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Rôle et surveillance de laide soignant dans la prise en charge de patients atteints de pathologies cancéreuses Isabelle BARBIER Cadre de santé Septembre.

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1 Rôle et surveillance de laide soignant dans la prise en charge de patients atteints de pathologies cancéreuses Isabelle BARBIER Cadre de santé Septembre 2011

2 Plan Introduction Un peu dhistoire Quelques chiffres Le Plan Cancer Lépidémiologie La représentation de la maladie Définition Pour les patients Comment la cellule devient cancéreuse? Les propriétés du cancer Les facteurs favorisants Le diagnostic La clinique Lhistologie Le bilan dextension La nomenclature La classification TNM Le pronostic Les traitements La chimiothérapie La prise en charge des effets secondaires La prise en charge et accompagnement La prévention Les besoins des soignants en soins palliatifs

3 Introduction: Un peu dhistoire Connue depuis lantiquité (3000 ans av JC) Premières descriptions par les grecs qui lont baptisée cancer à cause de la douleur ressemblant à celle des pinces dun crabe

4 Introduction: Quelques chiffres Environ nouveaux cas par an en 2000 (en nouveaux cas soit + 60%) Surmortalité en Picardie de 10% (consultations trop tardives) Deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires Trois types de cancers sont en augmentation: Le cancer du sein, les cancers liés au tabagisme, le cancer de la peau OMS: estime quen en 2020 il y aura 20 millions de nouveaux cas dans le monde

5 Introduction: Le Plan Cancer : 5 axes – 30 mesures – 118 actions Les 6 mesures « phare » axe recherche: mesure 1: Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire. Labelliser 5 sites de recherche pluridisciplinaire en cancérologie. Sélectionnés sur une base compétitive, ces sites devront accélérer le transfert entre la recherche scientifique et les soins aux malades. Augmenter de 50 % la participation des malades aux essais cliniques. Leffort portera en priorité sur les populations les plus vulnérables, enfants, personnes âgées, tumeurs rares et formes graves. mesure 3: Caractériser les risques environnementaux et comportementaux. Consacrer plus de 15 % du budget de recherche mobilisé par le Plan à lanalyse des risques environnementaux et comportementaux. Contribuer au séquençage complet du génome des 5 cancers les plus fréquents. axe observation: mesure 6: Produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et sur la cancérologie. Produire chaque année une analyse de la répartition des cancers sur tout le territoire. axe prévention –dépistage: mesure 14: Lutter contre les inégalités daccès et de recours aux dépistages. Augmenter de 15 % la participation de lensemble de la population aux dépistages organisés. axe soins: mesure 18: Personnaliser la prise en charge des malades et renforcer le rôle du médecin traitant. Faire bénéficier 80 % des patients au moins dun Programme Personnalisé de Soins. axe vivre pendant et après un cancer: mesure 25: développer une prise en charge sociale personnalisée et accompagner laprès cancer. Faire bénéficier 50 % des patients au moins dun Programme personnalisé de laprès cancer.

6 Introduction: Lépidémiologie Incidence: nombre de personnes développant un nouveau cancer par rapport à la population type par unité de temps. On exprime, en général, ce taux pour ou un million. Le taux dincidence peut être total (tous les âges confondus) ou par classe d'âge. Taux de mortalité :les taux de mortalité sont très représentatifs pour les cancers de mauvais pronostic, mais aussi pour évaluer limpact réel des politiques de prévention et de dépistage Prévalence : nombre de personnes atteintes par rapport au nombre de personnes vivantes pendant un temps donné. Les cancers ayant une mortalité faible ont une prévalence élevée

7 Introduction: La représentation de la maladie Maladie la plus redoutée des français Maladie taboue 86% des personnes interrogées connaissent dans leur entourage proche 1 ou plusieurs personnes qui en sont atteintes Pour 45%, elle évoque la mort et pour 50%, la souffrance

8 Définition 1 Multiplication anarchique de certaines cellules normales de lorganisme qui échappent aux mécanismes normaux de différenciation et de régulation de leur multiplication. La tumeur maligne évolue localement et à distance. Le cancer peut atteindre tous les tissus et tous les organes.

