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L’art est un langage qui exige un effort pour être compris et par conséquent pour être apprécier. L’effort se trouve dans la lecture analytique de l’œuvre,

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Présentation au sujet: "L’art est un langage qui exige un effort pour être compris et par conséquent pour être apprécier. L’effort se trouve dans la lecture analytique de l’œuvre,"— Transcription de la présentation:

1 Pistes pour une intégration des SVT dans l’enseignement de l’histoire des arts

2 L’art est un langage qui exige un effort pour être compris et par conséquent pour être apprécier. L’effort se trouve dans la lecture analytique de l’œuvre, dans la mobilisation de ses idées et de ses références culturelles. Comment les SVT pourraient s’intégrer à l’élaboration des contenus de l’épreuve d’histoire des arts ? Les SVT pourraient contribuer à alimenter les références culturelles indispensables pour comprendre certaines œuvres d’art contemporaines qui nous questionnent. Il est aussi possible d’imaginer que les SVT intègrent un sujet d’arts plastiques.

3 Plan Comment analyser une œuvre d’art ?
Constitution d’un dossier avec des œuvres d’art en relation avec les SVT Réalisation d’œuvres par les élèves qui intégreront le dossier de l’épreuve d’histoire de l’art Une campagne de communication Les SVT au service de la compréhension d’une œuvre d’art Œuvres en relation avec les SVT

4 Comment analyser une œuvre d’art ?
Les élèves découvrent des œuvres d’art contemporaines en relation avec les SVT. Des questions à choix multiples guident les élèves pour construire progressivement une démarche analytique simple.

5 A/ Nicolas Darrot, ABM ou dronecast, 1998
1/ Que représente l’image projetée ? a/ un criquet b/ un hélicoptère c/ un criquet équipé d’un carénage d’hélicoptère 2/ Pourquoi l’œuvre nous accroche-t-elle ? a/ L’hélicoptère semble un prolongement naturel de l’insecte b/ Le criquet est humanisé c/ Le criquet se confond avec la machine

6 B/ Hubert Duprat, Trichoptère, 2006
1/ Que représente l’image projetée ? a/ un bijou b/ un dé à coudre c/ une larve d’insecte dans un étui 2/ Comment l’artiste réalise ces œuvres ? a/ Il assemble piécette par piécette le trousseau b/ Il les ramasse dans la nature c/ Il exploite les larves qui fabriquent naturellement ces trousseaux avec des graviers. Ils détournent leur travail en leur fournissant seulement des perles et des piécettes d’or…

7 3/ Comment soutiendriez-vous ce travail :
a/ en soulignant qu’il ne sert à rien b/ L’artiste montre que l’art pourrait être une fonction du vivant et révèle des compétences surprenante de celui-ci. c/ L’artiste met en évidence que pour celui qui sait l’observer et l’orienter, la nature peut-être génératrice de beauté inattendues.

8 C/ Carsten Höller, Orang-outang, 2001
1/ Que représente l’image projetée ? a/ Une personne âgée qui regarde le vide b/ Un sans domicile fixe allongée, triste et nu c/ Un orang-outang sans fourrure 2/ Quelle émotion suscite-t-elle ? a/ de la colère b/ une compassion inattendue (compassion = être capable de se mettre à la place de l’autre pour essayer de comprendre ce qu’il ressent) c/ de la surprise 3/ Elle génère de la surprise car : a/ Il semble que la personne âgée possède des mains à la place des pieds b/ Cette personne n’a pas de sous-vêtements c/ Un orang-outang sans fourrure n’existe pas

9 4/ Elle provoque de la compassion parce que : a/ la personne doit avoir mal au dos allongée parterre. b/ un orang-outang mélancolique et nu ressemble à un homme nu et mélancolique c/ elle nous rappelle la parenté entre les hommes et les autres êtres vivants, (en particulier les primates) 5/ Sauriez vous décrire quel était l’un des buts de l’artiste ?

