La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

Hôpital sans tabac : quelle pertinence pour la psychiatrie et comment lappliquer ? Dr Laurent MICHEL Centre de Traitement des Addictions Limeil-Brévannes.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "Hôpital sans tabac : quelle pertinence pour la psychiatrie et comment lappliquer ? Dr Laurent MICHEL Centre de Traitement des Addictions Limeil-Brévannes."— Transcription de la présentation:

1 Hôpital sans tabac : quelle pertinence pour la psychiatrie et comment lappliquer ? Dr Laurent MICHEL Centre de Traitement des Addictions Limeil-Brévannes Société de Psychiatrie de lEST Addictions : actualités Strasbourg Le 17 Novembre 2007

2 Législation Loi EVIN 1991 –Interdiction de fumer dans les hôpitaux mais fumoirs éventuellement autorisés –Peu respecté dans les hôpitaux psychiatriques 1 février 2007 : interdiction totale de fumer dans les lieux publics, hôpitaux publics compris –On ne peut fumer que dehors –Linstallation dun fumoir est prohibée –…et pas dexception pour les services de psychiatrie 1 janvier 2008 : interdiction étendue aux restaurants, boites de nuits, café…

3 Comorbidité psychiatrique population générale Farrell et al (2001) Br J Psychiatry

4 Tabac et diagnostic psychiatrique chez des patients institutionnalisés Meltzer et al. Economic activity and social functioning of residents with psychiatric disorders. London; HMS; % prevalence cigarette somking

5 Liens Tabagisme - Dépression Un risque relatif associé au statut de dépendance tabagique Un risque de suicide accru (x2) chez les fumeurs –femmes surtout, –proportionnel à limportance de la dépendance (x4 si > 25 cig/j) Un risque dépressif au sevrage faible pour ceux nayant pas dantécédents, mais augmentant avec la récurrence dépisodes dépressifs passés –de 2% si aucun antécédent à 30% si > 1 antécédent Si humeur dépressive au sevrage : fréquence de léchec Si antécédents dépressifs –Moindre fréquence darrêt du tabac –Syndrome de sevrage plus intense et plus prolongé –Plus grande fréquence des échecs lors des sevrages Pas de lien de causalité directe mais un partage probable de facteurs de vulnérabilité, notamment génétiques

6 Tabagisme des schizophrènes Prévalence élevée –Institution > population générale Forte consommation (30 cig/j) Forte dépendance Forte intoxication (cotinine, CO) Peu de tentatives darrêts Peu darrêts prolongés

7 Nicotine : effets neurobiologiques Stimulation dopaminergique mésolimbicocorticale –Nucleus Accumbens –Cortex préfrontal –Correction de lhypofrontalité ? Stimulation des récepteurs alpha7 –Déficit dexpression des récepteurs alpha7 –Correction de la perte datténuation P50 (PEA) –Correction des troubles de la perception ?

8 Quelle réalité sanitaire ? (1) Ratio standardisé de mortalité (RSM) des patients schizophrènes 3 fois supérieur à celui de la population générale (Brown et al, Br J Psychiatry, 2000) –RSM de cause non naturelle (suicide, accident,…) X12 –Tabac = 1 ère cause dexcès de mortalité naturelle P<.05 *

9 Quelle réalité sanitaire ? (2) Lien tabagisme et risque suicidaire dans la schizophrénie (Potkin, Biol Psychiatry, 2003) Tabagisme passif des patients, des équipes + dyskinésies tardives (mais moins dakathisie) + dantipsychotiques –Tabagisme : induction du CYP450 1A2 et 2D6 par les hydrocarbures polycycliques –Augmentation du métabolisme de la plupart des antipsychotiques avec réduction des concentrations plasmatiques par un facteur denviron 1,5 –Pas dinteraction médicamenteuse avec la nicotine 41% des personnes déclarant souffrir dun trouble mental au cours du mois écoulé sont fumeurs et représentent 40.6% des fumeurs américains (Lasser et al, JAMA, 2000)

10 Désir darrêt de tabac chez des patients institutionnalisés (GB) schizophrènes bipolaires EDM population générale Meltzer et al 1996

