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EXAMEN CLINIQUE DU SUJET AGE. Introduction Diminution des réserves fonctionnelles de lorganisme - Latente Capacités dadaptation réduites Polypathologie.

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1 EXAMEN CLINIQUE DU SUJET AGE

2 Introduction Diminution des réserves fonctionnelles de lorganisme - Latente Capacités dadaptation réduites Polypathologie /polymédication Modification de lexpression des maladies Imbrication des aspects somatiques, psychologiques et sociaux Fragilité

3 Composants de la fragilité physique: –Mobilité : équilibre, force musculaire, squelette et articulations, capacité physique, marche –Sensoriel: vision, audition, proprioception et équilibre, goût et odorat Composants de la fragilité- santé: polypathologie, polymédication, hospitalisation

4 Fragilité Composants de la fragilité- dimensions mentales: Fonctions cognitives, dépression, anxiété Composants de la fragilité- dimensions sociales et denvironnements: isolement, domicile, revenus, éducation

5 Interrogatoire Examen physique Ex. complémentaires

6 INTERROGATOIRE 1 ère source de difficultés Présence de la personne ressource Durée longue: –Antécédents médicaux : polypathologies –Hospitalisations fréquentes 4 à 7 MALADIES EN MOY A 80 ANS et + 3 à 12 médicaments par ordonnance Plus lautomédication ++++ Malade sépuise mais aussi le médecin avant daborder HDM actuelle

7 Interrogatoire Problème du vieillissement intellectuel Déficit sensoriel Contexte social Rechercher les signes fonctionnels

8 Malade minimise ou cache des symptômes Symptômes vagues et non spécifiques Plaintes multiples Difficultés danamnèse Fausses croyances, peur, dépression Troubles de mémoire, confusion Poser des questions très spécifiques Utiliser dautres sources dinformation Présentation atypique des maladies Coexistence de plusieurs maladies chroniques Somatisations des émotions Dépressions masquée Changements récents des symptômes Apparitions de nouveaux symptômes Recherche de facteurs émotionnels Élargir le spectre des diagnostics différentiels

9 Quelques conseils pratiques facilitant l'examen du malade âgé Quelques conseils pratiques facilitant l'examen du malade âgé

10 Déficit auditif Parler lentement et distinctement, dans une pièce silencieuse et sans résonance. Quand la malade est déjà appareillé pour une hypoacousie, s'assurer que le dispositif fonctionne. Une seule personne doit parler à la fois. Se placer face au malade qui a pu apprendre à compenser son déficit en lisant au moins partiellement sur les lèvres. Choisir la "bonne oreille"! (la presbyacousie du sujet âgé est souvent bilatérale, mais asymétrique). Elever le timbre de la voix plus que son intensité. Certaines hypoacousies sont caractérisées par un effet de seuil qui, une fois franchi, donne au malade la même impression de cri que celle que nous percevons. C'est désagréable pour tout le monde et le malade se vexe ! Un stéthoscope peut rendre de grands services en le mettant sur les oreilles du malade et en parlant dans le pavillon.

11 L'adaptation à l'obscurité et la vision nocturne diminue nettement autour de la cinquantaine et en dehors de toute pathologie, L'acuité visuelle baisse avec l'âge pour atteindre naturellement 6/10 vers 80 ans. Déficit visuel

12 Pièce bien éclairée Rechercher les lunettes si elles existent. Tenir la main du sujet âgé qu'on interroge. Pendant l'entretien, se placer sous un bon éclairage pour que le malade puisse distinguer le visage du médecin. Eviter de se placer à contre-jour car les sujets porteurs d'une cataracte sont éblouis.

13 Troubles mnésiques et troubles cognitifs Ils ne justifient pas l'abandon de l'interrogatoire, car certains éléments du récit peuvent être bien conservés. Calmer l'angoisse du malade et l'aider dans ses recherches Si le malade s'impatiente ou s'irrite, ou si les renseignements obtenus ne sont pas fiables, il est préférable de renoncer provisoirement à l'interrogatoire, et de questionner l'entourage. Ces notions serviront ensuite à aider le malade dans son propre récit. Ils ne justifient pas l'abandon de l'interrogatoire, car certains éléments du récit peuvent être bien conservés. Calmer l'angoisse du malade et l'aider dans ses recherches Si le malade s'impatiente ou s'irrite, ou si les renseignements obtenus ne sont pas fiables, il est préférable de renoncer provisoirement à l'interrogatoire, et de questionner l'entourage. Ces notions serviront ensuite à aider le malade dans son propre récit.