10 Pour répondre à la question 5/, il fallait reprendre les suggestions formulées par les réponses précédentes du QCM : Exemple de réponse rédigée par un élève : L’œuvre représente un orang-outang sans fourrure. Or un orang-outang sans fourrure suscite de la compassion car il ressemble beaucoup à un être humain. Cet écart de l’artiste rappelle donc la parenté qui existe entre les êtres vivants, entre l’Homme et les primates en particulier. Cette démarche questionne notre rapport aux animaux en utilisant une ficelle émotionnelle.

11 D/ Gunther von Hagens, Le joueur de basketball, 2002
1/ Que représente l’image projetée : a/ un basketteur sordide b/ une œuvre d’art c/ un écorché utilisé par les étudiants en médecine pour apprendre l’anatomie 2/ Pourquoi cette image ne laisse pas indifférent ? a/ parce qu’elle suscite de la curiosité en dévoilant l’organisation du corps b/ parce qu’elle s’amuse d’une position morbide c/ parce qu’elle prétend ou réussit à élever un écorché jouant au ballon au rang d’œuvre d’art

12 3/ Que vous rappelle le dessin sur lequel le personnage pose les pieds :
a/ un slogan publicitaire b/ un symbole religieux oriental c/ un dessin anatomique de Léonard de Vinci 4/ Pourquoi avoir utilisé un dessin anatomique de Léonard de Vinci a/ car Léonard de Vinci était un excellent joueur de basket b/ car Léonard de Vinci offrit des dessins anatomiques d’une beauté effrayante c/ car il veut s’inscrire dans une tradition d’anatomiste-artiste qui se développa à la renaissance (époque où vécue Léonard de Vinci)

13 5/ Comment défendriez-vous l’image projetée ?
Il s’agit de défendre l’œuvre, c’est-à-dire trouver des arguments positifs pour la soutenir, en dépit de votre opinion personnelle. Comme dans la question précédente, les élèves pouvaient reprendre les réponses choisies dans le QCM. L’œuvre est un « écorché plastiné » placé dans une position de basketteur. Elle suscite de la curiosité car elle dévoile de façon inattendue l’organisation du corps. L’artiste, en plaçant l’écorché sur l’homme de Vitruve (1490) un dessin de Léonard de Vinci, veut s’inscrire dans une tradition d’anatomiste-artiste qui s’est développée à la renaissance. Il mélange non sans provocation l’art et la science. En dépit des réactions de rejet, la plastination de ce corps est une invitation à s’interroger sur notre sentiment de dégoût, sur une mort sans cadavre et sur une nullité artistique transformée en formidable machine commerciale.

14 Les élèves sont en mesure d’appliquer une grille de lecture simple :
 Qu’est-ce que je vois ? Cette question vous oblige à décrire l’œuvre (pensez à utiliser le vocabulaire des arts plastiques : couleur, lignes, cadrage, forme, matière…)  Qu’est-ce que je ressens ? Mettez en pratique votre sensibilité. Essayez de comprendre votre émotion. Justifiez l’apparition de vos sentiments.  Qu’est-ce que j’en pense ? Indiquez ce que l’œuvre signifie. Rassemblez toutes les associations suggérées (y compris vos émotions) pour dégager un sens.

15 A l’aide de cette grille, les élèves analysent une œuvre
A l’aide de cette grille, les élèves analysent une œuvre. Les plus en difficultés disposent de questions à choix multiples

16 Evaluation : Ghada Amer, Barbie loves Ken and Ken loves Barbie, 1995
1/ Que représente l’œuvre ? a/ Barbie et Ken b/ Les peaux vides d’un homme et d’une femme c/ Les pyjamas de Ken et Barbie pendus à des porte manteaux 2/ Que symbolisent Barbie et Ken ? a/ Ils représentent l’homme parfait et la femme idéale b/ Ils reflètent la capacité de ces marchands de jouets à parasiter notre imaginaire pour nous vendre leurs produits c/Ils incarnent la femme soumise et un prince charmant ridicule 3/ Quelles émotions suscite-t-elle ? a/ De l’étonnement car l’œuvre est en décalage avec le titre. b/ En effet, on ne trouve ni Ken, ni Barbie et encore moins leur amour c/ De la colère car l’amour de Barbie pour Ken devrait être magnifique, avec des pluies de paillettes et des guimauves Une joie sournoise de voir que des idéaux ne sont peut-être que des peaux vides. L’identité tout comme un comportement se construit. 4/ Quel sens donneriez-vous à l’œuvre ?

