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Sujet de départ : place et rôle des associations dacteurs dans lévolution de lEPS.

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2 Sujet de départ : place et rôle des associations dacteurs dans lévolution de lEPS

3 PLAN GENERAL DU CM : LES STRATEGIES DINTERVENTION DES ACTEURS 1 - ROLE DU SNEP : transformations et permanences - Remarques préalables - période 65 – 75 = affirmation politique de la tendance UA - de 1970 à 1980 = opposition politique - à partir de 1981= participation plus neutre aux grandes thématiques EPS - à partir de 1990 : opposition didactique aux thèses formalistes 2 - LE POIDS DES HOMMES POLITIQUES - indicateurs du « poids » du politique - acteurs politiques et évolution EPS 3 - POIDS DES ASSOCIATIONS D ACTEURS ET ROLE DE LA FP - rôle de lENSEP et de son Amicale - rôle de la FSGT - rôle de la FPC et de la corporation CONCLUSION GENERALE

4 POINT DE DEPART : référence à Pierre Lorca ( thèse UFR Lyon 1) qui : part dun constat initial: la succession de dysfonctionnements, dexclusions et de consensus dans lhistoire de lEPS (surtout de 81 à 2000) titre : « les tribus de lEPS » il distingue 4 tribus : les « socio-didacticiens », les « formalistes didacticiens », les « psycho » et les « socio pédagogues » tente de repérer la manière dont les groupes dacteurs sy prennent pour mettre en avant telle ou telle orientation politique ( priorité à la stratégie et lidéologie plutôt quà la validité de la théorie)

5 Problématique : laction des différentes associations dacteurs à tous les niveaux de la discipline est une permanence dans lhistoire mais non seulement la place occupée par ces acteurs va devenir de plus en plus importante, en partie grâce à la massification et à lautonomisation du champ disciplinaire mais de plus, ces associations vont voir leur rôle évoluer tout au long de la seconde moitié du siècle, en fonction, non seulement des concurrences internes entre ces associations, mais en regard aussi des contextes traversés Remarque très importante : Les acteurs envisagés ici appartiennent tous au courant réaliste de lEPS. Il aurait été possible dévoquer aussi : - des individualités fortes et marquantes ( J.Teissié – P.Parlebas ) - des « tribus dacteurs » formalistes ( Ligue Française dEP avec P.Seurin – courant de la psychomotricité avec J.Le Boulch - GAIP de Nantes ) - des « tribus » influentes, mais non dominantes ( GREC – courant freudo marxiste et revue « quel corps ? » ) nous ne nous attacherons ici, non seulement quaux « tribus » dacteurs réalistes les plus influentes ( le SNEP – les hommes politiques – lAEEPS et la FPC )

6 problématiques « similaires » : Problématique 1: ( JM.Delaplace – le mammouth et la puce – AFRAPS 2000) il existe un imbroglio de relations entre les responsables syndicaux, les représentants des associations, les ministres, lIG, fonctionnant tous avec des logiques différentes. Doù une dialectique complexe entre les institutions et les acteurs qui les dirigent, dialectique qui concourt à produire les formes observables de la discipline. Problématique 2 : ( G.Klein – dossier EPS n° 29 ou RFP n° 116 ) lutilité sociale de lEP est un compromis entre un processus de rationalisation politique (évoquant les procédés par lesquels un Etat en vient à légitimer une culture physique à lécole), et les négociationsdacteurs (supposant une liberté face à cette rationalisation, et des stratégies de transformation)

7 PLACE ET ROLE DU SNEP : transformations et permanences AVANT – PROPOS sur la « représentativité » du SNEP Il existe plusieurs syndicats en EPS, mais : « quoi que lon pense de laspect positif ou négatif de son action, aura marqué de son empreinte le devenir de la profession, et occupe une place à laquelle il convient de penser sérieusement » G.Véziers - AFRAPS 2000

