La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

La présentation est en train de télécharger. S'il vous plaît, attendez

LES INFECTIONS NEONATALES BACTERIENNES Dr Ndeye Ramatoulaye Diagne-Guèye Pédiatre Centre Hospitalier National dEnfants Albert Royer.

Présentations similaires


Présentation au sujet: "LES INFECTIONS NEONATALES BACTERIENNES Dr Ndeye Ramatoulaye Diagne-Guèye Pédiatre Centre Hospitalier National dEnfants Albert Royer."— Transcription de la présentation:

1 LES INFECTIONS NEONATALES BACTERIENNES Dr Ndeye Ramatoulaye Diagne-Guèye Pédiatre Centre Hospitalier National dEnfants Albert Royer

2 Epidémiologie des infections materno- foetales Incidence des infections materno-foetales: 4 à 10 naissances vivantes, variable en fonction des pays Infections septicémiques 2,2 naissances en Australie 3,5 en Espagne et en Amérique latine, 2 à 4 en France. Stoll BJ et al. J Pediatr 1996 ;129 : Dans le monde

3 +++Fréquentes chez le prématuré, 19 chez le nouveau-né de moins de g Grande variabilité selon les centres: 13 à 27.

4 Pays en développement

5 Facteurs favorisants les infections néonatales bactériennes Immunité néonatale immature Immunité à médiation cellulaire Au sang du cordon, les tests de la fonction T sont normaux. Cependant: production de lymphotoxines, de facteurs inhibiteurs de migration (MIF= migration inhibitory factor), dacide adénosine monophosphorique (AMP) cyclique et la phagocytose sont déficientes. Immunité à médiation humorale IgA et IgM ne traversent pas la barrière placentaire Complément bas: 50 % pour le CH5O chez le nouveau-né à terme.

6 Propriétés antibactériennes du liquide amniotique Le liquide amniotique contient plusieurs facteurs sopposant à la croissance bactérienne. Larsen et al. Am J Obstet Gynecol 1974 Peptide de faible poids moléculaire, contenant du zinc et dont lactivité est inhibée par le phosphate. Chez les femmes ayant une infection, cette activité est moins fréquemment retrouvée que chez les sujets contrôles. Cette activité antibactérienne est démontrée contre Escherichia col i, streptocoque B (respectivement 68 % et 36 % des femmes sont inhibitrices pour ces germes), staphylocoque, Streptococcus faecalis, Candida.

7 Lactivité antibactérienne du liquide amniotique est majorée en cas de fièvre et présence de méconium. Le risque infectieux est fonction de la concentration bactérienne.

8 Une concentration élevée de LDH est également bien corrélée avec linfection amniotique. Pas de corrélation entre le compte leucocytaire et le taux de lactico-déshydrogénase (LDH) dans le liquide amniotique et la concentration de germes Un taux abaissé de glucose dans le liquide amniotique inférieur à 0,7 à 1 mmol/L est très en faveur dune infection bactérienne.

9 En résumé: ces facteurs sont fonction Du niveau de défense immunitaire du foetus, plus immature chez le prématuré que chez le nouveau- né à terme ; Du caractère pathogène du germe et sa virulence ; De limportance quantitative de la contamination ; De lexistence ou non danticorps spécifiques dorigine maternelle; De la durée de la contamination.

10 Mauvais suivi des grossesses 7% de naissance sans aucune consultation prénatale pas de dépistage, ni de prise en charge dune pathologie maternelle. Taux daccouchement à domicile élevé: 37% daccouchement à domicile en Selon lEDS IV au Sénégal (2005)

11 Voies de contamination Hématogène Contamination par voie ombilicale: bactériémie maternelle. Ascendante Cutanée, digestive ou pulmonaire: infection du liquide amniotique. Pernatale Contamination lors du passage dans la filière génitale. Voie post-natale Au cours du maternage

12 Diagnostic Clinique

13 Bactériologie Liquide gastrique: au mieux avant H3; positive si inoculum 10/ml reflète la colonisation anténatale du liquide amniotique et ne préjuge pas dune infection Placentoculture Hémocultures Ponction lombaire: signes infectieux associés à des signes neurologiques Antigènes solubles (Streptocoque B et Escherichia coli): sang, urines, LCR. Biologique

14 Hématologie Hémostase Fibrinogène: taux > 3.8 g/l dans les 2 premiers jours de vie, puis 4g/l. !!! CIVD taux bas. NFS Hyperleucocytose (GB>25000/mm3 ou leucopénie GB<5000/ mm3 Myélémie>10% Thrombopénie: <150000