14 Troubles du langage Ne pas parler fort ou en langage infantile Employer un langage simple, et répéter la question sous différentes formes Ne pas insister pour ne pas décourager le malade Poser un maximum de questions dont la réponse peut être donnée par oui ou par non Ne pas parler fort ou en langage infantile Employer un langage simple, et répéter la question sous différentes formes Ne pas insister pour ne pas décourager le malade Poser un maximum de questions dont la réponse peut être donnée par oui ou par non

15 Interrogatoire Examen physique Ex. complémentaires

16 PARTICULARITES DE LEXAMEN PHYSIQUE EN GERIATRIE

17 Déshabillage et habillage font partie de l'examen clinique Ils peuvent être gênés par les déficits physiques :enraidissements articulaires La pudeur existe à tout âge… La pudeur existe à tout âge… Ne pas « faire à la place » trop tôt Observer dabord Aider dans un second temps

18 EXAMEN PHYSIQUE « La gériatrie est une médecine lente » 1-L'EXAMEN DE L'ÉQUILIBRE ET DE LA MARCHE 1-L'EXAMEN DE L'ÉQUILIBRE ET DE LA MARCHE 2-L'ANALYSE DES FONCTIONS SUPÉRIEURES 2-L'ANALYSE DES FONCTIONS SUPÉRIEURES 3-LAPPECIATION DE LA CAPACITE A REALISER LES ACTES DE LA VIE QUOTIDIENNE (ADL) ET INSTRUMENTALE (IADL) 3-LAPPECIATION DE LA CAPACITE A REALISER LES ACTES DE LA VIE QUOTIDIENNE (ADL) ET INSTRUMENTALE (IADL) 4-L'ANALYSE DU STATUT SOCIAL, L'INSERTION SOCIO-FAMILIALE ET DE LA THYMIE 4-L'ANALYSE DU STATUT SOCIAL, L'INSERTION SOCIO-FAMILIALE ET DE LA THYMIE 5- L'EXAMEN DE L'ÉTAT NUTRITIONNEL (ANTHROPOMETRIE) 5- L'EXAMEN DE L'ÉTAT NUTRITIONNEL (ANTHROPOMETRIE) 6 -L'EXAMEN DE L'APPAREIL VESICO- SPHINCTERIEN 6 -L'EXAMEN DE L'APPAREIL VESICO- SPHINCTERIEN

19 Interrogatoire Ex. complémentaires ExamenPhysique Interprétation de certaines anomalies cliniques

20 Particularités cliniques (1) - Fréquence cardiaque –Pression artérielle (PA) –Artères indurées, sinueuses –Fausse turgescence des jugulaires –Souffle systolique fréquent, l'irradiation au niveau des vaisseaux de la base du cou est non pathologique. –L'existence d'une IA est toujours pathologique. –Les pouls périphériques sont abolis dans 30 % (temps de recoloration cutanée au niveau des talons en position de décubitus, s'il est inférieur à 15 secondes, peut permettre d'éliminer une artériopathie). –Recherche doedèmes - Fréquence cardiaque –Pression artérielle (PA) –Artères indurées, sinueuses –Fausse turgescence des jugulaires –Souffle systolique fréquent, l'irradiation au niveau des vaisseaux de la base du cou est non pathologique. –L'existence d'une IA est toujours pathologique. –Les pouls périphériques sont abolis dans 30 % (temps de recoloration cutanée au niveau des talons en position de décubitus, s'il est inférieur à 15 secondes, peut permettre d'éliminer une artériopathie). –Recherche doedèmes CardiovasculaireCardiovasculaire

21 Atypies sémiologiques: angor Dyspnée –+ fréquente que langor chez le malade âgé –souvent liée à un élément dangor de diagnostic difficile –intrication avec les pathologies respiratoires dont lexploration est difficile Douleur dorsale ou de lépaule –intrication avec les affections rhumatologiques Douleur épigastrique –intrication aux douleurs digestives Dyspnée –+ fréquente que langor chez le malade âgé –souvent liée à un élément dangor de diagnostic difficile –intrication avec les pathologies respiratoires dont lexploration est difficile Douleur dorsale ou de lépaule –intrication avec les affections rhumatologiques Douleur épigastrique –intrication aux douleurs digestives