8 Evolution du SNEP dans la période 65 – 75

9 Constat initial avant 69 : - il existe CONVERGENCE depuis 63 entre la tendance majoritaire « autonome » ( avec lacteur C.Pineau ) et la tendance minoritaire B sur : - la condamnation du pouvoir politique - la lutte pour les équipements - le recrutement - mais, il existe DIVERGENCE par rapport : - à lexclusion de la tendance B du bureau national. - à la « politisation » du SNEP - à la vision « culturelle » de lEPS - existence de 2 autres « voies » au Snep : - la Tendance du Manifeste ( opposée à lintro du sport) - création dun pôle EP au sein de lEcole Emancipée à partir de 69

10 Point de départ de lévolution - avènement de la tendance Unité Action au congrès de Nice (mai 69)…cest lavènement du courant sportif, MAIS dans la ligne de Baquet ( pas des fédés) est donc la victoire des « pédagogues sportifs », qui profite dun « réalisme pédagogique » (càd que la tendance UA reflète les besoins de la majorité des enseignants) - le rôle du SNEP serait donc dêtre un catalyseur pédagogique notons cependant la présence de propositions dUA dans le programme politique commun de la gauche en 1972 (valorisation dun sport éducatif)

11 Remarques sur la spécificité du SNEP La divergence SNEP – SNEEPS ( syndicats des profs adjoints ): il existe au SNEEPS : « volonté de négocier avec ladministration…et daller dans le sens dune politique « sportive » de lEPS » J.Rouyer motif : valorisation des « praticiens » du terrain / aux « théoriciens » de lEP conséquence : « professorat-adjoint » en 75, puis postes en 78 dans le plan Soisson pour les adjoints… les politiques tentent de diviser la profession le SNEP débat au niveau politique ( fonction légale du syndicat ) Les différents débats au SNEP / sport : - Dans les 60 : développer une pratique sportive éducative - Dans les 65 – 70 : transmission des savoirs sportifs ( stages Baquet) - Dans les 80 : appropriation des savoirs sportifs par lélève en activité ces débats sont les débats centraux en EPS le SNEP débat donc aussi au niveau pédagogique

12 Rôle du SNEP de 1970 à 1980 : opposition politique (qui explique en partie la non-déscolarisation de la discipline).

13 Actions politiques entreprises : 1 – opposition aux circulaires Comiti : « formidable campagne dopinion » « terrorisme syndical » - J.Rouyer - BN n°170 – 1981 affluence de publications chez les acteurs (Adam-Mérand-Goirand ) blocage de 75 postes seulement sur les 1400 prévus 2 – opposition à la loi Mazeaud : Double explication (politique et pédagogique) Remarque sur la précocité des actions du SNEP. 3 – opposition au plan Soisson du : « la grande colère des profs de gym » (la Croix du enseignants dans la rue) mais aussi : 4 - participation au grand chantier péda et ddk des 70

14 Rôle du SNEP à partir de 1981: participation plus neutre aux grandes thématiques EPS J.Rouyer (EP face au sport – 1999) parle : « deffets pervers de la victoire de 1981 » et « dexcès de confiance face aux institutions »

15 Les actions entreprises 1 - Rôle du SNEP dans le passage à lEN ( J.Rouyer ) : - programme politique sur lEP et le sport aux législatives de omniprésence dans la création du service EPS au MEN à partir de 81 2 – une nouvelle démarche du SNEP : les colloques - colloque consacré à lévaluation en 1984 (année de lévaluation bac) - colloque en 1988 : « EPS, aujourdhui ce qui senseigne » ( période des GAIP et du rapport Bourdieu- Gros = réflexion sur les contenus ) 3 – opposition à la « loi Avice » : - article 2 jugé inutile ( « comme toute discipline denseignement… ») - effet caché de cette loi : la concurrence avec J et S 4 – problème des rythmes scolaires ( échec et bataille perdue) - explication de lintérêt pour ce thème = promotion du SNEP en 50 et 60 - remise en cause de nombreuses propositions

16 5 Bilan de la décennie - décennie de répartition de la pénurie et poursuite des luttes sur un plan politique échec dans les horaires et le 1°, mais progrès dans le statut ( agrégation INRP - évaluation de 84 ) Mais surtout - recentrage scolaire progressif et gros travail pour élaborer une ddk des APS ( voir les colloques et publications ) ( option réaliste ) causes : INRP - reconnaissance - dynamique FPC