11 (Lasser et al, National Comorbidity Survey, JAMA, 2000) Arrêt de tabac vie entière recensé au cours dune enquête épidémiologique 42,5 37,1 27,2 16, aucun trouble psy (vie entière) un trouble psy (vie entière) psychose non affective (vie entière) trouble bipolaire (vie entière)

12 Impact des antipsychotiques La clozapine est associée à une consommation moindre de tabac (McEvoy 1995, George 1995, McEvoy 1999) Le sevrage est facilité chez les patients traités par clozapine, olanzapine et rispéridone (George et al, Am J Psychiatry, 2000) Les sujets traités par halopéridol augmentent leur consommation de tabac (McEvoy et al, Psychophamacology, 1995) de même que des sujets sains fumeurs recevant une dose unique dhalopéridol (Dawe 1995) Les posologies dantipsychotiques sont diminuées chez les patients sevrés de tabac

13 Syndrome de sevrage (DSM IV) humeur dépressive insomnie irritabilité, frustration, colère anxiété difficultés de concentration fébrilité diminution du rythme cardiaque augmentation de lappétit / prise de poids

14 Les obstacles à larrêt du tabac Motivation Forte dépendance Automédication Correction deffets indésirables Inadaptation des programmes daide classiques

15 Stratégies Thérapeutiques Bilan tabac systématique à lentrée, évaluation de la motivation à cesser définitivement de fumer Prescription rapide indispensable de traitements : –patchs, gommes, inhalateurs Posologies plus élevées (42 mg/j) Prolongées (6 mois) –Bupropion Contre-indication si épilepsie (et trouble bipolaire?) –Varénicline ? Importance du soutien institutionnel et de thérapies brèves et/ou de groupe Privilégier les antipsychotiques atypiques

16 Conséquences du sevrage Pas dincidence comportementale notable le plus souvent, en particulier lorsque une prise en charge thérapeutique du sevrage est proposée Les incidents relevés le sont dans les unités dhospitalisations fermées, accueillant des patients sous contrainte et en grande difficulté Ceux ne bénéficiant pas dune prise en charge sorte plus fréquemment contre avis médical Pas de changement significatif constaté dans la symptomatologie psychotique

17 Attitude des équipes Importance de la formation des équipes Importance dintégrer laccompagnement au sevrage dans les soins courants aux patients Temps passé à gérer les cigarettes des patients consacré à dautres activités thérapeutiques Appréhensions initiales le plus souvent démenties à distance des mesures dinterdiction de fumer Changement rapide de position des équipes après application des législations

18 Résultats Sevrage induit par lhospitalisation dans un service non fumeur (Prochaska et al, psychiatric services, 2004) : –80% de rechute dès la sortie –90% dans les 2 mois –Les 10% restant avaient une faible consommation initiale de tabac Sevrage volontaire : –Maintien dun arrêt de tabac à 6 mois de 12% (Addington et al, 1998), 15% (Ziedonis et al, 1997) à 20-30% (George et al, 2000) En population générale : –Chiffres à 6 mois de 20-25%

19 A lheure actuelle La plupart des services de psy sont non fumeurs Lécho est favorable en termes –Dacceptation –Qualité de vie –Absence dagitation Soutien par le plan Addiction Enjeu architectural important Facilitation dans les équipes déjà sensibilisées aux addictions Une expérience unique en Europe…

20 Guidelines existants Irlande –Practical guidelines and obligation towards a smoke free mental health service – mai 2006 Suède –Recommandations : tobacco cessation and policy recommandations for psychiatric care Royaume-Uni –Dr Ann McNeill : Smoking and mental Health, a review of the litterature (2001) Hôpital sans tabac : Réseau européen –http://ensh.aphp.fr Danemark : –Smoking cessation in psychiatry : a review of the literature. march –Smoking cessation in psychiatry : a review of the literature. Network of Health Promoting Hospitals in Denmark, march France : – Projet de Conférence dexperts sur larrêt du tabac chez les patients atteints de troubles psychiatriques…


Télécharger ppt "Hôpital sans tabac : quelle pertinence pour la psychiatrie et comment lappliquer ? Dr Laurent MICHEL Centre de Traitement des Addictions Limeil-Brévannes."

Présentations similaires


Annonces Google