22 Particularités cliniques (2) –Râles crépitants –Déformation de la cage thoracique –Hypotonie du diaphragme et des muscles respiratoires –Respiration superficielle –Râles crépitants –Déformation de la cage thoracique –Hypotonie du diaphragme et des muscles respiratoires –Respiration superficielle Respiratoire

23 Particularités cliniques (3) - La paroi abdominale est souvent distendue et atone –Péritonite sans défense –Ptose hépatique –Orifices herniaires –Aorte pulsatile –Globe vésical –Touchers pelviens - La paroi abdominale est souvent distendue et atone –Péritonite sans défense –Ptose hépatique –Orifices herniaires –Aorte pulsatile –Globe vésical –Touchers pelviens AbdominalAbdominal

24 LA BOUCHE L'édentation est encore la règle actuellement : il reste en moyenne 3 dents par mâchoire après 80 ans. Les gencives sont atrophiques dans plus d'un cas sur deux. Si un appareil dentaire est nécessaire, il doit être porté précocement et régulièrement, car la crête osseuse s'amincit rapidement. Le débit salivaire s'abaisse, il est de l'ordre de 150 mg / mm (fréquence de survenue d'une mycose buccale). L'édentation est encore la règle actuellement : il reste en moyenne 3 dents par mâchoire après 80 ans. Les gencives sont atrophiques dans plus d'un cas sur deux. Si un appareil dentaire est nécessaire, il doit être porté précocement et régulièrement, car la crête osseuse s'amincit rapidement. Le débit salivaire s'abaisse, il est de l'ordre de 150 mg / mm (fréquence de survenue d'une mycose buccale).

25 Examen Rhumatologique

26 Cyphose dorsale Hyperlordose lombaire Examen Rhumatologique Tassements vertébraux Diminution de la taille

27 Nodosités d Heberden Zones de conflit entre les chaussures et la voûte plantaire responsables d'hyperkératoses, de durillons Examen Rhumatologique Fréquence des troubles de la statique: hallux valgus, pieds plats… responsable de chutes

28 MODIFICATIONS DE LAPPAREIL LOCOMOTEUR Sarcopénie du volume de distribution des médicaments hydrosolubles Surdosage dangereux Intérêts dadapter les posologies et le rythme des prises jeune âgé

29 Particularités cliniques (5) Examen neurologique ROT vifs aux MSROT vifs aux MS Achilléens abolisAchilléens abolis RCP peuvent être en extensionRCP peuvent être en extension RCA abolisRCA abolis Nauséeux atténuéNauséeux atténué Réapparition des R.archaïquesRéapparition des R.archaïques Sensibilité au diapason diminuéeSensibilité au diapason diminuée Hypertonie fréquenteHypertonie fréquente Tremblement finTremblement fin ROT vifs aux MSROT vifs aux MS Achilléens abolisAchilléens abolis RCP peuvent être en extensionRCP peuvent être en extension RCA abolisRCA abolis Nauséeux atténuéNauséeux atténué Réapparition des R.archaïquesRéapparition des R.archaïques Sensibilité au diapason diminuéeSensibilité au diapason diminuée Hypertonie fréquenteHypertonie fréquente Tremblement finTremblement fin Troubles des fonctions supérieurs +++

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31 CAUSES DE DÉTÉRIORATION INTELLECTUELLE Réversibles –Trauma –HPN –Infections –C. Métaboliques –Dépression –Médicaments Réversibles –Trauma –HPN –Infections –C. Métaboliques –Dépression –Médicaments Irréversibles - Maladie dAlzheimer (AD) –Maladies vasculaires (VaD) –Maladie à Corps de Lewy –Maladie Fronto-temporale. –Maladie de Pick –Parkinson avec détérioration. –Dégénérescence Corticobasale –Paralysie Supranucléaire progressive Irréversibles - Maladie dAlzheimer (AD) –Maladies vasculaires (VaD) –Maladie à Corps de Lewy –Maladie Fronto-temporale. –Maladie de Pick –Parkinson avec détérioration. –Dégénérescence Corticobasale –Paralysie Supranucléaire progressive