17 Rôle du SNEP à partir des ANNEES 90 : OPPOSITION DIDACTIQUE à lélaboration des programmes et évaluations (qui explique les hésitations dans la publications des textes)

18 les causes du « réveil » - le mécontentement des hommes de terrain « ce qui la emporté, cest le réalisme de la profession » (M.Berge) - les « leçons du passé » « nous ne pouvons nous réendormir » …doù création ultérieure de la revue Contre-Pied et du Centre EP et société ( 1996 ) - la « déception universitaire » - mais aussi une «vieille» rivalité avec lacteur Pineau ( C.Pineau appartenait à la tendance A au congrès de Nice en 69 )

19 lopposition didactique 1 - opposition aux conclusions du GTD 1 (SDP + éval. 93) la revue nest pas le BO, le rappel ne semble pas inutile ( n° 463 –1994) pas de vote du SDP au CSE ( ) (période dinstabilité) 2– rôle actif au sein du GTD 2 (programmes du collège) apparition des APSA - 8 groupes au lieu de 7 (différencier)- plus de « familles » imposées – nomination d« experts » ( options purement réalistes ) 3– opposition aux conclusions du GTD 3 (progr. lycées) Opposition aux notions déquilibre personnel » et « defficacité personnelle » ( programmes abrogés de 2000 )

20 3 autre « vieille » opposition Opposition au démantèlement du sport scolaire combat de « toujours » rôle du SNEP dans lintégration EPS à lOSSU en 1938 luttes des années 70 forme récente : lutte contre le projet Leblanc n° 12 de la revue contre – pied dédié au sport scolaire ( là encore option réaliste = sauver la pratique culturelle en EPS ) Combat constant pour la « récupération » du 1° 2 revues Contre-Pied récentes sont consacrées à ce problème

21 La revue Contre pied paraît deux fois par an Chaque numéro aborde un thème particulier, avec au cœur des préoccupations, les rapports EPS - Sports – Société ( approche réaliste de lEPS) Objectifs : politiser le débat – réanimer les polémiques théoriques - résister innover – développer une EPS ouverte aux évolutions de la société N°1 : EPS : Quelles références culturelles N°2 : EPS : Au cœur des pratiques N°3 : L'école primaire interroge l'EPS N°4 : L'EPS, au carrefour des violences N°5 et 6 : L'EPS au rendez-vous des programmes N°8 : "Les profs de gym" : entre résistance et interrogation N°9 : Où va le sport ? N°10 : Vous avez dit sports co N°11 : Maternelle : quelle EPS ? N°12 : Le sport scolaire : un sport alternatif ? à venir : la mixité !!!

22 Conclusion 1 – la place du SNEP : permanence et transformation permanence = présence à tous les échelons de la hiérarchie transformation = évolution quantitative ( cf chiffres) 2 – le rôle du SNEP : permanence et transformation permanence = même credo de la tendance UA = opposition aux thèses formalistes mais aussi permanence de lopposition politique ( même dans les 80 ) transformation = importance croissante des publications et des revues doù amplification du rôle et du « poids » politique ( interne et externe ) 4 - la spécificité du SNEP ( organe politique ET pédagogique ) entraîne permanence de CONFUSIONS ( Problème du double ou triple statut de certains acteurs ) ( exemple : R.Mérand – M.Portes )

23 En guise de contre-argumentation sur linfluence du SNEP : LE POIDS DES HOMMES POLITIQUES les stratégies des politiques sont souvent dépendantes : - de RDV politiques importants = les élections - mais surtout des contextes économiques = les finances G.Klein – RFP n° 116 : « il ne faut pas sattendre à ce que les politiques conservent cette rationalité et cette cohérence à long terme. Au contraire, on observe des hésitations, des retournements en fonction des conjonctures économiques, des équilibres politiques et des échéances électorales »