15 Marqueurs de linflammation CRP: > 20mg/l: sélève lentement entre 6 à 12 h, culmine après 24-48h. Procalcitonine: marqueur précoce, sensible et spécifique dinfection bactérienne !!! Pic physiologique les 3 premiers jours de vie Interleukine 6 et 1: peu utilisées en routine. Fibrinogène: > 3,8g/l avant H48 > 4g/l après H48 de vie

16 Cinétique évolution CRP, PCT et IL6

17 Tableau récapulatif des critères biologiques

18 CRITERES EN FAVEUR DUNE INFECTION MATERNO-FOETALE BACTERIENNE: ANAES

19 Critères majeurs (grade A) Fondés sur une preuve scientifique Un tableau évocateur de chorio-amniotite Un jumeau atteint d'une infection materno-fœtale La température maternelle avant ou en début de travail 38°C La prématurité spontanée < 35 SA Une durée d'ouverture de la poche des eaux 18 h La rupture prématurée des membranes (RPM) avant 37 SA En dehors d'une antibioprophylaxie maternelle complète un antécédent d'infection materno-fœtale à SB un portage vaginal de SB chez la mère une bactériurie à SB chez la mère pendant la grossesse

20 Critères mineurs (grade B) Fondés sur une présomption scientifique Une durée d'ouverture prolongée de la poche des eaux 12 h mais < 18 h Une prématurité spontanée < 37 SA et 35 SA Des anomalies du rythme cardiaque fœtal ou asphyxie fœtale non expliquée Un liquide amniotique teinté ou méconial

21 En résumé: 4 situations IMF certaine: confirmée par un prélèvement central positif IMF possible: clinique et évolution de lenfant évocatrices, prélèvements centraux négatifs, périphériques positifs ou non Colonisation néonatale: prélèvements périphériques positifs, sans signes cliniques ou biologiques Absence dIMF: absence ou amélioration des signes cliniques, absence danomalie biologique, prélèvements bactériologiques négatifs

22 BACTERIES RETROUVEES AU COURS DES INFECTIONS NEONATALES

23 23 Epidémiologie bactérienne IMF et AG Hôpital Antoine Béclère – ; J. Pédiatr. Puériculture, 2000 Répartition (%) des germes selon le terme A termePrématurés n (n=170) (n=175) Strepto B 5517 (p<0.01) E. coli 2121 (NS) Autres strepto 1619 (NS) Autres BGN (p<0.01) Staphylocoques 38 (p<0.05) Anaérobies 111 (p<0.01) Listeria 01.1 (NS)

24 Lyon Epidémiologie IMF et AG ( USA) BJ Stoll, N. Engl. J. Med., 2002 PN<1500g (n=84)tout terme (3xUSA) Strepto B E. coli Autres entérobact Haemophilus Pseudomonas Streptococcus sp S. aureus1.25 Entérocoques03.9 Listeria Anaérobies3.61.2

25 Germes retrouvés dans les pays du Sud ( Zaidi et al. The paediatric infectious disease journal, 2009 )

26 Germes selon le lieu de naissance dans les pays du sud ( Zaidi et al. The paediatric infectious disease journal,2009 )

27 Au CHNEAR Etude réalisée en 2007 par B Niang en 2011: 109 cas dinfections néonatales Entérobactéries: 70,8% Streptococcus pneumoniae: 12,9% des cas Un cas de méningite néonatale récidivante à Salmonella entérica: JPP, 2011

28 FACTEURS EN FAVEUR DE CERTAINS GERMES

29 Streptocoque B Facteurs de risques décrits: infection génitale Fièvre intra partum : retrouvé dans 30% des cas S. Ferreira et al The Pediatric Infectious Disease Journal 2009) Symptômes Détresse respiratoire Choc septique Séquelles sévères en cas de méningite (S. Ferreira et al The Pediatric Infectious Disease Journal 2009)

30 Eschérichia coli Infection urinaire chez la mère Listéria monocytogenes Infection maternelle 2mois à 15 jours avant laccouchement Présence de pustules ou vésicules Présence de granulations blanc-jaunâtre au niveau du pharynx Aspect de miliaire à la radiographie du thorax

31 Germes nosocomiaux Présence de germes nosocomiaux dans lentourage du n-né E. Lekic, et al. The Pediatric Infectious Disease 2009