17 Correction de l’analyse par une bonne élève où l’on retrouve les réponses aux trois questions : Qu’est-ce que je vois ? Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’en pense ? Dans cette image, on voit deux pyjamas qui dessinent les silhouettes d’un homme et d’une femme, il s’agit probablement de ceux de Barbie et Ken (vu le titre). Selon ce titre justement, on pense voir représenter l’amour de Barbie pour Ken et de Ken pour Barbie. Or on ne voit ici que leurs pyjamas pendus, comme deux peaux vides et mortes. L’amour de Ken et Barbie sensé être idéal est ici tourné en dérision, comme pour nous montrer que leur amour, mais aussi ce qu’ils représentent, ce qu’ils incarnent est aussi vide que ces pyjamas. (Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que Ghada Amer est une féministe qui lutte contre les stéréotypes et les idées reçues.)

18 Constitution d’un dossier avec des œuvres d’art en relation avec les SVT
Les élèves choisissent une ou plusieurs œuvres d’art contemporaine qu’ils devront présenter et analyser à l’oral pendant 5 minutes. Ces œuvres participent à la constitution du dossier de l’épreuve d’histoire des arts Cet exercice les oblige à effectuer des recherches sur la technique scientifique utilisée ou décalée par l’artiste.

19 Wim Delvoye, Cloaca, 2000 L’énoncé se présente toujours sous cette forme : Vous présenterez votre analyse à l’oral. Lorsque vous vous demanderez « qu’est-ce que je vois ? », vous expliquerez comment d’un point scientifique on peut obtenir une telle œuvre. Vous expliquerez à quelle fin est utilisée cette pratique de digestion in vitro dans la science « normale ». Vous ferez appel à vos souvenirs du programme de 5ième. Pour agrémenter votre exposé, vous préparerez une digestion in vitro (je vous y aiderai). Ainsi au cours du troisième point de votre analyse : qu’est-ce que j’en pense ? Il faudra expliquer le décalage opéré par l’artiste et indéniablement déboucher sur une réflexion qui déterminera un sens à cette œuvre énigmatique, drôle et provocante ! Vous trouverez quelques extraits de livres ou d’articles pour vous y aider. (Le site de l’artiste offre d’autres photographies de l’œuvre)

20 Sources - Site de l’artiste d’où est tirée la photo : - Wim Delvoye, « Je cherche à donner une cotation à l’art ». Geneviève Beerette, Le Monde du 25 Août 2005. - Wim Delvoye, scatologue, Jean Hubert martin, Peter Bexte, Pierre Sterckx, musée d’art contemporain Lyon, 2001 - Extraits issus du site du musée d’art contemporain de Lyon

21 AUTRES EXEMPLES : Oron Catts et Ionat Zurr (Tissue culture and art projet), The victim less weather, 2004 Sources : Pour la science n°333, juillet 2005 : Des cellules souches aux tissus de remplacement Sciences et avenir, Mars 2010 : Des cellules souches pour reconstruire une trachée site des artistes Reportage sur cette œuvre diffusé dans le journal de la culture d’ARTE (2004) : Reportage du journal de la culture d’ARTE sur l’exposition Sk-interface (au Luxembourg) où se trouvait l’œuvre en question et présentée jusqu’en Janvier 2010 : ttp://www.arte.tv/fr/Videos-sur-ARTE-TV/ ,CmC= html Entretien avec les artistes tiré de :