32 L'EXAMEN DES ORGANES SENSORIELS Installation progressive des déficiences auditives et visuelles.Installation progressive des déficiences auditives et visuelles. Presbyacousie dès 50 ans, l'amputation porte sur les sons aigus (vérifier l'absence de bouchon de cérumen).Presbyacousie dès 50 ans, l'amputation porte sur les sons aigus (vérifier l'absence de bouchon de cérumen). Audiogramme+++Audiogramme+++ Acouphènes intermittents fréquents.Acouphènes intermittents fréquents. Presbytie : quasi obligatoire nécessite le port de verres correcteurs pour la vision de près.Presbytie : quasi obligatoire nécessite le port de verres correcteurs pour la vision de près. Le champ visuel se réduit, de même que la distinction entre les couleurs et les distances.Le champ visuel se réduit, de même que la distinction entre les couleurs et les distances. Le temps d'adaptation au changement lumière / obscurité est plus long.Le temps d'adaptation au changement lumière / obscurité est plus long. Le gérontoxon n'a pas de caractère pathologique.Le gérontoxon n'a pas de caractère pathologique. Installation progressive des déficiences auditives et visuelles.Installation progressive des déficiences auditives et visuelles. Presbyacousie dès 50 ans, l'amputation porte sur les sons aigus (vérifier l'absence de bouchon de cérumen).Presbyacousie dès 50 ans, l'amputation porte sur les sons aigus (vérifier l'absence de bouchon de cérumen). Audiogramme+++Audiogramme+++ Acouphènes intermittents fréquents.Acouphènes intermittents fréquents. Presbytie : quasi obligatoire nécessite le port de verres correcteurs pour la vision de près.Presbytie : quasi obligatoire nécessite le port de verres correcteurs pour la vision de près. Le champ visuel se réduit, de même que la distinction entre les couleurs et les distances.Le champ visuel se réduit, de même que la distinction entre les couleurs et les distances. Le temps d'adaptation au changement lumière / obscurité est plus long.Le temps d'adaptation au changement lumière / obscurité est plus long. Le gérontoxon n'a pas de caractère pathologique.Le gérontoxon n'a pas de caractère pathologique. Particularités cliniques (6)

33 L'EXAMEN DES ORGANES SENSORIELS

34 Particularités cliniques (7) Examen cutané La peau : fine, atrophique, aisément plisséeLa peau : fine, atrophique, aisément plissée ColorationColoration Visage pores élargisVisage pores élargis Tronc : verrues séborrhéiques, taches rubisTronc : verrues séborrhéiques, taches rubis Kératoses préépithéliomateusesKératoses préépithéliomateuses Ephilides sénilesEphilides séniles Pseudo cicatrices blanchâtresPseudo cicatrices blanchâtres Purpuras vasculairesPurpuras vasculaires La peau : fine, atrophique, aisément plisséeLa peau : fine, atrophique, aisément plissée ColorationColoration Visage pores élargisVisage pores élargis Tronc : verrues séborrhéiques, taches rubisTronc : verrues séborrhéiques, taches rubis Kératoses préépithéliomateusesKératoses préépithéliomateuses Ephilides sénilesEphilides séniles Pseudo cicatrices blanchâtresPseudo cicatrices blanchâtres Purpuras vasculairesPurpuras vasculaires

35 EXAMEN CUTANE verrues séborrhéiques

36 EXAMEN CUTANE taches rubis

37 EXAMEN CUTANE Kératoses préépithéliomateuses

38 Ephélides séniles

39 Purpura de Bateman

40 Purpura des vasculopathies ou par fragilité vasculaire Sénile Corticothérapie Amylose Carence en vitamine C Effort Insuffisance veineuse

41 Examen des seins Atrophies des glandes mammaires Moindre masse ou anomalie nécessite des explorations

42 Examen urogénital Toucher rectal : recherche adénome prostate Recherche incontinence source de problème social ou hygiénique