9 Définition : pour les patients le crabe, la bête cette chose le mal lui, il certains ne le nommeront jamais

10 Définition2 Le corps humain est constitué dune multitude de cellules hiérarchisées issues de la 1 ère cellule embryonnaire. De multiples divisions et différenciations permettent la constitution des différents organes En permanence, certaines cellules disparaissent et sont remplacées par dautres (ex chaque année un homme synthétise 200 à 300 kg de cellules sanguines) Un dérèglement même minime peut entraîner rapidement de nombreux problèmes

11 Définition: Comment une cellule devient cancéreuse? Agression par carcinogènes : Tabac, alcool, virus, amiante, ultra-violets réparation Poursuite de lagression Prolifération anarchique et désordonnée suicide cellulaire Systèmes de réparation dépassés par : - Exposition trop importante - Vieillissement CANCER

12 Définition: Les propriétés du cancer Une tumeur qui évolue localement et à distance: Extension locale Migration lymphatique et vasculaire

13 Définition: Les facteurs favorisants: Génétiques Héréditaires Viraux Hormonaux Immunologiques Environnementaux: chimiques, radio actifs…

14 Le diagnostic Clinique: Les signes dalerte Bilans sanguins: Les marqueurs Histologique (branche de la biologie et de la médecine qui étudie les tissus biologiques): La ponction, la biopsie, la chirurgie Imagerie avec le bilan dextension Radio, scanner, IRM, TEP scanner, scintigraphie, échographie

15 Le diagnostic: La clinique La fatigue, Une perte de poids, Une modification du transit (alternance constipation/diarrhée), Une toux persistante, une voie enrouée, Des saignements anormaux, La modification d'un grain de beauté, Des douleurs, La présence dadénopathies, Une tuméfaction ( nodule dans le sein), Une dyspnée…..

16 Le diagnostic: Lhistologie Les prélèvements (liquides ou solides) obtenus par: prélèvement dépanchement, ponction, biopsie à laiguille sous endoscopie ou radiologie Chirurgie avec examen ex temporané vont être analysés: Lanatomopathologie (spécialité médicale technique qui se consacre à l'étude des lésions macroscopiques et microscopiques des tissus pathologiques prélevés sur un sujet vivant ou décédé) La cytologie (discipline de la biologie qui étudie les cellules, les processus vitaux qui s'y déroulent ainsi que les mécanismes permettant leur survie). Limmuno-histologie (dosage des récepteurs hormonaux sur les pièces anatomiques comme le cancer du sein)

17 Le diagnostic: Le bilan dextension En fonction des risques métastatiques: Radiographie: Scanner: Le scanner est utilisé en médecine pour visualiser des parties du corps humain, pour étudier les tissus des différents organes, pour rechercher des anomalies de structure. IRM: L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique dimagerie médicale permettant d'obtenir des vues 2D ou 3D de l'intérieur du corps de façon non- invasive avec une résolution relativement élevée. TEP scanner: La tomographie par émission de positons (TEP) est une méthode dimagerie médicale pratiquée par les spécialistes en médecine nucléaire qui permet de mesurer en 3D l'activité métabolique d'un organe grâce aux émissions produites par les positons issus de la désintégration d'un produit radioactif injecté au préalable. Scintigraphie osseuse: La scintigraphie est une méthode dimagerie médicale qui procède par l'administration, dans l'organisme, disotopes radioactifs afin de produire une image médicale par la détection des rayonnements émis par ces isotopes après captation par les organes à examiner. Échographie: L'échographie est une technique dimagerie médicale employant des ultrasons.

18 Le diagnostic: La nomenclature TISSU D'ORIGINETUMEUR BENIGNETUMEUR MALIGNE -épithélial -malpighie ou épidermoïde -glandulaire -papillome -adénome -carcinome épithélioma -carcinome épidermoïde -adénocarcinome -conjonctif commun -adipeux -musculaire lisse -musculaire strié -osseux -cartilagineux -vasculaire -fibrome -lipome -léiomyome -rhabdomyome -ostéome -chondrome -angiome -fibrosarcome -liposarcome -léiomyosarcome -rhabdomyosarcome -ostéomyosarcome -chondrosarcome -angiosarcome

19 Le diagnostic: La classification TNM T = tumeur, détermine la taille t0= tumeur indécelable t1= petite tumeur, t2,t3,t4 dont les critères varient en fonction de lorgane atteint N = nodule, présence ou non de ganglions atteint N0= absence de ganglion N1 ganglion satellite de la tumeur N2 ganglion à distance du 1er site de drainage M = Métastase M0 pas de métastases, M1 présence de métastases, Mx= pas dinfo sur les métastases, bilan incomplet Il existe dautres classification celle-ci est la plus courante

