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Economie Publique Appliquée Maîtrises APE et MF Responsable:Paul Pezanis-Christou.

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1 Economie Publique Appliquée Maîtrises APE et MF Responsable:Paul Pezanis-Christou

2 Organisation du cours 18 heures de cours (8-9 semaines) +10 heures de TD pour les « maîtrise APE » Référence: Applied Cost-Benefit Analysis de Robert J. Brent (Edward Elgar Publishing, 1996)

3 Justification dune intervention gouvernementale Hypothèses dune économie concurrentielle –Les ménages et les firmes ont des ensembles convexes de préférences (on préfère des combinaisons de biens) et de production (pas de rendements déchelle croissants), –Les ménages et les firmes agissent dans un cadre de concurrence parfaite, –Les marchés sont complets, –Linformation est parfaite (tout le monde à la même information sans coût),

4 Sous ces hypothèses, on peut obtenir une allocation des ressources (et des biens) qui est « Pareto optimale ». 1 er Théorème du Bien-Être: Un équilibre compétitif (i.e. pour une économie concurrentielle) est un optimum de Pareto 2 ème Théorème du Bien-Être: Un optimum de Pareto peut-être réalisé à laide dune économie concurrentielle (par le biais de taxes et de transferts) Problème: Les hypothèses de ces théorèmes ne sont généralement pas vérifiées! –La concurrence est imparfaite, –Les marchés ne sont pas complets, –Les droits de propriétés ne sont pas biens définis, –Il y a asymétrie dinformation (problèmes de sélection adverse et daléa moral),

5 Une intervention gouvernementale est alors justifiée Rôle minimal: Mettre en place un cadre légal protégeant les droits de propriétés (essentiel pour quil y ait investissement) Défaillances de marché: –Bien public: non rivalité dans sa consommation et impossibilité dexclusion, –Externalité: il y a externalité si la décision économique dun agent affecte un autre agent et que cette influence ne se fait pas à travers un marché (ex: pollution), –Rendements déchelle croissants: la taille optimale de lentreprise peut-être trop importante par rapport à la taille du marché, Redistribution Stabilisation macroéconomique Les 3 derniers points feraient partie dun cours dEconomie Publique

6 En pratique: –Le critère de Pareto est trop restrictif pour être appliqué, –Les coûts et les bénéfices dune politique économique peuvent être difficiles à évaluer correctement, Comment décider si une politique économique est bénéfique à la société? Lanalyse « Coût-Bénéfice » (CB)

7 LAnalyse CB: Introduction Extension de la théorie économique (relative aux choix individuels) à la prise de décisions en économie publique (construction dun barrage, dune ligne TGV, etc.), Applicable à toute décision nécessitant une utilisation de ressources matérielles ou humaines: –Attribution de subventions –Restriction dune activité Si lactivité doit être subventionnée, alors B > C. Si lactivité doit être restreinte, alors C > B.

8 Le modèle général –Il répond à quatre questions reliées: Quels sont les coûts et les bénéfices à inclure? Comment faut-il les évaluer? A quels taux dintérêt faut-il escompter les CB futurs pour déterminer leur valeur présente? Quelles sont les contraintes dont il faut tenir compte? Secteur Privé Seuls les CB privés qui peuvent être mesurés en termes financiers, au prix du marché, au taux dintérêt du marché, la principale contrainte sont les fonds mis à la disposition par le departement financier dune firme Secteur Public Tous les CB (privés + sociaux, directs + indirectes), sur la base des Consentements à Payer (Bénéfices) et des Consentements à Recevoir (Coûts), le taux dactualisation social (qui tient compte des générations futures), les coûts dopportunités,

9 Les principaux ingrédients du modèle CB Efficacité économique i.e., la taille du gâteau à se partager –Maximisation de la différence B – C, qui mesure lefficacité du projet, Redistribution i.e., le partage du gâteau –Soit une société composée de 2 groupes: G 1 et G 2, –Les agents de G 1 supportent les coûts dun projet et ceux de G 2 en bénéficient, –a 1 représente la valeur sociale dune unité de ressource pour les agents de G 1, et a 2 la valeur pour ceux de G 2 –Le calcul CB qui tient compte deffets de redistributions devient: a 2 B - a 1 C –Exemple: Si a 1 = 0.6 et a 2 = 1.4, alors un projet dont les bénéfices (B) représentent la moitié des coûts (C) sera encore réalisé car 0.6(100) > 1.4(200).