43 Interrogatoire Examen physique Ex. complémentaires

44 Particularités paracliniques (1) Emphysème des bases et des sommets, Emphysème des bases et des sommets, Calcifications chondrocostales, Calcifications chondrocostales, Déroulement de l'aorte et du tronc brachiocéphalique Déroulement de l'aorte et du tronc brachiocéphalique Saillie du tronc des artères pulmonaires. Saillie du tronc des artères pulmonaires. Densification des mamelons Densification des mamelons Calcification Calcification Pseudo élargissement du médiastin Pseudo élargissement du médiastin Radio de thoraxRadio de thorax

45 Particularités paracliniques (1) ECGECG - Diminution de l onde p - Allongement du PR -AQRS gauche -HVG électrique modérée -Onde T aplatie voire inversée en D1, D2, V5, V6 -hémibloc antérieur gauche est fréquent -extrasystoles auriculaires ou ventriculaires ECG de repos Normal, il nélimine pas le diagnostic ECG durant la douleur Normal, il nélimine pas le diagnostic - FA : 3-20%

46 Particularités paracliniques (2) EFREFR - CV diminuée - VR augmenté - CT inchangée - VR / CT augmenté - VEMS diminué - 75 < PaO2 < 80 mm Hg EEGEEG - Discret ralentissement des rythmes de base

47 Particularités paracliniques (2) TDMTDM - Sillons de la convexité plus creusés - Dilatation des ventricules latéraux

48 Particularités paracliniques (3) EXAMENS BIOLOGIQUESEXAMENS BIOLOGIQUES -VS -Glycémie post-prandiale (0,6 mmol ou 0,1 mg / 10 ans > 40 ans) - Créat variable ==> Formule de Cockroft

49 La créatininémie

50 Particularités paracliniques (3) EXAMENS BIOLOGIQUESEXAMENS BIOLOGIQUES - Clearance de la créat (ml/mn) = (140 - âge (années) X poids X K K = 1.236(H)&1.05 (F) créat (µmol) - Urines: albuminurie > 90 ans - Calcémie corrigée (mmol/l) = Ca + 0,02 X (40 - Albuminémie (g/l) -Bactériurie (F)

51 TESTS COURANTS Hématologie PQ,GB: PNN, PE, M Ionogramme Cl, Mg Enzymes LDH, ALAT, Amylase, Lipase Autres Cholestérol,Bil totale, Prot totales VALEURS INCHANGEES Hématologie VS Fibrinogène D-Dimères VGM H= Age/2 F=(âge + 10) / 2 Ionogramme KK sérique (<5%) Enzymes ASAT PA γGT H 10% F 25-50% H 10% F 40% (ostéoporose, HPT IIre) 60-80% Autres Glucose Créatinine Urée Uricémie TG Ferritine GAJ 1à 2mg/dl/10 ans, GPP 4à 10 mg/dl/10 ans < 5% < 25%(apport prot, pertes de sang digestives,DA... < 15% <25% Jusquà 100% VALEURS AUGMENTEES

52 TESTS COURANTS Hématologie Hb Ht GR GB Lymphocytes(T) Baisse: 10-30% Ionogramme Na Ca P Pseudo-hyponatrémie(hyperPt, hyperlip, HG…) <5% 30% Enzymes CPK > 70 ans Autres Albumine Fer CFF paO2 pH 0,085 g/dl/an (hypochlorydrie) Baisse 50 à 75 % = 100 mm Hg – 0,3 X âge en années VALEURS DIMINUEES

53 TESTS MOINS COURANTS Hormones Adrénaline, cortisol, calcitonine Prolactine augm H, diminue F VALEURS INCHANGEES Enzymes Hormones gastrine insuline Peptide C PTH FSH, LH,TSH, noradrénaline ACTH, vasopressine 15% > 60 ans Hyperinsulinéme (40%) 20% 100% (dim 25OH-vitD…) Autoanticorps (AA) Anti-TG, microsomes, AAN, FR, ML, cell pariétales Imunoglobulines IgA, IgG30-35% VALEURS AUGMENTEES Vitamines, éléments chimiques Vit B12, Ac folique, 25OH-vitD, ZnGastrite atrophique, dénurition, soleil… Autoanticorps (AA)Rénine, angiotensine, aldostérone, testostérone, androstérone, androstènedione, DHEA, progestérone ImunoglobulinesIgM, IgD VALEURS DIMINUEES