20 Le diagnostic: Le pronostic Le pronostic dépend: De la précocité du diagnostic Du type histologique du cancer De son envahissement De ses propriétés à métastaser De létat général du malade (indice de karnofski)

21 Les traitements Chirurgie Radiothérapie, curiethérapie Hormonothérapie Immunothérapie Thérapie génique Chimiothérapie antimitotique Ces traitements pourront être associés

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24 Les traitements: La chimiothérapie1 La chimiothérapie agit au niveau des différents stades de la division cellulaire en la bloquant et entraînant ainsi la mort cellulaire. Elle a un effet cytotoxique et antimitotiques. En agissant sur le cycle de reproduction cellulaire, elle est efficace sur les cellules qui se reproduisent rapidement comme les cellules cancéreuses mais elle agit également sur les cellules saines de ce fait elle entraine de nombreux effets secondaires. Elle sadministre selon des cycles réguliers. On parle de chimiothérapie de 1 ère intention ou de première ligne, puis de chimiothérapie de 2 ème ligne ou de seconde intention.

25 Les traitements: La chimiothérapie 2 Elle sadministre le plus souvent par voie veineuse périphérique ou centrale grâce à un site ou chambre implantable. Mais elle peut être également administrer par voie per os, sous cutanée, intra thécale, intra musculaire, intra péritonéale, intra vésicale. La chimiothérapie a un retentissement important sur la vie du malade comme: La fatigue, Lanxiété, La perte dappétit et les troubles digestifs, La perte de lestime de soi, perte de sa place dans la famille, impossibilité parfois de travailler, problèmes financiers, Laltération de limage corporelle en cas de mammectomie, de colostomie, dalopécie…

26 Prise en charge des effets secondaires1 Les effets secondaires sont variables selon les doses administrées, létat général du patient, la longueur des cures. Le but est de prévenir ces complications un apportant un bien être physique et psychologique en éduquant et en informant. LAPLASIE : Diminution momentanée de la production de la moelle osseuse LES GLOBULES ROUGES Une anémie se caractérisant par une grande fatigue, une pâleur, un essoufflement à leffort, une hypotension artérielle, des vertiges. Si elle est trop important il faudra faire une transfusion sanguine. Les mesures mises en place par lAS : conseiller une alimentation riche en fer : fruits secs, foie… conseiller des temps de repos et ladaptation du rythme de vie, proposer la toilette, LES GLOBULES BLANCS Leucopénie ou leuconeutropénie se caractérisant par un risque dinfection nécessitant une antibiothérapie, si elle est très sévère, le patient sera isolé. Les mesures mises en place par lAS : être attentive au moindre signe dinfection (aux frissons, une toux sèche, une infection locale, la température) éviter le contact avec toutes personnes grippées, se protéger du froid, adapter sa tenue vestimentaire, veiller à lhygiène corporelle, buccale, vestimentaire, alimentaire, conseiller déviter les travaux qui risquent une blessure (jardinage, bricolage) LES PLAQUETTES Les signes révélateurs de la thrombopénie sont : hématome, pétéchies, purpura, épistaxis, gingivorragie, saignement urinaire… Les mesures mises en place par lAS : utiliser pour les gingivorragies une brosse à dent souple, utiliser un rasoir électrique, éviter des activités exposant une blessure, Eduquer le patient dêtre vigilant sur tout ces signes

27 Prise en charge des effets secondaires2 LES NAUSEES ET LES VOMISSEMENTS Ils peuvent survenir dès le début du traitement, pendant le traitement et quelques heures voir quelques jours après celui-ci entraînent dautres complications physiques et psychologiques. Les mesures mises en place par lAS : Surveiller le patient, laider, laider à déculpabiliser. LES TROUBLES DU TRANSIT Des diarrhées, avec une augmentation de plus de deux selles par jour en rapport avec le nombre de selles émises avant la chimiothérapie. Ou bien, une constipation avec une absence de selles. La chimiothérapie peut accélérer ou ralentir le transit. Les mesures mises en place par lAS : proposer des repas légers, fractionnés, conseiller éviter les laitages, les fruits, les légumes crus, conseiller de boire beaucoup au moins 2 litres par jour pour éviter une déshydratation et pour aider lélimination des produits, faire des massages doux au niveau de labdomen de gauche à droite, conseiller de marcher régulièrement.