10 –Les coefficients a 1 et a 2 représentent un arbitrage entre efficacité et redistribution et leur détermination reflète un jugement sur la priorité des objectifs. –Comment les estimer? On sinspire de la méthode des préférences révélées en microéconomie appliquée.

11 –Redistribution, détails i.e., comment couper les parts du gâteau Ceux qui paient pour le projet (G 1 ) peuvent être soucieux de la façon dont B va être consommé par ceux qui en bénéficient (G 2 ), On peut supposer quil y aura une redistribution dune partie R des bénéfices aux agents qui paient C, Dans ce cas, a 2 B - a 1 C devient a 2 (B-R) - a 1 (C-R) où (C-R) représente la perte financière L. Coût marginal social des fonds publics –Il faut prélever des impôts pour financer la perte L. Problème: effet indirect sur le choix des agents quant à lutilisation de leurs ressources, ce qui peut conduire à un impôt supplémentaire. Le coût marginal social des fonds publics (CMF) est la somme des coûts unitaires directs et indirects pour le financement du projet. On obtient alors: a 2 (B-R) - a 1 (CMF).L Si CMF = 1, alors pas deffet indirect.

12 Actualisation –Les coûts dun projet sont à payer aujourdhui alors que les bénéfices seront perçus dans le futur. –Pour évaluer un projet, il faut actualiser les bénéfices futurs (i.e. actualiser leur valeur) et les comparer aux coûts, –Si le taux dintérêt annuel i est 0.10, alors: Le bénéfice b daujourdhui vaudra B = (1+i)b dans un an …et B, qui sera perçu dans un an, vaut B/(1+i) aujourdhui! La valeur actualisée dun projet dont les bénéfices seront perçus dans un an est [B/(1+i)] – C Si le projet sétale sur T années et sil rapporte B chaque année, sa valeur actualisée est donnée par

13 –Convertir un capital en annuités Comment transformer ces coûts en annuités afin de les déduire des bénéfices annualisés? Déterminer léquivalent « coût annuel » E de C tel que: est un « facteur dannuité » Exemple: Programme de décongestion routière à Hong Kong Coût annuel dopération: HK$20Mn (1985) Coût dinstallation: HK$240Mn Avec i = 0.125, = 8 (si T) E = C/ = 240/8 = $HK30Mn Coût annuel total de lopération = = HK$50Mn

14 Plus généralement, le facteur dannuité est:

15 Plan du Cours 1.Eléments de léconomie du Bien-Être: Critères de compensation et Surplus du Consommateur, 2.Taux dactualisation social, 3.Détermination de la valeur sociale, 4.Mesure de limmatériel, 5.Externalités et biens publics, 6.Risque et Incertitude, 7.Coûts marginaux des fonds publics, 8.Les coefficients de pondérations,

16 Critères de Compensation P 1 0 Quant Prix Lapproche traditionnelle de CB repose sur le critère defficacité de Pareto: Une allocation est Pareto améliorante si on augmente le bien-être dun agent sans diminuer celui daucun autre agent. MC 1 P e S D Q 1 Q e Ce critère est très restrictif car il requiert une amélioration unanime du Bien-Être, Administrativement très coûteux! Existe-t il un « critère de Pareto » qui autorise lexistence de perdants?

17 Le critère de Kaldor-Hicks Extension du critère defficacité de Pareto: on suppose une amélioration hypothétique au sens de Pareto. Une allocation (un projet) est hypothétiquement Pareto améliorant si les bénéfices nets sont tels que les gagnants puissent compenser les perdants, sans pour autant que ces compensations soient réellement versées.

18 Le critère de Kaldor-Hicks Sur cette nouvelle contrainte budgétaire, on pourrait choisir z, qui représenterait une situation Pareto améliorante par rapport à y. x z y I II 0 YbYb YaYa Yi: Revenu de lagent i (Y= Yi) x: allocation de Y (avec projet) y: allocation de Y (sans projet) Faut-il réaliser le projet? On peut imaginer un système de taxation avec transferts de revenus tel que I devienne II. Puisque z est potentiellement Pareto améliorant par rapport à y, le projet devrait être adopté.