54 Interrogatoire Examen physique Ex. complémentaires AUTRES SOURCES DERREURS ET DE DIFFICULTES DIAGNOSTIQUES

55 ERREURS LIEES AU MODE DEXPRESSION DES MALADIES

56 PhysiquePsychique Sociale Pathologies somatiques Pathologies mentales Pathologies sociales Hospitalisation

57

58 Personne âgée peut contracter les mêmes maladies que ladulte plus jeune + pathologies spécifiques Exemples : Démences Ostéoporose Maladie de Horton Myélome

59 Particularités liées à l expression des maladies (1) Monosymptomatique : Polypathologie : (raisonnement uniciste ?) BPCOCardiopathie ischémique Dyspnée d effort ? Si un symptôme chez ladulte jeune peut orienter vers 2 ou 3 diagnostics, chez le sujet âgé ce même symptôme nécessite de passer en revue un plus large panel de possibilités diagnostiques.

60 Survenue dune douleur aiguë chez un douloureux chronique. Majoration des troubles cognitifs chez un dément. Douleurs abdominales chez un constipé chronique. La polypathologie complique linterprétation des symptômes

61 Pathologies en cascades : Cardiopathie FA I.Card Alitement Phlébite Fécalome Occlusion Confusion Séquence chronologique ? Particularité liées à l expression des maladies (2) Pneumopathie

62 Particularité liées à l expression des maladies (3) Symptomatologie d emprunt : 75 ans 75 ans sténose carotidienne Hémiplégie à topo vasculaire Hypoglycémie AVC Signe déficitaire

63 Particularité liées à l expression des maladies (3) Symptomatologie d emprunt : Alzheimer Alzheimer modérée modérée Bouffées confusionnelles aigües Fièvre Rétention d urine Perturbation sociale Aggravation de la maladie Pourquoi ?

64 Le rôle des co-morbidités Révélatrices ou facteurs daggravation –anémie +++ –hyperthyroïdie, –hypoxémie –hyperviscosité sanguine (gammapathie, polyglobulie, thrombocytose) –fièvre …. Modèle du Révélatrices ou facteurs daggravation –anémie +++ –hyperthyroïdie, –hypoxémie –hyperviscosité sanguine (gammapathie, polyglobulie, thrombocytose) –fièvre …. Modèle du

65 Age Réserve I III II Théorie du I + II + III I = Vieillissement II= Maladie chronique III = Maladie aiguë ou facteur aggravant Infection urinaire Uropathie obstructive Produit de contraste HTA maligne Médicament MEC Seuil dinsuffisance

66 Age Réserve I III II Théorie du I + II + III I = Vieillissement II= Maladie chronique III = Maladie aiguë ou facteur aggravant Anémie Troubles du rythme Tr. Hydro électrolytique Médicament… Seuil dinsuffisance Le déclin dune fonction nest pas toujours linéaire (œil, ovaire…)

67 Deux situations sont possibles : – Lorgane vieilli est affaibli par une pathologie chronique. Un facteur déclenchant va le faire défaillir. « ». Par exemple, un patient de 85 ans a une cardiopathie ischémique stable (1 + 2), la survenue dune pneumopathie aiguë va être à lorigine de la décompensation cardiaque (« 3 »). – La cause précipitante (« 3 ») peut être tellement intense que la défaillance peut se produire simplement parce que lorgane est âgé, sans pathologie sous- jacente dépistable. Par exemple, un patient de 80 ans passe brutalement en insuffisance cardiaque à loccasion dune hémorragie aiguë ; le bilan peut ne pas mettre en évidence de cardiopathie sous-jacente, en dehors dun discret trouble de la compliance cependant, il est possible que la pathologie « 2 » existe mais ne soit pas détectable par le clinicien.