28 Prise en charge des effets secondaires3 LASTHENIE Cest un symptôme fréquent que lon retrouve vers le 3ème jours du traitement qui augmente en intensité jusquau 10ème jours puis cette asthénie diminue. Les mesures mises en place par lAS : expliquer aux patient de planifier des temps de repos, déléguer toutes les taches difficiles ou les fractionner sur la semaine. LALOPECIE = CHUTE DE CHEVEUX Un des effets les plus rencontrés dans ces traitements mais il nest pas définitif. Cependant, il entraîne des problèmes psychologiques. Les mesures mises en place par lAS : aider les patients à utiliser un casque réfrigérant pour éviter la chute des cheveux et les prévenir que ce casque est extrêmement froid et quil peut occasionner des maux de tête, proposer de couper les cheveux pour les personnes qui ont les cheveux longs, proposer le port dune perruque, éviter pendant le traitement (surtout les femmes) les permanentes et les couleurs et faire des shampoings doux.

29 Prise en charge des effets secondaires4 LES PHANERES La peau est desséchée, il peut exister une hypersensibilisation au soleil (photosensibilisation), des ongles cassants et striés. Les mesures mises en place par lAS : conseiller dutiliser des crèmes hydratantes naturelles, des huiles pour le corps et le visage naturelles, éviter exposition au soleil, boire beaucoup, se couper les ongles relativement courts et les protéger, LES MUQUEUSES Cest une atteinte des muqueuses digestives : stomatites (inflammation du tube digestif), mucite, gingivostomatite. Les mesures mises en place par lAS: conseiller déviter les aliments acides, épicés, insister sur les bains de bouche (sur prescription médicale), conseiller de se brosser les dents avec une brosse souple,

30 Prise en charge des effets secondaires5 ATTEINTE DES NERFS PERIPHERIQUES Il peut apparaitre des neuropathies périphériques sensitives, des fourmillements, une sensation dengourdissement, des difficultés au niveau de la marche, parfois des troubles auditifs (bourdonnement). LA VIE SEXUELLE La chimiothérapie nentraîne pas de modification du désir sexuel mais par contre dautres facteurs peuvent entraîner une diminution de la libido : anxiété, angoisse, stress, fatigue… La cycle menstruel de la femme est perturbée avec une aménorrhée, des bouffées de chaleur, une sécheresse et des démangeaisons valvulo-vaginales. Chez lhomme, lazoospermie qui est une absence de spermatozoïdes dans le sperme LES PROBLEMES A LONG TERME Certains effets secondaires seront permanents comme les problèmes cardiaques et pulmonaires. De plus, les traitements peuvent entrainer lapparition dun second cancer dans les années qui suivent. Les mesures mises en place par lAS : expliquer et informer les patients

31 La prise en charge et accompagnement A cause de la représentation de la maladie et parce que cest un accompagnement long tout au long de la maladie, la qualité de vie doit être prise en considération très rapidement. Quand? Dès les premiers examens: il faudra expliquer, rassurer, aider le malade à exprimer ses craintes, Lors de lannonce du diagnostic, Au cours du traitement, Par linformation, léducation et en palliant aux effets secondaires Pendant la rémission, Lors des bilans de suivi Par laide au retour à une vie normale Lors des récidives, Au cours de la fin de vie, Cest le plus souvent une prise en charge sur plusieurs mois, voire des années. Il ne faudra pas oublier la famille qui est souvent désemparée, parfois démunie. Concept de BIENTRAITANCE qui « vise à promouvoir le bien-être de lusager en gardant à lesprit le risque de maltraitance » est est définie par trois règles générales: « (1) ne faites pas de tort, (2) maximisez les avantages et (3) minimisez les dommages possibles » De cette notion, il faut retenir lidée dune absence de tort faite à lautre, dune part, et surtout dun équilibre à trouver au sein des pratiques entre ce qui apportera un bénéfice et ce qui causera du tort à lusager. Pour cela laide soignante doit: Être à lécoute, Observer, Communiquer avec le patient, sa famille et léquipe, Faire de la relation daide, Savoir éduquer, Cette prise en charge ne peut être que pluridisciplinaire

32 La prévention1 Cest laffaire de tous les soignants, elle doit être faite dès que lon en a loccasion, auprès de tous. Quelle type de prévention? Primaire: Concerne le grand public et sarticule autour de campagne dinformation. Ensemble des mesures destinées à éviter la survenue dune pathologie. Éviter lobésité: alimentation saine et équilibrée, faire de lexercice Secondaire: Sadresse à des individus qui ne sont pas malades mais qui présentent des risques. Cest le dépistage. Autopalpation des seins, mammographie de dépistage, frottis cervico-vaginaux Tertiaire: Sadresse directement aux malades afin quils abandonnent tout comportement à risque.