22 Eduardo Kac, GFP Bunny, 2000 Sources :
- Site de l’artiste d’où est tirée la photographie : - Quoi de neuf, Docteur ? Un lapin transgénique interdit d'exposition à Avignon. Le monde Juin 2000 Sylvie Chayette - Les animaux fluorescents fascinent chercheurs, artistes et militaires, Le monde, Christiane Galus, Octobre 2000 - Eduardo Kac aux pays des merveilles, Le monde, Didier Ottinger, Octobre 2000 - Beaux Arts magazine, n° 222, Novembre 2002, p

23 Génétique Suzanne Anker, Codex genome, 2000
Paul Vanousse, Latent figure protocol, 2007

24 Génétique Tuur Van Balen, Pigeon d’or (pigeon transgénique), 2011
Schneider Gary, GENETIC SELF PORTRAIT, 1997 Tuur Van Balen, Pigeon d’or (pigeon transgénique), 2011

25 Evolution Alexis Rockman, The Farm, 2000
Patricia Piccinini, The young family, 2003

26 Evolution Adam Brown, L’origine de la vie, 2011

27 Evolution Angelo Vermeulen et Luc de Reester, Blue shift, 2005
Koen Vanmechelen, the cosmopolitan chicken projet, 2007 Angelo Vermeulen et Luc de Reester, Blue shift, 2005

28 Immunologie Oliver Kunkel, Mosquito box, 2003
Julian Voss-Andrae, Angel of the West, 2008

29 Immunologie Sophie Arrandel, Cellules, 2005
David S. Goodsell, macrophage et bactérie

30 Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement
Beatriz Da Costa Cina Hazegh, Kevin Ponto, Pigeon blog, 2006 Marcel Duchamp, Air de Paris, 1919/1964

31 Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement
Brandon Ballenée, DFA 18 Cleared and Stained Multi-limbed Pacific Tree frog Aptos, 2001 Cornelia Hesse-Honegger, Harlequin bug near Three Mile Island USA, 1991

32 Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement
Christine Bordland, HELA, 2000 Lucian Freud, Sleeping by the Lion Carpet,

33 Responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement
Mathieu Lehanneur, Andrea, 2009 Jennifer Willet et Shawn Bailey, Bioteknica public autopsy performance, 2005

34 Réalisation d’œuvres qui pourront intégrer le dossier de l’épreuve d’histoire de l’art
En collaboration avec d’autres disciplines, en particulier les arts plastiques, les élèves tentent de résoudre un problème aux ramifications multiples. La solution est une production plastique soutenu par une analyse.

35 Un fragment de moi-même qui paradoxalement me contient en entier
Imaginez et réalisez un protocole expérimental qui permettra de détacher : « un fragment de moi-même qui paradoxalement me contient en entier ». Les élèves en difficultés disposaient des questions suivantes : 1/ Existe-t-il dans notre corps ou dans nos cellules, quelque chose qui détermine la couleur de notre peau ou celle de nos yeux, la forme de nos oreilles, notre groupe sanguin... Dit en d’autres termes est-ce qu’il existe dans notre corps quelque chose qui détermine nos caractères ?  2/ Il s’agit donc d’extraire ce « quelque chose », ce fragment de nous-mêmes qui nous contient en entier. En effet, il détermine nos caractères. Pour cela vous disposez : De chlorure de sodium : il fait éclater les cellules à fortes concentrations et permet de séparer notre fragment d’autres éléments (qui ne nous contiennent pas en entier). De détergent qui dissout les lipides. Les membranes du noyau et des cellules sont composés de lipides. Notre fragment sera donc libéré de la cellule et du noyau. Notre fragment est insoluble dans l’alcool à brûler, ainsi il précipitera dans l’alcool et sera visible.