32 Prise en charge des infections néonatales bactériennes Curative Principes généraux Epidémiologie bactérienne Variations locales des résistances microbiennes Premiers résultats bactériologiques connus (prélèvements vaginal et périphériques du nouveau-né) Traitement de première intention

33 Antibiotiques utilisés dans les infections néonatales à germes habituels

34 Antibiotiques utilisés dans le traitement des infections néonatales à germes inhabituels

35 PROFIL DE SENSIBILITE DES GERMES AUX ANTIBIOTIQUES

36 Au Nord Thaver et al. The Pediatric Infectious Disease Journal, 2009

37 Au CHNEAR (Sénégal) Etude réalisée en 2007 (B. Niang, 2011) Entérobactéries: résistance à la famille de bétalactamines Streptococcus pneumoniae: sensibilité diminuée aux bétalactamines

38 Choix des antibiotiques (ANAES) SB et autres streptocoques (cocci à gram +) : pénicilline ou ampi/amoxicilline + aminoside. Réserver le céfotaxime aux méningites à SB Listeria (cocco-bacilles à gram +) et entérocoques : ampi/amoxicilline + aminoside. E. coli : céfotaxime + aminoside ; Anaérobies : pénicilline ou ampi/amoxicilline + métronidazole Pas de germe pressenti selon lécologie locale : ampi/amoxicilline + aminoside ou ampi/amoxicilline + céfotaxime + aminoside ;

39 Quand débuter lantibiothérapie, quand larrêter? Nouveau- né symptomatique sans raison apparente ou avec une anamnèse infectieuse Paraclinique: hémoculture, NFS, CRP, prélèvements gastrique et périphérique, PL ( immédiate si létat de lenfant le permet ou différée) Traitement antibiotique probabiliste IV en URGENCE Évaluation à 48 heures

40 Infection certaine: bactériémie ou méningite Traitement ATB adapté à la localisation et au germe identifié : 8 jours IV pour les infections systémiques (7 jours post hémoculture stérile) 15 à 21 jours IV pour les méningites

41 Infection probable Hémoculture(s) et PL négatives PGP + et/ ou signes cliniques infectieux et/ ou anomalies NFS et/ ou CRP anormale Traitement ATB à continuer; durée du traitement à adapter selon la clinique et la biologie.

42 Pas dinfection Arrêt du traitement ATB à 48 heures

43 Préventive Prévention primaire Nouveau-nés: cible difficile à atteindre dans les pays en développement: problèmes logistiques ou socio-culturels. Darmstadt GL,et al; Lancet 2005; Ahmed S et al J Trop Pediatr. 2001; Bhandari N, Lancet. 1996; de Zoysa I, et al Soc Sci Med Mise en place de programme incluant les soins à domicile dans la 1 ère semaine de vie. Martines J, et al Lancet. 2005

44 Mise à contribution de la communauté pour une meilleure adhésion aux programmes de santé. Haines A, et al. Lancet. 2007

45 Respect des précautions universelles pour la prévention des infections Manuel de Référence sur les soins essentiels du nouveau-né. Mars 2008, Basics Sénégal. Streptocoque du groupe B Administration, dans les 12 heures qui précèdent laccouchement, dampicilline à la posologie de 2 g, puis 1 g toutes les 6 heures. Ce protocole est utilisé dans les cas suivants:

46 Prématurité rupture prolongée de la poche des eaux et/ou antécédents dinfection maternofœtale à ce germe. Isolement dun germe ampicilline-résistant Alternative :amoxicilline/acide clavulanique ou céfotaxime. Contexte septique maternel Le choix de lantibiothérapie est plus difficile mais repose sur lidentication des germes dans le prélèvement vaginal. La combinaison céfotaxime/amoxicilline est utilisable.

47 Conclusion Les infections materno-fœtales sont un problème de santé publique mondial. Elles sont le plus souvent secondaires à une contamination anténatale par le liquide amniotique, colonisé à partir dun germe provenant de la ore vaginale. La connaissance de lépidémiologie et de lévolution des résistances dans chaque région est essentielle pour établir des règles dantibiothérapie probabilist e. La meilleure stratégie reste la prévention: meilleur suivi des grossesses.


Télécharger ppt "LES INFECTIONS NEONATALES BACTERIENNES Dr Ndeye Ramatoulaye Diagne-Guèye Pédiatre Centre Hospitalier National dEnfants Albert Royer."

Présentations similaires


Annonces Google