19 Critique 1 x z y I II 0 YbYb YaYa Intransitivité: le projet peut être recommandé et, une fois réalisé, il peut être déconseillé (i.e. le paradoxe de Scitovsky) Le projet est tellement important que sa réalisation va changer la contrainte budgétaire (i.e., il est impossible davoir x et y sur la même contrainte) w

20 Critique 2 Même si les compensations sont réels, les consentements à payer (CAP) des gagnants dépendent de leurs niveaux de revenus –Pas seulement de leurs préférences! Example: Si la majorité dune population vit avec moins de $300/an, le CAP individuel maximal de cette majorité sera de $300, même sil sagit dune question de vie ou de mort! Solution: les CAP doivent être pondérés, ce qui est illustré dans lexpression: a 2 B - a 1 C Remarque: Même avec ces pondérations, le critère de KH définit une amélioration hypothétique. Les compensations ne seront pas réalisées et des perdants vont réellement exister. Il faut tenir compte des perdants non compensés.

21 Comment mesurer le Bien-Être? P 2 0 Quant Prix W: Bien-être de la société W = Ui Comment mesurer en termes monétaires leffet dune politique économique sur les utilités individuelles? W = revenus ? W serait alors trop dépendant du marché: P 1 D Q 1 Q 2 P 1 Q 1 < P 2 Q 2 Problème: Si D est inélastique, on peut réduire Q et augmenter W (= PQ)

22 Consentement à Payer (CAP) 0 Quant Prix CAP = Aire sous D W = CAP i ? Impossible de réduire Q et augmenter W D Q 1 Q 2 Pour lapproche CB, on distinguera deux groupes de CAP: CAP positifs représentent B CAP négatifs représentent C (Consentements à Recevoir)

23 Surplus du Consommateur (SC) et Redistribution 0 Quant Prix Exemple: On suppose une augmentation de Q 1 à Q 2 Augmentation de B = bcQ 1 Q 2 Augmentation de C = ecQ 1 Q 2 Augmentation de W = SC = bce Sil y a redistribution… W = a 2 B – a 1 C = a 2 (SC+C) – a 1 C = a 2 SC + (a 2 -a 1 )C D Q 2 Q 1 P a b c e SC(Q 2 )= acQ 2 0-PcQ 2 0 = acP SC tient compte de ce que les agents sont prêts à payer

24 Construction dune fonction de Demande et SC Quantité (Bien 1) Bien 1 p 1 Q 1 Bien 2 Prix Q 1 p 1 >p 1 En construisant cette fonction de demande, on suppose que toutes les variables autres que p 1 et Q 1 sont constantes.

25 Mesures compensées du surplus La mesure ordinaire du surplus nest pas correcte si lutilité marginale du revenu varie avec la variation du Bien-Etre. Le long dune courbe de demande ordinaire, cest le revenu qui est maintenu constant et non lutilité. Or toute modification des prix entraîne une modification du revenu et donc une modification de lutilité. On suppose une variation de prix et on calcule des mesures compensées du surplus: Le surplus compensateur est estimé à partir du niveau initial dutilité, Etant donné le nouveau système de prix, quelle doit-être la variation de revenu nécessaire afin que le consommateur retrouve son niveau dutilité initial? Le surplus équivalent est estimé à partir du niveau final dutilité. Etant donné lancien système de prix, quelle doit-être la variation de revenu nécessaire afin que le consommateur retrouve le niveau dutilité correspondant au nouveau système de prix?

26 Deux nouvelles mesures du SC On suppose que la réalisation du projet va engendrer une augmentation du prix dun bien (cad une baisse dutilité) Variation Compensatrice: « De quel montant doit-on compenser un agent afin quil ait le même niveau dutilité quavant la réalisation du projet? » Quel est le CAR pour rester au même niveau dutilité quavant la réalisation du projet. Variation Equivalente: « De quel montant doit-on taxer un agent afin quil ait le même niveau dutilité que celui obtenu suite à la réalisation du projet? » Quel est le CAP des agents pour rester au même niveau dutilité quavant la réalisation du projet.