36 Solution de l’énigme par un élève

37 Marta de Menezes, Inner Cloud, 2003
Au-delà de la résolution de l’énigme, le travail s’ouvre vers un débat sur le déterminisme génétique : est-ce que notre ADN contient l’ensemble de nos caractères ? Il peut être mis en relation avec des œuvres d’arts plastiques ou littéraires comme par exemple, le chapitre 37, livre 2 des essais de Montaigne : De la ressemblance des enfants aux pères

38 Suzanne Anker, Codex genome, 2000

39 Comment va évoluer l’espèce humaine ?
Radi designer Finira-t-on par avoir un pavillon de l’oreille rectangulaire adapté au téléphone portable ? Ou une main en forme d’attaché-caisse ? Les élèves peuvent s’inspirer d’œuvres comme celle des Radi Front, Burton, Shaomin, de Stelarc ou Eric Duyckaerts voire les mettre en relation. M. Burton, Futur farm, 2009 Stelarc

40 Résultats d’expérience de greffe
Eric Duyckaerts, La main à deux pouces (performance vidéo), 1993 où avec la rationalité qu’imposent les sciences, l’artiste développe une théorie loufoque d’évolution de l’Homme et ouvre des débats sur qu’est-ce qu’une preuve scientifique ? Comment progresse la science ? Eric Duyckaerts, La main à deux pouces, 1993 Shen Shaomin, unknow creature, 2002

41 Mogens jacobsen, Power of mind 3, dissociative defense, 2010
Lampe réalisée à partir du vol d’une mouche et table avec graphose par Front designer D’autres sujets sont possibles : « Un petit déjeuner sous l’herbe » où les élèves imitent le gestes de Spoerri. Ils enterrent un déjeuner en 6ème qu’ils déterrent en 3ème montrant les effets ou non d’une biodégradation et déclenchant une réflexion sur notre responsabilité en matière de recyclage des déchets. Il possible d’imiter le front designer ou Mogens qui utilisent les êtres vivants à des fins esthétiques (design by animals) ou techniques (les pommes de terre produisent du courant). Sans oublier le biominétisme, l’architecture… Mogens jacobsen, Power of mind 3, dissociative defense, 2010

42 La créativité artistique peut être mise au service des SVT et en particulier lors de la réalisation des exposés de la partie responsabilité humaine en matière de santé et d’environnement. Elle s’incarne dans la production d’affiche d’une campagne de communication fictive en collaboration avec des professeurs de lettres et d’arts plastiques.

43 Une campagne de communication
Une campagne fictive de communication (à destination d’un public jeune collège/lycée) vise à sensibiliser autour de sujets liés à la santé et/ou à l’environnement. Un groupe d’élèves fait figure d’experts scientifiques et présentent leur sujet préparé sous forme d’un exposé oral aux autres groupes d’élèves. Certains élèves des autres groupes joueront le rôle de spécialistes en communication. Ainsi les équipent regroupent des spécialistes en communication et des experts scientifiques pour chaque sujet.

44 Les travaux reposent sur une étape de « brainstorming » : recherche ouverte de mots, phrases, questions, expressions, réflexions, etc… liées de près ou de loin au sujet. Avec de brèves discussions autour de quelques exemples (art, design) basés sur l’utilisation et le placement du texte dans l’espace, ou sur des supports inattendus. Les élèves produisent des « slogans » : par exemple (sur le cancer de la peau) : Silence, je brûle…

45 Par la suite, les élèves passent par une phase de recherche créative : installation de mots dans l’espace du collège et prennent des photos.

46 Autre exemple avec un sujet sur la contraception.

47 Dernière étape, l’image est insérée dans une affiche ou une annonce presse, ce qui constitue l’occasion d’une nouvelle réflexion sur la liaison texte-image.

48 Les SVT au service de la compréhension d’une œuvre d’art
Dans le cadre d’un projet pluridisciplinaire et par conséquent en marge de l’horaire attribué aux SVT, il serait possible d’aborder l’étude des perceptions esthétiques de l’art par une approche scientifique. Par exemple : L’objectif consisterait à comprendre comment percevons-nous une image ? Comment est-elle traitée par le cerveau ? Quelles sont les bases neuronales de l’analyse d’une image et de la contemplation d’une œuvre d’art ?