24 acteurs politiques et évolution EPS dans les années 60, rôle de M.Herzog ( lélan gaullien ) explication dune valorisation EPS ( moyens – recrutement ) mais naissance de problèmes ( doù UA en 69 ) en 1971, rôle de J.Comiti stratégie guidée par des soucis économiques mais aussi par la conception de Pompidou concernant le sport à lécole en 1973, rôle de P.Mazeaud il cherche à « diviser » la corporation ( UNSS + profs adjoints ) en 1975, rôle de R.Haby collège unique, mais réduction des crédits E.N de 6% - stratégie économique en 1978, rôle de JP.Soisson gouvernement Barre ( chevalier de laustérité) – stratégie économique dans un contexte favorable : gauche battue aux législatives de 78 Le SNEP na pu que repousser les lois des années 70, dictées avant tout pour des raisons économiques

25 acteurs politiques et évolution EPS ( suite) après 1981: rôles de A.Savary - JP.Chevénement – E.Avice - R.Monory Nomination de commissions ( sans dirigeants SNEP ) Publication de la loi de 84…favorable aussi à lextra-scolaire, et à son intervention dans le 1° publication en hâte des IO de 85 avant les législatives de 86 en 86, première cohabitation : début du décennat Pineau Commission Verticale supprimée par R.Monory en 86 dans une période de cohabitation (stagnation du décret concernant lagrég interne - nouvelle période de dominance de lIG) Là encore, le SNEP na pu que subir les décisions politiques

26 acteurs politiques et évolution EPS ( suite) en 1989, rôle de L.Jospin création du GTD 1 (direction dA.Hébrard) objectif double : rapprocher savoirs disciplinaires et universitaires + redonner une chance à un acteur évincé par Monory en 86 en 1995, rôle de F.Bayrou Sengage dans la campagne de 1994 à résorber léchec propose un « nouveau contrat pour lécole » (en 1995) = Refus du CSE dentériner les programmes 6° dans une période de changement politique ( interne et externe) appel à un GTD 2 (double présidence Hébrard – Eisenbeis) qui aboutira à la publication des programmes collèges et des textes daccompagnement.

27 acteurs politiques et évolution EPS ( suite) en 1997 rôle de C.Allègre nouvelle cohabitation…. Nouveau GTD 3 (1999) ( G.Klein + 6 personnes) auquel on donne 4 mois pour élaborer les programmes de 2° G.Klein élabore une « proposition » MAIS, la veille de la présentation devant le CSE ( ), la Direction de lEnseignement Scolaire intervient pour que cette proposition soit définitive ( échéance électorale ) La création des GTD ( et donc des orientations données ) dépend avant tout dune volonté politique fluctuante

28 Remarque : acteurs politiques et « consultations » Les acteurs politiques utilisent massivement les consultations pour justifier les décisions ultérieures - P.Mazeaud sappuie sur une enquête IFOP de 1973 réalisée par Crespin, directeur de cabinet de R.Haby. 41% des jeunes sont favorables à une pratique sportive scolaire doublée dune pratique optionnelle extra-scolaire - JP.Soisson sappuie sur une enquête initiée par Dijoud (10.77) ( motivation pour des pratiques attrayantes - motivation pour des choix Libres - manque de disponibilité et de spécialisation des profs ) - A.Savary et les rapports Prost – De Peretti - Legrand pour décentraliser - L.Jospin et les rapports Lesourne (88) et Bourdieu–Gros (89) pour transformer les contenus - C.Pineau et sa « consultation » de la corporation pour le SDP ( 1993 ) - C.Allègre et la consultation des lycéens confiée à P.Meirieu - voir la récente « consultation sur lécole » ( rapport Thélot )

29 CONCLUSION : les programmes sont autant politiques que pédagogiques Indicateurs : les récents textes scolaires « politiques » POURTANT, la rédaction de ces programmes semble de plus en plus complexe….. - hypothèse explicative ( article de Klein et Méard -EPS n°292) : elle mobilise et doit satisfaire TOUS les acteurs directs et indirects …cest une évolution notoire dans lhistoire EPS - seconde hypothèse : si les acteurs se mobilisent de plus en plus depuis quelques décennies, cest dû à 2 facteurs essentiels : * massification et intellectualisation de la corporation * le rôle essentiel joué par la Formation Permanente