27 Variation Compensatrice (VC) x2x2 x1x1 u1u1 u2u2 Avec p 1, p 2 on a: Avec p 1 > p 1, on a: Pour avoir le même niveau dutilité quavec (p 1, p 2 ) mais avec p 1, on définit …et on détermine VC = m 2 – m 1

28 Variation Equivalente (VE) Q2Q2 x1x1 u1u1 u2u2 Avec p 1, p 2 on a: Avec p 1 > p 1, on a: Pour avoir le même niveau dutilité quavec (p 1, p 2 ) mais avec (p1,p2) on définit …et on détermine VE = m 1 – m 2

29 Différence entre CV et EV Si la fonction dutilité est quasi-linéaire dans le revenu, alors lutilité marginale du revenu est constante. Dans ce cas, VC = VE = SC En pratique, VE est très peu utilisée

30 Exemple p1: prix du bien 1 (p2=1) Contrainte budgétaire: Programme: CPO: Donc, la demande inverse pour le bien 1 est:

31 Exemple (suite) Demande inverse: p1p1 SC

32 Exemple (suite) Lutilité du consommateur au prix p1 est de: La compensation pour rester au même niveau dutilité quavant la réalisation du projet est CV. Donc: La taxe à prélever pour obtenir le même niveau dutilité que celui correspondant à la réalisation du projet est EV. Donc:

33 La Méthode dEvaluation Contingente (Ext. « Economie et Politiques de lenvironnement », F. Bonnieux et B. Desaigues, Précis Dalloz) Idée: Faire révéler en grandeur monétaire la variation dutilité quun individu peut anticiper dune modification de son environnement (mesure dune variation compensatrice ou équivalente de surplus). Exercice utile pour lévaluation des bien dusages et de non-usage (ou dexistence), mais aussi très délicat car: –Les individus ont peu dexpérience dans lexpression monétaire de leur préférences. –Exercice darbitrage entre une diminution de la consommation dun bien et une augmentation de la qualité de lenvironnement. ie. Faire révéler le coût dopportunité de la qualité denvironnement (ceci suppose quil sont rationnels). –Sensibilité des réponses aux informations fournies. La méthode dEC pose surtout problème pour lévaluation des bénéfices de non-usage. Ex. laccident dExxon Valdez (1989) dans la Baie de Prince williams en Alaska….

34 EC peut être utilsé tant pour faire révéler son CAP (en cas daugmentation de la qualité de lenvironnement) que son CAR (en cas de diminution de la qualité de lenvironnement). Le questionnaire –élément crucial car il doit placer lindividu dans une situation de marché hypothétique: le marché contingent. –le bien à valoriser doit-être décrit de manière simple et complète, –Le scénario proposé doit être plausible et pertinent (crédibilité de la transaction proposée) –De manière générale, il faut tenir compte du fait que la formulation de la valeur est un exercice de choix sous contrainte budgétaire Possibilité de comportement stratégique afin de ne pas révéler ses vraies valeurs. –Doit être tester sur des groupes cibles afin que la compréhencsion du questionnaire ne comporte pas dambiguité (sinon il peut y avoir substitution de scénario a celui proposé). –Doit se terminer avec des questions socio-économiques afin dexpliquer les réponses obtenues par lâge, le niveau déducation, les revenus perçus, etc. –Administration du questionnaire: par interview en face à face, par voie postale, par téléphone

35 Comment révéler les valeurs? –Système denchère montante ou descendante Problème dancrage; résultats différents selon le système adopté –La question ouverte: « Quel est votre CAP pour …? » Utilisation dune carte de paiement ou des intervalles de prix –La question fermée (referendum): oui/non Echantillonage des valeurs proposées; double échantillonage Méthode préférée car elle met lindividu dans une situation proche du consommateur « preneur de prix » Problème: elle nécessite beaucoup dindividus Calcul du consentement moyen à payer: pièges à éviter…. Analyse des questions ouvertes: –Valeurs extrêmes: on enlève les queues de la distribution afin de rapprocher la moyenne et la médiane de léchantillon, –Valeurs nulles: sont-ils de « vrais 0 » ou des « 0 protestataires » –Non-réponses aux questionnaires postaux: indiquent généralement que la valeur de lactif en question est proche de 0. –Choix de la forme fonctionnelle dans les études économétriques

36 Analyse des questions fermées: techniques économétriques spécifiques (de variables dépendantes dichotomiques) Les principaux biais liés à lEC. –Définition dun biais: Différence entre la distribution de valeur hypothétiques et celle qui aurait été obtenue par le fonctionnement dun marché –Biais hypothétique (apparaît dans les réponses aux questions ouvertes): les valeurs (dusage et de non-usages) obtenues sont généralement biaisées en faveur des valeurs extrêmes. –Biais dinclusion: représente une satisfaction morale ou « de bien- faire » et apparaît lorsquon essaie destimer des valeurs de non- usages. Les individus se mettent alors en situation de don, et non de transaction. La variation dans le bien à évaluer na presque pas dimpacte dans la réponse donnée –Ces biais sont relativement faibles pour lévaluation des actifs naturels à fin dusage (récréatif) mais très importants dans lestimation des valeurs de non-usage.