68 Perte dautonomie Angoisse Isolement social Douleur Présbysie chute Inactivité Nouvelle fracture fracture

69 Evaluer la fragilité Evaluation gériatrique standardisée Promouvoir le meilleur niveau fonctionnel de la PA Equipe pluridisciplinaire Evaluation+ intervention Echelles dévaluation Etablir pour chaque patient un relevé des facteurs de risque et un plan de prévention

70 Evaluer la fragilité Evaluation gériatrique standardisée Intérêt: –Diminution de la mortalité –Diminution de linstitutionnalisation –Diminution de lhospitalisation –Diminution des frais de santé –Amélioration de lautonomie dans les activités courantes –Amélioration de la thymie

71 5ème cause de décès aux U.S.A. 5 % des malades ayant chuté sont hospitalisés Fréquence des récidives Fréquence des chutes chez les S.A 65 ans Motif dinstitutionnalisation 40 % 30 % JUSTIFICATION DE LA PRÉVENTION DES CHUTES

72 Evaluer la fragilité Evaluation gériatrique standardisée Qui évaluer? –Age > 75 ans –Personnes à risque de placement en institution –Sd gériatriques: confusion, chute, perte de poids, dépression, incontinence… –Isolement

73 Evaluer la fragilité Evaluation gériatrique standardisée Fonctions cognitives: anamnèse, MMSE, test de lhorloge Dépression: mini-GDS (4 items) et GDS à 15 items Etat nutritionnel: Bouche, poids, BMI, courbe de poids, nutrition screening initiative (adapté selon White), mesure circonférence des membres et plis sous-cutanés, albuminémie, cholestérol Risque de chute: Get Up and Go, appui unipodal

74 Evaluer la fragilité Evaluation gériatrique standardisée Indépendance dans les activités instrumentales de la vie quotidienne (IADL): échelle de Lawton Indépendance dans les activités élémentaires de la vie quotidienne (ADL): échelle de Katz Audition/vision Continence Evaluation sociale

75 Eviter les chutes ? – Tu vois que tu peux te dépêcher quand tu veux !

76 Lutter contre limmobilisme physique

77

78 Lutter contre limmobilisme intellectuel

79 Quelques points de repère

80 Les signes cliniques sont le plus souvent des signes généraux aspécifiques asthénie, anorexie, malaise général... communs à bon nombre de maladies, alors que les signes fonctionnels à valeur d'orientation sont mal exprimés ou banalisés, car attribués au vieillissement ou à une affection chronique commune.

81 Les signes biologiques peuvent être différents absence dhyperleucocytose en cas dinfection patente chez des sujets dont les défenses immunitaires sont réduites. créatininémie "normale" chez des sujets très âgés et de faible poids en dépit dune insuffisance rénale significative.

82 La douleur est absente dans 30% des cas dinfarctus du myocarde. La fièvre est inconstante dans les infections. Une défense remplace souvent la contracture abdominale dans les péritonites. La confusion est souvent la seule manifestation clinique dune rétention urinaire ou dun fécalome. Les ronchus peuvent être le seul signe auscultatoire dun foyer pulmonaire. La polypathologie complique linterprétation des symptômes Particularités cliniques:les symptômes caractéristiques sont souvent atypiques voire absents

83 Au-delà de 70 ans: 7 pathologies en moyenne.

84 Surmédicalisation Sous-médicalisation Norme de référence du sujet âgé jeune Médicalise la vieillesse Fatalisme Banalise les symptômes Tout est lié à lâge Le comportement du médecin résulte dun équilibre entre la « non-intervention » et la « surenchère thérapeutique ».

85 Surmédicalisation Sous-médicalisation Le comportement du médecin résulte dun équilibre entre la « non-intervention » et la « surenchère thérapeutique ». Nuancer l atypie sémiologique Ne pas tout rapporter à la sénescence (1) Rechercher une maladie (2) rechercher un facteur déclenchant 3) Ne pas tout rapporter à la sénescence (1) Rechercher une maladie (2) rechercher un facteur déclenchant 3)

86 Apprendre à prendre en charge les sujets âgés malades, et non pas des maladies chez les sujets âgés Laction du médecin demeure « guérir quelque fois, soulager souvent, réconforter toujours »

87 LES DIX COMMANDEMENTS 1.Soulager la douleur 2.Prévenir et traiter la déshydratation 3.Prévenir et traiter la malnutrition 4. Prévenir les chutes 5.Prévenir le syndrôme d'immobilisation 6.Prévenir le syndrome confusionnel 7.Prévenir l'ostéoporose fracturaire 8.Prévention des infections respiratoires 9.Mesures de protection juridique 10.Prévenir la perte d'autonomie

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