33 La prévention2 Exemple du tabac (40% des morts par cancer), le lien est indiscutable avec: Poumon, Larynx, Cavité buccale, Pharynx, Œsophage, Vessie, Pancréas, Également en moindre proportion: rein, col utérin, rhino-pharynx, estomac, leucémies. Exemple de lalcool qui augmente leffet du tabac pour: Cavité buccale, Pharynx, Œsophage, Larynx.

34 BESOINS DES SOIGNANTS EN SOINS PALLIATIFS LE PATIENT Une personne touchée par un cancer aborde sa vie différemment. Elle fait allusion à sa mort incertaine. Il peut y avoir un état de rupture. La personne qui se trouve malade va mettre en place des réactions de défense, daffirmation de soi. Chaque personne réagit comme elle peut, en fonction des ses origines, de son histoire, de sa vie, de sa maladie… En cas dannonce de diagnostic, le patient est en état de choc. Dans cette situation la personne nentend rien, elle est inaccessible. Ne pas chercher à établir un dialogue, être plutôt empathique, lécouter. La personne peut prendre une attitude de déni, de refus de la maladie grave. Tout un travail de réflexion se met en place chez le malade. Face à quelquun qui nentend pas, il faut laisser celui-ci sadapter au diagnostic.

35 BESOINS DES SOIGNANTS EN SOINS PALLIATIFS Ces différents comportements ne sont pas forcément obligatoires et non pas dordre précis. Mécanisme de la tristesse, de la dépression : La personne se dit différente davant. Le patient peut pleurer, triste est cest légitime. Il faut accompagner les patients dans cet état de reconnaissance, dadaptation de la vérité. Mécanisme obsessionnel : Comportement de maîtrise de son angoisse. Il faut montrer et lui expliquer le(s) traitement(s) mis en place. De cette façon, le patient est rassuré et lapproche de celui-ci est plus facile. Mécanisme de régression : Le patient pressente un état dépendant. Il se pose à la charge totale de léquipe de soins, de la famille. Il faut accepter de faire leur nursing (physique, affectif). Cest une boucle en arrière avant de revenir en position face à la maladie. Mécanisme de marchandage : Le patient veut faire des efforts pour sa famille, pour les impératifs de la vie de tous les jours. Mécanisme de résignation : Cest quelque chose de dynamique et ce nest pas forcément ce quil y a de meilleur pour le patient. On ne sait pas où ils en sont. Cest un état qui est difficilement gérable. Mécanisme de rupture : La colère nest pas tournée vers léquipe de soin mais vers la maladie. En projetant ce qui est inadmissible cela permet au patient ou à la famille de mieux aller. On doit être aidant face à la famille, la colère est quelque chose de positif. Il faut éviter de ramener les choses à nous. Mécanisme dacceptation : Le patient accepte de vivre avec sa pathologie. Cela peut se passer en début de maladie ou bien après une un mécanisme de refus.

36 BESOINS DES SOIGNANTS EN SOINS PALLIATIFS LA FAMILLE La famille est souvent informée de la pathologie avant le patient. La démarche du médecin est de protéger le patient. Souvent, on se trouve en décalage. On propose un pronostic à la famille. Pour les familles et les patients, il y a des peurs terribles. Pour les chimiothérapies, la peur réelle sont les effets secondaires ; la douleur est aussi une crainte importante. Un travail de pré-deuil est souvent fait par la famille ce qui est très dur pour le patient. LE SOIGNANT Il ne faudra pas confondre limplication en tant quindividu propre et en tant que soignant. Le soignant a un rôle technique, dinformation, déducation et un rôle de soutien. Il faut établir une situation privilégiée, basées sur lécoute et le respect. Il faut être empathique, instaurer un climat de confiance mais sans se laisser envahir par la réaction des autres. Il faut apprendre à gérer nos propres réactions, nos mécanismes de défenses comme: Le soignant fuit la situation. Il peut avoir un climat de mensonge, Ne pas se montrer « trop » rassurant, Avoir un dialogue de rationalisation, Avoir une attitude dévitement, CONCLUSION Un patient attend une relation de vérité face à une réalité médicale, une relation vraie non feinte.


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