30 LA NOTION DE FORMATION PERMANENTE - en reprenant lanalyse de T.Terret ( AFRAPS 2000 – EPS et FPC : entre autorité et innovation), - nous dirons que, depuis 1945, cette Formation Permanente a pris sest réalisée autour de 3 grandes tribus dacteurs : * la ligne élitiste de lENSEP ( école normale supérieure ) et de son Amicale * la ligne plus politique de la FSGT ( fédération sportive et gymnique du travail ) ( fédération affinitaire dobédience communiste ) - la ligne plus corporative et locale de la FPC ( Formation Professionnelle Continue )

31 Place et rôle de lENSEP et de son Amicale impact des ENSEP ( en 1945, lENEP devient ENSEP ) Rayonnement de lécole : résultats sportifs participation des élèves dans les fédés nombreuses nominations dans les CREPS – UEREPS et stages FPC mais surtout, monopole dans la formation Mais contre – argument de Mérand : critique dun « leadership » tendance normative au « prêt à porter péda » quon apprend à appliquer Conclusion : lENSEP représente une voie essentielle de la « sportivisation de lEPS », mais aussi dinnovations, voire de contestations (mai 68 – toute lécole en grève )

32 évolution du rôle de lAmicale dans la FP nous distinguerons 3 périodes qui correspondent à lévolution « institutionnelle » de lassociation - lAmicale de lENSEP avant lAmicale des enseignants EPS après lAssociation des enseignants en 1987

33 Amicale avant 76 - création en 1936 ( ENEP¨)( mélange de convivialité et de formation ) - rôle : matérialiser une « appartenance » + alimenter une documentation technique et pédagogique (qui faisait défaut à lépoque) - conséquence : - production des « notes techniques » et création de la revue EPS ( 1950 ) - puis organisation par lAmicale des «stages SCO» de lENSEP en lAmicale prend donc en charge une formation qui nexiste pas - les stages SCO comme pratique innovante ( valorisation du terrain) ne plus reproduire la technique experte – proposer un entraînement adapté aux particularités du match ( importance de lobservation ) - ces travaux sont largement en avance pour lépoque et constitue probablement un détonateur pour les expériences pédagogiques ( notamment Corbeil et stages Baquet )

34 Amicale après 76 - création de lAmicale des « enseignants » dEPS, agrée par le 1°ministre dans le cadre de la FPC - évolution = renforcement du pôle formation et atténuation progressive de laspect convivial - causes de cette évolution : - principalement la disparition de lENSEP + rôle central de J.Zorro - concurrence à partir de 1971 (création officielle de la FPC et possibilité de se former pendant lhoraire de travail ) « y a pas photo » dit M.Portes - contexte des années 70 ( effervescence péda ) - conséquences : les stages SCO se déplacent à Montpellier en 1973 ( initiative de Férignac), ils deviendront «rencontres de lEP», puis «U dété» en à Montpellier actuellement poursuite de ces volontés innovantes avec les travaux du CEDRE (cahiers 1, 2 et 3)

35 Association en 87 - création dune « association » des EEPS ( association de spécialistes dune discipline scolaire ) - causes de cette évolution : « lintellectualisation » de la formation + le recentrage sur les CE et les programmes - évolution : il a toujours existé des intervenants célèbres (Teissié, Omnès, Marsenach ; Mérand, Le Boulch, Villepreux, Herrero) mais…« on constate un grand élargissement des intervenants ….vers des gens qui se situent sur des terrains professionnels, tout en étant porteurs de conceptions »