37 La mesure du CAR est-elle fiable? –Pas vraiment… pour des raisons psychologiques –Idée « daversion à la perte » de Kahneman et Tversky (1989): surévaluation de la perte par rapport aux gain. –CAP plus proche de la valeur du marché que CAR –Problème si on veut valoriser la dégradation dun actif naturel… On utilise alors des estimations indirectes (prix du foncier, des habitations, examen des mesures de compensation…)

38 Recommendations du National Oceanic Atmospheric Administration en matière dévaluation des dommages causées aux actifs naturels (qui autorise linclusion des pertes de bénéfices de non-usage) –Questions fermées de préférences, –Annoncer le coût du programme, –Interrogations sur le CAP des individus, –Paiement à réaliser en une seule fois, –Rappel de lexistence dune contrainte de budget, –Test de croyance de lindividu (croît-il vraiment que le dommage réel est le dommage décrit), –Taux de réponses élevés (70% Min.), –Interview face à face, préférable, –Réalisation du questionnaire par un organisme spécialisé, –Répétitions du questionnaire avec des valeurs différentes afin de tester la sensibilité des individus à lenvergure des données. –Mesures des biais avec des expériences (calibrage).

39 Taux dActualisation Social La détermination dun taux dactualisation est crucial en analyse CB. –Plus (1/1+i) est élevé, moins la VAN du projet sera importante, –Lutilisation du taux dintérêt du marché est problématique si: les marchés financiers ne sont pas compétitifs, On tient compte de la conso des générations futures. Définition générale du TAS: taux de décroissance du numéraire dans le temps. Exemple dun investissement qui rapporte des bénéfices dans le temps mais représente un coût en période 0 et rapporte un bénéfice en période 1.

40 Taux dActualisation Social (TAS) Cas de 2 périodes: les bénéfices sont négatifs aujourdhui (C 0 ), et positifs demain (B 1 ). On a alors un bénéfice total est:B = - C 0 + B 1 Rappel: la valeur des bénéfices change au cours du temps. Si C 0 est utilisé comme numéraire, les bénéfices peuvent être pondérés (relativement à C 0 ) avec des coefficients de pondérations a t où a t représente la valeur dune unité de ressources à la période t. Ainsi, B = -a 0 C 0 +a 1 B 1 avec a 0 >a 1 (1) Si le déclin des coefficients est une constante i, alors: i = (a 0 -a 1 )/a 1. En récrivant (1) avec des valeurs actualisées, on obtient: VAN = - C 0 +(a1/a 0 ) B 1 doncVAN = - C 0 +(1/1+i) B 1.

41 TAS et Taux dIntérêt du Marché PP: Courbe des possibilités de production (ie. Conso. future max techniquement possible étant donné une réduction de conso aujourdhui). –pente: (1+r) –r: produit marginal du capital (ou taux du coût dopportunité social) I: Courbes dindiff. de la société –pente: (1+i) –i: taux de préférence pour le temps E 1 : Equilibre (1+i = 1+r) MM: Contrainte budgétaire du marché (si un marché financier existe) –pente: (1+m) –m: taux dintérêt du marché A loptimum de premier choix i=m=r et la seule contrainte est PP pas dexternalités ou de frictions E 1 P P M M B1B1 C0C0 0 I0I0 I1I1 Diagramme de Fisher

42 TAS et Taux dIntérêt du Marché (2) Problème: en présence de frictions (marchés financiers peu compétitifs), on natteint pas E 1 mais E 0 i < r donc m ne peut être utilisé comme TAS. Question: quel taux choisir? –r est trop proche du marché (et suppose une contrainte budgétaire fixe) alors que le but de TAS est darbitrer entre « consommer aujourdhui » ou « consommer demain ». En pratique, on choisit i pour TAS Exemple: US (Staats, 1969). Défense10-12% Dév. Internat. 8-12% Intérieur 6-12% (energie) 3-6% (autres) Santé, Education 0-10% et Secu. Soc. Agriculture <5% et Transport E 0 E 1 P P M M B1B1 C0C0 0 I0I0 I1I1 Diagramme de Fischer

