homolatérale. –Dominante composition de face et même profil –Dominante oppositions haut bas de face sur inversées avec coordinations homolatérales dominantes –Dominante oppositions haut-bas en coordinations contralatérales de profil dominantes plus oppositions droite-gauche en bas et/ ou en haut en écarter (plus rarement en serrer) –Mixte en progression.

55 Tableau récapitulatif des familles de coordinations

56 Les filières techniques en escalade

57 m- Observation des coordinations Il s’agit ici de décrire ce que sait faire le grimpeur, comment il le fait pour étudier à la fois: –L’adaptation des manipulations, des gestes, des mouvements, des successions d’actions aux caractéristiques du milieu (suppose une bonne capacité de lecture!) –La précision par rapport à l’espace et aux prises –L’équilibration et la finesse des placements –La fluidité et la synchronisation rythmique des mouvements –La synchronisation rythmique des contractions musculaires et des relâchements

58 N- principes d’action Privilégier la combinaison sur la composition sur l’opposition en replaçant les pieds par rapport aux mains pour construire des lignes d’action principales confondues avec les lignes de propulsion successives Plus il s’agit d’oppositions puis de composition plus la grimpe doit être dynamique Déplacer les pieds pour déplacer les mains et se replacer pour trouver des positions économiques Rythmer les mouvements et alterner tension-relâchement Dans la grimpe dynamique privilégier la mise en tension-renvoi et le vissage-dévissage. Se centrer sur les sensations du mouvement présent pour atteindre le but et non sur le but tout en préparant le mouvement suivant.

59 6- La difficulté dans sa composante de complexité psycho-sensorimotrice en escalade dépend: De la finesse des équilibrations à mettre en œuvre, donc de la dimension et orientation des lignes d’appui, de la dimension du polygone de sustentation, des lignes d’action secondaire par rapport à la principale, de la nature de l’équilibre (stable ou instable, statique ou dynamique) Du type de propulsion à mettre en œuvre pour réussir: locomotion stabilisée ou semi/dynamique, propulsion dynamique ou jeté. De la complexité des coordinations à réaliser au niveau de chacun des appuis et de l’ensemble du corps: orientation lignes d’action par rapport à ligne de propulsion et ligne de propulsion par rapport à ligne de cheminement, changement de lignes d’action, coordination des actions entre elles relativement à l’orientation du corps et précision du recrutement des unités motrices, orientation des actions à l’intérieur de chaque manipulation.

60 IV- énergimotricité 1- analyse énergétique Dépend des formes de pratique Modèle effort local: mod è le de la fatigue p é riph é rique (adaptation neuromusculaire dominante; ischi é mie avant-bras et lact é mie, tenue cheville et jambe) Mod è le effort intermittent (moins d ’ 1/3 de temps de d é placement) Importance des processus de relâchement et de r é cup é ration dans l ’ activit é et dans les temps de repos. Dur é e de travail et fili è res sollicit é es: d é pend du temps, du nombre de mouvements, de la fr é quence des gestes, de la difficult é rapport é e à chacun. Ana é robie lactique dominant. Type de contraction:isom é trique dominant; force statique posturale

61 IV- énergimotricité 2- étude ostéotissulaire Placement général structure du corps alignée, capacité de grandissement. Souplesse bassin et colonne pour ouverture et rotation hanche, pour torsion-détorsion; Système abducteur, adducteur, rotateur membre inférieur Chaînes postérieures de maintien de la posture Chaînes antérieures du tronc et gainage Système rotateur, pronateur,supinateur bras: (fléchisseurs des doigts, brachial antérieur, biceps, deltoïde, court et long supinateur, pectoraux, grand dentelé, sterno-cléïdomastoidien) Chaînes croisées Muscles du grimper: grand dorsal et trapèze

62 IV- é nergimotricit é 3- G é rer son effort, fonctionner é conomiquement et se relâcher 1- Bien sûr cela passe par la résolution des problèmes précédents et dépend du problème relatif à la gestion des émotions mais cela nécessite des choix stratégiques et des savoirs faire: répartir l’effort, répartir et gérer les temps de repos, contrôler le niveau de force développé, savoir se relâcher et construire des PME.