36 Lamalgame SNEP – AEEPS, et lidentité de cette branche de la FP ( M.Portes – EPS face au sport) - du fait de la spécificité du SNEP, il a toujours existé CONFUSION entre AEEPS et SNEP (actions redondantes) - confusion accentuée par le fait que beaucoup dacteurs interviennent sur les 2 versants (Mérand –Marsenach -Portes) - pourtant, il existe à lintérieur de lAEEPS, une volonté forte daffirmer une spécificité = rassembler des personnes « qui ne se retrouveront pas ailleurs » ( SNEP et CRUISE par exemple ) - mais, CONTRE-PARTIE = grande diversité dopinions et de contenus à lAmicale doù faible poids de lAEEPS dans les décisions politiques

37 CONCLUSION SUR LAEEPS La place de lAmicale elle sest rétrécie progressivement au fil du siècle (impact de la suppression des ENSEP + loi de 1971) lAmicale connaît aujourdhui des problèmes deffectifs Le rôle de lAmicale Permanence = convivialité – amicalisme et neutralité Transformation = passage dun rôle central dans la formation à un statut de « doublure » dautres associations (du fait là également du double ou triple statut de certains acteurs)

38 Perspectives pour lAEEPS Outil publicitaire nouveau : les cahiers du CEDRE Objectifs nouveaux : lAEEPS se recentre récemment sur 2 créneaux « porteurs » : les ASDEP et la notion de plaisir ( création depuis 2002 dun « centre plaisir » à lAmicale ) Conclusion : LAmicale et ses acteurs représente bien une force de propositions et dinnovations, qui cherche constamment grâce au dynamisme dhommes de terrain à infléchir la trajectoire de la discipline vers des thèses favorables à un sport éducatif

39 Place et rôle de la FSGT R.Moustard - EPS face au sport ( à propos des stages Baquet ) « ce qui a été décisif à lépoque reste aujourdhui déterminant : partir de lactivité des individus pour chercher à comprendre ce quil faut changer dans les pratiques institutionnalisées » ….ce seraient donc les innovations des acteurs qui tendraient à transformer les pratiques institutionnelles

40 les relations FSGT – enseignants EPS ( selon R.Moustard) La dynamique socio-politique de la FSGT est extérieure au monde scolaire La FSGT est « marginalisée » dans la période de guerre froide (50 – 60 : suppression des crédits jusquen 68 ) Elle représente « un espace de liberté et des possibilités de travailler » en dehors des cadres institutionnels fédéraux les relations avec lEPS sont établies grâce à des individualités militantes et engagées, mais non représentantes du SE développement de cours techniques du soir pour les étudiants, les collègues ou les dirigeants ( années )

41 la relation FSGT – EPS à lorigine de la dynamique des stages Baquet « avant les stages Baquet, il y avait, dans la FSGT, un comportement à légard de lenfant identique à ce qui se faisait dans les clubs » « les stages ont fait évoluer le regard de la FSGT sur la haute performance sportive, et lui ont montré la nécessité de ne plus penser selon limage de la pyramide sportive » R.Moustard

42 La FSGT, support matériel des stages Baquet R.Mérand présente en 63, au congrès FSGT de Montreuil, un exposé sur lapprentissage des techniques sportives doù naissance, en 64, à Malakoff, dun stage dexpérimentation (10 stagiaires)….mais difficultés et repli sur la colonie « gai soleil » à Sète en 65 ( dépendante dun organisme FSGT, lenfance ouvrière au grand air) Publication de « mementos FSGT » à partir de 1974

43 Le CSP ( conseil scientifique et pédagogique ) support intellectuel des stages Baquet création en 67, à Nanterre ( Moustard = secrétaire, Mérand = président) organe (non politique) de COOPERATION entre enseignants et FSGT influence énorme de lacteur Mérand Fin des stages Baquet en 1980 ( mésentente entre institutions ) Fin du CSP 84 – 85 Raisons : repli FSGT vers le sport travailliste Mérand à lINRP après 1981, engagement moins important de la corporation ?