43 TAS et Taux dIntérêt du Marché (3) Problème avec i: Les courbes dindifférence sociales ne représentent pas toujours bien les préférences individuelles, surtout lorsquil sagit de préférences pour le temps. En particulier: les décisions individuelles dépargne daujourdhui reflètent les préférences quant à lallocation des ressources entre aujourdhui et le futur. Remarque: les générations du futur ne sont pas encore nées! La détermination du TAS doit donc tenir compte des préférences temporelles des générations futures. Deux approches: Une « individualiste »: la priorité est donnée aux préférences contemporaines, mais ces préférences dépendent de la consommation des générations futures. Une « autoritariste» : les générations contemporaines sont supposées myopes; cest pourquoi un gouvernement va agir mais en excluant les préférences des générations futures.

44 LApproche Individualiste Hypothèse de base (friction): La génération contemporaine tient compte de la consommation de la génération future (« descendants»). On suppose que pour chaque agent, la valeur dune unité de consommation dépend de qui consomme cette unité. Ainsi, on peut établir: –Conso. personnelle dune unité = 1 –Conso. par un de nos descendants: f 1 < 1 –Conso. par un autre agent: f 2 < 1, –Conso. par les descendants dun autre agent: f 3 < 1,

45 LApproche Individualiste (2) Si une unité de conso. épargnée par la génération contemporaine implique m unités supplémentaires de conso. pour les descendants, alors m est le taux dintérêt du marché, Le descendant dun agent reçoit (1-t)m (t est une taxe intergénérationnelle) et les descendants des autres agents reçoivent (par un transfert) tm, Un plan dépargne optimal est tel que le bénéfice marginal et égal au coût marginal (dépargner lunité de consommation pour le futur), Le bénéfice quun agent reçoit de la conso de son descendant et de celle des descendant des autres est: f 1 (1-t)m + f 3 tm. Le coût étant 1, on a: f 1 (1-t)m + f 3 tm = 1 m = 1/(f 1 (1-t)m + f 3 tm) m = solution de marché,

46 LApproche Individualiste (3) On suppose un plan dépargne collectif (décidé par référendum!) qui rapporte m* pour chaque unité épargnée et une société composée de n agents, ayant chacun un descendant. Le bénéfice pour chaque agent est donc f 1 m*+(n-1)f 3 m*. Le coût est de 1+(n-1)f 2. On a donc: f 1 m*+(n-1)f 3 m* = 1+(n-1)f 2 m* = (1+(n-1)f 2 )/(f 1 m*+(n-1)f 3 m*) m* = solution collectivement optimale, Il faut maintenant comparer m et m*. On supposera t =0 et n…On obtient alors: m = 1/f 1 et m*=f 2 /f 3, m > m* seulement pour certaines valeurs de paramètres, Exemple: f 1 = 0.4, f 2 = 0.2 et f 3 = 0.1, on obtiendrait 2.5 > 2 Cette approche peut servir à la détermination dun taux dintérêt max (m) pour le TAS et être utilisé dans une analyse (statistique) de sensitivité pour le choix du taux dactualisation.

47 LApproche Autoritariste Hypothèse de base: On suppose que les agents sont « myopes » car ils manquent dexpérience et dinformation, et que la société à une responsabilité envers la génération contemporaine et de ces générations futures. Cela ne signifie pas que la société doit « peser » les générations futures autant que les générations contemporaines. Deux raisons: –Il y a croissance économique: les générations futures consommeront plus quaujourdhui. –La valeur marginale sociale dune unité de conso décroît à mesure que le revenu augmente: le supplément de revenus épargné pour le futur à une moindre valeur que si ce supplément est attribué à la génération contemporaine. Ces deux raisons peuvent être combinées de la façon suivante: On a vu que i = (a 0 -a 1 )/a 1. On divise les deux cotés par le taux de croissance du revenu….

48 LApproche Autoritariste (2) Elasticité de lutilité marginale sociale du revenu:


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