49 Physiologie de l’œil Le fonctionnement de l’œil peut être approcher par les pathologies oculaires de Monet, voir ci-dessous (cataracte) et Meryon (daltonisme) Deux versions du pont de Giverny (1899 et 1920) Nymphéas peint après son opération de la cataracte)

50 Voyons-nous les mêmes choses ? Faut-il « apprendre à voir » ?
1- Observez pendant une minute cette image. 2- Réalisez de mémoire un dessin et une description du tableau

51 Dessin d’élève Dessin du professeur d’arts plastiques

52 Description du professeur d’arts plastiques
Description d’élèves Description du professeur d’arts plastiques C’est une peinture de Bacon. On distingue au premier plan un chien en mouvement. Il semble venir vers le spectateur ou peut-être tourner sur lui-même. Cet effet est produit par les traits flous qui accompagnent la tête et les 5 pattes au lieu de 4. Cela donne l’impression de superposition de chronophotographie. Le chien est dans un cercle (cousin ? tapi ? plat ?) qui lui-même se trouve à l’intérieur d’une forme rectangulaire (un tapi ?) reprenant les codes la perspective. A l’arrière plan on distingue une ligne d’horizon où se trouvent quelques voitures et quelques arbres. Une autre ligne se trouve au-dessus de cette scène. Elle provoque la sensation d’un mur vertical et vient s’opposer à l’idée de profondeur, ça me rappelle les bodegones espagnoles

53 Comment expliquer les différences de « vision » de l’œuvre projetée ?

54 Voir l’invisible Fixer la croix schématisée sur la figure avec l’œil droit, tout en fermant l’œil gauche. Qu’est-ce que vous constater si vous éloignez ou si vous rapprochez lentement la feuille de votre visage tout en continuant de fixer la croix ? Comment expliquez-vous ce phénomène ?

55 D’après vos connaissances anatomiques de l’appareil génital masculin (4ème), qu’est-ce qui vous paraît anormale dans le dessin anatomique de Léonard de Vinci. Comment expliquer les erreurs alors que Léonard de Vinci était un prodigieux observateur et un excellent dessinateur ? (Utilisez l’extrait de la théorie d’Hippocrate (De la génération) toujours en vigueur à la renaissance)

56 D’après ces trois exemples, tirez une brève conclusion sur les différences entre ce que l’on capte (ou voit) et ce que l’on perçoit (ou interprète). Matisse : « voir, c’est déjà une opération créatrice qui exige un effort. »

57 Neurone miroir, empathie et contemplation
Quelle est la découverte de l’équipe italienne de Rizzolati et quelle hypothèse laisse-t-elle envisagé dans le fonctionnement du cerveau qui intervient dans les relations sociales ? Dans le début des années 1990, l’équipe italienne de Rizzolati fit une observation singulière chez le singe dont les suites s’avérèrent particulièrement fécondes. Le chercheur enregistrait, grâce à des électrodes introduites dans la région motrice préfrontale, l’activité d’un neurone qui déchargeait de façon conjointe à un mouvement de prise entre le pouce et l’index qu’il avait appris à effectuer en échange d’une récompense. Alors que le singe était au repos et n’effectuait aucune tâche motrice, le chercheur profita de l’intervalle pour prendre un encas. Il saisit dans une soucoupe, entre le pouce et l’index, une olive verte. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu’il vit sur l’écran qui enregistrait l’activité cérébrale du singe, le neurone au repos se mettre à décharger ! Un neurone participant aux mouvements de l’index et du pouce se révélait aussi actif quand le singe voyait le geste s’effectuait. Cette observation fut répétée et les données recueillies permirent de proposer le concept de neurones miroirs. Ces neurones étaient actifs pour un geste précis de la main ou de la bouche que celui-ci soit effectué par l’animal ou qu’il observe son exécution par un tiers. Il simulait le geste de l’autre « dans sa tête. » Si un cerveau peut simuler l’état du corps de quelqu’un d’autre, on peut supposer qu’il est capable de d’abord simuler celui de son propre corps. Les neurones miroirs nous permettent de comprendre les actions des autres en nous plaçant dans un état corporel comparable. Quand nous sommes témoins de l’action de quelqu’un d’autre, notre cerveau sensible au corps adopte l’état de celui que nous prendrions si nous déplacions nous-mêmes ; et ce, selon toute probabilité, non au moyen de structure sensorielles passives, mais en pré activant les structures motrices prêtes à l’action, mais sans être autorisées à agir. Des neurones miroirs pourraient intervenir dans l’imitation, dans la communication par le langage (lecture sur les lèvres) et probablement dans l’activité esthétique. Ils s’intègrent dans les processus neuronaux de l’empathie, indispensable pour comprendre une œuvre d’art.