44 conclusion « La FSGT organisait les conditions des stages, les enseignants apportaient leurs savoirs et savoir-faire » ( R.Moustard) la place de la FSGT en EPS Dabord marginale et marginalisée ( par les politiques ) Elle va devenir centrale dans les années 65 – 75 avant de disparaître dans les années 80. Le rôle de la FSGT Permanence ? = permanence des thèses réalistes Transformation = dabord original (cours du soir), puis, central (CSP) dans la diffusion du sport éducatif

45 Place et rôle de la FPC ( formation professionnelle continue ) et de la corporation

46 les stages de recyclage : point de départ dune dynamique ( article de André Quilis dans « lEP face au sport » ) instauration des stages et objectifs : Objectif = sinitier aux nouvelles IO (spécificité et précocité EPS) place fluctuante : dynamiques diverses initiées par les IPP rôle ambigu:stages en fonction des APS (division des opinions) contenu de ces stages : avec les CTR = technique + pratique avec les profs = comment faire entrer les élèves dans la logique de lactivité ( début de critique du technicisme )

47 lévolution de ces stages causes : la loi du …. du temps, mais pas de structures = liberté décalage de conceptions entre linstitution ( FPC = contrôler + visée économiste) et la corporation enseignante ( FPC = innover + se former) Conséquences : dans les 72, création de commissions académiques ( avec syndicats ) commissions délimitées en secteurs = marge de liberté donnée au terrain parution de bulletins de liaison ( Besançon, Montpellier et Lyon) évolution des contenus : - après 71 = prolifération des propositions ( période deffervescence pédagogique selon P.Arnaud ) - rupture ( après stage de 73 ) réflexion pédagogique préférée à la pratique - les questions abordées sont des questions dactualité et de terrain - conséquences sur les effectifs et donc la place de la FPC mais aussi sur son rayonnement et donc son rôle

48 Les MAFPEN missions académiques de formation des personnels de léducation nationale et le rôle central de la corporation la création des MAFPEN ( autre combat du SNEP ) suite au rapport De Perretti en 81 ( 75% crédits à la Formation initiale) création des MAFPEN (recteurs responsables dun PAF) le rôle central de la corporation lors de cette création : maintien des anciens stages de synthèse académique maintien du fonctionnement en secteurs (spécifique à lEPS) le pilotage continue ainsi à se faire « par le bas » lEPS demeure un bastion dans la citadelle MAFPEN T.Terret – AFRAPS 2000

49 évolution des PAF ( plans académiques de formation ) vers un «réalisme» croissant de 82 à 94, létude des PAF montre un glissement sensible dune formation péda générale vers des actions plus dactualité existence aussi de congés de formation à partir de 1985, et de mobilité en 1990 pour permettre aux enseignants laccès à des formations diplômantes Conséquence 1 : au début des années 90, les MAFPEN sont victimes de leur succès et deviennent des « états dans létat » Conséquence 2 : 1998 : suppression des MAFPEN par C.Allègre ( fiefs disciplinaires ) FPC à lIUFM (convention rectorat–IUFM) - recentrage officiel des contenus mais fonctionnements très différents selon le dynamisme FPC local

50 Conclusion la place de la FPC en EPS Dabord limitée dans les années 65, puis officialisée et dynamisée progressivement en 1971, la FPC occupe aujourdhui une place importante dans la gestion des rectorats et IUFM Le rôle de la FPC en EPS Permanence = pilotage par le bas et autonomie forte du terrain Transformation = dabord rôle dinformation dans les 60 puis rôle dinnovation ( force de propositions) à partir des 70 mais attention…..au virage actuel ( voir D.Delignières – libres propos sur lEPS – 2004 ) : Les enseignants ne seraient-ils pas devenus depuis quelques temps des « applicateurs » des décisions de lInspection Générale plutôt que de réels concepteurs ?

51 CONCLUSION GENERALE : Après lanalyse de ces 3 instances de formation : T.Terret – Afraps 2000 « on comprend quun modèle dominant dEPS ait pu largement et durablement simplanter pendant la décennie 70 » G.Klein – RFP n° 116 : « un projet élaboré par la sphère centrale nest en fin de compte quun éternel compromis, sans cesse provisoire, entre les différents acteurs présents sur lespace social de la discipline » il serait possible de le comprendre encore mieux en étudiant de plus près certains autres éléments : - les outils publicitaires (statut des acteurs + publications ) - le poids des «autres tribus ( complexification du débat)

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