63 4- La difficulté liée à L’intensité en escalade dépend de l’intensité /force 1- déperdition des forces au niveau de l’ensemble du mouvement: orientation de la ligne d’action et faiblesse de la composante propulsive. 2- intensité des forces à exercer pour tenir une prise : taille des prises. 3- déperdition des forces au niveau de chaque prise: adhérence orientation de la prise par rapport à son sens optimal d’utilisation. 4- intensité des forces à exercer pour se maintenir sur le support et types de muscles sollicités (puissants ou non, antigravitaire ou plus): inclinaison du support. 5-amplitude des mouvements: espacement entre les prises - l’intensité/continuité. 1- longueur de la voie. 2- proportion de différentes inclinaisons. 3- variation des groupes musculaires utilisés et de la manière de les solliciter : variété des mouvements possibles et des configurations des supports. 4- disposition des repos sur la voie: rapport nombre de repos et longueur de la voie. 5- repos partiels possibles: rapport nombre de repos partiel possible sur la longueur du passage. 6- possibilité de variations de manipulation d’une prise.

64 V- Problèmes émotionmoteur et gestion de la sécurité 1- analyse Imaginaire et inconscient : –Épreuve (mourir et renaître plus fort) –Épreuve initiatique (le cercle des élus) –Voyage –Accession aux dieux, au père Émotions: illynx, peur et vertige, joie de l’équilibre et des sensations Motivations: se dominer, être fort mentalement; plaisir du risque; plaisir du mouvement juste, rapport à la nature; coopération forte.

65 2- Appr é cier le risque objectif, pr é voir et mettre en œ uvre les solutions s é curitaires pour g é rer celui-ci A- Mettre en œuvre des solutions pour assurer sa sécurité grâce à l’utilisation du matériel nécessite à la fois de savoir évaluer le danger, ou risque possible, au regard de ses compétences et de connaître et savoir mettre en œuvre les techniques sécuritaires nécessaires (habiletés préventives); B- Maîtriser les techniques de réchappe et d’évitement (techniques sécuritaires et habiletés d’évitement) C- La difficulté dépend aussi de ce risque objectif et de la complexité (informationnelle et réalisationnelle) de mise en œuvre des réponses sécuritaires ainsi que de l’intensité nécessaire pour les mettre en œuvre.

66 A- solutions dépendent des modalités de pratiques et de la difficulté Bloc ou pan Moulinette Tête équipée, à vue, flach après travail Tête aventure Nombre de longueurs descente

67 B- techniques de réchappe et d’évitement Réchappe: techniques sécuritaires à mettre en œuvre dans la progression et pour s’échapper en cas de difficulté Évitement –Savoir redescendre –Savoir sauter –Savoir chuter

68 3- Se conna î tre, conna î tre, pour s ’ engager en s é curit é : connaissance de soi, de ses comp é tences, de ses r é actions et attitudes, connaissance du milieu sont les conditions de la s é curit é. 4 - G é rer son engagement donc ses é motions. L ’ engagement est la perception subjective du risque; g é rer ses é motions est une condition d ’ une appr é ciation juste, de choix pertinents et d ’ une action é conomique. La notion d ’ engagement est la derni è re dimension de la difficult é en escalade. Ressources spirituelles, mentales et capacit é s « perceptivo- motrices » (O guidi)

69 VI- contradictions essentielles, conflits à résoudre 1- conflit sémioteur/psychosensorimoteur –A- temps pour comprendre par rapport au temps pour agir lié au coût énergétique et à la sécurité sur long terme. –B- sémantique/ sensorimoteur visuel 2- conflit risque/ sécurité –A- engagement: toute action est risque: de se tromper, de ne pas réussir, de tomber, de se faire mal, de se tuer mais c’est la condition de la réussite –B- exposition: perdre du temps à se protéger au risque de ne pas réussir ou prendre des risques calculés pour réussir 3- conflit émotionmoteur (ou affectif)/ aux autres fonctions nécessaires –A- rester lucide malgré les émotions –B- rester concentré sur la justesse de son action malgré le risque –C- Conserver une dépense optimale et des relâchements malgré la peur. 4- Conflit équilibration/ propulsion –A- équilibre stable/ équilibre instable –B- déséquilibre passager nécessaire à la propulsion –C- déséquilibre composante fondamentale dans la propulsion dynamique