58 D’après les découvertes de Charles Gross et de Rizzolati, pourquoi les les photos de Douglas Gordon ne nous laissent pas insensibles ? En 1972, Charles Gross et ses collègues identifient pour la première fois dans le cortex temporal du singe des unités qui répondent sélectivement aux visages tant du singe que de l’homme. Leur spécificité est remarquable, car ces singes ne réagissent plus lorsqu’on efface les yeux ou lorsqu’on coupe l’image en morceaux. Ils répondent de manière différentielle aux images de tête vue de face ou de profil ainsi qu’aux expressions du visage : bâillement, colère, menace, sourire. Bien avant que l’on découvre que les mêmes unités existent chez l’Homme, Emmanuel Lévinas, montre que la relation au visage est d’emblée éthique. Elle est essentielle dans la vie sociale : identification de la personne ; évaluation de l’âge, du sexe, de l’appartenance ethnique, des émotions, un beau visage fait dilater les pupilles et favorise sa mémorisation, aide à la compréhension du langage parlé, suivi du regard, compréhension des intentions. La traque oculaire révèle que nos yeux parcourent la bouche d’autrui et ses yeux. Il existe aussi des neurones qui réagissent spécifiquement à la vue des mains avec des doigts. Cette unité ne réagit plus si les doigts sont invisibles. Les mains occupent aussi une place importante dans la vie sociale. Elles montrent, elles menacent, elles couvrent, elles participent à une forme de communication non-verbale.

59 Œuvres en relation avec les SVT
Gianni Motti Claude Lévêque, J’ai rêvé d’un autre monde, 2000

60 Elsenaar et Scha, 2005 Andrew Carnie, Magic Forest, 2004

61 Marta de Menezes, functional portrait, 2002
IRMf de Martin Kempf en train d’analyser une peinture IRMf de l’artiste en train de dessiner

62 Goldworthy Andy Giovanni Anselmo, 300 milioni di anni, 1978 (Anthracite)

63 Laib Wolfgang Penone Giuseppe

64 Joseph Beuys, 7000 Chênes, 1982 Michel Blazy, Post Patman, 2007

65 Richard Long, A line in Scotland, 1981
Manzoni, Le socle du monde, 1961

66 Nils Udo, Root sculpture, 1995
James Turrell, Roden crater, 2001

67 Levi van Veluw, Landscape, 2008
Ana Mendiata, série Silueta et série arbol de la vida

68 Oron Catts et Ionat Zurr, Disembodied Cuisine, 2003

69 Suzanne Anker, Stem cells, 2004
Theresa Schubert, 3D-Slime Mold, (croissance de Physarum polycephalum.

70 Shen Shaomin, Unknow creature n°2, 2003
Marta de Menezes, Nature ?, 2000

71 Suzanne Anker, Butterfly in the brain, 2008
Gilles Barbier, Aaaah ! 2001

72 Grunfeld Thomas, Misfits, 1992
Baxter Iain, Réserve d'animaux n°2, 1999

73 Nicole Tran Ban Vang Collection Printemps/Eté 2001, Sans titre 06, 2001
Jan Fabre, Skull

74 Garnet Hertz, Frog Natalie Jeremijenko, One trees,

75 Steve Miller, Protein 224, 2003 Tuur van Balen, système immunitaire systhétique, 2011

76 Thomas Rentmeister, non titré, 2000 (Nutella)
Janis Kounellis, 12 chevaux vivants à l'Attico, 1969

77 Philipp Ross, Junior return, 2005
Barbier, Coupe d'une poche d'existence, 2001


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