70 VII- difficulté en escalade et niveau d’exigence La difficulté comprend 4 dimensions: Complexité sémiotrice Complexité psycho-sensorimotrice Intensité ou énergi-motrice Rapport exposition-engagement: dimension émotion- motrice et conditions de sécurité Élaborer un projet, un cycle suppose de faire des choix prioritaires sur ces différentes dimensions. Construire une leçon et des situations implique de définir l’exigence des tâches sur ces 4 dimensions et de jouer sur chacune en fonction de ses élèves et des obstacles à leur progression dans l’apprentissage.

71 VIII- Enjeux de formation et EPS 1) Enjeux dépendent des formes de pratique choisies et des façons d’aborder l’enseignement et les apprentissages. 2) Les 1er choix: milieu naturel ou artificiel + organisation sous forme stage ou temps découpé + aventure ou performance –Enjeux éducatifs: éducation à l’environnement; à la vie collective; coopération; émancipation (pb: sacro-sainte évaluation!) –Enjeux d’éducation physique: éducation à la prise de risque calculée et sémiotricité, énergimoticité sur la durée, gestion des émotions et plaisir de l’aventure et de la nature. 3- les choix suivants: obsession sécuritaire/ autonomie déléguée; sécurité passive/ sécurité active; sécurité/motricité; place et rôle de l’élève dans le projet, dans l’apprentissage, dans la gestion des règles, dans l’évaluation… –Enjeux éducatifs: normalisation-obéissance/liberté; responsabilité- citoyenneté/normalisation; autonomie, autorégulation/hétéronomie –Enjeux politiques: pratique de loisir émancipatrice mais aussi individualiste et peu écologique (retour au 1er choix!)

72 4- Enjeux EPS:Liés à la logique interne donc aux problèmes spécifiques à résoudre et aux contradictions A- fonction sémiotrice: –développer la capacité à s’informer sur un milieu varié, à décoder l’environnement et à l’encoder en possibilités motrices, à décider et à coopérer avec l’autre pour assurer la sécurité de la cordée et réussir. –Mentalisation, imagerie mentale et kinesthésique B- fonction psycho-sensorimotrice: –capacités d’équilibration quadrupédique dans un milieu vertical par rapport aux pieds: importance fonction éréismatique de maintien de la posture et de transmission des forces –Coordinations particulières alternant fonctionnement disto-proximal de pointage et de regroupement et fonctionnement proximo-distal de propulsion nécessitant dissociation des ceintures et segmentaires plus synchronisation fine C- fonction énergimotrice: –Force avant bras- main, train supérieur; force statique du tronc –Placement bassin et souplesse bassin + colonne. D- fonction émotionmotrice: –éprouver des émotions fortes, les accepter et réguler sa peur; fonction eutonique, de mentalisation et de concentration.

73 E- enjeux eps: liés surtout aux contradictions à résoudre Capacité à décider en situation d’incertitude et de peur liée à un risque de perte d’intégrité physique inhérent à l’APS. Capacité à rester concentré pour s’informer, comprendre, choisir et agir. intention organisatrice: en toutes circonstances je continue à chercher des solutions pour trouver des solutions pour progresser tout en assurant ma sécurité Capacité à Accepter des détours, à tolérer une frustration pour atteindre le but. Intention organisatrice: le chemin le plus direct, la solution la plus facile n’est pas toujours la meilleure. Capacité à prendre des risques et à se donner les moyens pour les limiter. Intention organisatrice: pour limiter les risques je dois chercher les solutions les plus économiques, les mieux adaptées et les plus malignes Capacité à se concentrer sur la justesse et la qualité des mouvements avant l’atteinte du sous-but ou du but.intention organisatrice: chaque geste, chaque pas, chaque mouvement doit être juste et entier, résultat d’une présence entière et complète au mouvement et à l’environement. Vers un lâcher prise (!) et une connaissance en intériorité du corps et de la situation.


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